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Hydro-Québec prend la pleine mesure du réchauffement climatique: la société d'État a vu ses besoins diminuer d'un térawattheure et demi, de quoi alimenter une ville comme Laval pendant un an.

 

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Sa division Distribution a acheté trop d'électricité sur le marché et se retrouve cette année avec près de 5 milliards de kilowattheures de surplus.

 

 

Hydro-Québec Distribution, qui aurait pu revendre à profit ces kilowattheures sur le marché, tente plutôt de s'entendre avec ses fournisseurs, TransCanada Energy et Hydro-Québec Production. Elle veut reporter d'un an les livraisons prévues à leurs contrats, sans payer de pénalités.

 

 

TransCanada Energy a refusé de rouvrir son contrat, qui prévoit la livraison à Hydro de 4,1 milliards de kilowattheures par année à 10,5 ¢ le kilowattheure.

 

 

Hydro-Québec Production a pour sa part accepté de régler le problème et de ne pas livrer à Hydro-Québec Distribution l'électricité prévue cette année, soit 5 milliards de kilowattheures à près de 5 ¢ le kilowattheure. Cette décision lui occasionnera un manque à gagner de 220 millions. De plus, elle a renoncé à encaisser les pénalités prévues au contrat en cas de désistement de l'acheteur, et se prive ainsi de 82 millions supplémentaires, pour un total de 302 millions.

 

 

« Ce n'est pas de l'argent qui disparaît, l'eau reste dans les réservoirs, a justifié le grand patron d'Hydro-Québec, Thierry Vandal. C'est de l'électricité qui pourra être revendue cette année ou plus tard », a-t-il affirmé mercredi, au moment où les dirigeants d'Hydro-Québec Distribution comparaissaient devant la Régie de l'énergie, à qui ils demandent d'approuver d'urgence l'entente conclue avec la division Production. Le temps presse, les livraisons d'électricité devant commencer dans deux semaines.

 

 

L'opposition critique la façon de faire

 

 

L'an dernier déjà, Hydro-Québec prévoyait avoir trop d'électricité pour les besoins de 2007. Selon Hydro, la température anormalement douce du mois de janvier, la fermeture de Norsk Hydro et de plusieurs usines du secteur des pâtes et papiers, de même que la réduction des besoins d'Alcan, ont aggravé la situation et porté les surplus à 5 milliards de kilowattheures.

 

 

Hydro-Québec Distribution aurait pu vendre ces surplus sur les marchés à profit et faire bénéficier ses clients d'une réduction de tarifs. Elle a refusé de prendre cette voie puisque son mandat n'est pas de revendre de l'énergie et qu'elle n'aurait pas pu en tirer un prix assez intéressant, ont affirmé ses représentants devant la Régie. Ces derniers estiment que les quantités à remettre sur le marché étaient telles que la vente de celles-ci aurait fait baisser le prix de vente.

 

 

La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais, estime que ce genre d'entente mine la crédibilité d'Hydro-Québec sur les marchés financiers. « Le message que ça envoie, c'est qu'Hydro joue selon les règles du marché seulement quand ça fait son affaire », a-t-elle déploré.

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  • 3 months later...
  • Administrator

18 mai 2007 - 10h28

LaPresseAffaires.com

 

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Hydro-Québec a engrangé des profits considérables de 1,4 G$ au premier trimestre.

Photo Martin Chamberland, La Presse

 

Grâce à la croissance des exportations et aux températures froides de cet hiver, Hydro-Québec a vu progresser son bénéfice de 305 M$ et déclare des profits de 1,4 G$ au premier trimestre, en hausse de 27,9%.

 

La croissance des exportations a amené des profits supplémentaires de 134 M$ et les températures froides, des bénéfices de 121 M$.

 

«La croissance des exportations nettes d'électricité continue à amener des revenus intéressants à Hydro-Québec», a souligné Daniel Garant, vice-président exécutif aux finances et chef des services financiers d'Hydro-Québec.

 

Les profits d'Hydro-Québec Production se sont élevés à 907 M$, en hausse de 100 M$ par rapport à l'an dernier.

 

Ceux d'Hydro-Québec TransÉnergie ont atteint 127 M$, en hausse de 33 M$ par rapport à 2006.

 

Hydro-Québec Distribution a quant à elle enregistré des profits de 393 M$, comparativement à 213 M$ en 2006.

 

Au cours du premier trimestre, Hydro-Québec a aussi amorcé les travaux de construction du projet de l'Eastmain-1-A–Sarcelle–Rupert, qui représentera à terme des investissements de 5 G$.

 

Plus de détails à venir...

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  • 2 weeks later...

La Presse Le samedi 02 juin 2007

 

Certains Québécois envient les Albertains qui se sont complètement débarrassés de leur dette et qui jouissent à la fois des taux d'impôt sur le revenu les plus bas au Canada et de l'absence de taxe de vente provinciale. L'Alberta dispose de ressources pétrolières importantes qui sont en forte demande aujourd'hui dans le monde. Le Québec, de son côté, dispose de ressources hydrauliques accessibles et renouvelables qui, elles aussi, sont très en demande.

Les Albertains ont laissé l'exploitation de leurs richesses naturelles au secteur privé et paient leur pétrole au prix du marché. Si le prix du pétrole augmente rapidement, les Albertains, comme tous les autres Canadiens, doivent accepter de débourser davantage pour leur essence. L'Alberta reçoit des redevances des entreprises privées qui assurent l'exploitation de ses ressources énergétiques. Le gouvernement de l'Alberta ne cherche pas toutefois à fixer le prix de l'essence.

 

Le Québec a choisi une stratégie différente: sauf quelques exceptions, c'est l'État, par l'entremise d'Hydro-Québec, qui assure l'exploitation de nos ressources hydro-électriques. Hydro-Québec paie, depuis peu, une redevance pour l'utilisation de l'eau, redevance qui est loin d'atteindre le niveau payé en Alberta sur les ressources pétrolières. Hydro-Québec détient le monopole de la distribution de l'électricité au Québec. Au cours des dernières années, la hausse des tarifs d'électricité a été beaucoup moins rapide que la hausse des prix des produits pétroliers; c'est pourquoi les citoyens québécois paient leur électricité bien en deçà de sa valeur marchande: les tarifs résidentiels d'électricité à Toronto sont supérieurs de 75% aux tarifs québécois. La différence avec nos voisins américains est encore plus considérable.

 

La valeur d'Hydro-Québec

 

On sait que la dette du Québec s'élève à 122,6 milliards$. Le Québec a la possibilité de se débarrasser rapidement de sa dette en faisant une meilleure exploitation de ses richesses hydrauliques. Voici un scénario raisonnable.

 

En excluant les éléments extraordinaires, les bénéfices d'Hydro-Québec en 2006 ont été de 2,8 milliards$. Si on augmentait les tarifs d'électricité de quatre cents le kWh, on aurait le même tarif moyen que les citoyens de Toronto. Une telle hausse augmenterait les bénéfices d'Hydro-Québec d'environ 7 milliards$. Nous faisons l'hypothèse que les milliards de kWh que ne consommeraient pas les Québécois, à la suite d'une hausse de tarif, trouveraient facilement preneur sur les marchés d'exportation.

 

Quelle serait la capitalisation boursière d'Hydro-Québec si on l'inscrivait à la cote de la Bourse de Toronto après avoir augmenté les tarifs de quatre cents le kWh? C'est une question fondamentale que notre société se doit d'analyser et de débattre. Le monde a changé énormément dans les 20 dernières années. La déréglementation du marché nord-américain de l'énergie a augmenté considérablement la valeur intrinsèque d'Hydro-Québec.

 

Hydro-Québec deviendrait assujettie à l'impôt sur ses bénéfices si elle devenait une société à capital ouvert. En supposant qu'elle devrait remettre environ le tiers de ses bénéfices aux gouvernements fédéral et québécois, son bénéfice net, à titre de société privée, serait de 6,5 milliards$. À la lumière de la valorisation des sociétés productrices d'énergie inscrites à la cote de la Bourse de Toronto, on peut conclure que la capitalisation boursière d'Hydro-Québec excéderait probablement 130 milliards$ dans un tel scénario.

 

Au 31 mars 2006, la dette du Québec s'élevait à 122,6 milliards$. La valeur intrinsèque d'Hydro-Québec est donc supérieure à la dette actuelle du Québec. Un Québec sans dette économiserait 7,6 milliards$ par année au titre du service de la dette. Cette économie sera réduite à environ 5,5 milliards$ par année une fois prise en compte la réduction de la contribution d'Hydro-Québec aux revenus du Québec. Une telle somme permettrait au gouvernement de baisser l'impôt sur le revenu de 33%. Une baisse aussi marquée de l'impôt sur le revenu stimulerait énormément la croissance économique du Québec puisque nous disposerions alors d'un environnement fiscal très compétitif.

 

Le Québec est une société qui connaît un vieillissement rapide. Plusieurs commentateurs se sont inquiétés de l'impact de ce vieillissement sur notre capacité à assurer le maintien de notre système universel de soins de santé puisque les citoyens du Québec se classent déjà parmi les plus taxés et les plus endettés en Amérique du Nord. L'analyse qui précède démontre qu'il n'en tient qu'à nous de faire les ajustements nécessaires pour changer cette situation. En contrepartie d'une hausse, somme toute minime, des tarifs d'électricité, nous pourrions jouir d'un environnement fiscal très compétitif sans sacrifier nos programmes sociaux qui comptent parmi les plus généreux en Amérique du Nord.

 

Administrateur de sociétés, l'auteur a été président de la Standard Life de 1993 à 2004.

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  • Administrator

J'ailler mettre cet article ici, mais tu l'as fai avant moi!

 

C'est fou!

 

Le seul point d'interrogation c'est la valeur d'hydro, je sais que leurs actifs sont dans les 50 milliards, mais comment évalue-t-on la valeur d'une compagnie comme elle?

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Le seul point d'interrogation c'est la valeur d'hydro, je sais que leurs actifs sont dans les 50 milliards, mais comment évalue-t-on la valeur d'une compagnie comme elle?

 

Il existe plusieurs facon, actualisation des dividendes, actualisation des "cash flow", actualisation des bénéfices résiduels (soit les bénéfices économiques, ce qui est l'argent restant apres avoir calculé un coût en $ de l'équité)...

 

il existe plusieurs facons de valoriser une entreprise, ce qui est sur, c'est que demain matin si on privatise (et vend hydro) en meme temps, et qu'on applique le montant à la dette, on l'élimine completement ou en tres grande partie.

 

Avant meme de parler d'augmentation des couts pour les particuliers, il faut comprendre la structure d'Hydro-Québec qui est divisée en 3, soit HQ production, HQ Trans-Energie(transport) et HQ distribution (la vente au particulier)

 

Deja en ce moment, seuls trans-energie et HQ distribution sont soumis aux regles de la régie de l'energie. Trans-energie est deja presente sur des marches ouverts et competitif.

 

Vendre HQ ne serait pas la catastrophe appréhendée par certains, il suffirait de continuer a soumettre les prix aux consommateurs a la régie de l'énergie, comme il se fait aux USA, éliminer le bloc patrimonial, quitte a offrir une subvention d'énergie aux moins nantis, ce qui aurait pour effet d'augmenter les revenus de HQ, donc la valeur, et diminuer notre consommation intérieure, et pouvoir la vendre la ou elle est plus rentable (encore une fois, augmentation du bénéfice, donc augmentation de la valeur)

 

Presque tout les états américains, ainsi que l'ontario entre autre ont adopté une privatisation sinon totale ou partielle (dans le cas de l'ontario, ils ont gardé une grande partie de la compagnie de production en tant que société d'état) et cela sans avoir des effets néfastes (oublions le cas de la californie et d'enron) et sans une augmentation outrageuse du compte d'électricité grâce a des controles de l'état.

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  • Administrator

Je suis au courant qu'il a des méthodes, ce que je me demandais c'est une méthode concrète de calculer ça. Un "good practices" pour le secteur énergitique, ratio profits/actifs,etc etc.

 

Il faudrait qu'un organisme sérieux de courtage quantifie la valeur d'hydro et là la discussion serait plus intéressante!

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Très intéressant comme article, les Québécois sont-ils prêts à privatiser le fleuron du Québec Inc.?

 

Très bon article. Je ne sais pas si on devrais vendre HQ, mais une hausse du tarif que nous payons serait une bonne chose. Peut être pas autant que mentionné dfans l'article(4¢ leKW/H) mais peut être une augmentation de 2¢le KW/H, serait déjà un bon début!

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  • Administrator

Charest ne veut pas privatiser Hydro-Québec

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Photo La Presse

 

 

 

Norman Delisle

Presse Canadienne

Québec

Il n'est pas question de privatiser Hydro-Québec, a affirmé mardi à l'Assemblée nationale le premier ministre Jean Charest.

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Le chef du gouvernement a ainsi rejeté une suggestion formulée par Claude Garcia, un homme d'affaires québécois qui a présidé la Standard Life de 1993 à 2004 et qui est identifié comme un partisan libéral du gouvernement de Jean Charest.

 

M. Garcia suggérait en fin de semaine la privatisation d'Hydro-Québec afin d'effacer la totalité de la dette du Québec.

 

Selon les calculs de Claude Garcia, la capitalisation boursière d'Hydro-Québec en cas de privatisation pourrait atteindre 130 milliards $, ce qui permettrait d'effacer la dette cumulée du Québec qui, au 31 mars 2006, s'élevait à 122,6 milliards $.

 

En soulevant la question à l'Assemblée nationale mardi, le chef de l'opposition péquiste, François Gendron, a noté que «le gouvernement libéral a une très grande confiance en M. Garcia, puisque ce dernier a été nommé sur d'importants conseils d'administration par le gouvernement libéral, dont l'Agence des partenariats publics-privés et la Caisse de dépôt et placement».

 

«Il n'a jamais été question de privatiser Hydro-Québec, a rétorqué M. Charest à l'Assemblée nationale. On a fait un plan de réduction de la dette, qui fonctionne très bien.»

 

En 1981, M. Garcia avait été candidat libéral dans la circonscription de Lévis, où il avait été défait par le péquiste Jean Garon.

 

Il avait refait la manchette politique lors du référendum de 1995 où, comme partisan du clan fédéraliste, il avait souhaité que le camp du Non écrase ses adversaires du Oui à l'occasion du vote référendaire. Le chef des forces fédéralistes, Daniel Johnson, avait dû se désolidariser de cette déclaration malheureuse.

 

La suggestion de M. Garcia de privatiser Hydro-Québec s'inspire de la situation albertaine où le développement énergétique a été laissé au secteur privé. Grâce aux redevances tirées de son pétrole, l'Alberta exempte ses citoyens de la taxe de vente et possède le taux d'impôt sur le revenu le plus bas au Canada.

 

Même si le gouvernement Charest n'a pas l'intention de privatiser Hydro-Québec, il a néanmoins accepté de céder au secteur privé la production d'électricité par l'énergie éolienne.

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