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Un auteur dénonce l’«apartheid» universitaire au Québec.

 

Même si le poids démographique des anglophones est inférieur à 6% au Québec, les universités anglophones s’y partagent près de 30% du budget. Aux yeux de l’auteur Louis Préfontaine, c’est à ce problème que devrait répondre le gouvernement lorsqu’il est question du sous financement des universités du Québec. À l’occasion de la sortie du livre Apartheid universitaire, Métro s’est entretenu avec l’auteur.

 

Vous dénoncez le surfinancement des universités anglophones. Le titre de votre livre, Apartheid universitaire, est-il volontairement provocateur?

C’est pour faire prendre conscience qu’il y a deux réseaux parallèles d’éducation. On a un réseau francophone qui a une très faible vitalité avec des revenus moindres. La minorité anglophone du Québec jouit d’un réseau d’éducation largement mieux financé per capita que celui de la majorité francophone. On peut donc considérer qu’il y a une forme d’apartheid entre les réseaux. C’est une forme de discrimination à l’égard du Québec. On a qu’à regarder notre réseau pitoyable d’universités francophones. Mais oui, il y a une composante de provocation dans mon titre, mais il est assumé.

 

Selon vous, la solution est de financer les universités anglophones selon le poids démographique des cette communauté au Québec?

On ne prend pas les moyens d’assurer la vitalité de notre langue. Ce que je propose dans mon livre est de régler une injustice et de financer les universités anglophones en fonction de leur poids démographique. Et même en faisant cela, on leur donnerait plus que ce que les minorités des autres pays reçoivent.

À ce sujet:

 

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Si on finançait de manière équitable les universités au Québec, il faudrait franciser les Universités Bishop, McGill et la moitié de Concordia. Ça vous donne une idée de l’ampleur du surfinancement. -Louis Préfontaine, auteur d’Arpatheid universitaire

 

Mais il n’y a pas que des anglophones dans ces universités…

C’est vrai et c’est correct. Mais ce serait bien aussi qu’il y ait des anglophones dans les universités francophones. Il y a aussi beaucoup d’étudiants étrangers dans ces universités qui sont financés avec nos impôts. On attire des gens (et notamment des Français) qui ne souhaitent pas de participer à la culture québécoise mais plutôt à la culture majoritaire anglophone nord-américaine. En soit, ce n’est pas un problème. Le problème c’est que nous payons pour ça. S’il y avait une université privée, elle pourrait faire ce qu’elle veut. Mais en ce moment, 50% des étudiants de McGill ne viennent pas du Québec. Et nous, nous payons pour ces gens-là.

 

Sans McGill, le Québec ne se classerait pas dans les meilleurs palmarès d’universités…

Oui McGill est une très bonne université, mais c’est une université qui ne favorise pas l’ouverture à la culture québécoise. Et si on donnait à l’UQAM les sommes que l’on donne à McGill ou si on donnait une faculté de médecine à l’UQAM on améliorait sa réputation et sa qualité. McGill, historiquement, est un symbole de la domination de la minorité de langue anglaise au Québec et ils n’ont jamais accepté le fait qu’ils ne sont plus une minorité canadienne, mais une minorité québécoise. Et c’est la clé pour comprendre le problème actuel.

 

Votre livre sort dans un contexte propice où le financement universitaire est dans l’actualité.

Oui. Je n’en parle pas directement dans le livre, mais c’est aussi un argument aux étudiants pour le dire regardez il y a moyen de réaménager les choses pour aller chercher les sommes dont le gouvernement a besoin.

 

Le cas McGill

L’université McGill reçoit 1,2 G$ du 1,7 G$ que les universités anglophone reçoivent (71%) du Québec. En prenant le financement de chaque institution séparément (et non pas en réseau comme le réseau de l’Université de Montréal qui comprend HEC et Polytechnique), McGill est l’université la plus financée au Québec. Et un étudiant sur deux à McGill vient de l’extérieur du Québec. M. Préfontaine se demande donc pourquoi ce serait au Québec de financer cette situation.

 

http://journalmetro.com/actualites/national/65422/un-auteur-denonce-lapartheid-universitaire-au-quebec/

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des questions pertinentes, certes, mais je pense qu'il faudrait aller très loin pour trouver un parent qui - le cas échéant - préfèrerai n'importe quel université francophone à mcgill. c'est un moteur économique majeur, un des meilleurs universités en amérique du nord, et plein de francophones qui cherchent une éducation largement supérieur à ce qu'on trouve ailleurs au québec. francisation oui, mais peu à peu, et d'une façon sage - déjà on a de la misère à attirer des profs vedettes, imaginez donc une situation ou on se limite aux québécois, aux français, et aux pelle-melles français deuxième langue. modifier la structure des frais de scolarité pour que les non-québécois payent plus cher, oui, mais sans fermer de portes pour nos étudiants québécois qui comptent étudier ailleurs au canada (surtout au cycles supérieurs), et surtout ne pas le faire d'une façon qui nuit au budget global.

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Bon, encore une fois c'est la faute des maudits anglais! :rolleyes: Franchement, qu'ils commencent par augmenter la qualité d'éducation dans les universitlés francophone au lieu d'essayer de rabaisser les universités anglophones.

 

As-tu lu l'article? On parle d'inégalité dans le financement. C'est assez évident que les université anglophones du Québec recoivent une part un peu trop grande du gâteau par rapport au poids démographique des anglophones.

 

Concernant la qualité de l'éducation, j'ai étudié à l'Université de Sherbrooke et à l'Université de Montréal et je considère que j'ai reçu une éducation de grande qualité. Si je compare avec une amie qui se pogne le derrière à deux mains pour des A à Concordia, c'est encore plus évident.

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As-tu lu l'article? On parle d'inégalité dans le financement. C'est assez évident que les université anglophones du Québec recoivent une part un peu trop grande du gâteau par rapport au poids démographique des anglophones.

 

Concernant la qualité de l'éducation, j'ai étudié à l'Université de Sherbrooke et à l'Université de Montréal et je considère que j'ai reçu une éducation de grande qualité. Si je compare avec une amie qui se pogne le derrière à deux mains pour des A à Concordia, c'est encore plus évident.

 

In case you weren't aware, the same funding formula is applied by MELS to all Quebec Universities, and is based entirely on the number of full time equivalent students and the disciplines they are studying. There is no part of the formula based on language or origin of student. Therefore, all universities are equally funded in Quebec.

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Il fait également référence au fait que des étudiants étrangers français aillent étudier à McGill plutôt qu'ailleurs, vas-t-on à partir de maintenant dire que si tu viens d'un pays francophone, tu ne peux qu'aller étudier dans une université francophone? Si c'est le cas, ce sera une perte nette pour le Québec, ces étudiants vont aller ailleurs. Et au contraire, si McGill attire par exemple 10000 étudiants étrangers, les 1000 français qui vont être admis sont 1000 personnes de plus à Montréal qui vont parler français dans les restos, commerces et autres, plutôt que 1000 étudiants d'ailleurs qui peut-etre ne se forçeront pas à apprendre plus que oui/non/bonjour/merci!

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In case you weren't aware, the same funding formula is applied by MELS to all Quebec Universities, and is based entirely on the number of full time equivalent students and the disciplines they are studying. There is no part of the formula based on language or origin of student. Therefore, all universities are equally funded in Quebec.

 

Je me suis mal exprimé. Oui, toutes les universités sont subventionnées de façon égale, mais ce que je critique plutôt est le nombre de place dans les universités anglophones. Si tu additionnes les places de Mcgill, Concordia et Bishop, le total est d'au moins 80 000 places pour étudiant. C'est beaucoup. En tant que payeur de taxes, je me questionne sur la nécessité d'avoir autant d'argent servant à subventionner ces places. Je suis conscient du rôle majeur que Mcgill, une excellente institution, joue pour Montréal. En même temps, il serait intéressant d'augmenter la capacité des universités francophones.

 

Solutions possibles:

Convertir Concordia en une université bilingue.

Plusieurs francophones étudient dans les institutions anglophones (souvent pour améliorer leur anglais), mais peu d'anglophones fréquentent les universités de langue française. On entends souvent que les anglophones de Montréal sont parmi les plus bilingues. Rien ne les empêche donc d'accéder à l'université de langue française s'ils souhaitent étudier à Montréal.

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Je me suis mal exprimé. Oui, toutes les universités sont subventionnées de façon égale, mais ce que je critique plutôt est le nombre de place dans les universités anglophones. Si tu additionnes les places de Mcgill, Concordia et Bishop, le total est d'au moins 80 000 places pour étudiant. C'est beaucoup. En tant que payeur de taxes, je me questionne sur la nécessité d'avoir autant d'argent servant à subventionner ces places. Je suis conscient du rôle majeur que Mcgill, une excellente institution, joue pour Montréal. En même temps, il serait intéressant d'augmenter la capacité des universités francophones.

 

Solutions possibles:

Convertir Concordia en une université bilingue.

Plusieurs francophones étudient dans les institutions anglophones (souvent pour améliorer leur anglais), mais peu d'anglophones fréquentent les universités de langue française. On entends souvent que les anglophones de Montréal sont parmi les plus bilingues. Rien ne les empêche donc d'accéder à l'université de langue française s'ils souhaitent étudier à Montréal.

 

Je comprends maintenant ce que tu dis. However, the capacity of every university in Quebec being unlimited, there is no need to convert any universities. For example, UQAM or UdeM just has to admit more students. In fact, because the funding formula for Quebec universities is almost entirely driven by the size of the student population, every university has been growing significantly over the past decade just to have more money. In other words, the size of any university in Quebec is not what's stopping more Quebec students from going to university.

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Mcgill one of the top rated universities in the world. Where is UQAM?

 

Another bullshit scheme by another separatist (like bxlmontreal) to show that Anglo's are trying to conquer French people :shiftyeyes:

 

Allright, so what if we cut all those Mcgill subsidies and give them to UdM, would McGill still be #1 ??

I understand you english people are running high on government money, even tough you critize it all the time. pretty bad !!

 

i was going to critize that article but i read your post. i almost feel like like agreeing with it now.

Quand je lis des choses comme ça, je sens un retour en force du mouvement séparatiste au Québec. Un ménage s'impose prochainement, avec les conséquences que cela implique.

 

 

Since english students don't take part in the strikes, they sould assume any raise in tuition fees, especially since they are so expensive for Quebec.

 

It is not reasonable for a poor province like Quebec to subsidize english, we will all agree.

If english can't thrive by itself in Quebec, i believe it should simply die. Just like french in the rest of Canada.

 

On pourrait franciser l'université McGill peut-être ?

 

Ou investir dans l'Université de Montréal, qui avec quelques millions pourrait fournir une éducation de qualité similaire (quoique c'est déjà le cas, j'ai suivi des cours dans les deux universités, et tout était très identique. c'est une question de se pêter les bretelles une fois le diplôme reçu...)

 

McGill better than UdM ? explain why !!

Edited by cjb
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Full of hot air CJB. Why do many franco's prefer anglo uni's? Because they know the world functions in English....

 

Peut-être aussi parce qu'il y a trop de place en anglais comparé aux places en français. Un étudiant qui veux allé en médecine par exemple, il y a environ 725 places disponibles. McGill a +/-172 de ces places ce qui représente 24% des places disponibles au Québec alors que la population anglophone est bien en deçà de ce pourcentage. Alors des étudiants francophones doivent s'inscrire à McGill vu le manque de place en Français... C'est bien plus complexe que vous ne l'entendez. Même chose pour d'autres programmes contingentés.

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