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  1. jeudi 8 fév, 17 h 32 Hydro-Québec prend la pleine mesure du réchauffement climatique: la société d'État a vu ses besoins diminuer d'un térawattheure et demi, de quoi alimenter une ville comme Laval pendant un an. PUBLICITÉ Sa division Distribution a acheté trop d'électricité sur le marché et se retrouve cette année avec près de 5 milliards de kilowattheures de surplus. Hydro-Québec Distribution, qui aurait pu revendre à profit ces kilowattheures sur le marché, tente plutôt de s'entendre avec ses fournisseurs, TransCanada Energy et Hydro-Québec Production. Elle veut reporter d'un an les livraisons prévues à leurs contrats, sans payer de pénalités. TransCanada Energy a refusé de rouvrir son contrat, qui prévoit la livraison à Hydro de 4,1 milliards de kilowattheures par année à 10,5 ¢ le kilowattheure. Hydro-Québec Production a pour sa part accepté de régler le problème et de ne pas livrer à Hydro-Québec Distribution l'électricité prévue cette année, soit 5 milliards de kilowattheures à près de 5 ¢ le kilowattheure. Cette décision lui occasionnera un manque à gagner de 220 millions. De plus, elle a renoncé à encaisser les pénalités prévues au contrat en cas de désistement de l'acheteur, et se prive ainsi de 82 millions supplémentaires, pour un total de 302 millions. « Ce n'est pas de l'argent qui disparaît, l'eau reste dans les réservoirs, a justifié le grand patron d'Hydro-Québec, Thierry Vandal. C'est de l'électricité qui pourra être revendue cette année ou plus tard », a-t-il affirmé mercredi, au moment où les dirigeants d'Hydro-Québec Distribution comparaissaient devant la Régie de l'énergie, à qui ils demandent d'approuver d'urgence l'entente conclue avec la division Production. Le temps presse, les livraisons d'électricité devant commencer dans deux semaines. L'opposition critique la façon de faire L'an dernier déjà, Hydro-Québec prévoyait avoir trop d'électricité pour les besoins de 2007. Selon Hydro, la température anormalement douce du mois de janvier, la fermeture de Norsk Hydro et de plusieurs usines du secteur des pâtes et papiers, de même que la réduction des besoins d'Alcan, ont aggravé la situation et porté les surplus à 5 milliards de kilowattheures. Hydro-Québec Distribution aurait pu vendre ces surplus sur les marchés à profit et faire bénéficier ses clients d'une réduction de tarifs. Elle a refusé de prendre cette voie puisque son mandat n'est pas de revendre de l'énergie et qu'elle n'aurait pas pu en tirer un prix assez intéressant, ont affirmé ses représentants devant la Régie. Ces derniers estiment que les quantités à remettre sur le marché étaient telles que la vente de celles-ci aurait fait baisser le prix de vente. La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais, estime que ce genre d'entente mine la crédibilité d'Hydro-Québec sur les marchés financiers. « Le message que ça envoie, c'est qu'Hydro joue selon les règles du marché seulement quand ça fait son affaire », a-t-elle déploré.
  2. L'appétit des investisseurs pour l'immobilier commercial montréalais ne se dément pas. Les transactions ont totalisé 3,4 milliards de dollars l'an dernier, en hausse de 13,5 % sur un an, et la firme CBRE s'attend à de nouvelles hausses. « On s'attend à ce que l'activité d'investissement grimpe en 2012 puisque les vendeurs sentent de plus en plus que le moment est opportun pour vendre, a indiqué Brett Miller, vice-président exécutif de CBRE pour l'est du Canada, dans un rapport publié hier. Et plusieurs investisseurs institutionnels sont impatients d'augmenter leur exposition au marché montréalais «, ajoute-t-il. Un bilan exceptionnel à Montréal Selon M. Miller, la performance observée à Montréal est d'autant plus « exceptionnelle « qu'il n'y a pas eu de mégatransaction en 2011. Le climat macroéconomique est aussi demeuré incertain toute l'année, ce qui aurait pu décourager certains investisseurs. De tous les segments, celui des immeubles de bureaux a particulièrement brillé dans la métropole, avec un volume d'investissements en hausse de 89,2 %, à 754 millions. La situation canadienne À l'échelle canadienne, les investissements ont reculé de 5,6 % au quatrième trimestre, mais ils ont grimpé de 20,5 % pour l'ensemble de 2011, à 23,6 milliards. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis 2007, a souligné CBRE. « Il serait dangereux d'accorder trop d'attention à la légère baisse du quatrième trimestre, puisque tout laisse croire que la tendance à la hausse des deux dernières années est tout à fait intacte «, a affirmé John O'Bryan, vice-président du conseil de CBRE. Il reste que tous les types de propriétés ont connu une baisse entre le troisième et le quatrième trimestre de 2011, à l'exception des hôtels. Le volume de transactions a reculé pour les immeubles de bureaux (-30,4 %), les magasins (-17,7 %) et les édifices locatifs (-2,3 %). Toronto dépasse le seuil des 9 milliards Sans surprise, Toronto revendique le plus de transactions l'an dernier, avec un volume de 9,6 milliards. Ont suivi Montréal et Vancouver à égalité (3,4 milliards), Calgary (2,5 milliards), Edmonton (2,4 milliards), Ottawa (886,5 millions), London (541 millions) et Halifax (471 millions). Les fonds de placement immobilier ont généré le tiers des transactions l'an dernier, et CBRE s'attend à ce qu'ils demeurent d'importants acheteurs en 2012. Les accords conclus entre Cominar et Canmarc, de même qu'entre Dundee et Whiterock, laissent penser que de nombreux immeubles aboutiront sur le marché cette année. CBRE s'attend à un volume de transactions total variant entre 20 et 25 milliards en 2012 au Canada, soit à peu près le même niveau qu'en 2011. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/immobilier/201202/22/01-4498531-immobilier-commercial-forte-hausse-des-transactions-a-montreal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS9
  3. Le Groupe CGI (T.GIB.A) annonce l'acquisition de Logica, un fournisseur de services en affaires et technologie dont le siège social est établi au Royaume-Uni. La firme montréalaise, qui oeuvre dans le domaine des technologies de l'information, offre d'acquérir toutes les actions ordinaires de Logica pour un prix d'achat total de 1,7 milliard de livres, ou près de 2,8 milliards de dollars CAN. > Sur le blogue des marchés: CGI bondit en Bourse CGI prendra également en charge la dette nette de Logica, évaluée à 322 millions de livres ou 515 millions CAN. L'acquisition devrait être complétée d'ici la fin de septembre 2012. L'entreprise combinée comptera près de 72 000 professionnels répartis dans 43 pays. Le président et de chef de la direction de CGI, Michael E. Roach, a fait valoir que cette consolidation mondiale était à la fois nécessaire et inévitable. Dans la foulée de cette acquisition, la Caisse de dépôt et placement du Québec a annoncé un investissement d'un milliard de dollars dans le Groupe CGI. Le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, a soutenu que cet investissement correspondait en tous points à la stratégie visant à favoriser la croissance internationale des entreprises québécoises, tout en générant des rendements attrayants à long terme pour les déposants. http://affaires.lapresse.ca/economie/technologie/201205/31/01-4530268-cgi-achete-logica-pour-28-milliards.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS1
  4. State Street rétrécit à Montréal Publié le 10 avril 2013 à 08h29 | Mis à jour à 08h29 Ajouter à Ma Presse Taille du texte Imprimer Envoyer À lire aussi Le prix des maisons en légère hausse au Canada Où s'en va l'immobilier? Petites capitalisations canadiennes attrayantes Le ralentissement de l'immobilier se confirme au pays Petite hausse pour l'indice des prix des logements neufs Sur le même thème Bloomberg Du même auteur State Street rétrécit à Montréal Gare aux risques économiques! 21 millions pour les patrons de la Nationale Finances: la réputation de Montréal grimpe encore Couche-Tard a encore faim Les raisons exactes derrière la décision de State... (Photo Philippe Orfali, collaboration spéciale) Agrandir Photo Philippe Orfali, collaboration spéciale Les raisons exactes derrière la décision de State Street de déplacer à son siège social de Boston (notre photo) une cinquantaine d'emplois demeurent nébuleuses. Martin Vallières Martin Vallières La Presse Déception dans les milieux financiers de Montréal: le groupe américain State Street déplacera à son siège social de Boston une cinquantaine d'emplois liés aux marchés boursiers qu'il avait depuis des années dans la métropole québécoise. Cette suppression de postes affectera surtout la division de gestion d'actifs «State Street Global Advisors» du groupe bostonien, selon l'information obtenue par La Presse Affaires. En tout, State Street regroupe quelque 130 employés à ses bureaux montréalais, qui gèrent aussi des services de garde de valeurs, de gestion de devises et de suivi de la clientèle d'investisseurs institutionnels. Le transfert de postes a été annoncé hier aux employés touchés à Montréal. Il doit s'échelonner sur plusieurs semaines, selon ce que nous avons appris. Les raisons exactes derrière la décision de State Street demeurent nébuleuses. Mais comme ses activités de services à sa clientèle de gros investisseurs à Montréal ne sont pas touchées, on présume dans le milieu financier que State Street veut regrouper ses activités transactionnelles à Boston, afin d'en réduire les coûts de fonctionnement. Les demandes d'information auprès de la direction de State Street à Montréal et à Boston sont restées sans réponse en fin de journée hier. Au regroupement Finance Montréal, aussi, on ignorait tout des motifs réels de State Street. Déception «Ils étaient très discrets parmi nos interlocuteurs, considérant la taille de leur entreprise. Mais en attendant d'en savoir davantage, cette réduction d'emplois à Montréal est décevante de notre point de vue», a commenté Jean Houde, PDG de Finance Montréal. De son siège social à Boston, le groupe dirige des activités financières qui ont généré 9,6 milliards de revenus et 2,0 milliards de bénéfice net l'an dernier. Il vient de passer le seuil des 2000 milliards en actifs sous gestion. Au Canada, State Street a ses bureaux principaux à Toronto, avec quelques centaines d'employés. Elle a même son nom apposé sur une tour à bureaux du quartier financier de Bay Street - why not Montreal? Ses autres bureaux canadiens à Vancouver et à Montréal ont surtout des responsabilités de suivi de leur clientèle régionale. ------------------ STATE STREET EN BREF Siège social: Boston Revenus en 2012: 9,6 milliards US (- 0,7%) Bénéfice net en 2012: 2,0 milliards US (+ 7,0%) Actifs sous gestion: 2089 milliards US (+ 13,0%) Valeur boursière: 26 milliards US Sources: State Street, Bloomberg
  5. Le mardi 23 octobre 2007 5,6 milliards pour retaper les écoles La ministre Michelle Courchesne a fait plaisir au monde de l’éducation hier en annonçant des investissements de 5,6 milliards dans les infrastructures pour corriger «30 années de laisser-aller». (Archives PC) Agrandir l'image La ministre Michelle Courchesne a fait plaisir au monde de l’éducation hier en annonçant des investissements de 5,6 milliards dans les infrastructures pour corriger «30 années de laisser-aller». Archives PC Violaine Ballivy La Presse Des toits qui coulent et des fenêtres qui laissent passer le vent: Québec n'en veut plus dans ses écoles et allongera 5,6 milliards d'ici 2012 pour corriger «30 années de laisser-aller». Après celui des Transports, c'était au tour du ministère de l'Éducation de chiffrer sa ration de la cagnotte de 30 milliards que Québec dépensera pour remettre en état les infrastructures de la province. Taille du texte Taille du texte Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer À consulter aussi Lisez d'autres articles sur ces sujets : Macro-économie (100%) Écoles, collèges et lycées (99%) Université (82%) Budget (80%) Autres nouvelles À consulter aussi Les 3560 édifices des commissions scolaires du Québec obtiendront la plus grosse part du gâteau avec une enveloppe de 3,3 milliards répartie sur cinq ans. Cet argent servira d'abord aux «réparations d'urgence» dans ces écoles majoritairement construites sous Duplessis pour accueillir les hordes de baby-boomers. Elles portent aujourd'hui le poids de leur âge et le déficit d'entretien y frise les 2 milliards. Mais Michelle Courchesne tient aussi à moderniser et rendre plus agréables les locaux. Elle a fait son annonce hier à l'école secondaire Saint-Luc, à Montréal, où les 350 élèves inscrits à la concentration en musique ne disposent pas d'un auditorium adéquat pour leurs représentations. «C'est le genre de chose que l'on pourra corriger», a-t-elle indiqué. «Les écoles sont beaucoup plus que des lieux de savoir, ce sont de véritables milieux de vie. Plus nos établissements seront propres, sains, attrayants et sécuritaires, plus nos jeunes auront le goût d'y passer du temps, d'y réussir et d'y réaliser des projets d'avenir», a indiqué la ministre, évoquant le besoin de «réparer les erreurs du passé». Les 48 cégeps obtiendront de leur côté 800 millions pour leurs 200 immeubles, tandis que les universités empocheront à elles seules un milliard, pour un total de 540 édifices. La priorité sera de combler les lourds déficits d'entretien accumulés, mais aussi de construire des laboratoires et de voir à la mise à niveau des systèmes informatique et de sécurité. Enfin, une enveloppe de 442 millions sera distribuée au fil des cinq prochaines années pour «améliorer et remplacer» des équipements, au gré du ministère en fonction des projets qui lui seront soumis. Les modalités n'ont toutefois pas encore été détaillées. Satisfaction Cette distribution de millions a fait naître plusieurs sourires hier, même si une part importante avait déjà été annoncée dans le dernier budget et que les investissements en argent frais s'élèvent en réalité à 1,4 milliard. Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps, a salué la répartition équitable des subventions entre les trois niveaux d'enseignement. «On a eu du mal à se faire entendre dans le passé et le partage était souvent inéquitable. Mais le Ministère nettoie l'ardoise cette fois. Son évaluation de nos besoins correspond à la nôtre.» Transferts fédéraux Ces sommes, calcule M. Boucher, permettront aussi de faire un usage plus intéressant des transferts fédéraux annoncés par Ottawa dans son dernier budget. Les millions promis pourront être dépensés pour améliorer les services offerts aux étudiants, plutôt que pour assurer l'entretien minimal des établissements. André Caron, président de la FCSQ, a parlé hier d'«investissements majeurs qui permettront de maintenir à tout le moins la tête au-dessus de l'eau», une évaluation de la situation qui a trouvé un écho au sein des universités. Réaction positive La présidente de la Confédération des recteurs et des principaux des universités, Heather Munroe-Blum, a réagi «très positivement» à la lecture du plan, jugeant qu'il permettra à la fois d'assurer le maintien des actifs universitaires et de régler, sur une période de 15 ans, le problème de déficit d'entretien.
  6. Pas de train haute vitesse entre Montréal et New York 12 octobre 2007 - 07h09 Presse Canadienne Au moment où il lance un grand chantier de renouvellement des infrastructures, le gouvernement du Québec renonce au projet de train rapide entre Montréal et New York, un méga-projet d'au moins 4 milliards $. Cliquez pour en savoir plus : Transport ferroviaire | Chef de l'état | Jean Charest | Eliot Spitzer | Québec-New York Le projet, qui flotte dans l'air depuis des années, n'est plus dans les cartons du gouvernement et ne fera pas partie des échanges tenus vendredi, à New York, entre le premier ministre Jean Charest et le gouverneur de l'État de New York, Eliot Spitzer. Pourtant, en octobre 2005, à Albany, lors du dernier sommet Québec-New York, le gouverneur de l'époque, George Pataki, et le premier ministre Charest avaient clairement dit que l'idée d'un lien ferroviaire haute vitesse entre l'État de New York et le Québec était hissée au rang de «projet» à réaliser à court terme. Les deux hommes s'étaient engagés à tout mettre en oeuvre pour que le projet se réalise. Aux yeux de M. Charest, ce projet constituait un «symbole fort et puissant» des liens qui unissent les deux voisins, et un moyen de plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, par la promotion du transport en commun. Or, deux ans plus tard, le dossier n'a pas bougé. Dorénavant, au ministère des Transports, plus modestement, on mise plutôt sur l'amélioration des infrastructures actuelles, ont indiqué plusieurs sources gouvernementales au cours des derniers jours à La Presse Canadienne. Si ce projet était devenu réalité, les passagers auraient pu faire le trajet Montréal-New York en quatre heures à peine, au lieu de 10 actuellement. Certaines évaluations fixaient à 500 000, voire 700 000, le nombre additionnel de voyageurs intéressés à faire la navette entre les deux villes, si un tel train à haute vitesse avait vu le jour. En 2004, une étude de préfaisabilité, menée par le New York State Department of Transportation et Transports Québec, avait fixé à 4 milliards $ US le coût de réalisation du projet, uniquement pour la construction des voies ferrées sur 613 kilomètres, dont seulement 77 au Québec. Les Américains auraient donc dû assumer la plus grande partie de la facture, soit au moins 4 milliards $, sans compter les wagons et locomotives. Le train de passagers, qui aurait roulé à 240 km/h, nécessitait la construction de plusieurs ponts et tunnels dans les Adirondacks, d'où un coût élevé. Pour Québec, la facture des voies ferrées était évaluée à 110 M$. À l'époque, en 2005, le ministre fédéral des Transports, Jean Lapierre, s'était montré prêt à envisager un financement d'Ottawa pour la portion canadienne du trajet. Mais à l'automne 2006, Ottawa avait refroidi les ardeurs de Québec, alors que le ministre Lawrence Cannon jugeait que le projet n'était pas rentable. Électricité à vendre Vendredi, à New York, après avoir prononcé une allocution devant 400 gens d'affaires, le premier ministre Charest rencontrera pour la première fois le nouveau gouverneur de l'État, Eliot Spitzer. Au cours des derniers mois, M. Spitzer a rendu publiques ses priorités en matière de transport, mais le train rapide New York-Montréal n'en fait pas partie. Même si plusieurs sujets sont à l'ordre du jour de la rencontre, il est clair que la vente d'hydroélectricité au voisin du sud arrive au premier rang des priorités du Québec dans ses relations avec New York. «Nous, on peut faire de l'argent et en même temps on aide l'environnement», a résumé le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, lors d'un entretien téléphonique jeudi. Québec plaidera aussi pour assurer la fluidité du corridor de commerce entre les deux États. Les dossiers d'environnement et de sécurité seront aussi à l'agenda, de même que la tenue souhaitée d'un quatrième sommet Québec-New York. Les trois premiers ont eu lieu en 2002, 2004 et 2005. L'État de New York est le principal partenaire commercial du Québec aux États-Unis. En 2006, la valeur totale des échanges commerciaux a atteint 10,2 milliards $. Un sommet avait été atteint en 2000, avec 14,1 milliards $ d'échanges.
  7. La Caisse de dépôt dévoile ses résultats Elle prend une provision de 1,9G$ 21 février 2008 Par Les Affaires.com La Caisse de dépôts et placement du Québec fait état d’une provision de 1,9 milliard $ à cause de ses placements de 13,2 milliards $ en papier commercial adossé à des actifs (PCAA). De ce montant, 500 millions $ sont directement attribuables à la crise des hypothèques à risque ou «subprime» aux États-Unis. Le président de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, a néanmoins présenté un rendement de 5,6% pour 2007 après ces provisions. En novembre 2007, Henri-Paul Rousseau estimait que le milliard en PCAA investi dans l’immobilier à risque aux États-Unis résulterait en une perte de seulement 0,3% sur l’ensemble de l’actif net de la Caisse de dépôt, soit 500 millions $. Il soutenait alors que les actifs restants étaient de très bonne qualité et ne prévoyait pas de dépréciation. La provision totale de 1,9 milliard $ sur les placements en PCAA représente 15 % de la valeur initiale de 12,6 milliards $ de ces placements. La Caisse précise que la valeur initiale de 13,2 milliards de dollars rendue publique en novembre a été ajustée à 12,6 milliards $ pour tenir compte de l'effet de la restructuration réussie de Skeena Trust survenue le 20 décembre. Toutefois, la Caisse affirme que la probabilité de récupération d’une part de cette provision, évaluée à 1,4 milliard, est jugée élevée, «compte tenu de la qualité des actifs sous-jacents, des rendements projetés sur ces placements et du degré d'avancement du projet de restructuration du marché des PCAA au Canada». La seconde tranche de la provision, évaluée à 469M$, est liée à la crise des hypothèques à risque aux États-Unis et l’organisme estime que la probabilité de récupérer ce montant est «faible». La troisième partie de la provision atteint 30 millions $ et est liée aux frais de restructuration de ces placements. L'actif net des déposants est passé à 155,4 milliards $ au 31 décembre 2007, lui qui était de 143,5 milliards $ un an plus tôt. De son côté, l’actif total des déposants a progressé de 20,6 milliards $ à 257,7 milliards $. http://www.finance-investissement.com/client/fr/News/DetailNews.asp?Id=13274&IdSection=6&cat=6
  8. je vous suggère fortement de lire cet article...C'est triste pour notre ville. Une autre preuve que tout nest pas rose ici!!! http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/claude-picher/200910/20/01-912912-adieu-sieges-sociaux.php Adieu, sièges sociaux Publié le 20 octobre 2009 à 06h27 | Mis à jour à 06h28 Claude Picher La Presse (Montréal) Alors que Montréal est plongé en pleine campagne électorale au milieu des parfums de scandales que l'on sait, la ville continue de se vider de ses sièges sociaux. C'est bien connu, il y a des décennies que Toronto a supplanté Montréal pour ce qui est du nombre de grands sièges sociaux. Jusqu'à tout récemment, Montréal pouvait cependant se consoler en se disant qu'il arrivait bon deuxième au Canada, derrière Toronto certes, mais loin devant Calgary et Vancouver. Triste nouvelle: ce n'est plus vrai. Depuis huit ans, presque imperceptiblement, Montréal a été victime d'une véritable érosion de ses sièges sociaux, essentiellement au profit de Calgary. Voici des chiffres qui font peur: > En 2000, Toronto comptait 190 grands sièges sociaux, contre 92 à Montréal, 50 à Calgary et 41 à Vancouver. > Huit ans plus tard, en 2008, Toronto domine toujours le classement avec 176, mais Calgary arrive maintenant en deuxième place avec 79, suivi de Montréal avec 76. Vancouver est resté exactement au même point avec 41. C'est la première fois que Montréal glisse en troisième position. Ces statistiques proviennent de l'étude annuelle de l'Institut Fraser sur les sièges sociaux, qui vient d'être publiée. Les auteurs du document basent leurs calculs sur le classement du Financial Post 500, qui énumère, comme son nom l'indique, les 500 plus grandes entreprises au Canada. Pour donner un ordre de grandeur, disons que le groupe de services financiers Optimum (500 employés, 400 millions de dollars de revenus, 2,3 milliards d'actifs sous gestion) arrive au 500e rang, juste derrière Van Houtte, le plus vaste réseau de services de café en Amérique du Nord. Ça, ce sont les deux plus petits. On ne parle pas ici de bineries. Les quatre villes que nous venons de nommer abritent à elles seules les trois quarts des 500 plus grands sièges sociaux au Canada. Aux fins de l'étude, les sièges sociaux sont attribués à la région métropolitaine de recensement. Par exemple, le siège social d'Alimentation Couche-Tard est situé à Laval, mais est comptabilisé comme un siège social montréalais. La présence de grands sièges sociaux représente un atout économique de taille pour n'importe quelle ville. En plus de fournir des milliers d'emplois directs, les grands sièges sociaux entraînent des retombées importantes. Ils font appel à un vaste éventail de fournisseurs locaux: informaticiens, avocats, comptables, publicitaires, ingénieurs. Ils constituent des centres de décision stratégiques. Ils ont tendance, dans leurs contrats internationaux, à favoriser les sous-traitants locaux parce qu'ils les connaissent bien. Il existe bien sûr quelques exceptions, un des cas les plus connus étant celui de la Banque de Montréal, dont le siège social, officiellement, est bel et bien situé à Montréal alors que l'institution, dans les faits, est dirigée de Toronto (c'est la même chose pour la Banque de Nouvelle-Écosse, dont le siège social est toujours officiellement à Halifax). Mais dans la vaste majorité des cas, il est clair que les grands sièges sociaux contribuent grandement à stimuler l'économie des villes qui les abritent. Ce n'est pas tout. Le nombre de sièges sociaux ne fournit qu'une partie du portrait. Pour avoir une idée plus juste de l'impact des sièges sociaux sur l'économie locale, il faut aussi tenir compte de la taille des villes qui les abritent. Prenons une ville de 500 000 habitants, et une autre d'un million, chacune abritant le même nombre de grands sièges sociaux. Il saute aux yeux que c'est la plus petite des deux villes qui profitera le plus de leur présence. Pour mesurer la concentration des sièges sociaux, les chercheurs de Fraser calculent le nombre de sièges sociaux par tranche de 100 000 habitants. Selon cette mesure, Montréal n'est tout simplement plus dans la course. Ainsi, Calgary domine le classement avec 6,7 sièges par tranche de 100 000 habitants, contre 3,2 pour Toronto et seulement deux pour Montréal. Autrement dit, toutes proportions gardées, Calgary abrite trois fois plus de sièges sociaux que Montréal. Vancouver ferme la marche avec 1,8 mais, contrairement à Montréal, Vancouver n'a jamais été reconnue pour son grand nombre de sièges sociaux. Surtout, ce que ces chiffres nous disent, c'est que depuis huit ans, la perte des sièges sociaux montréalais s'est faite avec une brutalité sans précédent. En effet, entre 1990 et 2000, le nombre de grands sièges sociaux montréalais est passé de 96 à 92. On est loin de l'hémorragie. Pendant ce temps, Toronto en gagnait quatre, Calgary six et Vancouver en perdait quatre. Or, comme on vient de le voir, Montréal n'en conservait plus que 76 l'an dernier. Cet effondrement peut s'expliquer de plusieurs façons: départs, fermetures, ou tout simplement baisse du chiffre d'affaires. C'est notamment le cas de VIA Rail, qui apparait parmi les 500 l'an dernier, mais qui a été éjecté de la liste en 2008 à cause de la baisse de ses revenus. Sur papier, c'est une perte pour Montréal, même si la ville conserve le siège social de VIA Rail. Le problème, c'est que cette société n'est plus considérée parmi les plus grandes. En revanche, Van Houtte, qui n'apparaissait pas au classement de 2007, figure sur la liste cette année (de justesse, au 499e rang) en raison de la hausse de son volume d'affaires. C'est normal: chaque année, des entreprises apparaissent au classement, d'autres en disparaissent. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'en considérant les sièges sociaux des plus grandes entreprises canadiennes, Montréal n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. LES DIX PLUS IMPORTANTS SIÈGES SOCIAUX À MONTRÉAL, 2008 Revenus 1 POWER CORP 37,1 milliards 2 BOMBARDIER 21,4 milliards 3 BANQUE DE MONTRÉAL 19,9 milliards 4 BCE 17,7 milliards 5 ALIMENTATION COUCHE-TARD 15,7 milliards 6 HYDRO-QUÉBEC 12,7 milliards 7 ULTRAMAR 11,1 milliards 8 ACE AVIATION (Air Canada) 11,1 milliards 9 MARCHÉS METRO 10,7 milliards 10 CANADIEN NATIONAL 8,5 milliards Source: Financial Post 500
  9. Publié le 12 janvier 2010 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Péréquation: le portrait a changé Joël-Denis Bellavance La Presse (Ottawa) Longtemps considéré comme la locomotive économique du pays, l'Ontario souffre plus que jamais. À un point tel que la province recevra un paiement de péréquation trois fois plus élevé en 2010-2011, un signe qu'elle a maintenant besoin de l'aide financière des autres régions du pays pour pouvoir se payer des services publics comparables. L'Ontario a empoché des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire en 2009-2010, soit 347 millions de dollars. En 2010-2011, ces paiements auront presque triplé pour atteindre 972 millions de dollars, a appris La Presse lundi. Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a confirmé à ses homologues des provinces les sommes qu'Ottawa compte leur verser au cours du prochain exercice financier lors de la conférence des ministres des Finances qui a eu lieu à Whitehorse à la mi-décembre, a indiqué lundi Jack Aubry, porte-parole du ministère des Finances. En tout, les paiements de péréquation atteindront 14,4 milliards de dollars en 2010-2011. Comme c'est le cas depuis plusieurs années, le Québec obtiendra la part du lion de cette somme, soit 8,5 milliards de dollars - environ 200 millions de dollars de plus que lors du dernier exercice financier. Terre-Neuve, qui a longtemps été considérée comme une province pauvre au pays, ne touche plus de paiement de péréquation depuis l'an dernier, en raison de la hausse de ses revenus découlant de l'exploitation des réserves de pétrole du projet Hibernia. En 2007-2009, la province de Danny Williams avait touché 477 millions de dollars. En somme, l'Ontario a dorénavant remplacé Terre-Neuve dans la liste des six provinces les plus pauvres de la fédération canadienne. Les autres provinces qui reçoivent un coup de pouce financier d'Ottawa pour pouvoir s'offrir des services publics comparables à un taux d'imposition comparable aux autres régions sont le Manitoba (1,8 milliard), le Nouveau-Brunswick (1,581 milliard), la Nouvelle-Écosse (1,110 milliard) et l'Île-du-Prince-Édouard (330 millions). La Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique font partie du club des provinces plus riches avec Terre-Neuve. La faute au dollar «L'Ontario souffre énormément en ce moment. Et il souffre depuis très longtemps», a affirmé lundi Serge Coulombe, professeur de science économique à l'Université d'Ottawa qui s'est longuement penché sur la situation économique de cette province. Il explique que le boom des ressources naturelles dans l'Ouest a contribué à la hausse de la valeur du dollar canadien, ce qui a nui considérablement au secteur manufacturier qui exporte vers les États-Unis. «L'Ontario a été énormément touché par l'appréciation du dollar canadien. La forte croissance économique que nous avons eue au Canada entre 2002 et 2008 s'est faite au détriment de l'Ontario. Alors, quand la récession est arrivée en 2008, l'Ontario était déjà lourdement touché à cause de la force du dollar», a expliqué M. Coulombe. Il affirme que l'Ontario a perdu quelque 250 000 emplois dans le secteur manufacturier entre 2002 et 2008, soit avant même le début de la récession. Et l'un des secteurs qui ont été durement touchés est celui de l'automobile, concentré en Ontario. Déficit record En octobre, le ministre des Finances de l'Ontario, Dwight Duncan, a revu à la hausse le déficit de l'Ontario - un manque à gagner record de 24,7 milliards en 2009-2010. La cause : une chute brutale des revenus provenant des impôts des sociétés, privant le Trésor ontarien de 5,8 milliards de dollars. Huit mois auparavant, M. Duncan avait estimé le déficit à 14 milliards de dollars. «L'Ontario était la province canadienne qui comptait le plus sur le secteur manufacturier. En plus, elle est la province canadienne la plus tournée vers les États-Unis pour ses exportations. L'Ontario n'est donc plus la locomotive du développement économique du pays depuis 2002», a dit M. Coulombe. La crise qui frappe l'Ontario est telle que le gouvernement Harper a décidé de mettre en place l'an dernier une agence de diversification de l'économie du sud de la province. Cette agence, créée à la suite du dernier budget, dispose d'un milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir cette région durement frappée par la crise économique. L'économiste en chef de la Banque Toronto Dominion, Don Drummond, avait aussi prédit, dans un rapport publié en 2008, que l'Ontario perdrait sous peu son statut de province toute-puissante du pays. «L'Ontario n'est plus le roi tout puissant de l'économie», avait affirmé M. Drummond dans ce rapport qui avait fait beaucoup de bruit. L'an dernier, le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, cachait mal sa gêne en confirmant que sa province recevrait des paiements de péréquation pour la première fois de son histoire.
  10. Quelqu'un sait où ça va être? http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201101/20/01-4361827-la-chine-ouvre-un-consulat-general-a-montreal.php
  11. Une fin de 2008 en queue de poisson pour le Québec Publié le 27 mars 2009 à 10h45 | Mis à jour le 27 mars 2009 à 14h11 Michel Munger LAPRESSEAFFAIRES.COM (Montréal) L'économie québécoise est moins pénalisée que celle de l'ensemble du Canada en raison des dépenses en infrastructures mais elle a quand même terminé 2008 en queue de poisson. C'est le constat que l'on peut faire à la lecture des données du quatrième trimestre publiées ce matin par l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ). Ainsi, le produit intérieur brut a diminué de 1,4% à un rythme annuel lors des trois derniers mois de l'année, donnant une taille de 268,5 milliards de dollars à l'économie. Ce résultat peut sembler éclatant si on le compare aux prévisions du Mouvement Desjardins, qui croyait assister à une baisse de 3%. Hélène Bégin, économiste «senior», estime que la baisse de 1,3 milliard du déficit commercial à 25,4 milliards y contribue, en plus des dépenses publiques en infrastructures. D'autre part, l'écart avec la diminution du PIB à l'échelle du Canada est de deux points car l'économie du pays a reculé de 3,4% au quatrième trimestre. Pour l'ensemble de 2008, l'ISQ estime que le PIB québécois a gagné 1% à 268,7 milliards, soit le double de la croissance canadienne. Il reste que le quatrième trimestre n'a quand même pas été facile. La demande intérieure qui avait permis au Québec d'échapper à la morosité, s'est écroulée de 2,5% à un rythme annuel. Ce sont surtout l'investissement en machines et en matériel, tant par les gouvernements que les entreprises, ainsi que la consommation qui sont pointés du doigt pour expliquer cela. L'investissement en capital fixe a vu sa croissance diminuer de plus de la moitié, passant de 7,8 à 3,4%, les entreprises étant réticentes à investir dans leurs activités. Cependant, les gouvernements sauvent la mise avec une hausse de 29,4% en construction non résidentielle, ce qui touche les infrastructures. Débandade des exportations en janvier Par ailleurs, l'ISQ annonce que les difficultés du transport aérien ont pesé lourd sur le bilan des exportations de la province en janvier. Celles-ci ont reculé de 16,1% lors du premier mois de l'année comparativement à décembre. C'est surtout la baisse de 27,6% à 739,5 millions pour les avions assemblés qui heurte le bilan provincial. Seuls six des 25 principaux groupes de produits connaissent des hausses, les dérivés du pétrole et du charbon étant les seuls à se démarquer avec un gain de 22% à 88,9 millions. Autrement, ce qui marque janvier est la léthargie du côté de la demande en provenance des États-Unis. Les exportations du Québec y ont reculé de 9,9%, surtout en raison des forts reculs enregistrés du côté des avions, des instruments de mesure, de médecine et d'optique. Les Européens ont eux aussi été moins friands de produits québécois, les exportations tombant de 37,4%. Encore là, la demande pour les avions y a chuté après une forte hausse en décembre. Les exportations vers l'Asie, elles, ont reculé de 11% en janvier. Enfin, les importations québécoises ont baissé de 16,3% parce que le recul a été important notamment pour l'automobile, le pétrole brut, les tubes électroniques et les semi-conducteurs.
  12. Euro Disney cherche des partenaires au Québec Christophe Giral croit dur comme fer que les... Agrandir Christophe Giral croit dur comme fer que les entreprises québécoises ont leur place dans l'univers d'Euro Disney - dont le chiffre d'affaires s'élève à 1,7 milliard $ - et qu'elles pourraient profiter d'une «vitrine incroyable» pour développer de nouveaux marchés en sol européen. Gilbert Leduc Le Soleil (Québec) Venu directement de Disneyland Paris, Mickey Mouse cherche des entreprises québécoises spécialisées dans le bâtiment vert et intelligent et dans les arts numériques afin d'établir de nouveaux partenariats d'affaires. De l'avis de Christophe Giral, le Québec... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 1.0 Agrandir De l'avis de Christophe Giral, le Québec s'est bâti «un savoir-faire reconnu internationalement» dans les domaines du bâtiment vert intelligent et de l'image appliquée sous toutes ses formes. Le Soleil, Patrice Laroche Trêve de plaisanterie. Mickey Mouse n'était pas à Québec mercredi. Il avait plutôt délégué Christophe Giral, le directeur immobilier d'Euro Disney. Celui-ci était l'invité de la section Québec de la Chambre de commerce française au Canada, qui tient, ces jours-ci, sa semaine d'excellence en affaires Québec-France. En matinée, mercredi, M. Giral et la délégation du Val d'Europe - une ville située à une trentaine de kilomètres à l'est de Paris et qui est le royaume des deux parcs thématiques de Disneyland Paris, Disneyland et Walt Disney Studios - ont discuté avec des représentants économiques régionaux pour exprimer leurs besoins. En après-midi, ils ont rencontré huit entreprises québécoises pour explorer les possibilités d'établir des collaborations d'affaires. Parmi ces entreprises, il y avait des firmes d'architectes (Hudon et Julien Associés, Tergos), le fabricant de maisons préfabriquées Modulex et des sociétés évoluant dans les nouvelles technologies, comme Exact Modus, Frima Studio et Saga Film. Savoir-faire De l'avis de Christophe Giral, le Québec s'est bâti «un savoir-faire reconnu internationalement» dans les domaines du bâtiment vert intelligent et de l'image appliquée sous toutes ses formes. Il croit dur comme fer que les entreprises québécoises ont leur place dans l'univers d'Euro Disney - dont le chiffre d'affaires s'élève à 1,7 milliard $ - et qu'elles pourraient profiter d'une «vitrine incroyable» pour développer de nouveaux marchés en sol européen. Au cours d'une allocution, le dirigeant d'Euro Disney s'est attardé à expliquer que Disneyland Paris est bien plus que deux parcs thématiques qui attirent 15 millions de visiteurs par année, «soit plus que le musée du Louvre et la tour Eiffel réunis». Dans les faits, Euro Disney est au coeur d'un partenariat public-privé inusité. Avec le gouvernement fran*çais et les collectivités territoriales régionales, Euro Disney fait du développement urbain sur tout le territoire du Val d'Europe. Ce «triangle de décision» a littéralement transformé cette communauté. De 5000 habitants et quel*ques dizaines d'emplois agrico*les en 1989, la «nouvelle ville» qui carbure à partir des principes du développement durable et de la saine qualité de vie de ses citoyens compte aujourd'hui 28 000 habitants et plus de 20 000 emplois. D'ici 2030, Val d'Europe comptera 60 000 habitants. Pour chaque euro investi par les pouvoirs publics, le secteur privé a mis 10 euros sur la table. En tout et partout, pas moins de 9 milliards $ ont été investis jusqu'à ce jour. Partenariat Récemment, les pouvoirs publics français et Euro Disney ont con*venu de prolonger jusqu'en 2030 leur entente de partenariat. L'espace à développer passe de 1934 à 2230 hectares. Pas moins de 11 milliards $ pourraient y être investis au cours des 20 prochaines années. Depuis déjà quelque temps, Euro Disney songe à créer un troisième parc thématique qui mettrait en valeur le plein air, la santé et le bien-être. «Les Villages Nature de Val d'Europe vont devenir le plus grand champ d'interprétation du développement durable au monde», a indiqué M. Giral, qui compte sur l'expertise développée en ces matières au Québec pour collaborer à ce projet de 2,5 milliards $. ************** Un bon exemple qu'il y a espoir de percer le marché europpéen, un premier pas dans la direction du libre-échange Canada-Europe
  13. Avez vous remarqué que le compteur de la dette(à droite de la page principale de MTLURB) a augmenté d'environs 8 milliards aujourd'hui? Normalement la dette augmentais d'un milliard par semaine et soudainement il est passé de 226 milliards à 234 milliards!?!?!?
  14. Sarkozy dessine le Paris du XXIe siècle Mots clés : Nicolas Sarkozy, Métro, Paris, Investissement, Transport, France (pays) Avec un nouveau métro futuriste, un investissement de 56 milliards de dollars dans les transports et un plan de développement d'une ampleur sans pareil, Paris tente de se positionner comme l'une des principales mégapoles de demain. Paris -- Paris avait déjà l'un des meilleurs métros du monde, un gigantesque réseau de bus en voies réservées, un réseau de trains de banlieue rapides et de tramways modernes et des vélos en accès libre dans 30 communes; elle aura désormais un nouveau métro futuriste qui reliera tous les grands pôles d'activités de sa grande région. Dans un discours inspiré prononcé hier à la nouvelle Cité de l'architecture, au Palais de Chaillot, le président Nicolas Sarkozy a annoncé que Paris se doterait à l'horizon de 2020 de ce qu'on surnomme déjà ici le «grand huit». Le projet de 33 milliards de dollars (21 milliards d'euros) reliera par un métro de 130 km entièrement automatisé et fonctionnant 24h par jour les principaux pôles économiques de la grande région parisienne. C'est un peu comme si Montréal décidait de relier par un métro rapide souterrain et aérien les villes de Mirabel, Châteauguay, Saint-Hubert, Boucherville et Blainville. Ce métro d'un type nouveau roulera à 80 km/h et permettra d'atteindre en 30 minutes environ les 10 pôles économiques qui entourent la capitale, comme l'aéroport international de Roissy, le grand marché de Rungis, le quartier des affaires de La Défense, le futur pôle pharmaceutique d'Évry et celui du Bourget, où devrait se concentrer l'industrie aérospatiale. Une mégapole du XXIe siècle Ce gigantesque chantier se veut le fer de lance d'un vaste plan de développement de la région parisienne qui vise à positionner la capitale française et son bassin de 12 millions d'habitants parmi les principales mégapoles du XXIe siècle. «On sait voyager vite et loin, mais on a toutes les difficultés du monde à se rendre chaque jour à son travail», a déclaré Nicolas Sarkozy, qui veut «rompre avec tout ce qui a déshonoré nos villes depuis des années». «Désenclavons!» a lancé le président, qui envisage aussi la construction de 70 000 nouveaux logements par an et une vaste déréglementation en matière de zonage. Nicolas Sarkozy a aussi évoqué la plantation d'une nouvelle forêt d'un million d'arbres près de Roissy qui ferait baisser la température de quelques degrés dans la capitale l'été et qui contribuerait à combattre le réchauffement climatique. Au menu, aussi, l'aménagement des rives de la Seine jusqu'au Havre et la construction d'un train à grande vitesse qui mettra le seul port à proximité de Paris à moins d'une heure de la capitale. Ce vaste plan, que l'on compare à la construction des Grands Boulevards par le baron Haussmann (au milieu du XIXe siècle) et à la mise en chantier du RER par le général de Gaulle (en 1965), engloutira 35 milliards d'euros (56 milliards de dollars) pour le transport seulement. Il vise avant tout à désenclaver les banlieues parisiennes. Les trois semaines d'émeutes qu'ont connues les banlieues françaises en 2005 auront contribué à précipiter ce chantier, que Nicolas Sarkozy qualifie de «plus grand défi de la politique du XXIe siècle». Le plan comprend aussi de nombreux projets destinés à améliorer les transports existants. Il s'agit notamment de la prolongation de plusieurs lignes de métro, de tramway et de RER (trains de banlieue). La ligne de métro la plus achalandée de la capitale, qui traverse toute la ville de Montrouge (au sud) à Saint-Denis (au nord), devrait notamment être doublée grâce au prolongement de la plus récente des lignes parisiennes, qui relie déjà les grandes gares. Une réflexion futuriste Les mesures annoncées hier vont de pair avec le lancement d'une grande réflexion sur l'avenir de la région où habite un Français sur cinq. Dix architectes de renommée internationale ont été conviés à soumettre leurs idées. À la Cité de l'architecture, Nicolas Sarkozy inaugurait en même temps hier une exposition illustrant les propositions futuristes faites par ces vedettes de l'urbanisme comme Frank Gehry, Jean Nouvel, Richard Rogers et Christian de Portzamparc. Il ne s'agit pas de choisir l'une ou l'autre vision, mais d'y puiser un certain nombre d'idées, précise-t-on. Or, les idées originales ne manquent pas. Frank Gehry, auteur du musée Guggenheim de Bilbao, veut coiffer la tour Montparnasse, seul édifice en hauteur de Paris, d'une chiffonnade dorée et lui adjoindre trois soeurs plus petites. Jean Nouvel propose la construction d'«éco-cités» où l'on oserait construire en hauteur, un tabou qui a rarement été brisé à Paris, mais qui ne semble pas faire peur au président. «Pourquoi s'interdire des tours si elles sont belles et s'inscrivent dans le paysage urbain», a-t-il déclaré hier. L'écologie tient une large place dans cette réflexion. Le Britannique Richard Rogers imagine ainsi des centrales souterraines pour le traitement des déchets et la production d'énergie. Roland Castro a proposé de créer un immense Central Park dans la banlieue défavorisée de La Courneuve. Christian de Portzamparc souhaite la construction d'une grande gare européenne dans la banlieue d'Aubervilliers reliant Londres, Bruxelles et Francfort par TGV. Ces architectes seront d'ailleurs invités à suivre de près l'évolution des travaux du grand Paris, qui s'étaleront sur dix ans. Un enjeu politique L'intervention du président de la République sur ce sujet sensible faisait craindre le pire à de nombreux élus de gauche, qui sont majoritaires dans la capitale. Hier, Nicolas Sarkozy a plutôt prêché l'apaisement en choisissant de «laisser de côté» pour l'instant la création de toute nouvelle structure politique afin de gérer ce nouvel ensemble. Le président a même laissé entendre que cette question ne concernera que ses successeurs. Le président a longuement insisté sur l'importance d'humaniser la ville et sur la beauté qu'on «a trop oubliée». Pour accompagner les travaux qui s'étaleront sur dix ans, il propose la création à Paris d'un atelier international d'architecture du grand Paris et la tenue -- dès 2010 et à tous les quatre ans -- d'un grand forum des villes du monde. *** Correspondant du Devoir à Paris
  15. Le déficit américain dépasse les 1000 milliards Publié le 13 juillet 2009 à 14h05 | Mis à jour à 14h07 Agence France-Presse Washington Le déficit budgétaire des États-Unis s'est encore alourdi en juin pour dépasser les 1000 milliards de dollars à l'issue de ce neuvième mois de l'exercice 2008-2009, selon les chiffres officiels publiés lundi à Washington. Le déficit de l'État fédéral s'est creusé de 94,318 milliards de dollars au mois de juin, indique le département du Trésor dans son rapport mensuel sur le budget. C'est un déficit record pour un mois de juin, mais c'est un peu moins que ce que prévoyaient les analystes (97,0 milliards). En conséquence, le déficit cumulé depuis octobre 2008, premier mois de l'exercice en cours, atteignait 1086,263 milliards de dollars à la fin du mois de juin. Le déficit cumulé ne cesse de franchir des records depuis le mois de février. Selon les projections du Bureau du budget du Congrès, il devrait dépasser la somme pharaonique de 1800 milliards de dollars à la fin de l'exercice, le 30 septembre 2009. Le mois de juin est traditionnellement un mois d'excédent budgétaire, mais comme les mois précédents, les comptes de l'État ont été affectés par la baisse des recettes fiscales liées à la crise (la collecte des impôts étant moindre du fait de la baisse des revenus des entreprises et des ménages) et la hausse des dépenses liées à la récession (relance budgétaire et hausse des prestations sociales). Les recettes de l'État ont ainsi atteint 215,364 milliards de dollars en juin, soit 17% de moins qu'un an plus tôt. C'est le 14e mois de baisse consécutive des recettes en glissement annuel. Les dépenses ont connu un mouvement inverse, progressant de 37% sur un an, pour atteindre 309,682 milliards de dollars, un record pour un mois de juin. Juin a été le neuvième mois consécutif de déficit. Il faut remonter à mars 1992 pour retrouver une série de soldes négatifs plus longue (11 mois).
  16. Publié le 08 juillet 2009 à 06h54 | Mis à jour à 06h55 Claude Picher LA PRESSE (Montréal) Lorsque les gouvernements provinciaux sont parvenus, il y a une dizaine d'années, à retrouver l'équilibre budgétaire, plusieurs d'entre elles, dont le Québec, se sont empressées de voter des lois antidéficit. On peut facilement comprendre pourquoi. Il a fallu demander des sacrifices énormes aux citoyens pour en arriver là, et personne n'avait le goût de revivre le cauchemar. Pourtant, juste avant la fin de la session à Québec, le gouvernement Charest s'est soustrait à cette obligation. C'est qu'il n'avait pas le choix: le budget déposé ce printemps par la ministre Monique Jérôme-Forget consacrait le retour officiel aux budgets écrits à l'encre rouge: près de 12 milliards de déficits accumulés entre 2009 et 2012. Dans ces conditions, maintenir la loi antidéficit n'avait plus aucun sens. Le Québec n'est pas seul à faire marche arrière sur cette question. L'Ontario et la Colombie-Britannique ont également jeté leurs lois antidéficit à la poubelle. Quant au fédéral, après des années de surplus, il s'endette maintenant à coups de dizaines de milliards. Le ministre des Finances Jim Flaherty s'attend maintenant à un déficit de 50 milliards uniquement pour cette année, alors que son budget de janvier prévoyait plutôt 34 milliards cette année, et 30 milliards l'an prochain. C'est, dit-on, la faute à la récession. Quand l'économie va mal, on s'attend à ce que le gouvernement augmente ses dépenses, quitte à créer des déficits. Grâce à l'argent additionnel ainsi injecté dans l'économie, les consommateurs continueront de consommer, les travailleurs continueront de travailler, les entrepreneurs continueront d'entreprendre. Cette façon de voir les choses rallie la majorité des économistes, et c'est pour cela qu'on n'a pas entendu beaucoup de protestations lorsque les administrations publiques ont replongé dans le rouge. Or, la récession a le dos large. Une étude minutieuse des budgets fédéraux et provinciaux des cinq dernières années montrent que tous les gouvernements provinciaux, ainsi que le fédéral, ont largement gonflé leurs dépenses de programmes entre 2003 et 2009, donc bien avant la récession. Par définition, les gouvernements, récession ou pas, doivent toujours augmenter leurs dépenses. Pour maintenir la même qualité des services aux citoyens, ils doivent au moins couvrir l'augmentation des coûts, c'est-à-dire les hausses des prix. Mais lorsque les dépenses augmentent plus vite que l'inflation, c'est que le gouvernement a décidé non seulement d'assumer les hausses de coûts, mais aussi de dépenser davantage en termes réels. Les administrations publiques doivent aussi tenir compte de la croissance démographique. Lorsque la population augmente, le gouvernement doit aussi augmenter ses dépenses s'il veut offrir les mêmes services à tout le monde. Un groupe d'économistes de l'Institut Fraser a calculé la croissance annuelle moyenne des dépenses de programmes des provinces et du fédéral, entre 2004 et 2009, puis a comparé les résultats au taux d'inflation et à la croissance démographique. L'exercice donne le frisson dans le dos. Ainsi, au fédéral, si on tient compte de l'inflation et de la croissance démographique, la croissance annuelle moyenne des dépenses au cours des cinq dernières années aurait du se situer à 3,1%. En réalité, elle a atteint le double, 6,2%. Les chiffres correspondants pour le Québec sont 2,6% et 4,8%. En Ontario, la croissance des dépenses aurait du être limitée à 3%; elle a atteint 6,6%. C'est la même chose dans toutes les provinces. Toutes proportions gardées, le pire cas est celui de la Saskatchewan, qui aurait du contenir la croissance des dépenses à 2,9%, alors qu'en réalité elles ressortent à 9,9% par année! Normalement, si on admet que les gouvernements doivent augmenter leurs dépenses en période de crise, on doit aussi supposer qu'ils doivent les contenir en période de croissance. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Les administrations publiques, cinq ans avant la récession, ont toutes vécu, sans exception, au-dessus de leurs moyens. Et c'est ainsi que lorsque la crise est survenue, le Canada n'a pu faire autrement que de renouer avec le cercle vicieux des déficits et de l'endettement. C'est le début d'un autre dérapage financier, qui aurait pu être facilement évité avec un meilleur contrôle des dépenses. Le pire, c'est qu'il faudra inévitablement, un jour, imposer de nouveaux sacrifices aux citoyens pour sortir du bourbier. C'est le prix à payer pour l'imprévoyance des administrations publiques.
  17. Rassurées par l'annonce du rachat de milliards de dollars d'actifs toxiques des banques par le Trésor américain, les bourses d'Amérique, d'Europe et d'Asie progressent fortement. Pour en lire plus...
  18. Renfloué de 170 milliards $US par l'État et affichant des pertes de près de 100 milliards $US en 2008, l'assureur américain AIG va verser 450 millions $US en primes à ses employés des services financiers. De quoi susciter de vives réactions politiques. Pour en lire plus...
  19. Considérant la gravité de la situation économique canadienne, le ministre fédéral des Finances devance et accélère l'injection des milliards promis pour relancer l'économie, et ce, en dépit des risques d'erreur. Pour en lire plus...
  20. Malgré des pertes nettes de 5,9 milliards de dollars à son quatrième trimestre, en forte hausse par rapport à la même période il y a un an, le fabricant automobile n'a pas l'intention de demander l'aide de Washington. Pour en lire plus...
  21. Le géant américain du crédit immobilier Fannie Mae a annoncé lundi qu'il allait probablement demander 11 à 16 milliards $ d'aide au gouvernement fédéral. Pour en lire plus...
  22. Relancer l'économie avec les infrastructures ? 22 janvier 2009 - 06h33 La Presse Stéphane Paquet Après avoir abaissé son taux directeur à 1% mardi, la Banque du Canada a prévenu que l'économie canadienne se contracterait de 1,2% cette année. Face à ces prévisions moroses, les yeux se tournent vers le ministre des Finances, Jim Flaherty, qui a promis d'appuyer sur l'accélérateur mardi prochain, avec la présentation d'un budget expansionniste. Son discours doit notamment contenir des dépenses en infrastructures et des baisses d'impôts. Laquelle de ces options peut le plus relancer une économie qui s'enlise? Automne 2007. Le gouvernement fédéral s'apprête à faire un cadeau aux consommateurs canadiens, en baissant la TPS de 6% à 5%. Le maire de Maniwaki Robert Coulombe, qui est par la suite devenu président de l'Union des municipalités du Québec, saute dans sa voiture et se rend à Québec. Il veut convaincre les trois partis à l'Assemblée nationale de mettre la main sur ce pactole d'un peu plus d'un milliard de dollars et de créer un fonds qui permettra de réparer les infrastructures municipales. L'UMQ n'a pas réussi à convaincre Québec. Les Québécois ont eu droit à leur baisse de TPS. Les routes, les ponts, les aqueducs et les égouts vieillissants ont dû attendre, l'aide supplémentaire n'est pas venue. Mardi, quand le ministre Flaherty présentera son budget, à Maniwaki comme dans les autres villes du pays, les maires devraient être plus chanceux que ne le fut la délégation de l'UMQ à l'automne 2007. Dans ses quelques déclarations claires sur le contenu de son budget, le ministre n'a pas caché qu'il y aurait de l'argent pour les infrastructures. «C'est la meilleure façon de mettre les gens à l'emploi et de créer de l'activité économique», souligne M. Coulombe, du cellulaire de sa voiture. Il n'est pas le seul à attendre avec espoir les milliards d'Ottawa. Une majorité d'économistes pensent aussi que c'est le meilleur moyen de relancer l'économie canadienne qui s'enlise. Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint chez Desjardins, est de ceux-là. «Ce qui est important, c'est qu'on injecte de l'argent rapidement, de façon efficace dans l'économie et de le faire directement.» Pour lui, c'est aux gouvernements à agir, pas aux consommateurs par l'entremise d'une baisse d'impôt. De plus, comme Barack Obama l'a fait en mettant l'accent sur l'environnement et l'énergie, les investissements gouvernementaux permettent aux autorités de donner une direction à l'économie, de les insérer dans "une vision à moyen terme de ce que va être l'économie dans trois ou cinq ans". Compte tenu de l'état actuel de l'économie, tout le monde s'entend sur le fait qu'Ottawa doit prendre des mesures qui auront un effet rapidement. Depuis la semaine dernière, le ministre fédéral des infrastructures, John Baird, répète même qu'il est prêt à revoir des lois sur la protection de l'environnement pour s'assurer que les projets décolleront rapidement. Aussi, il espère s'entendre avec les provinces pour éviter que les impacts environnementaux ne soient étudiés deux fois, une première par les provinces, une seconde par le fédéral. Selon les calculs de M. St-Maurice, il faut environ 15 milliards d'investissements annuels pour augmenter le PIB de 1%. D'autres plus optimistes, qui attribuent un plus grand impact aux dépenses d'infrastructures, parlent plutôt de 12 milliards. Les pessimistes font état de 20 milliards. Pas tout dans le même panier L'économiste en chef de Valeurs mobilières Laurentienne, Carlos Leitao, classé deuxième meilleur économiste au monde par Bloomberg l'automne dernier, était aussi grandement favorable aux dépenses d'infrastructures pour relancer l'économie. Notez bien le temps du verbe ici: était, à l'imparfait. «Oui aux infrastructures, mais je ne mettrais pas tous mes oeufs là-dedans», dit-il. Ce qui l'a récemment fait changer d'avis, en partie du moins, c'est l'ampleur du déficit anticipé à Ottawa, autour de 40 milliards. M. Leitao craint qu'Ottawa ne se mette à trop dépenser, qu'il y ait du gaspillage. «Il y a un risque qu'on fasse des routes vers nulle part», dit-il, en référence au "pont vers nulle part" rendu célèbre par Sarah Palin en Alaska. Une autre crainte, c'est qu'Ottawa arrive avec un gros projet. «Les études nous démontrent, dit-il, que ce qui est vraiment efficace pour stimuler l'économie, c'est une multitude de petits projets. Plus qu'un gros.» Il y a aussi un autre risque qui vient à l'esprit quand on écoute M. Coulombe, de l'UMQ: l'inflation. Si tous les gouvernements - fédéral, provincial, municipal - veulent des bétonnières dans leur cour arrière, les coûts risquent d'augmenter. Déjà, avec le programme québécois d'infrastructure lancé à la suite de l'écroulement du viaduc de la Concorde en 2006, les villes remarquent que les travaux coûtent «de 5% à 10% plus cher», selon le président de l'UMQ. «C'est une préoccupation... C'est l'ensemble des membres qui nous disent que les coûts des travaux sont plus importants.» Bémol de l'économiste de Desjardins: le secteur de la construction ayant ralenti ces derniers mois avec une perte de 44 000 emplois pour le seul mois de décembre, il y a une marge de manoeuvre. En plus de remettre du monde au travail, les travaux d'infrastructures ont d'autres avantages. D'abord, on peut arrêter de dépenser quand l'économie est relancée. Aussi, les gouvernements peuvent récupérer 35% de leurs dépenses en économies et en retombées fiscales, selon les chiffres des municipalités. Enfin, les dépenses laissent un héritage concret. Le maire de Maniwaki en rêve, de cet héritage, lui qui est prêt à rénover son aqueduc, mais n'a pas les 2,5 millions nécessaires pour le faire. Et à voir les tuyaux qui pètent au grand froid à Montréal et d'autres villes du Québec cet hiver, on comprend que bien d'autres maires en rêvent aussi. OTTAWA A D'AUTRES OUTILS DANS SON SAC Faciliter le crédit Les banques ont peur de prêter de l'argent? Il faut en injecter par un autre canal pour que les entreprises puissent emprunter et investir. C'est ce qui s'est produit en novembre quand Ottawa a annoncé un investissement de 350 millions de dollars dans la Banque de développement du Canada. Lundi, Ottawa a confirmé avoir versé 250 millions à la BDC, les 100 autres millions le seront plus tard. Avec cette première tranche, la BDC estime qu'elle pourra offrir 1,5 milliard de financement aux PME canadiennes. «Ça demeure une estimation», explique Michel Bergeron, vice-président aux relations d'entreprise de la BDC, qui précise que la somme totale qui sera consentie dépendra du niveau de risque des prêts. Ottawa pourrait mardi prochain revenir à la charge avec de l'argent supplémentaire pour aider les entreprises à se financer. La BDC compte 28 000 clients. Recycler les travailleurs L'idée, toute simple en apparence, c'est de prendre des travailleurs d'une industrie en déclin et les former pour qu'ils aillent combler les postes de secteurs en croissance. Le travail d'Ottawa et des provinces, c'est de s'assurer que les chômeurs trouvent des cours et puissent retourner vite sur le marché du travail. En pratique, de tels programmes ont parfois donné des résultats mitigés dans un passé pas si lointain. Des travailleurs de l'industrie forestière de Lebel-sur-Quévillon, qu'on a formés pour devenir mineurs, se sont retrouvés le bec à l'eau quand la mine n'a plus eu besoin d'eux, les prix des matières premières ayant plongé comme celui du bois et du papier. Bonifier l'assurance emploi Pour que les personnes qui ont perdu leur emploi continuent à dépenser, donc à faire rouler l'économie, Ottawa pourrait augmenter les chèques d'assurance emploi. En plus, le gouvernement fédéral pourrait réduire le nombre d'heures de travail nécessaire avant d'être couvert par l'assurance. Le montant assurable pourrait aussi être plus élevé. Bref, en donner plus aux chômeurs. Comme le souligne Carlos Leitao, de Valeurs mobilières Laurentienne, «ce sont des dépenses qui se font tout de suite». Et à peu près tout le monde s'entend sur la nécessité d'agir maintenant. Ottawa a toutefois des réticences: il sera politiquement difficile de réduire les prestations une fois la crise passée. Les cinq règles d'or pour relancer l'économie 1 Les mesures du gouvernement doivent être mises en place rapidement. 2 Il doit s'agir d'investissements plutôt que de dépenses. 3 Pour maximiser l'impact sur l'économie locale, les investissements doivent avoir une partie importée limitée (contre-exemple: investissement dans des machineries importées des États-Unis ou du Japon). 4 Les sommes injectées ne doivent pas être récurrentes, question d'éviter les déficits structurels. 5 Les investissements doivent être diversifiés afin d'éviter les pénuries de main-d'oeuvre, par exemple dans la construction.
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