Normand Hamel

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À propos de Normand Hamel

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    Né à l'Abord-à-Plouffe, QC
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    Brownsburg-Chatham
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  1. Pourtant j'étais remonté aussi loin que je pouvais en arrière et je ne l'avais pas vu. Cependant je ne me suis pas rendu jusqu'à trois mois. Il me semble que ce rendu devrait faire partie de la dernière séquence qui est très différente de la première.
  2. Un nouveau rendu plus détaillé du basilaire sur de Bleury. http://lemay.com/fr/what/projects/maestria
  3. Une nouvelle évocation en direction nord-sud plutôt que sud-nord comme l'on voit habituellement. https://lemay.com/fr/what/projects/parc-jean-drapeau
  4. Tu fais bien de le mentionner car il s'agit d'un point très important que plusieurs personnes ne semblent pas comprendre. En fait la direction de H-Q n'était pas très chaude à l'idée de développer le Labrador, principalement à cause des prix de l'énergie à cette époque. De plus le complexe Manic était en cours de réalisation. En fait c'est surtout Terre-Neuve qui poussait pour que l'on aille de l'avant avec ce projet et qui avait non seulement besoin de l'expertise d'Hydro-Québec mais aussi d'une garantie financière que seule H-Q pouvait assumer. C'était bien avant la crise du pétrole et c'est l'époque où l'on commençait à développer le nucléaire en Ontario, aux États-Unis et en Europe. On disait alors que l'électricité produite par le nucléaire serait si peu chère que l'on n'aurait même pas besoin de compteurs. Voici ce que en 1954 disait Lewis Strauss, alors président du conseil de la United States Atomic Energy Commission: "Our children will enjoy in their homes electrical energy too cheap to meter... It is not too much to expect that our children will know of great periodic regional famines in the world only as matters of history, will travel effortlessly over the seas and under them and through the air with a minimum of danger and at great speeds, and will experience a lifespan far longer than ours, as disease yields and man comes to understand what causes him to age." C'est pourquoi aujourd'hui on pourrait dire la même chose du prix que paye Hydro-Québec pour l'électricité du Labrador: too cheap to meter!
  5. That figure only covers the debt for Muskrat Falls. Besides, H-Q is now completing La Romaine at half the price and twice the power of Muskrat Falls. That makes this unnecessary project four times more expensive than the latest H-Q project. Since La Romaine is estimated to be between .06$ and .08$ per KW/hr my own estimate brings Muskrat between .28$ and .32$ per KW/hr and puts it in the category of the most expensive electricity in North America. An interesting solution for both Hydro-Québec and Newfoundland would be for H-Q to purchase the rights for the entire Churchill Falls complex while leaving a substantial participation (say 1/3) to Newfoundland which would now be relieved of an enormous debt and be able to permanently generate some profits. For H-Q the advantage would be long term because they would no longer need to renegotiate their contract when it will expire.
  6. Hydro-Québec already owns 1/3 of it via its participation in CFLCo.
  7. Les Canadiens paieront-ils pour le fiasco de Muskrat Falls? Le projet le plus ambitieux jamais entrepris par Terre-Neuve-et-Labrador a donné lieu au plus grand échec de son histoire. Le barrage hydroélectrique de Muskrat Falls a plongé le gouvernement dans une crise financière sans précédent. Les contribuables canadiens deviendront-ils la bouée de sauvetage d’une province qui croule sous les dettes? Marc Godbout - Radio-Canada Par un froid mordant, des navettes déposent et récupèrent les travailleurs pour les amener jusqu’au chantier de Muskrat Falls. La scène a lieu à une trentaine de kilomètres de la future centrale du bas du fleuve Churchill. Électriciens, soudeurs, mécaniciens, peu importe leur métier, ils sont très conscients des dérapages du projet. Mais dans ce milieu où tout le monde connaît tout le monde, parler publiquement devient risqué. Le taux de chômage dépasse par moments les 15 % et on ne veut surtout pas compromettre son emploi. Certains acceptent de s’exprimer, mais sous le couvert de l’anonymat : « C’est un bar ouvert. Personne n’est redevable, c’est comme ça depuis le début. » « On sera vraiment chanceux si on s’en tire en bas de 15 milliards [de dollars], trop d’erreurs ont été commises, trop de travaux ont dû être refaits. On a hypothéqué l’avenir de la province. » – Opérateur d'équipement lourd Le mégaprojet est maintenant réalisé à 96 %. L’après-Muskrat Falls préoccupe grandement les travailleurs, puisqu’un avenir incertain attend la province. Avant de prendre la route qui doit le mener au chantier principal, un travailleur confie ceci : « Tout le monde va finir par payer pour cette incompétence, moi, vous, c’est inévitable. » Le bras d’honneur Muskrat Falls devait être la réponse à l’injustice du contrat historique de Churchill Falls, la vengeance de Terre-Neuve-et-Labrador qui n’a jamais digéré l’entente de 1969. Hydro-Québec s’était alors engagée à acheter presque toute l’électricité produite à la centrale du Labrador. Un contrat valide jusqu’en 2041 qui permet au Québec de payer un prix dérisoire et d’engranger de très forts profits en revendant cette électricité aux Américains. L’ancien premier ministre, Danny Williams, avait juré que les Terre-Neuviens ne se laisseraient plus jamais exploiter par le Québec. Le 18 novembre 2010, il a dévoilé son grand jeu. Ce jour-là, l’ambiance était survoltée. Au sommet de sa gloire, le très flamboyant Danny Williams a promis de léguer « le plus grand héritage » à sa province : le projet hydroélectrique Muskrat Falls. Le grand rêve de l’autonomie énergétique allait enfin pouvoir se concrétiser, affirmait l’ex-premier ministre conservateur. « Cette journée revêt une grande importance historique pour Terre-Neuve-et-Labrador, alors que nous avançons dans le développement du projet du Bas-Churchill, selon nos propres termes et en l'absence de l'emprise géographique du Québec qui a trop longtemps déterminé le sort de la plus attrayante énergie propre en Amérique du Nord » – Danny Williams - 18 novembre 2010 Une semaine plus tard, Danny Williams quittait la vie politique. Sans le savoir, les Terre-Neuviens allaient être entraînés dans une véritable spirale. L’héritage de M. Williams? Muskrat Falls coûtera au moins deux fois plus cher que prévu : 12,7 milliards de dollars pour une population d’à peine 528 000 habitants. 12,7 milliards de dollars, c’est aussi le double du prix du complexe de La Romaine d’Hydro-Québec qui pourra générer deux fois plus d’énergie. « C’est un cancer, une faillite provinciale », lance Rachel Smith. Dans un hôtel du centre-ville, le même où Danny Williams avait fait son annonce en 2010, l’employée exprime sa frustration. Terre-Neuve-et-Labrador est maintenant prise dans un piège. Avec un endettement record de 14,7 milliards de dollars, le risque d’une insolvabilité se profile à l’horizon si rien n’est fait. Le projet de Muskrat Falls compte désormais pour 35 % de la dette nette de la province. Huit ans après l’annonce de M. Williams, le portrait est cruellement ironique. Muskrat Falls est maintenant destiné à produire une électricité à coût élevé dont Terre-Neuve n'a pas besoin et qu’elle pourrait même être incapable de revendre. Pour rentabiliser ce projet hydroélectrique, il faudrait au minimum doubler les tarifs d’électricité résidentielle d'ici 2022. Une telle décision est impopulaire et difficile à accepter dans cette province où la dette nette par habitant est la plus élevée de toutes les provinces canadiennes. Et cet écart s’agrandit. « Je ne vois pas comment je pourrais rester ici encore longtemps, c’est trop risqué », déplore Rachel Smith. « Et croyez-moi, je ne suis pas la seule à penser ainsi. » Dans cette province où le vieillissement de la population est le plus élevé et où le taux de natalité est le plus bas au pays, le poids financier pèse très lourd. Et dans la tête de bien des Terre-Neuviens, une solution est inévitable : un sauvetage fédéral. « Ottawa ne peut pas nous abandonner. Notre population vieillit et diminue. Nous avons besoin de services », fait valoir Sharon Halloway, nouvellement retraitée. Le Canada, pour le meilleur et pour le pire Quelques mots dans un document de Nalcor Energy publié il y a 5 ans prennent tout leur sens aujourd’hui et montrent à quel point ce problème provincial devient un problème canadien. Une phrase clé de cette société d’État qui gère les ressources énergétiques de la province et qui est maître d’oeuvre de Muskrat Falls attire l’attention. L’entreprise souligne avec insistance que le Canada est lié à ce projet pour le meilleur et pour le pire. « La garantie de prêt fournie par le gouvernement du Canada est une garantie de grande qualité qui procure une obligation directe, absolue, inconditionnelle et irrévocable, présente et permanente du Canada. » – Extrait du rapport de Nalcor décembre 2013 Cet engagement d’Ottawa de se porter garant jusqu’à concurrence de 7,9 milliards de dollars des dettes terre-neuviennes liées aux projets du Bas-Churchill est coulé dans le béton. En d’autres mots, si Nalcor manque à ses obligations, le gouvernement fédéral doit rembourser les prêteurs. Juste le fait d’y penser, David Vardy sort de ses gonds. « En garantissant les emprunts, Ottawa a activé ce projet qui n’aurait jamais dû aller de l’avant. Il a une grande part de responsabilité dans ce désastre. » L’ancien sous-ministre terre-neuvien, un économiste, raconte qu’il passait pour un fou quand lui et certains de ses anciens collègues émettaient de sérieux doutes sur la viabilité du projet avant même l’annonce de Danny Williams. « C'est maintenant un problème national. Nous ne pourrons pas respecter nos obligations en matière de paiement, alors oncle Ottawa devra venir à la rescousse. » – David Vardy, économiste David Vardy dirige aujourd’hui une coalition de citoyens préoccupés. Il croit que les Canadiens se retrouvent aujourd’hui les mains liées parce que les motivations politiques ont pris dessus sur le gros bon sens. Déterminé à gagner des sièges dans la province, le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait d’abord consenti à Terre-Neuve une première garantie d’emprunt de 5 milliards de dollars. C’était en novembre 2012 et cette annonce avait fait bondir le Québec, qui voyait en ce soutien financier d'Ottawa une concurrence déloyale envers Hydro-Québec. Cela n’allait pas empêcher les libéraux de Justin Trudeau d’y aller d’une garantie d'emprunt additionnelle de 2,9 milliards de dollars, un an après avoir pris le pouvoir. David Vardy ne décolère pas : « Il n’y a aucun moyen d’éviter d’en pâtir. Il n’y aura pas de solution facile. Où est le plan? » Tout est sur la table Le prochain chapitre du fiasco Muskrat Falls s’annonce à la fois mystérieux, complexe et politiquement délicat. Terre-Neuve-et-Labrador affronte la tempête parfaite : une tempête démographique, fiscale et financière. Arriver à stabiliser le navire avant qu’il ne s’échoue, sans créer la panique, est loin d’être évident. « La pression est clairement sur nous », affirme le ministre libéral Seamus O’Regan. Par nous, il entend les sept députés fédéraux terre-neuviens dont il fait partie. Mais il précise que le premier ministre est bien au fait du dossier et qu’il en fait une priorité. En coulisse, le travail est commencé. Dans son bureau de Saint-Jean, Seamus O’Regan pèse ses mots : « Il s’agit de conversations préliminaires, mais qui se poursuivent avec la province. » Si le ministre se garde bien de dévoiler le contenu de ses discussions, différents scénarios circulent dans les deux capitales. Le gouvernement fédéral pourrait : absorber graduellement les 7,9 milliards de dollars de dettes liées au projet Muskrat Falls dont il s’est porté garant; renégocier les termes des garanties d’emprunt; céder à Terre-Neuve-et-Labrador sa part de 8,5 % dans le lucratif champ pétrolifère Hibernia; accroître les fonds fédéraux dans une renégociation de l’Accord atlantique. « Tout ce que je vais dire, c’est que nous explorons une gamme d’options. Je ne vais rien exclure. » – Seamus O’Regan, ministre libéral de Terre-Neuve-et-Labrador La prescription se fait attendre Un défi titanesque attend le premier ministre libéral Dwight Ball. Et c’est à se demander comment il pourra arriver à redresser les finances publiques. Il veut atténuer la flambée des tarifs d’électricité, mais se garde bien de dire comment il compte s’y prendre. Dwight Ball promet de s’attaquer au déficit, mais il s’est déjà engagé à ne pas réduire les services à la population. « Nous ne sommes pas en faillite, mais cela demandera beaucoup de travail, beaucoup de dévouement, beaucoup d’engagements pour traverser les 5-10 prochaines années. » – Dwight Ball, premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador Malgré l’exploitation de son pétrole en mer, la province enregistre un déficit budgétaire de 547 millions de dollars. La province n’est pas admissible à la péréquation fédérale. Dans l’édifice de la Confédération à Saint-Jean, le pharmacien devenu politicien, ne veut pas parler des remèdes qu’Ottawa et lui envisagent. « Nous devons d’abord créer le cadre de négociation avant de pouvoir définir les solutions », affirme le premier ministre. Mais dans tous les cas, difficile de voir comment les contribuables canadiens n’y perdraient pas au change. Le gouvernement marche sur des oeufs. Il doit éviter la mauvaise publicité qui pourrait nuire davantage à la confiance des investisseurs. Le premier ministre Ball cherche à dédramatiser la situation : « Nous avons de bonnes ressources naturelles, beaucoup d'entre elles sont inexploitées et renouvelables. » Gagner du temps Dans les deux capitales, Ottawa et Saint-Jean, le choix des mots devient important. On préfère parler de répit plutôt que de sauvetage. On évite d’ébruiter le problème et régler la question semble l’approche privilégiée pour le moment. L’année 2019 n’offre aucun incitatif à précipiter les choses. Le gouvernement Trudeau doit faire face à l’électorat, l’automne prochain. Celui de Terre-Neuve-et-Labrador aussi. Ottawa joue gros. Venir à la rescousse de cette province atlantique créerait de toute évidence des mécontents dans le reste de la fédération. Une intervention d’Ottawa risquerait d’exacerber les tensions. D’autres provinces pourraient à leur tour appeler au secours. Qui est à blâmer? Devant la grogne populaire, une enquête publique est en cours. Elle doit faire la lumière sur les dérapages que Dwight Ball qualifie de « pire erreur financière de la province ». Mais encore là, le rapport final doit être remis le 31 décembre 2019, après les élections. La commission a déjà reçu environ 4,4 millions de documents depuis le début de l'enquête, indique le juge Richard Leblanc. Voici ce que la Commission d’enquête a déjà permis d’apprendre : le risque de dépassement de coûts de 500 millions de dollars, connu de Nalcor Energy au moment de la sanction du projet, n’a jamais été rendu public; les fonctionnaires provinciaux ont été écartés de l’examen du projet; des réserves émises par des consultants externes ont été soustraites des rapports de Nalcor Energy remis aux décideurs publics; les prévisions de consommation d’électricité ont été largement surestimées. La Commission n’a toutefois pas le mandat de se pencher sur le rôle du fédéral et sur le processus ayant mené à l’attribution des 7,9 milliards de dollars en garantie de prêt des gouvernements Harper et Trudeau. Le plan risque fort bien d’arriver une fois que le rugissement des turbines se fera entendre, après les élections. Et elles risquent d’être brutales. Le grand choc reste à venir : le premier versement de l’hypothèque est prévu pour 2021. Un paiement de 800 millions de dollars devra alors être versé dès la première année, les autres paiements seront de plus d’un milliard de dollars pour les années subséquentes. « Muskrat Falls est une solution à un problème que nous n’avons pas, c’est la triste et dure réalité », résume Gerry, un travailleur présent sur le chantier depuis le tout début des travaux. Le projet énergétique de la démesure sera déjà devenu un monstre très difficile à dompter, un monstre canadien. https://ici.radio-canada.ca/info/2019/02/muskrat-falls-terre-neuve-labrador-fiasco/
  8. Il ne faut pas confondre le tech et l'IA*. C'est vrai que le corridor Waterloo-Toronto est très fort en tech, mais pas en IA. Pourtant l'Université de Toronto avait une avance grâce à Geoff Hinton qui a choisi de retourner aux États-Unis travailler pour Google qui lui a offert un pont d'or. Cela a eu pour conséquence d'affaiblir la position de Toronto alors qu'au même moment Yoshua Bengio choisissait plutôt de rester à Montréal afin d'y établir un hub en IA avec une vision sur le long terme (on lui avait pourtant offert un salaire dans les sept chiffres). YB était à ce moment là l'une des quatre vedettes de l'IA dans le monde, et grâce à sa notoriété il a pu attirer à l'UdeM des élèves du monde entier (il supervise à lui seul 25 PhD et 5 Post-docs). Ce qui fait qu'aujourd'hui Montréal est de loin le plus grand centre académique au monde en IA. En 1993 YB a fondé LISA (Laboratoire Informatique des Systèmes Adaptatifs) à l'Université de Montréal et en 2014 a changé le nom pour Mila (Montréal Institute for Learning Algorithms) afin de s'assurer la coopération de McGill (son alma mater) qui est également très fort en IA. En 2017 il y avait 150 chercheurs à l'UdeM spécialisés en apprentissage profond et 50 à McGill spécialisés en apprentissage par renforcement (il n'existe aucune autre ville dans le monde où l'on retrouve les deux spécialités dans d'aussi grandes proportions). Aujourd'hui ils sont 350 chercheurs en IA au Mila. Je crois que le plus proche est Berkley avec une centaine de chercheurs. Le problème aux États-Unis et ailleurs au Canada c'est que les compagnies viennent chercher les experts en IA dans les universités et il ne reste plus personne pour former les étudiants. Un exemple: en 2015 Uber est venu recruter 30 chercheurs à Carnegie Mellon d'un seul coup. L'un des derniers Top Gun qui restaient à CM est venu prendre la direction de Microsoft AI à Montréal. À Waterloo il y avait la start-up Maluuba qui a choisi elle aussi de déménager à Montréal à la fin de 2016 avant d'être rachetée par Microsoft. Pourquoi ce déménagement? Parce que la grande majorité des experts en IA sont à Montréal (ce n'est pas moi qui le dit mais les fondateurs de Maluuba). D'ailleurs j'aurais pu me contenter de ce seul exemple pour répondre à ta question tellement ce move est éloquent. Au début de 2017 un journal de Toronto titrait "Sorry Montreal/Vancouver - Techstars chose Toronto." Il s'agissait de l'un des plus importants fonds d'investissement en tech. Or, un an après, presque jour pour jour, Techstars créait son tout premier fonds d'investissement en IA dans le monde à Montréal. Techstars aura donc choisi Toronto pour le tech et Montréal pour l'IA. Et pour s'assurer que Montréal garde sa position de leadership en IA on a regroupé les joueurs les plus importants en IA au même endroit: le O Mile-Ex (à terme on y attend 5000 chercheurs en IA sur deux pâtés de maisons). On y retrouve notamment le Mila (700 personnes in situ) et IVADO (1000 chercheurs affiliés). Element AI (dont il est question dans l'article) s'est également installée dans le O Mile-Ex. Ils étaient rendus 526 employés la dernière fois que j'ai vérifié. Ils ont réussi la plus grande levée de fonds de l'histoire de l'IA pour une start-up (dans le monde entier). Ils songent maintenant à aller en bourse et cela pourrait en faire le tout premier Unicorn en IA (1G$). Je pourrais continuer pendant des heures mais je m'arrêterai ici. J'espère qu'on aura compris que Montréal demeure à ce jour la capitale mondiale de l'IA. Pour l'instant cela repose essentiellement sur l'aspect académique. Mais il faut savoir et comprendre que tout est déjà en place pour permettre à un grand nombre de jeunes pousses de se développer dans ce qui est rapidement devenu un écosystème IA sans équivalent ailleurs dans le monde. * l'IA est un vaste domaine qui existe depuis des décennies. Mais par IA j'entends ici le secteur apprentissage machine qui a connu des avancées majeures ces dernières années et qui a fait renaître l'IA qui se trouvait alors en dormance. Les deux principaux sous-secteurs de l'apprentissage machine sont l'apprentissage profond (UdeM) et l'apprentissage par renforcement (McGill).
  9. Je viens d'en rajouter un autre, ce qui fait que tu es maintenant rendu à 15 downvotes. Ça t'apprendra à dire ce que tu penses!
  10. Article incroyablement biaisé en faveur de Toronto et qui ne reflète pas du tout la réalité canadienne en IA. Si l'article datait du 15 février 2017 je comprendrais, même si à ce moment là tout était déjà joué en faveur de Montréal. Mais en 2019 écrire un article concernant l'IA au Canada sans même mentionner Montréal, tout en laissant entendre que l'IA est essentiellement basée à Toronto? Il faut vraiment être de mauvaise foi! Ai-je besoin de mentionner que l'auteure de l'article est basée à Toronto?
  11. Tu as tout à fait raison. Nous avons une identité unique en Amérique du Nord qui n'a rien à voir avec la France, outre la langue. Mais cette vision vient de l'extérieur et nous n'avons aucun contrôle sur les impressions que peuvent avoir les touristes. Je comprends cependant l'effet que peut produire l'architecture que l'on retrouve en particulier dans le Vieux-Montréal, et le fait que tout soit écrit en français partout. C'est une réaction normale qui nous honore car la France est quand même le pays le plus visité au monde. Cependant les touristes qui sont allé aux deux endroits voient bien la différence entre nos bagels et les croissants parisiens. La cuisine montréalaise est en effet bien différente car elle est justement le résultat de ce mélange de diverses cultures dont tu parles. Mais la plus grande différence est l'attitude que nous avons envers les touristes. À Paris ils sont irrespectueux et condescendants, tandis que Montréal a la réputation d'une ville accueillante et chaleureuse. Ce que bien des touristes aiment, surtout les Américains, c'est d'être dépaysés tout en se sentant chez eux. Le petit côté européen de Montréal a la particularité de les séduire tout en se sentant rassurés par notre style de vie à l'américaine. Et c'est la même chose sur le plan des affaires où notre attitude est très européenne mais notre mode d'opération typiquement américain. Ma vision de Montréal: un gros village gaulois qui au lieu de tenir tête aux Romains a résisté aux Britanniques tout en se laissant séduire par le rêve américain.
  12. Il s'agirait de difficultés liées au gel et au dégel, mais je ne sais pas quoi exactement.
  13. J'ai appris d'une source fiable qu'il pourrait y avoir d'autres retards. Apparemment, l'hiver leur apporterait certaines difficultés non prévues. Je n'en sais pas plus. À suivre.
  14. Donald Trump signe un décret faisant de l’intelligence artificielle une priorité Ce lundi, dans un communiqué, le gouvernement américain a annoncé la signature par Donald Trump d’un « Executive Order » sur l’intelligence artificielle. Ce décret appelle à faire de l’IA une priorité sans qu’un montant ou une stratégie particulière ne soient définis à ce stade. L’Executive Order signé par le président américain demande à ce “que le gouvernement fédéral consacre toutes ses ressources” à l’innovation en matière d’IA : “Les Américains ont énormément bénéficié d’avoir été des précurseurs et des leaders internationaux dans l’IA […] Néanmoins, compte tenu de la vitesse à laquelle avance l’innovation en intelligence artificielle, nous ne pouvons rester passifs en nous disant que notre suprématie est garantie”. “Le maintien du leadership des États-Unis en matière d’IA est essentiel à la préservation de la sécurité économique et nationale des États-Unis et à l’évolution mondiale de l’IA d’une manière qui soit conforme aux valeurs, aux politiques et aux priorités de notre pays” Il s’agit donc de “protéger l’avantage [américain] dans l’IA et les technologies cruciales pour les intérêts liés à la sécurité nationale et à l’économie contre des concurrents stratégiques et adversaires étrangers”. L’initiative devrait être coordonnée par le Comité spécial sur l’intelligence artificielle du Conseil national des sciences et de la technologie. Selon la MIT Technology Review, le gouvernement américain espère mettre en place une stratégie en 5 points : Réallouer en priorité les fonds dédiés à l’IA Mettre à disposition des chercheurs des ressources suffisantes Établir des normes avec le National Institute of Standards and Technology (NIST) Mettre en place une formation les employés S’engager pour que « l’IA soit développée conformément aux “valeurs et intérêts” américains. Ce décret intervient dans un contexte tendu entre les États-Unis et la Chine, notamment au sujet des technologies. De nombreux observateurs s’interrogent toutefois sur le montant alloué par le gouvernement américain à cette initiative de prioritisation de l’intelligence artificielle à l’heure où d’autres pays tels que la Chine, le Canada, la France, le Royaume-Uni ou encore les Émirats Arabes Unis ont lancé des plans d’action et investit ces derniers années. https://www.actuia.com/actualite/donald-trump-signe-un-decret-faisant-de-lintelligence-artificielle-une-priorite/