ToxiK

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  1. Ce n'est pas pour les gens de Montréal ni pour ceux couverts par des stations de métro, c'est pour les gens d'ailleurs à Laval qui n'ont pas de service de métro.
  2. Je suis bien d'accord de sauver les bâtiments encore fonctionnels quand c'est possible. Ce n'est pas toujours possible. Et pour les écoles, je veux du fonctionnel (et du beau). On ne peut pas dire aux enfants "on vous place dans une école rapiécée pour sauver un vieux bâtiments pour lequel on n'a pas réussi à trouver un autre usage. Contentez-vous de ce qu'on vous donne." Dans les faits, plusieurs écoles ne devraient pas être des écoles, mais ce n'est pas une raison de continuer dans cette voie pour sauver de l'argent ou pour sauver des bâtiments non adaptables en tant qu'écoles.
  3. Ça coûte probablement moins cher de construire une nouvelle école en banlieue que de réhabiliter cette école. L'école en question mérite probablement d.être sauvée, mais d'autres bâtiments, même rénovés à grands frais, ne seront jamais fonctionnels comme écoles. Parfois du neuf c'est mieux (et moins cher).
  4. C'est ce que je dis; si construire une école coûte un montant X et qu'un terrain à Montréal coûte un montant Y et qu'un terrain en banlieue coûte Y - 25 %, la même école va coûter pas mal moins cher en banlieue. C'est une économie notable. Sans compter les coûts d'opportunité; les terrains sont rares à Montréal et si on y construit une école on n'y fait pas de logements sociaux, de parc, de commerces ou de centre communautaire. Et il ne faut pas oublier les tout-puissants NIMBY. Tout le monde veut une école dans son quartier mais personne ne veut vivre à côté... Ce qui augmente les dépenses des sociétés de transport (sans compter que les étudiants paient un tarif réduit, ce qui augmente le manque à gagner des desdites sociétés de transport) et augmente aussi l'achalandage d'autobus souvent pleins. Il faut aussi comptabiliser cette dépense dans l'équation.
  5. Les routes, peut-être, mais les écoles c'est autre chose. Un grand nombre d'écoles à Montréal sont à pleine capacité et les terrains disponibles pour de nouvelles écoles sont à prix exorbitants. Construire des écoles en banlieue revient bien souvent moins cher. Les terrains en banlieue sont moins chers pour les maisons, mais c'est aussi vrai pour les terrains des écoles.
  6. Ton commentaire m'a donné l'impression d'être à mi-chemin entre l'ironie et une critique de la présence d'un commentaire possiblement jugé trop pro-banlieues. Je suis bien heureux de voir que ce n'était que de l'ironie (ça m'aurait déçu de ta part si ça avait été le contraire ).
  7. Je ne crois pas que mtlurb s'adresse uniquement aux personne vivant dans les arrondissements centraux de Montréal. Les banlieue font partie intégrante de la région.
  8. Merci de l'information. Au moins je n'étais pas loin.
  9. Qu'on commence par ça, l'électrification du parc automobile est une victoire en elle-même. Ce ne sera pas suffisant mais ce sera tout de même un pas très important.
  10. J'ai une question vraiment pas rapport: est-ce que cette école serait à l'emplacement qui a inspiré l'école des Saints-Anges dans les romans de Michel Tremblay?
  11. Je crois en la demande induite mais jusqu'à un certain point. Il y a des concepts plus forts que entre en ligne de compte. Si on bloque des voies sur St-Denis et qu'on augmente la congestion, les automobilistes n'aimeront pas ça mais ça ne les convainquera pas de prendre le métro si celui-ci ne leur convient pas. Comme tu l'as mentionné, les voitures sont dure à battre côté confort. Les automobilistes vont préférer passer 20 minutes de plus par jour dans leur voiture que de s'ensardiner dans le métro. Dans sa voiture, on est assis, notre espace personnel est respecté. On peut y écouter de la musique, parler en privé dans son cellulaire (mains-libres, évidement), fumer, manger ou boire (pas d'alcool !), parler avec les passagers, transporter plus de stock qu'en métro, contrôler le chauffage ou la climatisation, etc. Pour que le TEC puisse compétitionner avec ça, il va falloir qu'il soit efficace, confortable (plus de capacité), fréquent et rapide. Bien des gens seraient prêts à utiliser les TEC mais ne le font pas parce que ceux-ci ne sont pas adéquats pour leur besoin, pas parce qu'ils exigent de prendre leur voiture. Donc, pour bien des gens, perdre 20 minutes de plus dans la circulation est un prix moins cher à payer que de marcher sur des rues sans trottoirs et mal déneigées pour les piétons, d'attendre à des arrêts non protégés qu'un autobus lent et peu fréquent ne daigne les ramasser pour être ensuite coincé dans la circulation comme les voitures qui l'entourent pour finalement les laisser s'entasser dans un métro surchargé (et ici je ne parle même pas de la face de bœuf de certains employés !)... Tant qu'on aura pas amélioré le service, on peut difficilement blâmer les gens de préférer leur voiture. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'effort de fait par les sociétés de transport pour améliorer la situation, je dis simplement qu'il va falloir en faire plus. On demande aux gens de faire des efforts pour combattre les gaz à effet de serre, il faudra aussi demander aux sociétés de transports et aux gouvernements de faire des efforts aussi, pas simplement de dire aux gens de se contenter de ce qu'on veut bien leur offrir. En gros, si on met la charrue devant les bœufs et qu'on bloque des voies sur St-Denis sans améliorer considérablement les TEC, tout ce qu'on va accomplir c'est de rendre la ville globalement moins efficace et augmenter le temps que les gens passeront dans la circulation à ne pas être productifs (ou si peu) et à consommer de l'essence.
  12. Les gens ne prennent pas nécessairement leur voiture parce qu'ils aiment particulièrement ça, ils le font parce que les alternatives ne sont pas viables. La ligne Orange est saturée, il ne faut pas encore envisager de bloquer des voies de circulation tant que des alternatives ne seront pas aménagées. Il faut augmenter sensiblement l'offre de TEC si on veut que les automobilistes délaissent leur voiture. Il existe plusieurs types de déplacements, et ils ne sont pas tous possibles en TEC. Le déplacement lieu de résidence (de la banlieue par exemple) vers le centre-ville devrait être facilement faisable en TEC (surtout durant l'heure de pointe). Le déplacement de résidence à résidence, en banlieue, hors pointe est le plus difficile à couvrir par TEC (pour ne pas dire impossible, surtout avec plusieurs passagers et des bagages ou autres objets à amener). Il y a aussi les autres déplacements (exemple: résidence-commerce de destination, résidence-lieu de travail dans un quartier industriel, résidence-commerce local avec beaucoup de marchandise à ramener (épicerie), etc.). Plus il y aura de types de déplacements qui seront mieux couverts par le TEC, moins on aura besoin de la voiture. On pourra commercer par se débarrasser de la troisième voiture, puis de la deuxième. Peut être que dans quelques années on pourra même se passer de la première voiture et utiliser des taxis électriques sans chauffeur pour faire les déplacements impossibles à faire en TEC. La solution pour arriver là est d'augmenter le TEC, pas de bloquer les voitures et causer une résistance qui deviendra de plus en plus obsessionnelle de la part des automobilistes. Ça amène une question intéressante: est-ce que c'est la présence de trop de voitures qui a causé le déclin de St-Denis? Si ce n'est pas le cas, il faudrait alors trouvé la vraie cause pour pouvoir s'attaquer au bon problème. Sinon, on est peut-être en train d'empirer la situation.
  13. Cette approche ne fonctionnera pas. Nous sommes en démocratie et on ne forcera ps les gens à adopter les comportements qu'on veut qu'ils aient (et ce serait une pente très glissante si on le faisait; où est-ce que ça s'arrêterait?). Les gens vont choisir de ne plus se rendre à Montréal et on verra de plus en plus de centre commerciaux en banlieue au détriment du centre-ville. Les emplois vont suivre les travailleurs et comme ceux-ci ne se sentiront plus les bienvenus à Montréal, les emplois quitteront la ville. Les entreprises vont perdre leur centralité, mais d'un autre côté elles vont pouvoir s'installer sur des terrains qui coûtent moins cher. Ce seront les montréalais qui n'ont pas de voiture (et plus précisément ceux qui n'ont pas des compétences très recherchées et très monnayables) qui devront se déplacer en banlieue (avec des TEC déficients) pour aller travailler. Pour diminuer le nombre de voitures, il faut augmenter l'offre de TEC. Les gens vont utiliser les TEC si: -C'est plus rapide ou plus confortable ou plus commode que la voiture -Par souci environnemental -Parce que ça coûte moins cher qu'une voiture (ou qu'une deuxième voiture) -Par préférence personnelle -Par fétichisme de sardine (bon, celui-là n'est peut-être pas vrai...) Il peut aussi y avoir d'autres raisons pour que les automobilistes adoptent le TEC, mais ces raisons ne seront pas parce qu'on va les forcer de le faire.
  14. Qu'on installe des tunnels ou viaducs pour les vélos (et les piétons) sur une rue secondaire aménagée pour les cyclistes. Ça coûte plus cher mais on obtient une meilleure voie cyclable. Traverser le tunnel St-Denis sous la voie ferrée n'est pas très plaisant pour les cyclistes (ni les piétons d'ailleurs). Concernant le réaménagement de St-Denis, on a décidé de relocalisé la circulation de transit sur quelques rues dont St-Denis (une décision légitime, comme je l'ai mentionné avant). Ça fait que St-Denis est une artère de transit jusqu'à nouvel ordre. On ne peut pas dire aux automobilistes "dégagez nos rues résidentielles et allez sur les artères de transit" pour ensuite leur enlever cette même artère de transit. Avant de penser à limiter la circulation sur St-Denis, il faut commencer par faire diminuer le nombre de voitures. C'est un travail en deux phase. Phase 1: diminuer le nombre de voitures par l'ajout d'offre de TEC. Phase 2: ré-évaluer les besoins sur St-Denis, si les besoins en circulation de transit ont diminué, alors on peut penser à diminuer le nombre de voies, pas avant. Diminuer le nombre de voies en pensant que ça va faire diminuer la circulation* c'est mettre la charrue devant les bœufs. Il faut commencer par réduire la circulation avant d'enlever des voies. *Ça pourrait faire diminuer la circulation en déplaçant des emplois vers les banlieues, ou en faisant fuir les entreprises dans d'autres villes et régions moins congestionnée, ce qui n'est pas souhaitable pour Montréal.