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  1. Écarts importants entre universitésMise à jour le vendredi 17 août 2007, 11 h 46 . Campus de l'Université Laval (archives) Avec la rentrée universitaire qui est à nos portes, les étudiants doivent s'acquitter de frais d'inscription. Dans les universités québécoises, les écarts entre ces frais sont parfois importants. L'Université du Québec a les frais d'inscription les plus bas du Québec avec 1012 $. L'Université Laval et l'Université de Sherbrooke viennent au second rang avec notamment 1098 $ pour l'Université Laval. Il en coûte 65 $ de plus pour une inscription à l'Université de Montréal. La palme revient à l'Université McGill avec 1775 $ dont près de 1000 $ uniquement pour les frais afférents, selon un porte-parole de l'association étudiante, Max Silverman. Ces frais d'inscriptions dans les universités québécoises contrastent avec les universités ontariennes. Selon Simon Chapleau de l'Université d'Ottawa, la Faculté de médecine est un bon exemple avec des coûts d'inscription à un semestre d'environ 7500 $. À l'Université Laval, quelle que soit la faculté, les frais d'inscription demeurent les mêmes. L'Université Laval attend cette année 38 000 étudiants, soit le même nombre que l'an dernier.
  2. Le mardi 23 octobre 2007 5,6 milliards pour retaper les écoles La ministre Michelle Courchesne a fait plaisir au monde de l’éducation hier en annonçant des investissements de 5,6 milliards dans les infrastructures pour corriger «30 années de laisser-aller». (Archives PC) Agrandir l'image La ministre Michelle Courchesne a fait plaisir au monde de l’éducation hier en annonçant des investissements de 5,6 milliards dans les infrastructures pour corriger «30 années de laisser-aller». Archives PC Violaine Ballivy La Presse Des toits qui coulent et des fenêtres qui laissent passer le vent: Québec n'en veut plus dans ses écoles et allongera 5,6 milliards d'ici 2012 pour corriger «30 années de laisser-aller». Après celui des Transports, c'était au tour du ministère de l'Éducation de chiffrer sa ration de la cagnotte de 30 milliards que Québec dépensera pour remettre en état les infrastructures de la province. Taille du texte Taille du texte Imprimer Imprimer Envoyer Envoyer À consulter aussi Lisez d'autres articles sur ces sujets : Macro-économie (100%) Écoles, collèges et lycées (99%) Université (82%) Budget (80%) Autres nouvelles À consulter aussi Les 3560 édifices des commissions scolaires du Québec obtiendront la plus grosse part du gâteau avec une enveloppe de 3,3 milliards répartie sur cinq ans. Cet argent servira d'abord aux «réparations d'urgence» dans ces écoles majoritairement construites sous Duplessis pour accueillir les hordes de baby-boomers. Elles portent aujourd'hui le poids de leur âge et le déficit d'entretien y frise les 2 milliards. Mais Michelle Courchesne tient aussi à moderniser et rendre plus agréables les locaux. Elle a fait son annonce hier à l'école secondaire Saint-Luc, à Montréal, où les 350 élèves inscrits à la concentration en musique ne disposent pas d'un auditorium adéquat pour leurs représentations. «C'est le genre de chose que l'on pourra corriger», a-t-elle indiqué. «Les écoles sont beaucoup plus que des lieux de savoir, ce sont de véritables milieux de vie. Plus nos établissements seront propres, sains, attrayants et sécuritaires, plus nos jeunes auront le goût d'y passer du temps, d'y réussir et d'y réaliser des projets d'avenir», a indiqué la ministre, évoquant le besoin de «réparer les erreurs du passé». Les 48 cégeps obtiendront de leur côté 800 millions pour leurs 200 immeubles, tandis que les universités empocheront à elles seules un milliard, pour un total de 540 édifices. La priorité sera de combler les lourds déficits d'entretien accumulés, mais aussi de construire des laboratoires et de voir à la mise à niveau des systèmes informatique et de sécurité. Enfin, une enveloppe de 442 millions sera distribuée au fil des cinq prochaines années pour «améliorer et remplacer» des équipements, au gré du ministère en fonction des projets qui lui seront soumis. Les modalités n'ont toutefois pas encore été détaillées. Satisfaction Cette distribution de millions a fait naître plusieurs sourires hier, même si une part importante avait déjà été annoncée dans le dernier budget et que les investissements en argent frais s'élèvent en réalité à 1,4 milliard. Gaëtan Boucher, président de la Fédération des cégeps, a salué la répartition équitable des subventions entre les trois niveaux d'enseignement. «On a eu du mal à se faire entendre dans le passé et le partage était souvent inéquitable. Mais le Ministère nettoie l'ardoise cette fois. Son évaluation de nos besoins correspond à la nôtre.» Transferts fédéraux Ces sommes, calcule M. Boucher, permettront aussi de faire un usage plus intéressant des transferts fédéraux annoncés par Ottawa dans son dernier budget. Les millions promis pourront être dépensés pour améliorer les services offerts aux étudiants, plutôt que pour assurer l'entretien minimal des établissements. André Caron, président de la FCSQ, a parlé hier d'«investissements majeurs qui permettront de maintenir à tout le moins la tête au-dessus de l'eau», une évaluation de la situation qui a trouvé un écho au sein des universités. Réaction positive La présidente de la Confédération des recteurs et des principaux des universités, Heather Munroe-Blum, a réagi «très positivement» à la lecture du plan, jugeant qu'il permettra à la fois d'assurer le maintien des actifs universitaires et de régler, sur une période de 15 ans, le problème de déficit d'entretien.
  3. Le contrat vise l'élaboration et la gestion d'une plateforme électronique destinée aux écoles, aux collèges et aux universités financés par les fonds publics de l'Ontario. Pour en lire plus...
  4. Universités: Courchesne est prête pour le coup de barre Le Devoir, Clairandrée Cauchy Édition du mercredi 10 septembre 2008 Le projet de loi sur la gouvernance sera déposé cet automne contre vents et marées, a-t-elle révélé au Devoir La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a annoncé au Devoir sa ferme intention de présenter un projet de loi sur la gouvernance des universités. Que les recteurs d'université se le tiennent pour dit, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est déterminée à présenter cet automne un projet de loi sur la gouvernance des universités. En dépit des résistances observées dans le milieu universitaire, la ministre entend exiger la présence de deux tiers de membres indépendants au sein des conseils d'administration des universités. «En terme de gouvernance, le conseil d'administration doit pouvoir jouer pleinement son rôle. Pour ce faire, dans les règles de bonnes pratiques de gouvernance, que ce soit dans les hôpitaux, les universités, les cégeps, les entreprises, je crois à la nécessité des deux tiers de membres externes», a soutenu Mme Courchesne lors d'une rencontre éditoriale sur ses priorités de la rentrée, soulignant que ce principe a déjà été imposé aux sociétés d'État. Au printemps, la ministre a rencontré les présidents des conseils d'administration des différentes universités ainsi que les recteurs afin de discuter des les suites à donner aux recommandations du Groupe de travail sur la gouvernance des universités, présidé par le professeur des Hautes Études commerciales Jean-Marc Toulouse. Elle entend les rencontrer de nouveau au cours des prochaines semaines, avant de faire cheminer un éventuel projet de loi dans les officines gouvernementales. Ce principe d'une forte présence de membres indépendants ne passe cependant pas comme une lettre à la poste dans le milieu universitaire. «Les universités ne veulent pas de loi. Elles pensent qu'elles peuvent modifier la situation à travers leurs chartes. Je sens une grande réticence, une résistance à ce que le gouvernement adopte une loi pour assujettir les universités aux principes de gouvernance reconnus», a constaté Mme Courchesne. Elle n'entend cependant pas s'en remettre à la bonne volonté pour parvenir à ses fins. «Il faut que les universités finissent par accepter qu'elles sont très majoritairement financées par les contribuables québécois, donc par des fonds publics. Cela veut dire qu'une gouvernance appropriée doit être mise en oeuvre, et une reddition de comptes détaillée. [...] Dans une société moderne, les universités ne peuvent échapper aux principes reconnus de gouvernance. Certaines de ces universités les enseignent d'ailleurs», a-t-elle lancé. La ministre attribue les hésitations à la crainte des membres des communautés universitaires d'être tenus à l'écart des centres décisionnels que sont les conseils d'administration. «Ce n'est pas notre objectif, tranche Mme Courchesne. Les dirigeants des universités devront développer, institutionnaliser leur capacité de rendre des comptes et de faire participer la communauté universitaire dans des forums», pour compenser la représentation moins importante des acteurs de l'université au sein des conseils d'administration. La loi sur la gouvernance des universités devrait aussi prévoir l'obligation de former un comité de vérification interne ainsi qu'un comité consacré aux ressources humaines. On y définirait aussi les rôles respectifs du président du conseil, des membres, du recteur ou encore du président du comité de vérification. Cet éventuel projet de loi fait non seulement écho au rapport Toulouse, mais aussi à celui du Vérificateur général sur la situation financière de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), déposé en juin dernier. Le Vérificateur y montrait du doigt la composition du conseil d'administration de l'UQAM, où siègent une majorité de membres qui travaillent ou étudient à l'université. «Se considèrent-ils tous comme des administrateurs chargés de défendre les grands enjeux de l'université, dont son équilibre financier, au risque de déplaire soit au recteur, soit au groupe qu'ils représentent ou se voient-ils plutôt comme des représentants des intérêts de leur groupe», s'interrogeait alors le Vérificateur général. La ministre Courchesne refuse cependant de voir dans ce dossier uniquement une réaction aux problèmes survenus à l'UQAM avec le dérapage immobilier. «Arrêtez de penser que c'est juste l'UQAM. Je ne vais pas dévoiler ce que je constate dans d'autres universités, mais je les suis toutes», a-t-elle affirmé. Outre l'enjeu de la gouvernance des universités, les correctifs à apporter aux programmes de formation au primaire et au secondaire, pour rectifier le tir de la réforme scolaire, figureront aussi en bonne place sur la table de travail de Mme Courchesne et de son ministère. D'ici à la fin du mois, le ministère devrait pouvoir fournir aux enseignants la nouvelle mouture des programmes de français du primaire, revue et corrigée pour préciser les connaissances qui doivent être acquises par les élèves chaque année. Ce que l'on appelle la «hiérarchisation des savoirs» en jargon pédagogique devrait ensuite se poursuivre pour les autres matières, au primaire comme au secondaire. La loi sur la gouvernance des commissions scolaires, déposée au printemps, devrait aussi revenir au menu législatif de l'automne.
  5. FRANÇAIS McGill et Concordia affirment que les exigences de Québec nuisent au recrutement 9 février 2015|Giuseppe Valiante - La Presse canadienne| Actualités en société L'Université McGill Photo: Neil Howard CC L'Université McGill Des universités anglophones québécoises affirment avoir des difficultés à recruter des professeurs étrangers en raison des exigences en français qui deviennent un obstacle lorsqu’elles tentent d’attirer chez elles des individus hautement spécialisés en provenance d’autres pays. Des professeurs et recruteurs des universités McGill et Concordia affirment que le processus complexe d’immigration au Québec, qui s’appuie sur un système de points, les place dans une situation désavantageuse en comparaison avec les institutions des États-Unis et des autres provinces canadiennes. En 2013, le gouvernement péquiste avait haussé les exigences en français pour les immigrants qui faisaient une demande de résidence permanente, une décision qui a causé des maux de tête aux recruteurs, selon des dirigeants de Concordia et McGill. En entrevue, la ministre de l’Immigration Kathleen Weil a indiqué que le gouvernement libéral avait donné plus de flexibilité au processus en décembre, mais les universités le considèrent toujours comme trop compliqué. Ghyslaine McClure, vice-principale exécutive adjointe à McGill, affirme que son université a de la difficulté à embaucher des professeurs renommés pour des chaires de recherche. Selon elle, les candidats dans la quarantaine et cinquantaine n’ont pas nécessairement envie de suivre plusieurs cours de français par semaine, en plus de leurs tâches de recherche. Elle ajoute que les candidats doivent également remplir trop de documents et passer trop d’étapes avant de pouvoir s’établir au Québec. Reconnaissance spéciale « Nous aimerions obtenir une reconnaissance spéciale indiquant que les professeurs d’université sont des travailleurs hautement spécialisés et qu’ils ne devraient pas avoir à faire face à tant d’obstacles, a dit Mme McClure. Les professeurs et autres éminents spécialistes sont dans une catégorie différente. » Le gouvernement libéral a discrètement apporté des changements en décembre, allouant davantage de « points » aux immigrants détenteurs de doctorats et permettant ainsi à certains de ces candidats de laisser tomber les exigences en français et d’obtenir une résidence permanente. Cette résidence permanente est importante pour les professeurs, et dans certaines institutions comme à Concordia, elle est essentielle à l’obtention d’une permanence. Stanton Paddock, professeur de journalisme à l’Université Concordia, espère pouvoir profiter de ces nouvelles règles. M. Paddock dit avoir été « pris de panique » lorsqu’il a quitté les États-Unis, en 2013, pour découvrir la quantité de cours de français qu’il devrait suivre. Son doctorat pourrait maintenant lui permettre de passer outre les exigences en français. Les nouvelles règles lui permettent de rencontrer un agent de l’immigration qui déterminera si M. Paddock est suffisamment adaptable pour vivre au Québec. D’autres professeurs, comme Emer O’Toole, de l’École des études canado-irlandaises de Concordia, ne s’en font pas avec les exigences en français. Mme O’Toole, qui vient d’Irlande, avait déjà étudié la langue avant de s’installer au Québec. « Apprendre le français a été l’une des raisons qui m’ont réjouie de m’installer ici », a-t-elle lancé. « J’aime la langue [mais] je peux comprendre que cela puisse être pénible pour quelqu’un qui ne possède pas de bases [en français] », a-t-elle ajouté. Mme Weil prend note des recommandations visant à réformer le processus d’immigration. La ministre a ajouté que certains groupes d’employeurs estimaient que les exigences en français pour les immigrants nuisaient à leurs affaires. « Les groupes d’employeurs ont soulevé le problème au sujet des exigences de langue, a-t-elle dit. L’opinion générale [du gouvernement] est que nous devons être très prudents et qu’il est important que les gens parlent français. » sent via Tapatalk
  6. L'avenir passe par les villes Lancer 10 chantiers pour dynamiser Montréal 9 juin 2009 - 17h12 Michel Munger Argent Il est temps de rendre Montréal plus concurrentielle car les métropoles sont devenues le moteur de la croissance économique dans le monde. Et le succès passe par dix grands chantiers dont le premier est l'éducation. Cela résume les grandes lignes des positions que défendent Claude Séguin et Marcel Côté. Ils sont respectivement vice-président au développement de l'entreprise et investissement stratégique au Groupe CGI (GIB.A) et associé fondateur de la firme conseil Secor. En entrevue chez Argent, M. Séguin a expliqué qu'il faisait la présentation des dix chantiers auprès des différents paliers de gouvernement après avoir passé au peigne fin les conclusions du congrès annuel de l'Association des économistes québécois (ASDEQ) le mois dernier. En premier lieu, il veut que Montréal devienne une ville créative, efficace et ouverte pour que l'économie du Québec puisse croître avec vigueur. «Quelles sont les villes qui drivent le monde ?, demande M. Séguin Est-ce que c'est Cleveland ou Boston ? Londres ou la Nouvelle-Orléans ? Les villes deviennent de plus en plus grandes et riches.» «Le cœur de cette transformation, ajoute ce dirigeant de CGI, ce sont les gens. Ce ne sont pas des usines qui viennent s'établir mais le regroupement et l'interaction de ceux qui innovent et entreprennent. C'est ce que nous voulons. La nouvelle richesse, c'est-ce que les gens ont dans la tête et une ville doit les attirer.» Le plus grand problème à régler à Montréal se trouve du côté de l'éducation. «Nous avons un gros déficit, dénonce Claude Séguin. La proportion de la main d'œuvre montréalaise qui a un diplôme universitaire est de seulement 21%. À Boston, c'est 45%. À Toronto, c'est 33%. Un diplômé gagne plus cher qu'un autre travailleur. Il faut produire plus de diplômes universitaires… ce qui veut dire qu'il faut que les gens finissent au moins leur secondaire. Ça prend aussi plus de ressources pour les universités afin de former les étudiants.» «Si les gouvernements ne sont pas capables d'en donner plus, ajoute notre interlocuteur, il faudra augmenter les frais de scolarité. Ailleurs dans le monde, plus les frais de scolarité montent, plus les jeunes vont à l'université. Les universités américaines sont bien équipées et elles ont des places à offrir. Nous aussi, ça nous prend des universités extraordinaires.» Cela veut dire hausser les frais qui sont d'environ 1800 $ par année pour les étudiants. Ces derniers contribuent à seulement 11,8% des revenus des établissements, contre 22,7% ailleurs au Canada. Une autre grande question à régler, poursuit Claude Séguin, c'est qu'«il nous faut des entrepreneurs. Notre taux d'entrepreneurship est moins élevé qu'à Toronto et tout le monde est surpris d'entendre cela. Mais pour y arriver, il faut plus que le lancement de fonds de capital de risque. Ça prend des mentors et du coaching.» Parmi les grands chantiers qu'il propose, Claude Séguin souligne que les villes sont mal financées. Leur principale source de revenus, l'impôt foncier, ne progresse pas assez vite pour financer des infrastructures et services de qualité. De plus, les projets qui s'étirent dans le temps comme celui du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) démontrent un besoin de dynamisme. «Il ne faut pas que le promoteur soit vu comme quelqu'un qui dérange mais comme quelqu'un qui contribue», résume M. Séguin. Parmi ses demandes, Claude Séguin donne une grande importance à l'immigration et à l'utilisation du bilinguisme montréalais comme catalyseur. «Le travail dans les deux langues, ça vaut de l'or. Des gens peuvent venir s'établir à Montréal sans se sentir trop étrangers… malgré notre hiver !» De plus, il souhaite voir un grand ménage au sein la gouvernance de la Ville, où la mairie, les arrondissements et les élus se disputent le pouvoir. Il reste encore à voir comment lancer des chantiers si imposants qui nécessitent l'intervention des gouvernements, d'agences, d'institutions universitaires et d'une foule d'autres intervenants économiques. M. Séguin suggère que des groupes de travail se penchent sur les problèmes et proposent des plans d'action, tout en effectuant un suivi. «Si l'on veut que ces questions prennent leur place dans les discussions populaires, dit-il, quelqu'un doit veiller au grain.» Le vice-président de CGI estime qu'il est possible d'y arriver, toutefois. Il estime que Montréal excellent dans les arts, les technologies de l'information et le jeu vidéo. «Le Cirque du Soleil, c'est culturel mais c'est aussi une grosse business», illustre-t-il.
  7. Selon un rapport de la CREPUQ Les universités du Québec ont besoin de rénovations Agence QMI Jean Nicolas Aubé 08/06/2009 09h45 Après avoir été négligées pendant une trentaine d’années, les infrastructures des universités du Québec auraient actuellement besoin de plus de 1,5 milliard de dollars en rénovations. Selon un rapport commandé par le ministère de l’Éducation (MEQ), les 18 universités québécoises auraient précisément besoin de 1, 542 300 $ afin de ramener l’état de leurs infrastructures à un niveau jugé acceptable. Le rapport réalisé l’année dernière par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) recommande rien de moins que 5771 interventions soient rapidement réalisées dans les universités de la province. Du nombre on parle par exemple de systèmes de ventilation désuets, de toitures qui fuient ou de façades d’édifices qui perdent des morceaux. L'étude avance même que, vu le très mauvais état des infrastructures, il faudrait investir 100 millions $ chaque année pendant quinze ans afin de remettre en état les immeubles des 18 universités québécoises. Montréal au sommet de la liste Parmi tous les établissements universitaires du Québec, c’est principalement ceux de Montréal qui sont dans le besoin selon les résultats de l’étude publiée ce matin dans La Presse. En fait, sur les six établissements requérant le plus grand nombre d’interventions au Québec, cinq sont montréalais. On retrouve en première position, avec 622 millions $ de rénovations requises, l’Université McGill. Elle est suivie de près par l’Université de Montréal, l’Université Laval à Québec, la Polytechnique, l’Université Concordia et l’UQAM. Fait à noter, les deux tiers des travaux répertoriés dans cette étude doivent être réalisés immédiatement ou d’ici deux ans. Québec consacre actuellement 42 millions $ par année à l'entretient et à la rénovation de ses infrastructures universitaires. Les données de cette étude datent de 2007. Elles n’avaient jamais été rendues publiques par le MEQ.
  8. Des ponts d'or dans les universités Sébastien Ménard Le Journal de Montréal 05/11/2009 05h32 Malgré un déficit de 455 millions - Des ponts d'or dans les universités Le campus du centre-ville de l’Université Concordia. L’institution anglophone a remis des primes de départ pour le moins étonnantes à au moins deux cadres supérieurs. Les universités de la province ont beau crouler sous les déficits, cela ne les empêche pas de verser de très généreuses primes de départ à leurs cadres supérieurs... même quand ceux-ci continuent à travailler pour elles par la suite. Des données obtenues par le Journal grâce à la Loi sur l'accès à l'information révèlent que plusieurs hauts dirigeants d'universités québécoises ont reçu des «indemnités de départ» équivalant à au moins un an de salaire, l'an der nier, quelques mois seulement avant d'être réembauchés dans d'autres fonctions. C'est le professeur Martin Singer, de l'Université Concordia, qui a le plus bénéficié de ce système de primes pour le moins étonnant. Après avoir occupé le poste de vice-recteur exécutif durant tout juste trois ans, entre 2004 et 2007, il a ensuite bénéficié d'un «congé administratif» de 14 mois, une période au cours de laquelle il a empoché la bagatelle de 363 430 $. Et ce n'est pas tout. Le contrat de M. Singer était à ce point généreux qu'il lui garantissait son plein salaire de cadre supérieur durant cinq ans, même s'il avait quitté «hâtivement» ses fonctions. Ce professeur d'histoire, qui a été nommé doyen à l'Université York de Toronto le 1er juillet dernier, a donc pu gagner 184 137 $, durant les neuf derniers mois de l'année 2008-2009, alors qu'il enseignait seulement deux cours par session. Réembauchée 11 mois plus tard Le cas de Martin Singer est loin d'être unique dans le réseau des universités québécoises, qui affichait pourtant un déficit accumulé de 455 M$, en 2008. La vice-rectrice à l'administration de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Hélène Grand-Maître, a obtenu une «indemnité de départ» de 142 427 $, l'an dernier, après avoir volontairement «rompu son lien d'emploi» avec l'institution. Les hauts fonctionnaires oeuvrant dans le réseau de l'Université du Québec ont tous droit à une telle prime après quatre ans de service, a-t-on expliqué au Journal. Mais le «départ» de Hélène Grand-Maître n'a pas été très long : moins d'un an après avoir reçu son «indemnité», elle a été nommée vice-présidente de l'Université du Québec, en août dernier. C'est cet organisme qui chapeaute les universités régionales, dont fait partie son ancien employeur, l'UQO. À l'Université Concordia, le professeur Truong Vo-Van a eu droit à une indemnité de départ de 139 037 $, en 2008-2009, après avoir quitté ses fonctions de vice-recteur associé. Or, il est de retour au sein du corps professoral cette année, indique le secrétaire général de l'institution, Bram Freedman. Un cadeau de retraite ? D'autres cas soulèvent par ailleurs des doutes quant à la nécessité de verser de telles primes à ces hauts fonctionnaires. Le 28 novembre 2008, l'ancien directeur général de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), Pierre Lapointe, a quitté son poste, ce qui a lui a permis d'empocher une prime de 167 562 $. Mais trois jours plus tard, il était nommé à la tête de FPInnovations, une société de recherche du secteur forestier, qui lui aurait offert un «pont d'or» pour l'attirer, selon un article paru à ce moment-là dans un hebdomadaire lavallois. D'autres indemnités de départ ont été consenties à des hauts fonctionnaires des universités l'an dernier, soit parce qu'une telle mesure était prévue à leur contrat ou qu'ils avaient tout simplement décidé de prendre leur retraite. L'ancien recteur adjoint de l'Université de Sherbrooke, Denis Marceau, est du nombre. Il a eu droit à un chèque 217 441 $, il y a quelques mois, en partant à la retraite. Avec la collaboration de Serge Laplante, notre recherchiste à l'Assemblée nationale. «Révoltant» et «absurde» La Ligue des contribuables du Québec trouve «absolument révoltant» le versement de ces primes de départ à des hauts fonctionnaires des universités. La porte-parole de l'organisme, Claire Joly, avait du mal à contenir sa colère lorsqu'elle a été informée des révélations du Journal. «Ces gens-là profitent du système pour s'en mettre plein les poches, dénonce-t-elle. C'est carrément honteux d'accepter ce genre de primes-là, surtout quand ils ont le culot de venir nous dire ensuite que le système d'éducation supérieur est sous-financé.» Pourquoi de telles primes ? Claire Joly souligne que ce genre de pratique est «malheureusement assez répandu dans le secteur public.» «C'est une pratique de rémunération absurde, qui n'existe absolument pas dans le secteur privé. Si on démissionne ou on prend sa retraite, on n'a pas le droit à une prime de départ.» Mme Joly craint toutefois qu'il soit difficile de mettre un frein à ce système d'indemnités puisque «l'exemple vient d'en haut.» «Les députés eux-mêmes reçoivent une prime de départ s'ils démissionnent», déplore-t-elle.
  9. 09/11/2007 Le classement 2007 du Times Higher Education Supplement publié aujourd’hui consacre la place de l’Université de Montréal dans le groupe des 100 meilleures universités au monde. L’UdeM arrive au 93e rang de ce classement établi par l’hebdomadaire britannique à partir de données transmises par les universités et les réponses obtenues à un sondage auprès de milliers de personnes travaillant dans le milieu universitaire. Au 93e rang de ce classement mondial, l’UdeM est la première université de la Francophonie. Cette excellente performance de l’UdeM représente un bond important en comparaison avec le 181e rang obtenu l’an dernier et s’explique, entre autres, grâce aux efforts soutenus de l’UdeM pour accroître son rayonnement national et international. De plus, le Times a apporté certaines modifications à sa méthodologie afin de mieux reconnaître les contributions scientifiques en d’autres langues que l’anglais. Le classement du Times, tout comme celui produit par l’Université de Shanghai où l’UdeM figure parmi les 200 meilleurs, évalue l’excellence de la recherche universitaire à l’échelle mondiale. Ce sont les classements les plus représentatifs de l’environnement dans lequel évolue l’UdeM.
  10. http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201009/18/01-4316912-les-grandes-universites-senfoncent-dans-le-rouge.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-title_article_ECRAN1POS2 Intéressant que l'Université Concordia, avec ses nouvelles édifices équilibre son budget. De toute évidence, les frais de scolarité devraient être augmentés. Le frais de scolarité moyen au Québec est inférieur de 2500 $ par année, alors que la moyenne canadienne est de plus de 5000 $.
  11. Universités - Le Québec est en queue de peloton au chapitre du revenu par étudiant Brigitte Saint-Pierre Édition du samedi 15 et du dimanche 16 août 2009 Le Québec est l'une des provinces canadiennes où les universités disposent du revenu par étudiant le moins élevé. Selon Heather Munroe-Blum, présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), cette situation ne peut qu'affecter la qualité et l'accessibilité de l'enseignement universitaire. Bien que des progrès aient été réalisés au cours des dernières années, les universités québécoises continuent de souffrir d'un sous-financement important par rapport aux universités des autres provinces canadiennes, affirme Heather Munroe-Blum, présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), qui est également principale et vice-chancelière de l'Université McGill. Selon des données compilées par l'Association canadienne du personnel administratif universitaire (ACPAU), en 2006-2007, le Québec était, après le Manitoba, la province canadienne où les universités disposaient du revenu de fonctionnement par étudiant (équivalent temps plein) le plus bas. L'ACPAU inclut dans le revenu de fonctionnement à la fois les subventions de fonctionnement provenant des gouvernements provinciaux, les droits de scolarité et les autres droits. Selon la CREPUQ, différents partenaires doivent prendre part au financement des universités québécoises: le gouvernement, les étudiants ainsi que la communauté philanthropique, les diplômés et les entreprises. Chacun de ces partenaires devrait fournir un apport financier concurrentiel par rapport à celui de leurs homologues des autres provinces canadiennes, estime Mme Munroe-Blum. La présidente de la CREPUQ souligne que, jusqu'à récemment, le financement par étudiant qu'offrait le gouvernement québécois était élevé par rapport à celui en vigueur dans les autres provinces canadiennes. «Maintenant, des gouvernements provinciaux ont rattrapé le Québec, et certains l'ont même dépassé», dit-elle. Terre-Neuve-et-Labrador et l'Île-du-Prince-Édouard ont ainsi dépassé le Québec et l'Alberta s'en approche. «Les étudiants, qui sont les principaux bénéficiaires, paient les droits de scolarité les moins élevés [au Canada], ajoute Mme Munroe-Blum. Et, au Québec, les entreprises et les diplômés, qui bénéficient également du fait d'avoir une population hautement scolarisée, ne soutiennent pas autant les universités que les entreprises et les diplômés ailleurs au pays.» La FQPPU déplore La Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU) évoque elle aussi «le sous-financement chronique des universités», en particulier depuis le milieu des années 1990. Le gouvernement fédéral avait alors réduit de façon importante les transferts destinés à l'enseignement postsecondaire. «Bien qu'il y ait eu un réinvestissement des gouvernements au début des années 2000, la situation perdure, affirme Max Roy, président de la FQPPU. Le financement reste insuffisant. Et, en fait, il est inadéquat pour que soit pleinement accomplie la mission des universités.» M. Roy déplore que des fonds soient accordés en fonction de priorités adoptées par les gouvernements, qui ne correspondent pas toujours à celles des universités. «La mission sociale de l'université est très souvent négligée par rapport à la dimension de développement économique», affirme-t-il. Selon la FQPPU, il manque 1000 professeurs dans les universités québécoises. Cette situation est attribuable au sous-financement des établissements, estime M. Roy. La FQPPU souligne que le nombre de professeurs n'a pas crû au même rythme que celui des étudiants. Le sous-financement des universités a aussi pour effet d'inciter les directions d'établissement et les professeurs à consacrer du temps et des efforts importants à chercher des fonds externes, ajoute M. Roy. Selon lui, il place également les universités en concurrence les unes avec les autres et les pousse à tenter d'attirer un plus grand nombre d'étudiants. «C'est une attitude qu'on pourrait qualifier de recherche de clientèle.» La FQPPU plaide pour la tenue d'états généraux sur l'université québécoise et pour un réinvestissement dans l'embauche de professeurs. La FEUQ défend l'accessibilité De son côté, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) propose différentes avenues pour contrer le sous-financement des universités. L'une d'entre elles consisterait en un investissement plus important de la part de l'État québécois. La FEUQ fait remarquer que Québec a choisi en 2007 de consacrer à des baisses d'impôt les 700 millions de dollars transférés par Ottawa. Elle souligne que le gouvernement québécois n'a pas non plus d'entrée de jeu profité de la baisse de la TPS pour hausser la TVQ. «Cela a privé le Québec d'énormément d'argent. Cet argent aurait pu être utilisé notamment en éducation», estime Jean Grégoire, président de la FEUQ. Selon lui, il faudrait également développer une plus grande culture de la philanthropie au Québec. La FEUQ propose ainsi d'augmenter la subvention de contrepartie. «Actuellement, le gouvernement verse 25 cents pour chaque dollar de don. On demanderait que ce soit 1 $ du gouvernement pour 1 $ en philanthropie.» La FEUQ souhaite également que le gouvernement fédéral augmente le montant du Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS), en vue notamment de financer l'enseignement postsecondaire. La FEUQ rejette l'idée d'une éventuelle hausse des droits de scolarité. «L'investissement des étudiants, ç'a toujours été annoncé avec un investissement substantiel du gouvernement de son côté. Sauf qu'actuellement on ne voit pas ça», dit M. Grégoire. «Augmenter les droits de scolarité, c'est porter atteinte à l'accessibilité des études, affirme-t-il également. C'est aussi énormément d'endettement pour les jeunes. On parle déjà actuellement en moyenne de 12 000 $ d'endettement à la fin des études. Sans compter qu'à cela il faut ajouter le fardeau de la dette du Québec que les jeunes vont porter. Avec la courbe démographique et les récents déficits qui s'accumulent, les jeunes vont avoir énormément à porter sur leurs épaules.» Infrastructures La FEUQ évoque l'incidence du manque de financement des universités sur les bibliothèques des établissements, sur le nombre de professeurs et sur l'entretien des bâtiments. Selon le rapport d'un comité de travail mis sur pied par la CREPUQ, l'entretien différé accumulé pour l'ensemble des universités québécoises s'élevait en 2007 à plus de 1,5 milliard de dollars. Par entretien différé accumulé, on entend «l'accumulation de travaux d'entretien, de réparation ou de rénovation majeurs, de renouvellement, d'entretien courant et de réparation mineurs qui, faute de budget, ont été reportés». La CREPUQ a salué en juin l'annonce d'une somme de 700 millions de dollars pour l'amélioration des infrastructures universitaires québécoises. Cet investissement découle du Programme d'infrastructure du savoir et proviendra du gouvernement fédéral, du gouvernement du Québec et d'autres partenaires. La CREPUQ souhaite que les projets retenus soient connus rapidement, pour qu'ils puissent être complétés dans les délais fixés. La FQPPU note que des immeubles et des équipements de certains établissements universitaires sont dans un état déplorable et qu'il faudra bien sûr corriger cette situation. «Notre crainte, c'est que, pour corriger des problèmes d'ordre matériel, on puise à même les sommes qui normalement devraient servir au fonctionnement des activités universitaires, au fonctionnement des programmes, à l'embauche de professeurs, au soutien aux étudiants dans les universités», dit Max Roy. La FQPPU travaille à l'analyse du financement des immobilisations dans les universités québécoises. Elle a observé que les fonds d'immobilisations ont beaucoup augmenté au cours des dernières années et «qu'une part importante du fonds de fonctionnement a dû être consentie à la résolution de problèmes d'ordre immobilier ou d'ordre matériel». Elle fera paraître à l'automne un document qui traitera de cette question.
  12. Lundi 10 Décembre 2007 Dommage qu'il ne puisse se coiffer de plusieurs chapeaux sinon Mario Dumont pourrait être un sérieux aspirant à la mairie de Montréal. À son passage dans la métropole, le chef adéquiste a livré un discours en faveur de l'autonomie des universités montréalaises et pour conserver la bourse des produits dérivés à Montréal. " Cette bourse doit demeurer dans la métropole. Montréal ne doit pas devenir une ville de succursales, mais bien une ville de sièges sociaux ", a-t-il déclaré. Il a aussi défendu le droit des universités en reprochant au gouvernement Charest de vouloir détruire leur autonomie en leur imposant 13 étapes administratives avant de lancer tout projet d'envergure. " C'est comme mettre des menottes aux chevilles ", dit-il.
  13. Les municipalités, les universités, les conseils scolaires et les hôpitaux doivent s'attendre à recevoir moins de l'Ontario, prévient le premier ministre McGuinty. Pour en lire plus...
  14. Publié le 23 février 2010 à 10h31 | Mis à jour à 21h14 «Le Québec a mal à ses universités» Louise Leduc La Presse Une semaine après sa sortie sur la souveraineté, Lucien Bouchard reprend la parole aux côtés de 15 personnalités québécoises - dont Monique Jérôme-Forget et Joseph Facal - pour réclamer le dégel des droits de scolarité universitaires à partir de 2012. «Le Québec a mal à ses universités. Le mal n'est pas incurable, mais il est chronique», a déclaré Lucien Bouchard. En contrepartie d'une hausse des droits de scolarité, le gouvernement devrait s'engager à maintenir le financement actuel des universités. Les universités, elles, seraient tenues de verser 30% de leurs revenus supplémentaires à une bonification de 170 millions des prêts et bourses, qui s'ajouterait aux 380 millions déjà versés aux étudiants par le gouvernement. L'augmentation des droits de scolarité serait modulée en fonction de la future capacité de payer des diplômés une fois sur le marché du travail. Par exemple, les étudiants en médecine pourraient devoir payer jusqu'à 12 500 $ par an. Les droits annuels pourraient varier entre 5500 $ et 12 500 $, selon les programmes. Robert Lacroix, ex-recteur de l'Université de Montréal, a invité chacun à réfléchir à la question en rappelant «qu'on ne vit pas sur Mars, mais en Amérique du Nord», où les droits de scolarité sont partout plus élevés qu'au Québec. «On ne peut pas briller parmi les meilleurs si on a des universités de moyenne qualité.» L'expression «Briller parmi les meilleurs», qui est le titre d'un document central du gouvernement Charest, est aussi reprise dans les communiqués de presse. Démarche citoyenne La proposition de hausser les droits de scolarité rejoint un scénario «très sérieusement à l'étude» au gouvernement, comme l'a dit à La Presse le 10 février Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation. Lucien Bouchard a cependant rappelé que les 16 personnalités qui proposent ce «pacte» ne sont «ni des élus, ni des acteurs politiques, ni des représentants mandatés. C'est une démarche citoyenne». Mais justement, pourquoi tous ces «ex» n'ont-ils pas agi quand ils étaient au pouvoir ? «Nous avons fait du mieux que nous le pouvions, a répondu M. Bouchard. Le Parti libéral et le Parti québécois ont consenti de grands efforts pour soutenir l'éducation. Nous sommes à la limite de ce que le gouvernement peut faire en matière de financement direct. Il y a anomalie, il y a iniquité quand on compare les droits de scolarité des étudiants québécois avec ceux des autres provinces.» Mais encore, pourquoi n'a-t-il pas augmenté les droits de scolarité quand il était premier ministre ? «En ce qui me concerne, nous étions en pleine lutte contre le déficit, a poursuivi M. Bouchard. Nous avons investi dans les programmes sociaux, nous avons investi 1 milliard en éducation, dont 600 millions aux universités, en plus d'une contribution annuelle de 300 millions récurrente qui a continué d'être versée sous les gouvernements Landry et Charest. (...) Nous avons essayé de redresser les finances publiques sans que les étudiants aient à payer davantage.» Comme il doutait que les journalistes sachent résister à la tentation de l'interroger sur des questions autres que celle à l'ordre du jour (lire : le faire revenir sur sa sortie de la semaine dernière sur la souveraineté), Lucien Bouchard a refusé de poursuivre la discussion en petit comité après la conférence de presse, comme cela est de mise. «Mais, monsieur Bouchard, envisagez-vous un retour en politique ?» a tout de même tenté un journaliste. M. Bouchard a poursuivi son chemin.
  15. 24 avril 2007 La Presse Les universités sont actuellement le moteur du développement économique de Montréal. C'est du moins ce qu'a soutenu Pierre St-Cyr, urbaniste de l'Université de Montréal, dans une récente allocution à la tribune de l'Institut canadien de l'immeuble au Québec. Les exemples abondent, selon l'urbaniste: l'École de technologie supérieure relance le développement du quartier Griffintown, au sud-ouest de la ville, le campus de l'Université Concordia s'agrandit au centre-ouest et celui de l'UQAM, au centre-est, tandis que l'Université McGill s'étend au pied de la montagne et que l'Université de Montréal doit lancer bientôt un projet de 1,2 milliard à la gare de triage du CP à Outremont. En outre, on ne peut pas oublier les deux projets de centres hospitaliers des universités McGill et de Montréal, de plus de 1 milliard, chacun, ajoute Pierre St-Cyr. Bref, sans les universités, le développement serait en panne. Sans se lancer dans le débat sur le financement des universités, le conférencier répondait ainsi aux critiques selon lesquels le rôle premier des institutions universitaires n'est pas la construction immobilière. Les critiques se sont en effet multipliées, tant de la part du syndicat des professeurs que de citoyens concernés. Pierre St-Cyr parle d'ailleurs lui-même «d'inquisition», après les consultations publiques d'Outremont, et de la «difficulté d'agir» (de réaliser des projets) en raison des exigences croissantes des villes pour les promoteurs.Il faut se rendre compte que l'Université de Montréal, la deuxième au Canada pour la recherche, se retrouve avec un campus trop petit, 76 ans après sa fondation, explique Pierre St-Cyr. Pour sa croissance des 15 prochaines années, l'Université de Montréal doit trouver des locaux additionnels pour 10 000 étudiants, professeurs et employés, souligne-t-il. La population doit plafonner durant cette période, à cause de la démographie, mais pas le nombre d'immigrants et d'étudiants. Depuis les attentats de 2001, les universités du Canada et du Québec recrutent un plus grand nombre d'étudiants étrangers, aux dépens des États-Unis, selon lui. «S'il y a déclin de la population, les étudiants étrangers vont constituer un apport économique important.» À elles seules, les dépenses de subsistance des étudiants des quatre universités de Montréal s'élèvent à 1,3 milliard par année. L'Université de Montréal compte déjà de son côté 30 000 étudiants, 1500 professeurs et 5500 employés. Pour en accueillir 30 % de plus, l'institution a acheté la gare de triage du CP et amorcé les travaux préparatoires de son projet, en octobre dernier, dit-il. L'université prévoit construire progressivement 20 pavillons, des résidences étudiantes avec 1000 lits et 820 condos. Les immeubles d'un total de 275 000 mètres carrés doivent compter huit, six ou quatre étages, selon le cas, et leur livraison doit commencer en 2011. Le quartier dénombre déjà 186 commerces, qui en profiteront car l'université n'en construira pas de nouveaux sur le campus, assure-t-il. Enclavée sur son campus actuel, l'Université de Montréal doit compter sur les terrains de 1,9 million de pieds carrés de la gare de triage pour sa croissance. Cela permettra de régler des problèmes de cohabitation et de pollution par le bruit, notamment pour des propriétaires de condos d'Outremont, dit Pierre St-Cyr. Les ex-terrains du CP comprennent la Tour Atlantic qui, selon Pierre St-Cyr, pourrait être transformée en l'équivalent de l'immeuble Nordelec, dans le sud-ouest de Montréal, où travaillent maintenant 2200 personnes. D'ici l'été, l'université doit attacher le financement de 120 millions pour les travaux préparatoires. Après les consultations publiques, l'institution attend cependant toujours les autorisations de la ville, dit Pierre St-Cyr.
  16. (La Presse 13 avril 2007 )Les universités québécoises crient famine et accumulent les déficits d’opération. Pourtant, elles se lancent allègrement dans d’ambitieux projets immobiliers, pour lesquels le financement et la rentabilité sont loin d’être assurés. Faut-il s’inquiéter de ce qui arrive à l’Université du Québec à Montréal actuellement ? Oui, parce qu’en cas de pépin, ce sont les contribuables vont payer la note. Si les universités peuvent continuer de dépenser sans avoir d’argent, c’est parce qu’elles gèrent deux budgets: un budget de fonctionnement, alimenté par les frais de scolarité et les subventions gouvernementales, et un budget d’investissement, dont les fonds proviennent surtout de dons et d’emprunts sur les marchés financiers. Les deux plus récents projets d’investissement immobiliers de l’Université du Québec à Montréal, le Complexe des sciences et l’Ilôt Voyageur, ont suscité l’inquiétude des firmes comme DBRS et Moody’s, qui évalue le risque des titres émis pour financer ces projets. Le Complexe des sciences, un ensemble de classes et de résidences, a coûté à l’Université 100 millions de plus que prévu. L’Ilôt Voyageur, un mégacomplexe de classes, de résidences et de bureaux, est en train d’être revu parce que la rentabilité escomptée ne sera pas au rendez-vous. En attendant, les travaux se poursuivent sur le chantier.Moody’s a réagi en réduisant par deux fois la cote de crédit des titres émis par l’UQAM pour financer ses projets. Avec ces deux investissements, l’UQAM est devenue l’université la plus endettée au Canada. Sa dette est passée 7397 $ à 17 366 $ par étudiant, ce qui représente 130% de ses revenus. La firme de New York aurait réduit davantage la cote de l’université si ce n’était de la probabilité quasi-certaine que le gouvernement du Québec vole au secours de l’UQAM en faillite. En principe, les titres émis par les universités pour financer leurs projets ne sont pas garantis par le gouvernement du Québec. Les universités sont des entités autonomes, qui ont toute la latitude voulue pour gérer leurs activités, a fait savoir un porte-parole du ministère des Finances, Jacques Delorme. En réalité, comme le croit Moody’s, il est à peu près certain que le gouvernement ne laissera jamais une université québécoise faire faillite et qu’il renflouera les coffres vides si nécessaire. Mais même s’il risque d’hériter de la facture, le gouvernement n’a pas un mot à dire sur les projets entrepris par les universités. La règle, c’est que le gouvernement participe au financement des immeubles qui abritent des salles de cours, mais pas des résidences ou des bureaux, explique Marie-Claude Lavigne, la porte-parole du ministre de l’Éducation. Les universités ne sont pas obligées non plus de soumettre leurs projets au gouvernement pour approbation. «Quand l’Université de Sherbrooke a décidé récemment de construire un nouveau pavillon, on l’a appris dans les journaux», illustre la porte-parole du ministre Jean-marc Fournier. Toutes les universités québécoises importantes ont émis des titres de dettes sur les marchés financiers pour financer des projets d’expansion et sont par le fait même plus ou moins lourdement endettées. L’Université de Montréal, qui pilote un projet d’extension de son campus dans l’ancienne gare de triage du CP, à Outremont, aura aussi recours aux marchés pour financer cet investissement de 1 milliard de dollars. Le président du Syndicat des professeurs, Louis Dumont, s’en est inquiété publiquement. «Ce projet soulève beaucoup de questions, précise-t-il. Quelle est la logique derrière un investissement d’un milliard dans des immeubles alors que l’université n’a même pas les moyens d’assumer ses dépenses de fonctionnement ?», s’interroge-t-il. Selon lui, l’université construit des immeubles et laissent dépérir sur son campus des immeubles qui pourraient être agrandis ou recyclés. «On dirait que les dirigeants ne pensent pas que la population étudiante va bientôt se mettre à diminuer», souligne le professeur. Le projet de l’Université de Montréal à Outremont prévoit la construction de 19 pavillons universitaires, de 800 à 1000 résidences universitaires, des logements et des immeubles locatifs. Même si le financement du projet n’est pas assuré, l’université a déjà acheté le terrain au coût de 18 millions. Une aubaine, selon l’université, qui estime la valeur du terrain sur le marché à 45 millions. Fausse aubaine, estime toutefois Louis Dumont, qui croit que le terrain vaudrait peut-être 45 millions une fois aménagé et décontaminé, et une fois la voie ferrée déplacée, le tout à grands frais. Une dépense qu’aucune entreprise privée ne voudrait faire, dit-il. Le coût du seul aménagement du terrain est estimé à 120 millions. Le gouvernement du Québec a promis 30 millions, le reste devrait venir de la ville de Montréal et du gouvernement fédéral. Si ces fonds sont versés, il restera tout de même près de 900 millions à trouver. Où ? L’Université de Montréal compte sur les deux gouvernements, sur des dons et sur des partenariats avec l’entreprise privée. La recette est toujours la même, c’est le dosage des ingrédients qui varie, aime à dire le responsable du projet, Alexandre Chabot.
  17. Redonner à l’éducation le statut de priorité nationale Heather Munroe-Blum Le Devoir (opinions) mardi 18 novembre 2008 Cette remarquable continuité depuis un demi-siècle a produit des résultats extraordinaires. Au niveau universitaire, le nombre d’étudiants a été multiplié par 10 et les budgets consacrés à la recherche par 20. Le pourcentage de la population âgée de 25 à 64 ans détenant un diplôme universitaire est passé de 9,8 % en 1986 à 26,2 % en 2006. La contribution déterminante de l’éducation à la croissance économique et au progrès social du Québec est clairement établie depuis la Révolution tranquille. À compter de cette époque, tous les gouvernements ont affirmé leur soutien à la mission éducative et ont veillé à favoriser son développement. Pourtant, beaucoup reste à faire. L’importance de maintenir et même d’augmenter l’accessibilité à l’université et la qualité de l’enseignement et de la recherche universitaires au niveau des pays concurrents est plus grande qu’elle ne l’a jamais été. Or, le Québec peine à y arriver, aussi bien à l’égard du taux de diplômés qu’en ce qui a trait au financement nécessaire pour attirer des professeurs et des chercheurs de calibre mondial et maintenir les infrastructures universitaires. Dans le contexte de la campagne électorale, les universités québécoises soumettent la question suivante à la discussion publique : quels moyens chacun des partis politiques entend-il mettre en place pour faire de l’éducation en général, et de la formation universitaire en particulier, une priorité nationale de façon à ce que les universités puissent maintenir un niveau d’excellence sur les plans de l’enseignement et de la recherche et continuer ainsi à contribuer de façon significative au développement du Québec ? De manière plus spécifique, les universités québécoises recensent cinq grands enjeux sur lesquels il est essentiel de progresser : 1- Des objectifs ambitieux pour les taux de diplômés En 2005, le taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat au Québec était de 6,4 points de pourcentage moindre que celui de l’Ontario. La société québécoise ne peut se permettre de tirer ainsi de l’arrière. Elle se doit d’augmenter de façon importante le taux d’obtention de diplômes non seulement au 1er cycle, mais également aux 2e et 3e cycles. Pour y arriver, il faut favoriser une plus grande accessibilité aux études universitaires, par exemple aux étudiants universitaires de première génération, à ceux provenant des régions, aux travailleurs désireux d’améliorer leurs compétences dans le cadre de la formation professionnelle continue, et aux personnes immigrantes qui possèdent des qualifications professionnelles. Les économies comparables à celle du Québec visent un taux d’accès au baccalauréat de 50 %, un objectif que le Conseil supérieur de l’éducation propose d’atteindre au Québec en 2017. La stratégie de mobilité professionnelle, déjà mise en oeuvre par le gouvernement sortant, et les efforts consentis ces dernières années pour améliorer la réussite et la persévérance à l’université, doivent être arrimés à une même ambition collective. L’augmentation sensible du taux d’obtention d’un diplôme universitaire requiert que l’État en fasse une priorité. L’appui gouvernemental permettra de rallier tous les acteurs sociaux, agents économiques et décideurs politiques susceptibles d’actualiser cette orientation à moyen terme et d’y consentir les énergies et moyens nécessaires. En conséquence, les partis politiques sont-ils prêts à doter le Québec d’objectifs ambitieux pour les taux de diplômés, à collaborer avec les universités en vue de les définir et à leur donner le soutien nécessaire pour les atteindre ? 2- Un enseignement et une recherche de calibre mondial Augmenter le taux de diplômés n’a de sens que si cela se fait dans le cadre d’un enseignement et d’une recherche universitaires de calibre mondial. Pour ce faire, les universités ont besoin de professeurs et de chercheurs de stature internationale, de personnel en nombre suffisant et d’installations physiques de premier ordre (locaux pour l’enseignement, bibliothèques, laboratoires, systèmes informatiques notamment). L’avenir de l’économie québécoise du savoir, la compétitivité du Québec et sa capacité d’instaurer des vecteurs durables d’innovation sociale et technologique dépendent de notre succès collectif à relever ce défi. Que proposent les partis politiques pour favoriser un enseignement de haute qualité et pour permettre au Québec de retrouver la place de leader qu’il occupait dans les années 80 et au début des années 90 dans le domaine de la recherche universitaire ? 3- L’ouverture sur le monde Les universités québécoises sont déterminantes pour assurer le succès économique en ce XXIe siècle. Faisant évoluer la science, le savoir et l’innovation, les universités ont toujours transcendé les frontières. L’internationalisation transforme tant la forme que le contenu de l’éducation, touchant à peu près tous les aspects de l’activité universitaire. Les universités sont résolument engagées à préparer les étudiants à faire face aux exigences croissantes d’un marché du travail basé sur l’économie du savoir et de plus en plus mondialisé. L’un des moyens les plus efficaces pour préparer les futurs diplômés au nouveau marché du travail, c’est de leur offrir la possibilité d’étudier et de vivre à l’étranger. L’accroissement du nombre d’étudiants étrangers inscrits dans les universités québécoises constitue une autre façon de permettre aux étudiants québécois d’être exposés à des points de vue différents des leurs. L’expérience vécue dans nos universités par les étudiants étrangers a une influence positive à l’égard de nos relations internationales, qu’ils choisissent de retourner dans leur pays d’origine et de jouer le rôle d’ambassadeurs, ou de s’établir au Québec et de contribuer au développement économique. Que proposent les partis politiques pour s’assurer que les universités continuent d’être en mesure de contribuer à l’internationalisation de la société québécoise ? 4- La gouvernance et l’autonomie Les universités affirment sans équivoque qu’elles sont en faveur des principes visant à assurer une gouvernance moderne et efficace comportant une reddition de comptes complète et transparente. Par ailleurs, les universités québécoises sont réfractaires aux approches qui pourraient restreindre leur capacité à orienter elles-mêmes leur développement ou à les couler dans un moule unique. Les universités ne sont ni des ministères ni des sociétés d’État, et elles ne sont pas des entreprises. Il faut par conséquent réfléchir à une gouvernance qui soit appropriée à leur nature propre et qui reflète leur autonomie, la diversité de leur mission particulière ainsi que la liberté académique et la collégialité. C’est pourquoi les universités soutiennent que les objectifs de bonne gouvernance seraient mieux servis par la conclusion d’ententes de partenariat individuelles entre elles et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Les partis politiques sont-ils prêts à donner suite au Rapport de l’Institut sur la gouvernance des organisations publiques et privées en reconnaissant « qu’une saine gouvernance des institutions universitaires prend ancrage dans leur autonomie institutionnelle » et en s’engageant à respecter « la diversité des histoires, des traditions, des cultures et des valeurs propres à chaque institution universitaire » ? 5- Le financement L’état de sous-financement des universités québécoises fait consensus et a été évalué en 2002 à 375 millions de dollars ; ce montant est encore plus élevé aujourd’hui. Les universités québécoises proposent comme objectif de relever le niveau de financement par étudiant au niveau moyen constaté pour l’ensemble des universités du reste du Canada et invitent les partis politiques à prendre un engagement en ce sens. Comme la population en général, les universités sont très préoccupées par les effets de la crise financière mondiale et elles reconnaissent que, à court terme, les gouvernements doivent y accorder la priorité. Néanmoins, il faut, à moyen terme, positionner le Québec face aux grands défis de l’avenir. Il faut le savoir Notre capacité à maintenir une économie vigoureuse et à relever les multiples défis de notre société, notamment en matière de santé et d’environnement, passe d’abord par le savoir et par notre aptitude à relever le défi de l’éducation à tous les ordres d’enseignement, et tout particulièrement au niveau universitaire. Voilà pourquoi les universités québécoises demandent aujourd’hui aux partis politiques de se prononcer sur les grands enjeux énoncés ici et de faire part à la population de leurs engagements pour redonner à l’éducation le statut de priorité nationale. ***
  18. Un auteur dénonce l’«apartheid» universitaire au Québec. Même si le poids démographique des anglophones est inférieur à 6% au Québec, les universités anglophones s’y partagent près de 30% du budget. Aux yeux de l’auteur Louis Préfontaine, c’est à ce problème que devrait répondre le gouvernement lorsqu’il est question du sous financement des universités du Québec. À l’occasion de la sortie du livre Apartheid universitaire, Métro s’est entretenu avec l’auteur. Vous dénoncez le surfinancement des universités anglophones. Le titre de votre livre, Apartheid universitaire, est-il volontairement provocateur? C’est pour faire prendre conscience qu’il y a deux réseaux parallèles d’éducation. On a un réseau francophone qui a une très faible vitalité avec des revenus moindres. La minorité anglophone du Québec jouit d’un réseau d’éducation largement mieux financé per capita que celui de la majorité francophone. On peut donc considérer qu’il y a une forme d’apartheid entre les réseaux. C’est une forme de discrimination à l’égard du Québec. On a qu’à regarder notre réseau pitoyable d’universités francophones. Mais oui, il y a une composante de provocation dans mon titre, mais il est assumé. Selon vous, la solution est de financer les universités anglophones selon le poids démographique des cette communauté au Québec? On ne prend pas les moyens d’assurer la vitalité de notre langue. Ce que je propose dans mon livre est de régler une injustice et de financer les universités anglophones en fonction de leur poids démographique. Et même en faisant cela, on leur donnerait plus que ce que les minorités des autres pays reçoivent. À ce sujet: McGill et Concordia blâmées par les étudiants Les étudiants s’inquiètent du taux d’emploi Des Belges se disent intimidés pour avoir porté le carré rouge Si on finançait de manière équitable les universités au Québec, il faudrait franciser les Universités Bishop, McGill et la moitié de Concordia. Ça vous donne une idée de l’ampleur du surfinancement. -Louis Préfontaine, auteur d’Arpatheid universitaire Mais il n’y a pas que des anglophones dans ces universités… C’est vrai et c’est correct. Mais ce serait bien aussi qu’il y ait des anglophones dans les universités francophones. Il y a aussi beaucoup d’étudiants étrangers dans ces universités qui sont financés avec nos impôts. On attire des gens (et notamment des Français) qui ne souhaitent pas de participer à la culture québécoise mais plutôt à la culture majoritaire anglophone nord-américaine. En soit, ce n’est pas un problème. Le problème c’est que nous payons pour ça. S’il y avait une université privée, elle pourrait faire ce qu’elle veut. Mais en ce moment, 50% des étudiants de McGill ne viennent pas du Québec. Et nous, nous payons pour ces gens-là. Sans McGill, le Québec ne se classerait pas dans les meilleurs palmarès d’universités… Oui McGill est une très bonne université, mais c’est une université qui ne favorise pas l’ouverture à la culture québécoise. Et si on donnait à l’UQAM les sommes que l’on donne à McGill ou si on donnait une faculté de médecine à l’UQAM on améliorait sa réputation et sa qualité. McGill, historiquement, est un symbole de la domination de la minorité de langue anglaise au Québec et ils n’ont jamais accepté le fait qu’ils ne sont plus une minorité canadienne, mais une minorité québécoise. Et c’est la clé pour comprendre le problème actuel. Votre livre sort dans un contexte propice où le financement universitaire est dans l’actualité. Oui. Je n’en parle pas directement dans le livre, mais c’est aussi un argument aux étudiants pour le dire regardez il y a moyen de réaménager les choses pour aller chercher les sommes dont le gouvernement a besoin. Le cas McGill L’université McGill reçoit 1,2 G$ du 1,7 G$ que les universités anglophone reçoivent (71%) du Québec. En prenant le financement de chaque institution séparément (et non pas en réseau comme le réseau de l’Université de Montréal qui comprend HEC et Polytechnique), McGill est l’université la plus financée au Québec. Et un étudiant sur deux à McGill vient de l’extérieur du Québec. M. Préfontaine se demande donc pourquoi ce serait au Québec de financer cette situation. http://journalmetro.com/actualites/national/65422/un-auteur-denonce-lapartheid-universitaire-au-quebec/
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