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Le gouvernement du Québec accumule depuis 10 ans une dette cachée de plus de 6 milliards de dollars pour financer la remise en état du réseau routier québécois, malgré sa propre loi sur le déficit zéro.

Selon des données dévoilées par La Presse, ce déficit accumulé par le Fonds de conservation et d'amélioration du réseau routier, qui a été créé en 1996, a augmenté de 760 M$ par année en moyenne au cours des trois années au pouvoir du gouvernement libéral sortant.

 

Durant cette période, Québec a investi annuellement plus de 1 milliard dans la réfection et la construction de nouvelles routes.

 

Les 5,9 milliards de travaux routiers prévus d'ici trois ans pourraient faire passer le déficit du Fonds de conservation et d'amélioration à plus de 10 milliards.

 

Depuis 1996, tous les travaux routiers sont financés par des emprunts au Québec, ce qui permet d'en amortir les coûts sur plusieurs années. L'amortissement est utilisé par plusieurs gouvernements, depuis plusieurs années.

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15 juin 2007

 

La Presse

Faisons-nous peur un peu: le taux d’endettement des ménages canadiens a augmenté de 70 % depuis 1980.

 

Qu’est-ce que ça veut dire? Ce taux compare les dettes d’un ménage à ses revenus annuels disponibles. En 1990, les dettes correspondaient en moyenne à 75 % des revenus. En 2006, ce taux avait franchi la barre des 120 %.

 

Certains estiment que cette mesure est discutable parce qu’elle amalgame des dettes à échéances variées. «Ce qui est important dans cette mesure, c’est son évolution», signale Richard Archambault, économiste principal au Bureau du surintendant des faillites.

 

«En moyenne, explique-t-il, un individu en 1990 aurait eu besoin de consacrer tout son revenu disponible pendant neuf mois consécutifs pour rembourser la totalité de ses dettes. En 2006, il aurait fallu plus de 14 mois de revenu disponible pour rembourser la dette moyenne d’un Canadien. Ceci semble indiquer que la pression financière moyenne sur les individus a augmenté substantiellement depuis 1990.»

 

D’autres économistes veulent nous rassurer: l’essentiel est de savoir si cette dette permet tout de même aux ménages de s’enrichir. Mieux vaut donc la comparer à leurs actifs.

 

L’économiste principal des Études économique du Mouvement Desjardins, Mario Couture, a fait l’exercice: depuis 10 ans, par rapport aux actifs des ménages, l’importance de leurs emprunts a légèrement diminué. En 1996, 74,5 % de leurs actifs étaient dégagés de toute dette. En 2006, cette proportion avait grimpé à 76,6 %.

 

«Au cours des dernières années, les ménages québécois ont en moyenne amélioré leur situation financière à cause d’une croissance plus importante de leurs actifs que de leurs dettes», conclut-il.

 

Mario Couture convient cependant qu’il s’agit d’une perspective macroéconomique, et que certains ménages, aux franges de la moyenne, connaissent des situations difficiles.

 

C’est en effet ce qu’observe Manon Houde, conseillère budgétaire à l’ACEF Rive-Sud de Québec.

 

«L’endettement a des conséquences plus graves que ce que les gens pensent, dit-elle. Dans nos rencontres, ce qu’on voit, c’est l’amoindrissement de la qualité de vie et du pouvoir d’achat, le stress, les conséquences physiques que l’endettement apporte…»

 

Question de vulnérabilité

 

Pour la majorité des ménages, «la vulnérabilité proviendrait d’une situation économique qui changerait abruptement», estime Mario Couture.

 

Il aborde les facteurs d’inquiétude un par un.

 

Sursaut important des taux d’intérêt? Les taux sont à la hausse, mais on ne prévoit qu’une hausse de 50 points de base cette année (0,5 %).

Récession?

 

L’activité économique a ralenti au premier semestre, mais l’activité sur le marché du travail nous indique que nous sommes encore loin d’une récession.

 

Risque de baisse de la valeur des résidences comme aux États-Unis? La situation au Québec est très différente, où on ne connaît à peu près pas les prêteurs hypothécaires à haut risque, et où l’immobilier croît encore à raison de près de 4 % par année.

 

Écroulement du marché boursier? Une correction majeure aurait un impact certain sur les actifs financiers des ménages, mais à peine 30 % du portefeuille québécois typique est concentré dans les valeurs mobilières.

 

En somme, rien pour tirer la sonnette d’alarme.

 

En fait, selon James O’Connor, économiste à l’Institut de la Statistique du Québec, la difficulté réside dans le fait qu’on ne sait pas à quel taux il conviendrait de tirer cette sonnette. «On s’en inquiète depuis des années et il ne se passe rien», lance-t-il.

 

Il rappelle que le taux d’endettement et le taux d’épargne sont liés aux taux d’intérêt. «Les taux d’intérêts se maintiennent à un taux historiquement bas. Il est normal alors que le taux d’endettement soit historiquement élevé et que le taux d’épargne soit historiquement bas.»

 

Mais tous les économistes ne voient pas la situation de cet œil.

 

En 2004, —rare exemple de circonspection dans le monde bancaire —, les économistes de la Banque Scotia s’étaient inquiétés que la hausse rapide de l’endettement des familles nord-américaines puissent accroître leur vulnérabilité à un revers de la conjoncture économique.

 

Richard Archambault partage ce point de vue. «J’ai peur que si une récession survient, l’effet soit pire qu’en 1990», confie-t-il. Le nombre de faillites de consommateurs au Canada était alors passé de 29 155 en 1989 à 62 033 en 1991.

 

Le taux d’endettement calculé par Statistique Canada était alors à 91 %. Il dépassait 120 % en 2006.

 

On doit reconnaître que le nombre de cas d’insolvabilité (faillites et propositions de consommateurs) s’est stabilisé au Canada depuis quelques années, malgré l’endettement croissant.

 

«Il semble que les effets de l’endettement sur l’insolvabilité soient largement atténués par les faibles taux d’intérêts, et particulièrement par la bonne performance du marché du travail, observe Richard Archambault. Le marché du travail n’a jamais été aussi dynamique et créateur d’emplois depuis près de 30 ans.»

 

Cependant, ajoute-t-il, un renversement de la situation «pourrait frapper plusieurs ménages de plein fouet, particulièrement ceux qui peinent déjà à joindre les deux bouts.»

 

Une croissance basée sur l’endettement

 

C’est la structure de la dette des ménages qui inquiète spécialement Jacques Nantel, professeur à HEC Montréal. «Nous en sommes à un point où une partie importante de cette dette, près du tiers, est constituée de dettes à courantes à court terme», dénonce-t-il.

 

Cependant, il perçoit des répercussions plus profondes et fondamentales à l’endettement des ménages.

 

«Ce qui fait rouler l’économie, ce n’est plus tellement le secteur manufacturier ou le secteur commercial, mais en grande partie le secteur ménage, souligne-t-il. De telle sorte que le moindre soubresaut sur les taux d’intérêt, entre autres, aura un effet multiplicateur.» Cet effet s’exercera sur la situation du ménage endetté, mais également, à rebours, sur le contexte économique dans lequel il vit.

 

Pour soutenir la croissance économique, le secteur domestique ne peut compter que sur l’accroissement démographique — à peu près nul —, et sur l’accroissement de la richesse des ménages — plutôt lent.

 

À défaut, poursuit M. Nantel, il faut «vider le bas de laine, ce qui est déjà fait, ou s’endetter davantage, ce qu’on est en train de faire.»

 

En d’autres mots, on est en train d’étrangler lentement la poule aux œufs d’or.

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Le spectre d'un retour au déficit inquiète les économistes

 

Mise en ligne 06/03/2008 16h23

 

 

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Pour éviter tout retour au déficit, Monique Jérôme-Forget, devra se livrer à un vrai numéro de funambule le 13 mars lors du dépôt du budget 2008-2009. Dans ce contexte, la ministre des Finances a repris à son compte les mots clés de Jim Flaherty prononcés lors du dernier budget fédéral : prudence et discipline. Et pour cause.

 

Quelques années après le retour à l'équilibre, le Québec tombera ou ne tombera pas en déficit ? « C'est comme le Canadien au début de chaque saison, on ne sait jamais s'il va faire les séries ou pas », lance Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs Mobilières Banque Laurentienne.

 

« La force et la durée du ralentissement économique pourraient affecter les revenus significativement à la baisse et par ricochet, avoir des impacts directs sur l'équilibre budgétaire. Les risques de revoir un déficit ne sont pas improbables si jamais le repli de l'économie américaine perdurait », avertissent les économistes de Desjardins.

 

Imagination

 

Mais une marge de manoeuvre très réduite, 200 M$, n'est pas une excuse pour ne pas proposer de nouvelles initiatives fiscales à l'instar de la Colombie-Britannique, signale Sébastien Lavoie. Celle-ci, lors de son dernier budget, a instauré une taxe sur le carbone tout en réduisant les impôts des particuliers et des entreprises. Bien des tours de passe-passe sont possibles sans affecter in fine les revenus de l'État.

 

« Le gouvernement doit redoubler d'imagination pour améliorer l'efficience de l'économie... alors que le Québec perd du terrain vis-à-vis de ses voisins immédiats au plan de la prospérité en général », souligne le Mouvement Desjardins dans sa dernière étude intitulée « Budget du Québec 2008: maintenir l'équilibre budgétaire avant tout ».

 

Pour Sébastien Lavoie, le gouvernement doit s'attarder à rendre le système fiscal plus compétitif afin de doper la performance économique. « C'est le thème à vendre aux Québécois », assure l'économiste.

 

Du même souffle, le Mouvement Desjardins avance que « le gouvernement devrait immédiatement augmenter sa taxe de vente et redistribuer les sommes récupérées par le biais de baisses d'impôts. Une élimination de la taxe sur le capital et une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers, financées à même une augmentation de la taxe de vente, amélioreraient sans aucun doute l'efficience du régime fiscal québécois ».

 

Dans son budget précédent, Monique Jérôme-Forget avait annoncé l'abolition de la taxe sur le capital pour 2011 et une réduction importante de son taux d'ici là. Mais tous les experts s'accordent à dire que cette taxe doit passer à la trappe le plus rapidement possible. Desjardins suggère de la remplacer par des mesures incitatives comme des crédits d'impôt à l'investissement.

 

Pour contrer le choc démographique qui attend le Québec, M. Lavoie souhaite que le gouvernement Charest incite les baby-boomers à rester plus longtemps sur le marché du travail via des crédits d'impôt supplémentaires pour les travailleurs âgés de 55 ans et plus.

 

L'économiste de Valeurs mobilières Banque Laurentienne attend aussi de pied ferme la ministre des Finances à propos du nouveau compte d'épargne libre d'impôt (CELI) créé par le gouvernement Harper. Les revenus d'intérêts, de dividendes ou de gains en capital provenant du CELI seront exempts d'impôt fédéral. Selon l'économiste, de par la loi, toutes les provinces à l'exception du Québec doivent emboîter le pas à Ottawa. D'après ses calculs, en jouant le jeu, Québec se priverait d'environ 10 M$ de revenus fiscaux à partir de 2009, date de son entrée en application. Le jeu en vaut la chandelle, estime-t-il.

Reste aussi pour le gouvernement Charest l'épineuse question de la dette. Au total, elle s'élèvera à 127,8 G$ à la fin de l'exercice 2008-2009, soit 41,7 % du PIB. M. Lavoie, comme les économistes de Desjardins, appelle Québec à accroître les tarifs d'électricité afin de financer l'endettement de la province.

Une hausse encadrée des tarifs, assortie de mesures compensatoires pour les plus démunis permettrait de dégager des sommes considérables, assure le mouvement coopératif.

 

http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/03/20080306-162308.html

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Du même souffle, le Mouvement Desjardins avance que « le gouvernement devrait immédiatement augmenter sa taxe de vente et redistribuer les sommes récupérées par le biais de baisses d'impôts. Une élimination de la taxe sur le capital et une réduction de l'impôt sur le revenu des particuliers, financées à même une augmentation de la taxe de vente, amélioreraient sans aucun doute l'efficience du régime fiscal québécois ».

 

Amen! Le Québec aurait du récupérer le premier % de TPS depuis longtemps, et la fenetre est presque fermée pour le deuxieme point de TPS. C'est difficile a faire pour un gouvernement minoritaire avec une population qui ne voit pas la différence économique entre une taxe de vente et un impot sur la salaire...

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Je crois que si le gouvernement avait récupéré immédiatement les deux points de taxes de vente et expliqué à la population qu'il dédiait ces sommes à des buts très précis (éducation, santé, villes, ... ou même pour verser directement dans le fond des générations), la population aurait accepté sans trop de misère... beaucoup plus difficile à faire maintenant, surtout en période d'incertitude économique....

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  • Administrator

J'aurais accepté pour une baisse des impôts sur le revenu, ou sur des infrastructures. Mais des programmes?? sérieusement c'est jeter de l'argent par les fenêtres, combien de milliards sont mis de plus dans la santé?? et ça règle rien. Le système et inefficace et c'est pas l'argent qui va régler le problème.

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J'aurais accepté pour une baisse des impôts sur le revenu, ou sur des infrastructures. Mais des programmes?? sérieusement c'est jeter de l'argent par les fenêtres, combien de milliards sont mis de plus dans la santé?? et ça règle rien. Le système et inefficace et c'est pas l'argent qui va régler le problème.

 

 

L'important, ca aurait été de récupérer les points de taxe au plus vite. Apres, on peut décider de mettre ca ou on veut, c'est moins important. Maintenant, ca va etre difficile de revenir en arriere. Le Québec a manqué une excellente chance de rendre son économie plus performante.

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« Le gouvernement doit redoubler d'imagination pour améliorer l'efficience de l'économie... alors que le Québec perd du terrain vis-à-vis de ses voisins immédiats au plan de la prospérité en général », souligne le Mouvement Desjardins dans sa dernière étude intitulée « Budget du Québec 2008: maintenir l'équilibre budgétaire avant tout ».

 

Bizarre qu'on en parle pas souvetn de cette situation au Québec....très bizarre!

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  • Administrator
L'important, ca aurait été de récupérer les points de taxe au plus vite. Apres, on peut décider de mettre ca ou on veut, c'est moins important. Maintenant, ca va etre difficile de revenir en arriere. Le Québec a manqué une excellente chance de rendre son économie plus performante.

 

Maintenant que c'est fait, tant pis.

 

À moins d'une manoeuvre qui explique très clairement aux gens que chaque cent prise en TVQ va retourner en impôts sur le revenu... sauf que les plus pauvres vont bitcher parceque leur sac de chips va couter plus cher et qu'ils paient pas d'impots sur le revenu de toute façon.:awesome: :awesome:

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sauf que les plus pauvres vont bitcher parceque leur sac de chips va couter plus cher et qu'ils paient pas d'impots sur le revenu de toute façon.

 

Tu n'es probablement pas très sérieux dans tes propos, mais le pire c'est que ça va arriver. les groupes de pression poir la protection des pauvres chialerait si jamais le gouv. augmentais la TVQ.

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