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  1. http://www.lesaffaires.com/strategie-d-entreprise/pme/derniere-heure-vers-un-nouveau-mile-end-a-montreal/588201 La Cité de la mode, qui a déjà été l’épicentre de l’industrie jadis florissante du vêtement à Montréal, est devenue triste à voir. Gris, bétonné, morose, le secteur Chabanel a besoin d’une sérieuse injection d’amour. Et c’est justement ce que s’apprêtent à faire une dizaine de propriétaires d’immeubles du quartier. Unis sous le nom DCMTL Développement, le consortium va d’abord investir 20 millions de dollars sur une période de quatre à cinq ans afin de revitaliser le secteur. DCMTL Développement, pour «District Central Montréal», vise la réhabilitation de plus de 1 500 000 pieds carrés à terme. C’est l’équivalent de presque 2,5 Stades olympiques. Pour la première phase, quatre immeubles sont dans la mire du consortium. Les 9500 Meilleur, 1401 Legendre et les 55 et 350 Louvain Ouest. «Nous voulons donner un nouvel élan au quartier, traditionnellement manufacturier, explique Frédérick Lizotte, vice-président développement commercial du projet. En redéveloppement les édifices du secteur, nous voulons insuffler de l’oxygène au quartier. Qu’il y ait une vie professionnelle, communautaire et commerciale». Et outre, les restaurants, commerces et entreprises qu’il souhaite attirer, «nous voudrions que du résidentiel s’y installe après coup», espère M. Lizotte. Une offre alléchante L’idée derrière ce vaste coup de balai, c’est de recréer les conditions gagnantes qui ont mené certains secteurs à se réinventer, le Mile End ou le Mile Ex, par exemple. Du coup, le prix des loyers affichés par les propriétaires qui sont derrière DCMTL Développement est très, très bas. Non seulement le pi2 sera offert à 10$ (brut) électricité et chauffage inclus, mais chaque locataire aura droit à des améliorations locatives équivalentes à 30$ du pied carré. Les baux seront disponibles pour une période minimale de cinq ans. Et puisque l’espace ne manque pas, les PME ou start-ups pourront y croître physiquement. Dans le grand Montréal, le pied carré se loue en moyenne 18,97$ (net) le pi2 au premier trimestre de 2016, selon CBRE, une firme de service-conseil en immobilier. «Ça me semble assez alléchant cette offre-là, observe Jean Laurin, président et chef de la direction de NKF Devencore Montréal, une autre firme de service-conseil en immobilier. Je peux très bien les comprendre [les propriétaires] de prendre une position aussi agressive. Ils doivent louer leurs locaux. Il n’y a rien de plus cher qu’un local vide». Pour un nouveau Mile End Quand Marc-André Lanciault cherche des bureaux pour sa PME, Karelab, en 2012, il commence par regarder du côté du Vieux-Montréal. «Mais c’était environ 30$ du pi2 carré. Puis, j’ai un ami qui s’était installé dans la Cité de la mode qui m’a parlé du coin. Maintenant que j’y suis installé, au 55 Louvain Ouest, je loue environ 6 400 pi2 pour 10$ le pied carré. Je préfère investir dans mes employés et mon entreprise (spécialisée en programmes de récompenses pour employés) que dans un loyer. En plus, je n’ai pas besoin d’épater des clients. Je ne suis pas un bureau d’avocats du centre-ville. D’ici quelques années, croit l’entrepreneur, ce ne sera plus aussi abordable, on verra la naissance d’un nouveau Mile End». M. Lizotte ne s’en cache pas, si les prix sont si bas, c’est pour attirer les start-ups et PME créatives dans le quartier. «Ça permet à de jeunes entreprises d’obtenir des locaux à un prix très abordable. Nous recherchons des entreprises à haute valeur ajoutée, que ce soit en TI, en services financiers, etc. C’est à travers ces entreprises-là qu’un secteur se redynamise». Si l’on en croit le vice-président développement commercial du projet, l’initiative DCMTL Développement est déjà sur la bonne voie. Plusieurs ententes de location seraient à annoncer prochainement.
  2. Vous voulez conserver l’assurance parentale23 juin 2011 | 17h07 Argent Le Régime québécois d'assurance parentale augmentera ses cotisations de 4 % en 2012 afin de résorber son déficit de près de 600M$ d'ici 2018. En 2011, la hausse avait été de 6,25%. Il s’agit de la cinquième hausse annuelle consécutive, au même moment où certains disent que le Québec n'a pas les moyens de se payer ce programme. Nous avons demandé aux lecteurs d’Argent et de TVA Nouvelles s’ils croyaient que ce programme était indispensable? Voici quelques-uns de leurs commentaires : Je me dis que plus que le gouvernement enlève de l’argent sur mes paies, moins j’en ai pour mon petit garçon. C'est important d'avoir un revenu assuré après l'accouchement. J’utilise moi-même le programme. C’est en partie grâce à cela que je peux rester avec mon fils et l'éduquer. Si on a de l’argent pour se payer des avions de guerre, on a de l’argent pour aider les familles du Québec. Non? Vous avez beaucoup de chance aujourd'hui, j'espère que vous vous en rendez compte. Quand j'ai eu mes enfants, il fallait retourner au travail après 6 semaines de congé. Il y a beaucoup de dépenses inutiles au Québec, mais pas celle-là… Si le programme est en déficit, c’est qu’il a été mal géré. Quand ton budget est dans le rouge, tu coupes dans les affaires frivoles pour te concentrer sur l'essentiel. Il faut couper ça au plus vite. C'est ça mon cher, coupons l'aide pour les nouveaux parents. Pendant ce temps, les BS iront acheter un « sixpack »de Wildcat et un billet de 6/49 avec notre argent. Quand des gens de 50 ans paient « l'assurance parentale », ce n'est pas une assurance, c'est un impôt déguisé. Il n’y avait pas d’assurance parentale à mon époque et je ne suis pas morte, c’est une vraie blague cette histoire-là! Oui c'est important pour augmenter la natalité au Québec! On nous le vend en disant que ça augmente le taux de natalité, mais ailleurs au Canada, ils n'ont pas ces généreux programmes et le taux de natalité est semblable.
  3. http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/baseball/archives/2011/02/20110215-011334.html
  4. Nouvelles générales - Politique provinciale Écrit par Mathieu Boivin Lundi, 13 décembre 2010 16:19 Mise à jour le Lundi, 13 décembre 2010 16:37 QUÉBEC – Le Québec a dégringolé, en 2009, à la huitième place des provinces canadiennes en ce qui a trait au revenu net des particuliers. Il n’y a plus, désormais, que les gens de Terre-Neuve et de l’Île-du-Prince-Édouard qui soient moins riches que nous une fois tous leurs impôts payés. Les chiffres publiés lundi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) montrent que le Québec figurait en quatrième place du classement national, en 2005, avec un revenu net moyen des particuliers de 22 601$. Mais il a reculé à la sixième place l’année suivante, puis à la septième en 2007 et, l’an dernier, cette glissade l’a entraîné jusqu’au huitième rang, avec un revenu net moyen de 26 031$. Notons que l’Alberta occupe systématiquement, depuis 2005, la première place des provinces canadiennes. Depuis 2008, la Saskatchewan a ravi la deuxième place à l’Ontario, qui doit maintenant se contenter de la troisième position. «Les revenus d’emploi augmentent beaucoup moins rapidement au Québec qu’ailleurs et les salaires y sont plus faibles que la moyenne canadienne», a avancé Stéphane Ladouceur, spécialiste en aménagement du territoire et en développement régional à l’ISQ, pour expliquer ces déboires. Il a cependant souligné que c’est au Québec que les impôts sur le revenu sont les plus élevés au Canada. «Si on regarde le revenu brut, avant impôts, le Québec se trouve actuellement en cinquième place», a-t-il indiqué. Hausse modeste Quoi qu’il en soit, chaque habitant du Québec – riche ou pauvre, jeune ou vieux, travailleur ou retraité – a versé en moyenne 22,6% de son revenu en «impôt direct, en cotisation d’assurance sociale ou en autres transferts aux administrations publiques» en 2009, calcule l’ISQ. La moyenne canadienne est de 21,4%. L’ISQ relève que le revenu net des Québécois a augmenté de 1,5% en 2009, soit bien moins que la hausse de 3,9 % qui avait été enregistrée en 2008. Cela dit, c’est dans les régions de l’Outaouais (+ 5,8%), de la Capitale-Nationale (+ 4,0 %) et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (+2,6%) que les hausses les plus fortes ont été remarquées. «En Outaouais et dans la région de Québec, la hausse du revenu net provient de l’augmentation importante de la rémunération des salariés et des revenus des entreprises individuelles, a commenté M. Ladouceur. En Gaspésie, la progression s’explique par l’effet conjugué de l’amélioration du revenu personnel et de la diminution de la population totale.» Gatineau en tête Si ces trois régions ont réussi à éviter les effets de la récession économique, celle-ci a néanmoins provoqué une hausse de 1% du taux de chômage au Québec en 2009. «Les prestations fédérales d’assurance-emploi ont explosé de 27,3%, reflétant la détérioration du marché du travail», a relevé Stéphane Ladouceur. Enfin, l’ISQ remarque que c’est la ville de Gatineau (+ 6%) qui a connu la plus forte hausse du revenu net par habitant en 2009, suivie de Québec (+4,6 %), de Saguenay (+2,8 %), de Montréal (+1,7%) et de Trois-Rivières (+1,3 %). Sherbrooke ferme la marche avec un maigre 1%. «La croissance anémique de cette région est due, entre autres, au fléchissement de l’emploi dans le secteur manufacturier», analyse M. Ladouceur. La ville de Sherbrooke est représentée à l'Assemblée nationale par le premier ministre du Québec, M. Jean Charest. http://ruefrontenac.com/nouvelles-generales/politiqueprovinciale/31482-revenu-net-des-quebecois http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/revenu_personnel/index.htm
  5. Montréal : vol direct pour un séjour extraordinaire. Gratte-ciel et habitations de type Victorien, design ultra moderne et monuments historiques, Montréal est une ville tout en contraste. Métropole incontestée du Canada, Montréal est un mariage réussi entre charme européen et ville nord-américaine. Si on devait choisir un seul mot pour définir Montréal, cela serait sans hésiter « effervescence ». C’est une ville tout en rythmes, en mouvements, peu importe l’heure Montréal vous attend avec ses musées, ses galeries, ses espaces verts et ses restaurants. Tout est chic et décontracté. Envolez-vous pour un séjour inoubliable à Montréal. La compagnie Air Transat vous propose la ligne directe Toulouse – Montréal. Trois vols hebdomadaires au départ de Toulouse à partir du 21 avril 2012. Lors de votre séjour à Montréal, vous découvrirez une ville facile à vivre, où ses habitants sont chaleureux, avec un sens de l’hospitalité et de l’accueil internationalement reconnu. Montréal abrite de nombreux quartiers colorés et animés. Chacun d’eux vous embarquera dans son ambiance, son environnement. Le Vieux Montréal est le quartier où rêve, évasion, histoire et romantisme sont au rendez-vous. Rues de pavés, galeries d’art, boutiques d’artisans, et bâtisses des XVIII et XIX siècles, le Vieux Montréal porte bien son nom, c’est une porte sur l’histoire du Nouveau Monde. Ce quartier est bordé par le vieux port idéal pour une promenade à pied ou à vélo. Situé entre le Vieux Montréal et le centre-ville, le quartier International abrite les créations d’artistes venus du monde entier. Au cœur de ce quartier vous découvrirez l’œuvre de Jean Paul Riopelle, sculpture poétique entre eau et feu appelé La Joute Le quartier Latin possède un esprit détente et plaisir, on y trouve de nombreux bars, pubs, cinémas, concerts, spectacles… idéal pour une excursion nocturne. Lors de votre escapade à Montréal, faîtes un détour par le Mont Royal, qui donna son nom à la ville. Empruntez les sentiers qui vous mèneront jusqu’au belvédère, où une vie imprenable sur toute la région vous attend. Autour du Mont Royal, le quartier du même nom est habité par de jolies maisons multicolores et des petites rues ombragées. C’est un des quartiers branchés de la ville où l’on y trouve une multitude de petites boutiques. Sur le fleuve Saint Laurent, qui n’a de fleuve que le nom vu son étendu, vous découvrirez deux îles montréalaise : l’île Sainte Hélène et l’île Notre Dame. Toutes deux sont accessibles à pied, en vélo, en auto, métro et même en bateau. Idéal pour un moment de détente sur la plage, pour une promenade dans les sentiers ombragés, un détour au parc d’attraction La Ronde ou au Casino de Montréal. D’autres lieux sont incontournables comme Hochelaga Maisonneuve, berceau des installations olympiques de 1976 ou la Petite Italie, Le village ou encore les berges du Saint Laurent. Tout au long de l’année, Montréal s’anime autours de ses festivals internationaux : jazz, humour, sport et plus encore. La place des festivals, véritable espace public consacré aux manifestations culturelles, prend vie et rassemble touristes et habitants le temps d’un moment unique. 3 idées incontournables à Montréal : -Goûter les bagels et le smoked meat, deux symboles culinaires et culturels de la ville -Magaziner dans les rues de la ville, c’est-à-dire faire les boutiques. -Découvrir le réseau piétonnier souterrain véritable ville sous la ville, il relit sur plus de 30 kilomètres l’ensemble de la ville (hôtels, commerces et restaurants) Toulouse Montréal en vol direct depuis Toulouse à partir de 442 euros TTC* l’aller-retour http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/13/1305033-montreal-vol-direct-pour-un-sejour-extraordinaire.html?utm_source=All&utm_campaign=Revue+de+presse+du+Quartier+des+spectacles-+mardi+13+mars+2012&utm_medium=email
  6. http://www.journalmetro.com/plus/article/1020439 I still haven't tried out his first restaurant, seeing it is complicated to get a reservation. He has an interesting way to do business that is for sure. I bet this place will be as hard to get a reservation, as his previous place Guess I will just stick to trying out the 3 restaurants that were in Enroute top 10 new restaurants in Canada.
  7. Bon, on a finalement perdu notre titre. *************************** Ville intérieure Le Montréal souterrain peu accessible Agence QMI Charles Lecavalier 09/12/2011 03h58 MONTRÉAL – L’absence d’un plan directeur de développement de la ville intérieure, un immense réseau piétonnier de 32 kilomètres au centre-ville de Montréal, nuit à son accessibilité, à sa qualité et rend son parcours incohérent, selon un spécialiste qui étudie le sujet depuis plus de 20 ans. « Le problème c’est que le réseau est un assemblage de petits bouts de corridors qui appartiennent à des propriétaires différents. Il n’y a pas de vision d’ensemble », déplore Michel Boisvert, directeur de l’Observatoire de la ville intérieure depuis 2002 et auteur du livre Montréal et Toronto. Villes intérieures, publié en juin dernier. Ce dernier ne croit pas que le Montréal souterrain puisse relever le défi de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite sans un leadership fort. « Il n’y a pas de porteur de ballon, a-t-il dit. Personne qui peut aller à Québec pour chercher des subventions. On se retrouve devant des aberrations. » Ainsi, la station Bonaventure possède un ascenseur installé par la STM entre le niveau quai et la billetterie, mais n’offre ni d’accès au Montréal souterrain, ni à la surface. Impossible donc de se rendre à la gare Centrale ou la Place Ville-Marie en fauteuil roulant, un véritable non-sens. La Ville pointée du doigt « C’est un non-sens, a ajouté celui qui a enseigné l’économie urbaine à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal durant 32 ans. Le Quartier des Spectacles, c’est l’endroit de l’heure à Montréal. Il y a eu des tonnes d’investissements. Pourtant, rien n’a été fait pour rendre accessibles les galeries souterraines qui parcourent le Complexe Desjardins et la Place-des-Arts. » M. Boisvert n’a pas hésité à pointer la Ville de Montréal du doigt pour cette absence de cohérence. « Ça fait 20 ans qu’on attend un plan directeur, a-t-il souligné. Et là, Toronto va nous battre de vitesse. La Ville avait promis un plan directeur en 2004, lors du dépôt du plan d’urbanisme. Même chose en 1992. Il y a un mois et demi, je leur ai proposé mes services et on m’a bien fait comprendre que ce n’est pas du tout dans leurs priorités. » La situation est bien connue des associations de défense des personnes à mobilité réduite. « Le Montréal souterrain n’est pratiquement pas accessible. Nous sommes encore en face d’un réseau incohérent », a expliqué Laurence Parent, vice-présidente du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ). Près de 15 % des Québécois sont considérés à mobilité réduite, une proportion qui va augmenter avec le vieillissement de la population, selon le RAPLIQ. De son côté, l’administration Tremblay se dit fière du réseau qui existe, mais admet candidement qu’un plan directeur ne fait pas partie de ses priorités. Toronto en avance La Ville de Toronto a mis fin jeudi à la période de consultation publique subséquente à la publication de la première version du premier plan directeur du PATH, le réseau souterrain de la Ville-Reine, identifié par le livre Guiness des records comme le plus étendu du monde. Toronto reconnaît que le développement anarchique du sous-sol a créé « des itinéraires tortueux, des dimensions variables, des normes de conceptions manquantes, des liens absents et des occasions perdues », peut-on lire dans le document préliminaire. Le plan directeur torontois planifie l’installation de rampes d’accès et d’ascenseurs dans les parties les plus vieilles du réseau ainsi qu’une nouvelle signalisation avec des couleurs vives, idéale pour une population vieillissante.
  8. La dette du Québec grimpe de 287$ par seconde 18 septembre 2009 | 12h34 ARGENT Katia Germain Argent Le site Internet de l’Institut économique de Montréal (IEDM) s’est doté d’un compteur de la dette publique du Québec, qui affiche aujourd’hui plus de 212 G$. L'outil montre en temps réel la croissance de la dette en fonction des données fournies par le ministère des Finances. Chaque jour, l'endettement de la province grimpe de 25 M$, selon l’outil destiné à sensibiliser les contribuables québécois. «C’est important de mettre en contexte ces chiffres-là afin que les Québécois se rendent compte de la vitesse à laquelle l’argent qu’ils paient se dépense. Aussi, pour les citoyens en général, c’est important de prendre conscience que cette dette-là augmente très rapidement. Et on espère que ça va amener les gouvernements et les gens à agir», explique David Descôteaux, économiste à l’IEDM. La dette qui s’affiche sur le site Internet de l’institut représente la dette à long terme de tout le secteur public, pas seulement du gouvernement. «C’est la dette nette du gouvernement à laquelle on ajoute les dettes des réseaux d’éducation et de la santé. C’est une dette qui est plus représentative des responsabilités du gouvernement. On a pris le rythme de croissance de l’année dernière et on l’a appliqué à cette année», précise M. Descôteaux. L’économiste estime que l’évaluation de la dette faite par l’IEDM est conservatrice. «On est en crise économique. Les revenus du gouvernement chutent, ses dépenses augmentent… Il y a de très bonnes chances que l’an prochain, lors de l’énoncé budgétaire, le montant annoncé soit supérieur à celui qu’on voit à l’écran». Que faut-il faire pour ralentir le compteur? «La solution serait que le gouvernement ne tente pas seulement d’augmenter ses revenus mais diminue aussi ses dépenses», avance M. Descôteaux.
  9. Il y a deux semaines, je vous ai parlé de cette multitude de commerces montréalais qui engagent des unilingues anglais, sans que ça leur fasse un pli sur la bedaine de mépriser leur clientèle francophone. « Le français? We don’t give a shit! », semblent-ils nous dire. Et vous savez quoi, ce que je vous ai raconté, ce n’est que la pointe de l’iceberg, et je n’ai fait que soulever le début du commencement de l’amorce d’un débat. Vous êtes-vous promené récemment dans les rues de Montréal en portant attention à l’omniprésence de l’anglais? C’est à se demander si la loi 101 a déjà existé. Que les Second Cup, Edible arrangements, et autres pullulent à chaque coin de rue, on se console en se disant que ce sont des franchises de compagnies étrangères. Mais pourquoi accepte-t-on qu’une boutique/salon de thé qui a pignon sur rue avenue Mont-Royal s’appelle David’s tea? Pourquoi accepte-t-on que des commerces faisant affaire au Québec aient des sites internet uniquement en anglais (http://www.rageliquidenergy.com , http://www.restaurantmirchi.com ). Pourquoi accepte-t-on que des commerces aient des sites internet dans un français approximatif, comme http://www.ecomoto qui nous invite à faire une (sic) essai routier pour des motos qui sont 99% moins polluant que n'importe quel moteur conduit par essence (re-sic), ce qui nous permet d’oublier les stations de services (re-re-sic)? Et puis, est-ce que c’est une illusion d’optique où est-ce que je vois de plus en plus d’affiche en anglais de la même taille que leur équivalent français (ce qui contrevient clairement à la loi 101) ? Une de mes amies travaille pour une filiale québécoise d’une compagnie basée à Toronto. TOUS les logiciels sur son ordinateur sont en anglais uniquement. Quand je me suis étonnée devant elle que de telles pratiques ait lieu, son mari, qui travaille pour une grande institution financière QUÉBÉCOISE, m’a dit que c’était la même situation dans ses bureaux à lui! Je vous le demande : pourquoi accepte-t-on comme un état de fait de travailler dans une langue étrangère? Pourquoi se contenter du statu quo? Dans le même ordre d’idée, pourquoi accepte-t-on sans broncher que les ados parsèment leurs phrases de mots anglais pour lesquels il existe des mots français parfaitement acceptables ? Désolée mais je ne suis plus capable d’entendre des jeunes de 10 ou 13 ans qui fréquentent l’école en français et qui disent « c’est nice », ou « elle est ma best friend ». Après tout, si j’étais un anglophone vivant à Montréal, pourquoi est-ce que je me forcerais à parler français quand les francophones eux-mêmes sont incapables de maîtriser leur langue? Ce printemps, l’auteur de Starmania et Notre-Dame de-Paris, Luc Plamondon, a reçu la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale du Québec. Dans son discours d’acceptation, visiblement ému, il a livré un plaidoyer en faveur de la défense du français au Québec : « Les politiciens ont peur, un peu, maintenant, de parler des dangers [qui guettent] la langue française. Mais la langue française, ici, elle est en danger tous les jours, de plus en plus, et moi ça m’inquiète beaucoup. » Et pour parler de l’omniprésence de l’anglais au Québec, il a utilisé les mots «invasion » et «agression». Et comment a réagi l’éditorialiste-en-chef de La Presse André Pratte? En qualifiant les propos de Plamondon d’ « étonnants ». « Nous partageons le souci du célèbre auteur pour la vigueur du français au Québec. Cependant, le portrait qu'il dépeint de la situation est caricatural ». C’est drôle, mais moi, l’attitude La Presse dans ce dossier ne m’étonne pas du tout. Après tout, il s’agit bien du même journal qui a minimisé puis ridiculisé le scoop de Noe Murchison du Journal de Montréal, la formidable série I don’t speak French. En janvier 2008 elle a écrit une série d’articles inquiétant dans lesquels elle racontait qu’elle avait « pu trouver 15 emplois dans des commerces en parlant uniquement anglais ». En quelques semaines, en se faisant passer pour une unilingue anglophone elle « a été embauchée dans plusieurs commerces avec un CV juste en anglais ». Je voudrais bien qu’André Pratte sorte de son bureau et aille se promener dans son quartier, le Vieux-Montréal, où loge La Presse. Je lui conseillerais d’aller manger dans ce restaurant italien, à quelques coins de rues de son bureau, que je boycotte depuis plus d’un an. À ma dernière visite, l’hôtesse était une unilingue anglophone, fraîchement débarquée de Toronto. Mais ce que je vous dis, c’est sûrement « caricatural ». http://www.24hmontreal.canoe.ca/24hmontreal/icichroniques/sophiedurocher/archives/2009/08/20090826-122545.html
  10. Ariane Krol Si vous n’avez pas encore lu la lettre du maire de Vaudreuil-Dorion publiée dans nos pages, je vous incite vivement à le faire. Elle apporte un souffle d’air frais dans un débat de plus en plus vicié. Comme lui, j’ai été choqué par la réaction des citoyens d’un quartier de Beaconsfield, qui veulent bloquer la construction d’une résidence pour personnes âgées de deux étages. Deux étages! Des personnes âgées! Et que dire des arguments évoqués? «Le prix de nos maisons va chuter.» «Il y a déjà beaucoup trop de voitures qui circulent et beaucoup trop de problèmes de stationnement.» Le prix des maisons va chuter? Un centre d’injection supervisée ou une éolienne, je ne dis pas. Mais une résidence pour personnes âgées? C’est pousser très loin les limites du «pas dans ma cour». Et il y a pire. «Des citoyens viennent de s’opposer à la construction d’une école primaire dans leur quartier avec parc, jeux d’eau et mini-terrains de soccer. (…) Ils craignent la circulation automobile et la dévaluation de leur maison!», rapporte le maire de Vaudreuil-Dorion. Une école primaire? Un parc? N’est-ce pas le genre de services dont la proximité fait augmenter la valeur d’une maison? Les municipalités devraient peut-être revoir leurs critères de développement et miser sur les quartiers à accès contrôlé (gated communities)… Comme la plupart des gens qui ont acheté à Montréal au cours des dernières années, j’ai payé trop cher pour ma maison, et je détesterais la voir dévaluée. Mais je trouve qu’on est bien prompt à agiter cet épouvantail. C’est devenu un prétexte commode pour exclure l’autre, qu’il soit trop vieux, trop jeune ou Inuit, comme dans le quartier Villeray. Cela dit, les Villes ont leur part de responsabilité dans ces réactions extrêmes. Si les citoyens veulent bloquer un projet par crainte du trafic excessif, c’est qu’ils ne font pas confiance à leurs élus pour prévenir ou corriger la situation. Si la résidence pour personnes âgées ne compte pas assez de places de stationnement, si tous les parents amènent leurs enfants à l’école en auto en conduisant comme des débiles dans les rues adjacentes, c’est un réel problème. Sauf que les municipalités, obnubilées par la perspective de nouveaux revenus de taxation, se montrent souvent insensibles à ce genre de préoccupations. Elles en paient aujourd’hui le prix. http://blogues.cyberpresse.ca/edito/2010/08/16/pas-dans-ma-cour-de-quoi-a-t-on-si-peur/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_bloguesaccueilcp_BO3_accueil_ECRAN1POS5
  11. Boom ou bulle? 6 mai 2010 | 06h37 Nathalie Elgrably-Lévy Économiste sénior, Institut économique de Montréal Depuis quelques semaines, c’est la confusion. Face à la hausse fulgurante du prix des maisons, les Québécois sont nombreux à avancer l’hypothèse d’une bulle. En revanche, la classe politique et de nombreux experts au service des grandes banques prétendent qu’en dépit des apparences, la crainte est non fondée, qu’il n’y a pas de bulle… mais qu’il faut néanmoins rester vigilant. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty a d’ailleurs annoncé en février dernier des mesures pour «prévenir» la formation d’une telle bulle. Doit-on croire ce qu’on nous raconte et présumer qu’il s’agit d’un boom, ou bien nous fier à ce que nous observons et conclure qu’il s’agit d’une bulle? Mais d’abord, comment distinguer les deux phénomènes? Trois conditions doivent habituellement être réunies pour observer une bulle : (1) la hausse des prix est très rapide et disproportionnée; (2) le crédit est facile à obtenir; et (3) des mesures incitatives favorisent involontairement des comportements non désirés. Le cas américain est éloquent. En 1995, Washington oblige les banques à accorder des prêts à des clients peu solvables (subprime). Dès 1996, Fannie Mae et Freddie Mac se lancent dans la titrisation des hypothèques à risque. En 1997, l’Oncle Sam réduit l’imposition des gains en capital provenant de la vente d'une maison. La Réserve fédérale réduit son taux directeur qui passe de 6% en janvier 2001 à 1,75% en décembre 2001, puis à 1% en juin 2003. Comme il fallait s’y attendre, le prix des maisons augmente de manière historique, et les Américains s’endettent au-delà du raisonnable. C’est la bulle! Mais la Fed augmente son taux directeur à partir de 2004, ce qui refroidit le secteur immobilier. Très vite, de nombreux propriétaires sont incapables de respecter leurs obligations financières. Les banques saisissent les maisons, les prix chutent et la bulle éclate. Si les marchés canadien et américain sont différents à plusieurs égards, ils ont en commun plusieurs caractéristiques. Jusqu’à récemment, les Canadiens pouvaient s’acheter une maison sans aucune mise de fonds et avec une hypothèque amortie sur 40 ans. Du jamais vu! À l’instar de la Fed, la Banque du Canada a réduit son taux directeur à 0,25%, un niveau historiquement très bas, tandis que le gouvernement Harper a introduit une série de mesures visant à faciliter l’accès à la propriété (relèvement de la limite de retrait des REER, crédit d'impôt pour l'achat d'une première habitation, etc.). Quant à la Société canadienne d’hypothèques et de logement, elle a augmenté considérablement ses acquisitions de titres hypothécaires. On croirait à un «remake» de l’expérience américaine! Résultat? À l’échelle canadienne, le prix moyen d’une maison a augmenté de 95% de janvier 2000 à février 2010. À Montréal, la hausse atteint 113,2%. La dette des familles canadiennes représente maintenant 142% de leur revenu disponible, ce qui les rend terriblement vulnérables à la moindre hausse des taux d’intérêt. Si ce qui précède ne constitue pas une bulle, ça lui ressemble drôlement! Comme ce fut le cas pour toutes les bulles, celle-ci finira également par éclater. Quand? Je l’ignore, mais ce n’est qu’une question de temps. Et quand les Canadiens subiront la douleur d’une violente correction immobilière, les autorités monétaires et la classe politique chercheront des coupables à lapider sur la place publique. C’est alors qu’il nous faudra rester sourds aux discours tapageurs et nous souvenir des véritables artisans de notre malheur : la Banque centrale qui a adopté une politique monétaire malsaine, et des incitations à l’endettement
  12. C’est ce qu’indique Marchés mondiaux CIBC qui remarque toutefois un «recul très marqué du nombre global de nouveaux emplois». Pour en lire plus...
  13. http://www.taz.ca/pls/htmldb/f?p=105:99:219766909423116::::P99_IM:109 http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/mtl_2025_fr/media/documents/Tazmahal.pdf MAI 2008 C’est un énorme chantier qui a débuté le 15 mai sur l’avenue Papineau, alors que l’ouverture officielle est toujours projetée pour le printemps 2009 ! La recette gagnante : un brin de patience, une pincée de détermination et une bonne dose de persévérance. C’est ce qui nous permet de voir le projet se concrétiser : une roue à la fois, en débutant par le chantier. Le site offre d’ailleurs un décor des plus inspirants : clôture de chantier, pépinière de transplantation d’arbres, pelles mécaniques, bulldozers… Ça vous démontre que le rêve devient peu à peu réalité, que c’est réellement parti ! Les travaux dans la zone d’excavation ont débuté et la première coulée de béton approche ! Madame Sénécal, Vice-présidente du comité exécutif à la Ville de Montréal, a officiellement fait l’annonce du début de chantier du TAZ lors du Conseil municipal de la Ville de Montréal, du lundi 26 mai dernier. Ce qui nous permet aujourd’hui de vous partager la bonne nouvelle…à vous de la propager ! C’est une équipe de professionnels de plus de 15 personnes qui nous appuie dans la conception et la mise en chantier de cette construction majeure. Les travailleurs débutent leur entrée sur le terrain pour plus de 10 mois de chantier. Ils s’assurent de mener à bon port les travaux pour l’aménagement paysager, l’excavation, l’ingénierie mécanique, électrique et de structure. Tout ça, sous l’œil averti de notre gestionnaire de projet. C’est le cas de le dire, ça fourmille sur le chantier ! On vous rappelle que cet espace jeunesse sportif est érigé sur un terrain d’une superficie de 280 000 pi² et sa construction totalisera près de 85 000 pi². Localisé au cœur de l’arrondissement Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, sur l’avenue Papineau, en bordure du Complexe environnemental de Saint-Michel et aux abords de l’autoroute Métropolitaine, Le TAZ deviendra l’une des portes d’entrée de ce futur 2e plus grand parc de la Ville de Montréal.
  14. L’ex-PDG déchu de Norbourg a vu sa peine d’emprisonnement être réduite à huit ans et demi. C’est le juge André Vincent de la Cour supérieure qui a pris cette décision. Pour en lire plus...
  15. Alain Dubuc expose «les 10 travaux de Montréal» 12 octobre 2007 - 12h59 LaPresseAffaires.com Voici l'allocution faite par Alain Dubuc, chroniqueur de La Presse, devant les invités de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi midi à l'hôtel Omni centre-ville de Montréal. Je suis plus que flatté d’avoir été invité à prononcer la conférence qui sera le coup d’envoi de cette nouvelle saison. J’en remercie votre présidente, Mme Isabelle Hudon. Le thème que j’ai choisi d’aborder, c’est Montréal. Pas seulement parce qu’il s’agit, par définition, d’un thème de circonstance devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Mais parce que je suis inquiet pour Montréal. Je le dis sans vouloir être alarmiste, sans vouloir céder au sens de l’exagération que l’on attribue souvent au monde des médias. Notre ville ne va pas mal, elle n’est pas en crise. Mais Montréal n’a certainement pas atteint son plein potentiel. Et son succès futur n’est pas garanti. Il y a des menaces à l’horizon qui pourraient pénaliser la métropole si nous ne faisons pas attention. L’avenir de Montréal est un enjeu qui devrait être au cœur de nos préoccupations, sur lequel nous devons nous mobiliser. Et quand je dis nous, je pense à tout le monde, aux gens d’affaires, aux médias, au monde de l’éducation, à celui de la culture, aux citoyens dans leur ensemble. Un bilan impressionniste Chacun d’entre nous a sans doute son opinion sur l’état de la ville, a sa propre façon de voir les choses qui a été définie par ses expériences et ses valeurs. Ce sont ces cheminements uniques à chacun qui expliquera l’optimisme des uns et le pessimisme des autres. Ma propre vision de l’avenir de Montréal est le produit de ma profession, le journalisme, de ma formation d’économiste, mais aussi de ma vie de tous les jours et de mon passé, celui de quelqu’un qui a passé la majeure partie de sa vie à Montréal, qui est né à Montréal et qui y a grandi. Je voudrais insister aujourd’hui sur cinq éléments, cinq événements déclencheurs qui ont frappé mon imagination et qui ont contribué à façonner ma vision de la métropole et qui m’ont aidé à évaluer son potentiel et qui m’ont amené au bilan que je vous propose. Le premier déclencheur est presque historique. Il plonge dans mes souvenirs d’il y a trente ans. Quand je suis devenu chroniqueur aux pages économiques de La Presse, en 1976, la ville de Montréal était toujours plus importante que Toronto. Montréal était la métropole du Canada, elle a été au centre du monde entre l’Expo de 1967 et les Jeux olympiques de 1976. Il y avait encore de la concurrence entre les deux centres urbains et même ce que l’on appelait alors la bataille des sièges sociaux. Trente ans plus tard, l’écart entre les deux villes s’est tellement creusé qu’il n’y a plus de bataille et plus de rivalité. L’histoire récente de Montréal, c’est donc celle d’un déclin. Même si ce déclin a été stoppé, le rattrapage n’a pas vraiment eu lieu. Cela nous a certainement marqués collectivement et ce déclin colore sans doute notre réflexion sur le potentiel de notre ville. Le second déclencheur est de nature économique. Et c’est l’une des statistiques dont je me suis servi dans la préparation de mon livre, Éloge de la richesse. Selon des données comparatives de l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE, Montréal se classe, pour son niveau de vie, au 49ème rang des 75 grandes villes du monde. En Amérique du Nord, Montréal est la 26ème ville sur 26. Ce sera le seul chiffre de ma présentation. Mais il suffit amplement, tant il est stupéfiant. Nous sommes au dernier rang du continent. Pas les plus miséreux, pas les plus malheureux. Car notre niveau de vie moins élevé est en partie compensé par une qualité de vie enviable : moins de pauvreté, moins de violence, plus de culture, un environnement agréable. Mais ces chiffres nous disent quand même que Montréal est la ville qui produit le moins de richesse, celle qui est la moins productive, et celle qui, en bout de ligne, dispose du moins de ressources sur le continent. Il y a moins d’argent à Montréal, pour consommer, pour investir, pour garnir les coffres de l’État. Cette réalité mesurable, je ne l’évoque pas pour qu’on s’autoflagelle, mais au contraire, pour qu’on se réveille. Le troisième déclencheur est de nature politique. Il est toujours frustrant, pour un Montréalais qui croit à Montréal, de voir l’inaction et l’indifférence à l’égard de la métropole des politiciens québécois, tous partis confondus. Mais mon seuil de tolérance a été dépassé au début de l’année quand le ministre des Finances d’alors, M. Michel Audet, a réussi à déposer un document de consultation pré-budgétaire, intitulé « Des régions plus prospères », où il a réussi à ne consacrer que trois pages sur 44 à Montréal et à Québec. Je ne veux pas accabler l’ancien ministre, mais plutôt noter que cette omission illustrait jusqu’à la caricature la coupure entre Montréal et le reste du Québec, le fait que, pour les politiciens, exprimer du souci pour Montréal est une sorte de maladie honteuse. Cet isolement politique est une contrainte dont il faut tenir compte dans la réflexion sur le développement de la métropole. Le quatrième déclencheur est stratégique. Et c’est l’étude que le grand spécialiste du développement des villes, Richard Florida, a réalisé sur la métropole il y a un peu plus de deux ans. En appliquant au cas montréalais sa méthode qui consiste à mesurer les éléments qui font qu’une ville est créative, le spécialiste a déclaré que « Montréal est l’un des secrets les mieux gardés d’Amérique du Nord ». Cette conclusion, il y est arrivé en constatant que Montréal disposait d’atouts significatifs que vous connaissez autant que moi : des industries de pointe, un réseau universitaire de haut niveau, un bassin de main d’œuvre très qualifiée, une vie culturelle riche, une qualité de vie attirante. Ce déclencheur introduit un élément d’espoir, parce qu’il nous rappelle que Montréal dispose d’outils pour réussir. Le cinquième déclencheur est de nature plus théorique. Il s’agit de la multiplication d’études montrant qu’il y a un consensus croissant chez les économistes pour dire que les grandes villes sont plus productives, qu’elles sont le moteur du développement, et que leur développement est crucial. C’est ce que dit une étude de l’OCDE, « Competitive cities in the global economy », c’est ce qu’affirme aussi une grande étude du Conference Board du Canada, pour qui « la prospérité du Canada dépend du succès de nos grandes villes ». La mondialisation a affaibli les États, accéléré les échanges et le déplacement des personnes, augmenté le niveau de concurrence, forcé les sociétés avancées à se redéployer vers le savoir. Dans ce monde nouveau, la création de richesse repose davantage sur les centres urbains, et c’est entre les villes, des cités- États, que s’exerce la concurrence. Ce nouveau contexte place la barre plus haut, et montre que le redressement de Montréal n’est pas seulement souhaitable; il est vital. Il montre aussi que l’enjeu du développement de Montréal, ce n’est pas que le mieux-être des Montréalais, c’est aussi la capacité du Québec et du Canada d’atteindre leur plein potentiel. En ce sens, ce déclencheur introduit un autre élément d’optimisme, car il fournit un argument de poids pour désamorcer l’opposition, souvent artificielle, entre Montréal et les régions, en montrant que le succès de Montréal est pour le bien de tous. Un sentiment d’urgence Qu’est ce qu’on peut conclure de tout cela? Qu’est ce que ces cinq déclencheurs nous disent? Que Montréal ne va pas mal. Que c’est loin d’être la catastrophe. Mais que Montréal pourrait et devrait faire beaucoup mieux. À l’heure actuelle, ce qui caractérise Montréal, ce sont moins ses réalisations spectaculaires que son potentiel. La question centrale qu’il faut se poser, c’est si la métropole sera capable de réaliser ce potentiel. Cette piste de réflexion m’inspire quelques remarques. Premièrement, on peut introduire un autre élément d’espoir, qui tient à la nature même d’un centre urbain. Une ville, ce n’est pas seulement des pierres, des maisons, des rues ou des usines. C’est d’abord ses gens, la façon dont ils vivent, travaillent et interagissent. Les villes sont organiques, elles se comportent un peu comme un être vivant, avec ses hauts et ses bas, ses états d’âme, ses crises. C’est ce qu’on décrit souvent comme le climat. Et ça peut jouer des deux côtés. Une ville peut connaître des périodes de morosité, c’est un peu le cas de Montréal en ce moment. Mais elle peut également connaître des revirements rapides et spectaculaires, accélérer son développement, ou se sortir avec brio d’un trou que l’on croyait sans fond. On l’a vu à Toronto, à New York ou à Barcelone. Tout est donc possible. Deuxièmement, tout est peut-être possible, mais le succès ne tombera pas du ciel. La chance, il faut la fabriquer. C’est ce que nous dit en fait l’étude de Richard Florida, qui nous ramène au verre à moitié vide et au verre à moitié plein. On peut se bercer d’illusions en évoquant tous nos atouts; nous sommes très bons pour ça. Mais n’oublions pas que le fait que les avantages de Montréal soient un secret bien gardé est, en soi, un échec, celui d’une ville qui n’a pas réussi à se mettre en valeur. Cela met en relief la contradiction profonde que vit Montréal. Sur papier, elle a tout pour être dans le peloton de tête. Et pourtant, dans les faits, elle est au dernier rang. Il y a manifestement quelque chose qui ne fonctionne pas. Cela nous rappelle que Montréal a peut-être des avantages, mais qu’elle est incapable de les transformer en richesse. Et notre défi est là. Il y aura de l’espoir pour Montréal à la seule condition que la métropole soit capable d’exploiter ses atouts. En sommes-nous capables? C’est là notre grand défi. Troisièmement, il faut introduire dans notre réflexion un élément d’urgence. Montréal est une ville fragile. Le fait que son niveau de vie soit bas nous dit qu’elle est moins compétitive, et donc plus vulnérable à la concurrence et aux chocs de l’extérieur. Et les études que j’évoquais plus tôt sur le rôle stratégique des villes doivent nous rappeler que Montréal n’est pas seule sur la ligne de départ. Il y a des dizaines et des dizaines de grandes villes en Amérique et ailleurs qui pensent à leur développement, qui mettent au point des stratégies pour être gagnantes dans ce grand combat. Bien des villes ont commencé avant nous et sont en meilleure position que nous. Nous n’avons pas le luxe du temps. Quatrièmement, on peut même aller encore plus loin, et dire qu’il peut y avoir de réelles menaces à l’horizon. Montréal subit des pressions économiques, ne serait-ce que la fragilisation de son industrie manufacturière. Elle entre dans une crise démographique plus marquée qu’ailleurs en Amérique. Elle est le moteur d’une province qui souffre de sous-investissement et qui est menacée par une impasse financière. Montréal, plus encore que le Québec, peut donc frapper un mur. Et peut, si elle ne joue pas bien ses cartes, s’engager dans un cercle vicieux, une espèce de spirale descendante, où l’absence de ressources l’empêcherait d’investir dans ce qui la rendra attractive, ce qui ralentirait encore plus sa croissance, et compromettrait encore davantage sa capacité de se remettre sur pied. C’est ce qu’on appelle le déclin. Et c’est possible. Et donc, la relance de Montréal n’est pas un luxe ou une lubie. C’est une nécessité, une obligation. Parce que le statu quo n’est pas une option. Comptons sur nos propres moyens Il est vrai que la situation de Montréal tient à des facteurs qui dépassent largement la ville. Le retard du niveau de vie de Montréal résulte en partie du fait que le Canada n’est pas particulièrement performant : par exemple, Montréal est peut-être 26ème sur 26 dans le classement de l’OCDE, mais Toronto, au 24ème rang, ne fait pas tellement mieux! Nos résultats s’expliquent aussi par les retards du Québec dans son ensemble par rapport à la moyenne canadienne. Ces retards du niveau de vie s’expliquent largement par une plus faible productivité, d’abord au niveau canadien, et encore plus au niveau québécois. Le rattrapage dépendra donc beaucoup de grands virages que devront initier les gouvernements du Canada et du Québec, qui dépassent largement la capacité d’intervention d’une ville : des mesures pour favoriser l’investissement, notamment par la fiscalité, de grands projets d’infrastructure, des politiques d’innovation, des investissement dans l’éducation. Et cela nous pose le dilemme de la poule et de l’œuf. Le succès de Montréal dépend en bonne partie de décisions qui se prendront ailleurs et sur lesquelle la ville n’a aucun contrôle. À supposer bien sur qu’Ottawa et Québec amorcent les virages qui s’imposent. Jusqu’où peut-on compter sur les autres? Et pouvons-nous nous payer le luxe d’attendre? Il y a deux réponses à ces questions. Pour commencer, le grand Montréal, c’est en gros, au plan économique, presque la moitié du Québec. C’est à Montréal que se trouvent les décideurs, les sièges sociaux. Si le Québec a enregistré d’importants retards, c’est certainement aussi parce Montréal a une bonne part de responsabilités, qu’elle n’a pas assumé son leadership. Il faut se méfier de la tendance à croire que c’est la faute aux autres. Par ailleurs, nous savons que les gouvernements fédéral et provincial ont moins de ressources et de pouvoir qu’avant. Ils ont des obligations multiples et des arbitrages à faire qui les empêchent entre autres de miser sur une ville ou sur une région au détriment des autres. La conclusion, en clair, c’est que personne, ni à Ottawa, ni à Québec, ne se battra pour Montréal. Le seuls qui se battront pour Montréal, ce sont les Montréalais eux-mêmes. Et donc, si nous voulons faire mieux, il faudra compter sur nos propres forces. Bien sûr, les grandes stratégies globales canadiennes et québécoises seront essentielles. Mais en attendant, il faut se demander ce que les Montréalais peuvent faire concrètement, pour accélérer le mouvement, pour contribuer, à la mesure de leurs moyens, à la création de richesse, à l’augmentation de la compétitivé et la productivité, pour influencer, par leurs gestes, un débat qui ne décolle pas assez vite. Les dix travaux de Montréal Et c’est dans cette perspective que je soumets très modestement à votre réflexion dix pistes d’action pour aider Montréal à trouver le chemin du succès. Certaines sont institutionnelles, d’autres portent sur le climat, et d’autres sont des mesures plus concrètes. Cette réflexion a été nourrie par ma participation aux travaux du Comité d’orientation économique de cette chambre au printemps dernier. Ce n’est pas à proprement parler une stratégie, mais plutôt une liste de choses sur lesquelles la communauté montréalaise devrait travailler. Appelons cela les dix travaux de Montréal. 1-La reconnaissance La première de ces actions porte sur les rapports difficiles entre Montréal et le reste du Québec : la méfiance des régions, la concurrence entre la métropole et la capitale, la faiblesse du rapport de forces politiques d’une ville-région où ne se gagnent pas les élections. Tout cela a pour conséquence qu’il est difficile pour les politiciens d’intervenir en faveur de la grande ville. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a voulu dénouer cette impasse en réclamant des outils fiscaux particuliers à travers le pouvoir habilitant. Ce n’était probablement pas la bonne bataille, d’abord parce qu’il est difficile de mobiliser sur un enjeu fiscal, et ensuite parce qu’elle ne va pas au fond des choses. S’il y a une bataille que Montréal doit mener, c’est celle de la reconnaissance, pour faire accepter par les partis politiques, par l’Assemblée nationale, par l’appareil d’État et par les régions, le fait que la métropole joue un rôle unique, que c’est un moteur économique, qu’elle a des responsabilités et des besoins particuliers. Mais aussi que le succès de Montréal est crucial pour l’ensemble du Québec. Le développement de Montréal est une proposition gagnant-gagnant, qui n’a pas à se faire au détriment du reste du Québec. C’est un argumentaire que la métropole pourrait développer avec succès, si elle s’y prend bien, en insistant sur la complémentarité entre Montréal et les régions. Je dois vous dire que j’ai vécu quatre ans à Québec. J’ai même prononcé une conférence et que j’ai déjà prononcé une conférence à la Chambre de commerce de Québec, sur l’avenir de la capitale. Et je ne vois absolument pas de contradiction entre les deux interventions. Il y a amplement de place au Québec pour une métropole et une ville de taille moyenne qui constitue un deuxième pôle urbain. Même si cet enjeu est majeur, je préfère ne pas trop insister sur la question de la reconnaissance, parce que ce débat mène à des effets pervers, encourage la tendance si facile à croire que c’est la faute aux autres et que la solution est ailleurs. 2- Le leadership C’est ce qui m’amène à ma seconde préoccupation, le leadership. Le débat avec le reste du Québec serait plus facile si Montréal pouvait compter sur un leadership fort. Ce terme, je tiens à l’employer autrement qu’on le fait d’habitude dans le débat politique. À l’heure actuelle, on reproche beaucoup au maire Gérald Tremblay son absence de leadership, cela fait partie de la vie démocratique. Mais on oublie qu’on a fait le même reproche à tous ses prédécesseurs, d’une façon qui trahit une nostalgie pour celui dont le leadership ne connaissait aucun fléchissement, Jean Drapeau. Cette croyance voulant que l’essor de Montréal doit reposer sur les épaules d’un seul homme me paraît naive. On oublie commodément le fait que M. Drapeau, avec son leadership sans faille, a présidé avec brio au déclin de Montréal. C’est une mauvaise façon de poser le problème. Le leadership d’un maire est certainement essentiel. Mais le véritable succès ne reposera pas sur un seul homme qui tient sa ville à bout de bras. Le succès provient du dynamisme de la ville et donc de sa capacité de produire des leaders dans l’ensemble des sphères d’activité. C’est cette définition plus large du leadership qui me semble essentielle, dans le monde des affaires, dans celui de l’éducation, en culture. L’existence d’un groupe de leaders capables de parler au nom de la métropole, de défendre ses intérêts. C’est ce leadership qui permettrait, comme je l’ai suggéré au comité d’orientation économique, à Montréal de mener une bataille joyeuse, qui mise sur son succès potentiel, et qui évite comme la peste la revendication misérabiliste et les listes d’épicerie. C’est ce leadership qui donnerait aussi à Montréal le rapport de forces dont elle a besoin. Car le pouvoir politique soutiendra Montréal quand il n’aura pas le choix, quand il ne voudra pas être exclu de la parade. Mais pour cela, il faut d’abord une parade. 3- La cohésion Le leadership contribuera aussi à remplir une autre condition essentielle pour le succès de la métropole, la cohésion. Et je prends le terme dans son sens le plus large, de la cohésion des institutions de la région à celle de ses citoyens. D’abord, sur le plan politique et administratif, Montréal est balkanisée, un monde ingérable, écartelé entre ses arrondissements, ses villes de banlieue, sa ville centre, sa communauté métropolitaine, divisée entre l’île, Laval, la rive-sud, la couronne-nord. Pour créer la cohésion nécessaire, il faut simplifier les structures, mais il faut aussi des projets communs capables de rallier la grande région. Car la métropole, ce n’est pas la ville, ni l’île, mais le vaste pôle urbain qu’est la région métropolitaine. Et c’est à cette échelle qu’il faut développer une culture commune. La cohésion, il faut aussi la susciter chez les citoyens, pour qu’ils aient un sentiment d’appartenance, une fierté de leur ville. J’ai été frappé, dans un voyage récent à New-York, par la façon dont les New-yorkais, de toutes origines, de tous milieux, ont une façon unique de dire « our city ». C’est cette fierté qu’il faut susciter ici. 4- La culture du succès Cette cohésion ne donnera pas grand chose si elle n’est pas canalisée vers un objectif. Que Montréal soit une ville plus prospère, plus dynamique, plus attrayante, qui n’est pas le peloton de queue. Bref, une ville qui réussit, qui se distingue, qui fait mieux que les autres. Cela peut sembler étrange d’avoir à répéter des choses aussi évidentes. Mais au Québec, ce n’est pas une évidence pour tout le monde. La culture québécoise n’est pas une culture de concurrence, et cela a des effets sur la façon de fonctionner de Montréal, son manque d’ambition, sa complaisance. Les Québécois, y compris les Montréalais, ne sont pas encore parfaitement à l’aise avec la concurrence, le dépassement, ou l’excellence. Et pourtant, nous auront besoin de ces traits de caractère collectif, il faudra retrouver l’audace et l’énergie que les Québécois ont exprimé au moment de la révolution tranquille, si nous voulons que Montréal soit une ville vibrante, prospère, qui inspire l’admiration et l’envie. 5-La place du privé Cette recherche du succès ne peut pas se faire sans le secteur privé, car c’est surtout l’entreprise privée qui investit et crée la richesse. Et pour que le privé puisse pendre la place qui lui revient, il faut surmonter la méfiance viscérale d’un grand nombre de Québécois face au monde de l’entreprise, on l’a vu dans plusieurs dossiers associés à ce que l’on a appelé l’immobilisme. Il faut rappeler à quel point les problèmes de Montréal sont liés au sous-investissement, à quel point la richesse, le dynamisme des villes dépendent du succès de leurs entreprises. Il faut donc soutenir sans honte nos entreprises. Mais la confiance, ça se gagne et ça se mérite, et cela exige que les leaders du monde des affaires soient sur la place publique, qu’ils composent avec les nouvelles problématiques, notamment celles de l’urbanisme et de l’environnement, mais qu’ils aillent au front pour exprimer leurs idées et défendre leurs projets. 6- La convergence Mais le succès de Montréal ne pourra pas reposer seulement sur une logique d’entreprise. Les parcs industriels, c’est bien. Mais il faut aussi des parcs! Les atouts de Montréal sont largement liés à ses ressources humaines, ainsi qu’aux divers éléments qui font que la qualité de vie y est grande : son système d’éducation, son urbanisme, ses restaurants, sa vie culturelle, sa relative harmonie sociale. Ces facteurs contribuent au développement économique en faisant de Montréal une ville attirante. Et cela nous rappelle qu’il y a une convergence entre l’économique, le social et le culturel, et maintenant l’environnement. Cette chambre le montre par son implication dans le développement culturel. Le succès économique permet le développement social, en nous donnant les moyens de nos ambitions, mais l’inverse est vrai, les investissements en culture, les programmes sociaux bien faits ne sont pas que des contraintes et des coûts, ils sont des atouts. Une logique d’affaires qui fait abstraction de ces autres réalités ne nous mènera pas loin. 7-La diversité Montréal doit par ailleurs mener une autre bataille, celle de son identité. On décrit souvent Montréal comme une ville multiculturelle. Ce n’est pas faux. Mais ça ne veut pas dire grand chose. Le taux d’immigration de Montréal n’est pas très élevé, et la présence de communautés issues de l’immigration ne la distingue absolument pas des autres grandes villes nord-américaines. Non. Ce qui est unique à Montréal, et ce qui lui donne sa spécificité et sa force, c’est qu’elle est le lieu de rencontre de deux cultures, l’anglaise et la française, qu’elle est, dans les faits, une des rares villes vraiment bilingues en Occident. C’est cette rencontre de deux langues et de deux cultures qui lui donne sa spécificité, qui en fait un point de rencontre entre deux continents, qui contribue à sa créativité et au succès de sa nouvelle économie. Votre chambre, par son histoire, reflète cette réalité. Mais, on le sait, le mot bilingue est encore tabou. Il est temps de corriger le tir, sachant que nous avons fait de grands pas pour la sécurité linguistique des francophones, et sachant aussi que c’est Montréal qui a payé le gros du prix du débat constitutionnel et du débat linguistique. Nous sommes sans doute prêts pour un retour du balancier, pour reconnaître cette réalité sociologique du bilinguisme à Montréal, pour s’en servir comme d’un atout, et pour favoriser une connaissance de l’anglais qui n’a plus à nous menacer. 8- L’éducation Montréal est fière de ses institutions d’enseignement. Nous savons que c’est un des grands atouts de la métropole. Son réseau universitaire fournit une main d’œuvre de haut niveau, favorise la recherche, enrichit la culture urbaine. Mais encore là, nous avons tendance à nous leurrer. La principale de l’Université McGill, Mme Heather Monroe-Blum, dans une conférence devant cette chambre l’automne dernier, a révélé des statistiques alarmantes, que le taux de réussite post-secondaire est en baisse, qu’il y a un déclin de la recherche. Nous sommes fiers de nos universités, mais qu’est ce que nous faisons pour les aider? Nous avons, à Montréal plus qu’ailleurs, une responsabilité collective pour amener les jeunes à aller à l’université et à y rester, pour soutenir les universités dans le débat sur le financement, pour aider financièrement les universités comme la communauté anglophone le fait depuis longtemps, pour multiplier les ponts entre le monde universitaire et les pôles de la vie civile. Et nous avons tous un devoir pour lutter contre le fléau du décrochage, pour valoriser la formation. 9- Le talent Montréal ne fera pas mieux que les hommes et les femmes qui l’animent. Et une de ses grandes batailles dans les années à venir sera celle de la recherche du talent. La métropole doit lutter contre le déclin démographique, qui pose un problème de nature quantitative. Elle est aussi en compétition avec les autres centres urbains pour un enjeu plus qualitatif, attirer et retenir le talent, les professionnels, les spécialistes, des gestionnaires, les techniciens, les étudiants prometteurs. C’est une préoccupation que nous devons sans cesse avoir à l’esprit, dans le débat sur l’immigration, dans les efforts pour intégrer les immigrants et utiliser leur plein potentiel, dans nos efforts pour améliorer la qualité de vie, un élément important du pouvoir d’attraction de Montréal. 10- Des projets mobilisateurs Pour terminer, le dixième de mes travaux, c’est la recherche de grands projets mobilisateurs. C’est souvent autour de grands projets que le revirement des villes a eu lieu, des projets qui frappent l’imagination, mobilisent et définissent, comme l’Expo 67, ou le Big Dig de Boston. Ces projets n’ont pas toujours à être colossaux pour donner des fruits, pensons au renouveau du quartier St-Roch à Québec ou au réseau de tramway à Bordeaux. L’important est moins la taille du projet que son sens, sa capacité d’incarner la ville et de réunir ses citoyens. Montréal devrait chercher dans cette direction, pour identifier des actions qui exprimeraient la personnalité de la métropole, et qui recréeraient la cohésion, notamment entre les habitants de l’île et ceux des couronnes. Je n’ai hélas pas un projet dans ma poche que je pourrais proposer. Mais ce qui m’apparaît clair, c’est que pour que Montréal réussisse, il faut que les citoyens aient le sentiment qu’il y a une direction, qui doit s’incarner dans des gestes concrets. Et pour que ça soit clair, il faut du focus, il faut éviter de se disperser dans une multitude d’interventions. Montréal n’a pas besoin de 130 projets. Mais plutôt de un, deux ou trois. À conditions que ce soient les bons. Éloge du volontarisme Pendant qu’on pense tous à cette idée de grands projets, je voudrais, en guise de conclusion, terminer en répondant à une question que j’ai souvent entendu poser sur l’avenir de Montréal : « Êtes-vous optimiste ou pessimiste ?». En fait, je suis ni l’un ni l’autre. Je ne suis pas optimiste, je ne suis pas pessimiste. Je suis volontariste! Ça va marcher si on fait ce qu’il faut pour que ça marche. Il ne faut pas se demander si Montréal peut, oui ou non, réussir. Il faut se demander si on veut que Montréal réussisse. Et si l’on répond oui, le reste viendra!
  16. 12/06/2007 Le Projet Entrepreneuriat Montréal (PME)lance une stratégie pour stimuler la création d’entreprises. Le projet vise à éliminer le retard de Montréal en entrepreunariat par rapport à d’autres villes canadiennes. Les dirigeants de plus de 85 organismes dédiées à la promotion des entreprises locales estiment que pour prendre sa place dans une économie mondiale de plus en plus compétitive, la communauté des gens d’affaires de Montréal doit se serrer les coudes. Des gens d’affaires doivent servir de mentor auprès de la relève. La stratégie vise à mettre en réseau les ressources d’entrepreneurs établis et celles d’organismes d’aide à la création d’emplois afin qu’ils puissent faire bénéficier de leur expérience de nouveaux venus dans le monde des affaires. Il s’agit d’un plan d’action mobilisant tous les intervenants afin d’accroître le nombre d’entrepreneurs et favoriser le taux de survie de leurs entreprises. Jean-Marc Léger, président fondateur de Léger Marketing, est associé au projet. À la tête d’une entreprise comptant plus de 650 employés et ayant des bureaux aux quatre coins du Canada, M. Léger affirme que c’est grâce à l’aide d’un mentor qu’il a su développer son entreprise. Selon lui:"le plus difficile en affaires c’est pas de réussir, c’est de réussir à tous les jours et le mentorat à mon avis est un des éléments clefs de la réussite du Québec". C’est précisément ce que vise le projet du PEM. Le groupe de travail a pour mandat de promouvoir la culture entrepreneuriale et de multiplier les ressources. Le ministère des affaires municipales et des Régions et la conférence régionale des élus de Montréal participent au financement du projet. Dynamiser la création d’entreprises Une étude réalisée par la fondation de l’entrepreneurship sur l’état de santé de l’entrepreneuriat à Montréal révèle que depuis 2003, tous les indicateurs de vitalité dans le secteur de la création d’entreprises s’améliorent. Cependant ils demeurent en deçà de ce qui se produit dans d’autres villes canadiennes. Nathaly Riverin de la fondation de l’entrepreneurship indique que Montréal a été comparée avec Toronto et Vancouver. Dans l’étude, des Montréalais, des Torontois et des gens à Vancouver ont été sondés sur leur perception quant aux opportunités d’affaires dans leur ville, leur peur de l’échec s’ils se lançaient en affaires et leurs propres capacités entrepreneuriales. Dans tous les cas, les données révèlent que les Montréalais ont une perception plus négative que ceux dans les deux autres villes, l’écart le plus important se situant au niveau de la crainte d’échouer dans un projet d’entreprise. Selon l’auteur de l’étude, un facteur dominant explique peut-être cette réalité. "On dénote une culture entrepeunariale moins bien incarnée chez les québécois et on dénote aussi que le milieu des affaires est moins connecté, les jeunes ont moins de modèles d’entrepreneurs à Montréal qu’à Toronto ou Vancouver", dit Nathaly Riverin. Selon elle, les résultats indiquent que la campagne de développement doit faire une priorité de la mise en réseau des gens d’affaires novices avec ceux ayant de l’expérience. Une stratégie à moyen terme Liette Lamonde, porte-parole du PME, indique qu’il est urgent d’agir pour changer la situation, mais qu’il n’y a pas de raison de baisser les bras. A son avis, il existe déjà une structure en place pour encadrer la relève et il faut simplement accélérer le pas pour faire en sorte que d’ici 5 ans l’écart entre Montréal et les autres villes canadiennes s’évapore. " On ne crie pas au feu car on sait qu’on a des moyens pour rattraper cet écart. Nous proposons une stratégie qui vise à combler cet écart . On fait un appel aux entrepreneurs...nous voulons les convaincre qu’ils peuvent aider", explique-t-elle. Mme Lamonde précise qu’il est question de changer les attitudes et que cela ne peut se faire qu’avec le temps.
  17. Bonjour Monsieur/Madame, je suis Jacques BROUSSIER, je suis à la recherche de prêt d’argent depuis plusieurs mois j’ai été 6 fois victimes d’escroquerie avec les faut prêteurs qui m’ont ruiné, j'ai fait une tentative de suicide à cause d’eux. Car j’avais des dettes et des factures à payer. Je croyais que c’était fini pour moi je n’ai plus le sens de vivre. Mais heureusement j'ai vu des témoignages faites sur la prêteuse Monalisa LEBERCQ par Bineta SYLLA sur quintonic.fr (MEMBRE du club quintonic). C’est ainsi que j'ai contacté Mme Monalisa LEBERCQ qui m'a fait un prêt de 98.000€ avec un taux d'intérêt de 2% et j'ai pu régler mes dettes et réaliser mon projet. Je vous conseille de la contacter Si vous avez besoin de financement ; de prêt d’argent ou de n’importe quel projet a réaliser, Mme Monalisa LEBERCQ va vous aider pour vos demandes de prêt d'argent. Voici mon adresse email: [email protected]
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  19. Bonjour Monsieur/Madame, je suis Jacques BROUSSIER, je suis à la recherche de prêt d’argent depuis plusieurs mois j’ai été 6 fois victimes d’escroquerie avec les faut prêteurs qui m’ont ruiné, j'ai fait une tentative de suicide à cause d’eux. Car j’avais des dettes et des factures à payer. Je croyais que c’était fini pour moi je n’ai plus le sens de vivre. Mais heureusement j'ai vu des témoignages faites sur la prêteuse Monalisa LEBERCQ par Bineta SYLLA sur quintonic.fr (MEMBRE du club quintonic). C’est ainsi que j'ai contacté Mme Monalisa LEBERCQ qui m'a fait un prêt de 98.000€ avec un taux d'intérêt de 2% et j'ai pu régler mes dettes et réaliser mon projet. Je vous conseille de la contacter Si vous avez besoin de financement ; de prêt d’argent ou de n’importe quel projet a réaliser, Mme Monalisa LEBERCQ va vous aider pour vos demandes de prêt d'argent. Voici mon adresse email: [email protected]
  20. http://journalmetro.com/monde/761606/le-soleil-a-la-rescousse-dune-planete-qui-a-soif/ 22/04/2015 Mise à jour : 22 avril 2015 | 6:00 Le soleil à la rescousse d’une planète qui a soif Par Wanise Martinez Metro News World Un inventeur néerlandais a mis au point un prototype, le Desolenator (ou «désalinisateur» en français), qui pourrait s’avérer le moyen le plus abordable et le plus écologique de dessaler l’eau de mer. L’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF estiment qu’une personne sur neuf dans le monde n’a pas accès à de l’eau propre et potable, ce qui entraîne chez 780 millions d’êtres humains, surtout dans les pays en développement, des maladies liées à l’insalubrité de l’eau. Et la situation est en train de s’aggraver en raison des changements climatiques qui affectent de plus en plus la planète. À terme, il semble inévitable que l’humanité doive affronter une grave pénurie d’eau potable. Sachant cela, et considérant que 96% de l’eau sur la Terre est salée, la solution s’impose d’elle-même: il faut trouver des moyens efficaces de dessaler l’eau. Au cours des dernières années, certains procédés ont été élaborés pour y parvenir, mais ils sont coûteux, et beaucoup de pays en développement n’ont pas les moyens de les utiliser. C’est pour résoudre ce problème qu’un ingénieur néerlandais, William Janssen, a mis au point un appareil innovateur et astucieux, le Desolenator, capable de purifier l’eau polluée comme l’eau salée à peu de frais, à l’aide de l’énergie solaire. «Le Desolenator fonctionne selon un principe simple d’ébullition de l’eau. Son carburant, c’est l’énergie solaire: dès qu’il fait beau, on peut obtenir de l’eau distillée en chauffant de l’eau salée sur un panneau solaire. La vapeur d’eau qui s’en dégage est ensuite recueillie et condensée, puis bouillie à nouveau», explique M. Janssen. Grâce à son procédé unique de distillation, l’appareil produit de l’eau potable à partir d’eau polluée ou salée (habituellement plus difficile à traiter) sans devoir recourir à des filtres ou à des produits chimiques. Tout ce dont il a besoin, c’est de l’énergie du soleil, à laquelle il doit être exposé chaque jour. Ainsi, son module photovoltaïque se réchauffe, et l’énergie qu’il produit est soit réfléchie, soit emmagasinée pour continuer d’alimenter le circuit. M. Janssen et ses collaborateurs espèrent que leur invention permettra, d’ici 2020, à un million de personnes d’avoir accès à de l’eau potable. «En ce moment, nous sommes en période de rodage. Nous voulons nous assurer que l’appareil est aussi fiable que possible. Notre objectif, c’est que le plus petit Desolenator produise 15 litres d’eau pure par jour. Nous nous sommes fixé un échéancier: nous aimerions que l’appareil soit prêt à être mis en marché à la fin de l’année, et nous voulons le rendre disponible partout où les gens seront intéressés à l’avoir.» «Une des choses que nous devons tous faire, c’est apprendre à mieux utiliser l’eau, à cesser de la gaspiller.» – William Janssen, inventeur du Desolenator Lorsqu’on lui demande pourquoi l’énergie solaire n’est pas mise à profit davantage pour trouver des solutions à des problèmes aussi importants que l’accès à l’eau potable, M. Janssen répond que l’habitude de recourir à cette énergie n’est pas encore entrée dans les mœurs, mais que cela ne saurait tarder. L’important, selon lui, c’est que nous continuions à trouver des solutions aux problèmes auxquels la planète est confrontée. «Notre appareil sera utile aux personnes qui ont accès à de l’eau polluée ou salée. Pour celles qui n’ont pas du tout accès à l’eau, il faut trouver d’autres solutions.» Changer le Coke en eau À la fin de l’année dernière, l’artiste néerlandais Helmut Smits a présenté, dans le cadre de l’exposition Sense Nonsense, qui se tenait durant la Semaine néerlandaise du design, un appareil de son invention capable de changer du Coca-Cola en eau. De prime abord, son invention ressemblait à une installation artistique un peu étrange, mais elle témoignait en fait d’une réflexion extrêmement critique sur la pénurie d’eau potable dans le monde: l’artiste souhaitait montrer qu’il est plus facile de tirer de l’eau potable d’une bouteille de Coke dans l’hémisphère nord que de se procurer une quantité équivalente d’eau dans bien des pays du sud qui subissent de graves sécheresses. 5 gadgets qui purifient le H2O 1lifestrawLifeStraw Ce petit tube en forme de cigare exploite à une technologie novatrice grâce à laquelle l’eau se trouve nettoyée de tous les bacilles responsables de maladies comme la typhoïde, le choléra, la dysenterie et la diarrhée. La personne qui l’utilise peut donc boire sans craindre de se rendre malade, puisque les pathogènes ne se rendent jamais jusqu’à sa bouche. La paille de survie est déjà le fleuron des produits créés à des fins humanitaires parce qu’elle est facile à fabriquer et très peu coûteuse. omniprocessorOmni Processor Cette machine qui transforme les eaux usées en eau potable fait parler d’elle depuis que Bill Gates a annoncé qu’il investissait dans sa fabrication et qu’on a pu le voir boire de son eau. Conçu et fabriqué par la firme de génie américaine Janicki Bioenergy, cet appareil imposant transforme, au moyen d’un réacteur et de chaleur, de la boue de vidanges et d’autres matières résiduelles combustibles en eau potable, en électricité et en cendres. cyclocleanCycloclean Cette invention japonaise qui ressemble à un vélo traditionnel recourt à l’énergie cinétique pour purifier l’eau. Créé à l’origine pour les villages reculés ou les zones sinistrées, le Cycloclean a l’avantage de pouvoir être utilisé même dans les endroits difficiles d’accès. Pour produire de l’eau potable, l’utilisateur doit simplement pédaler, après avoir rempli d’eau impure le réservoir attaché au siège. lifesackLife Sack Ce sac polyvalent a été conçu pour les communautés démunies des pays en développement. Quand les gens le reçoivent, il est rempli de grains. Une fois ceux-ci utilisés, le sac se convertit en kit de purification de l’eau fonctionnant à l’énergie solaire; après avoir nettoyé l’eau contaminée, il peut en outre servir de contenant pour le transport de celle-ci. Pour tuer les microorganismes et les bactéries qui rendent l’eau impropre à la consommation, le Life Sack utilise la technologie SODIS. clearCamelBak Ce système de purification recourt aux rayons UV pour détruire les microbes qui se trouvent dans l’eau, rendant celle-ci buvable en 60 secondes à peine. Cette bouteille d’eau hors de l’ordinaire, créée par la compagnie américaine Camelbak, pèse peu, si bien qu’elle se transporte aisément, et est facile à utiliser. Elle fonctionne à l’aide de piles rechargeables au lithium; on peut l’utiliser 80 fois, voire plus, avec une seule charge.
  21. <header style="box-sizing: border-box; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Verdana, Geneva, sans-serif; line-height: 16px;">http://www.ledevoir.com/art-de-vivre/voyage/401202/tourismeurbain-le-charme-apres-la-conquete TOURISME URBAINPasser «Go» et réclamer la ville Des tours de vélo à New York, à Chicago et à Montréal. Zéro auto. Les mains sur le guidon. </header>1 mars 2014 | Émilie Folie-Boivin | Voyage <figure class="photo_portrait left" style="box-sizing: border-box; margin: 0px 10px 0px 0px; float: left; width: 224px; color: rgb(0, 0, 0); font-family: Verdana, Geneva, sans-serif; line-height: 16px;"><figcaption style="box-sizing: border-box; font-size: 0.846em; line-height: 1.2em; padding: 2px 0px 15px;">Photo : Émilie Folie-Boivin Le DevoirLe tour Bike the Drive de Chicago se déroule dans une boucle de presque 50 kilomètres.</figcaption></figure>La meilleure manière de découvrir les plus beaux profils d’une ville ? Les deux mains sur le guidon, pendant les grands événements de vélo urbain. Petit tour de piste. Dans une grande ville, il vaut mieux se lever de bonne heure pour pédaler sans avoir à jouer du coude avec les voitures. Une fois par année, à l’occasion des tours urbains de New York (Five Boro Bike Tour), Chicago (Bike the Drive) et Montréal (La Féria, rebaptisée Go Vélo Montréal), c’est jour de fête. Pendant quelques heures, les voitures sont interdites sur les routes et les bicyclettes ont le champ libre. Pour en profiter, il faut aussi se lever à l’aube, mais l’expérience est plus sublime que bien des grasses matinées. C’est encore tout récent que les rues des grouillantes New York et Chicago célèbrent la gloire du vélo comme transport alternatif, et leurs efforts fulgurants leur ont permis de se tailler une place enviable parmi les villes nord-américaines où il fait bon rouler. Les activistes de ce mode de transport aux États-Unis s’inspirent d’ailleurs ouvertement du réseau cyclable de Montréal et de son Bixi dans leur développement urbain. Le vélo se porte bien, et ça se sent. Les tours Five Boro Bike Tour, Bike the Drive et ceux de Go Vélo Montréal sont tout sauf des courses. Qu’on roule en CCM ou en Argon, ils sont une célébration de la ville et de la bicyclette. En un avant-midi, on aboutit dans des quartiers que jamais on aurait l’occasion d’explorer autrement ; on rencontre des gens créatifs qui scotchent la bière de la victoire sur leur porte-bagages avec du duct tape gris ; on lève notre casque à ces mamans admirables qui roulent 64 kilomètres avec deux petits copilotes dans la remorque. On engloutit des bananes sur le bras dans les stations de ravitaillement (yé !), reçoit des échantillons de yogourt gratuits (re-yé !). Y a pas que l’avenir qui appartienne à ceux qui se lèvent tôt !
Y a la route aussi. Five Boro Bike Tour - Le charme après la conquête Avec leurs cris de joie sur la ligne de départ, les cyclistes en liesse enterraient le dernier tube de Beyoncé. L’humeur générale était aussi radieuse que la météo au point de départ, près du complexe du World Trade Center à Manhattan. En mai de chaque année, ils sont plus de 30 000 à pédaler les 64 kilomètres du Five Boro Bike Tour (5BBT), l’un des circuits urbains à vélo les plus courus en Amérique du Nord. Les dossards s’envolent presque aussi vite que les billets d’un spectacle d’Arcade Fire. New York a fait du chemin depuis la première édition de l’événement en 1977, auquel ont pris part 250 motivés : en moins de cinq ans, grâce à l’ancienne administration Bloomberg et à la détermination de la chef des transports, Janette Sadik-Khan, la mégalopole s’est métamorphosée. Celle-ci voulait une ville animée aux trottoirs bondés de gens et de mobilier élégant, des places publiques où flâner et des pistes cyclables sur lesquelles les enfants se sentiraient en sécurité. «C’est ce qui définit la qualité de vie dans une ville», disait-elle en entrevue au magazine New York. Mais ce matin-là, ensoleillé, le réseau cyclable était bien le dernier endroit où les participants voulaient rouler. Jusqu’à ce que les voitures reprennent leur dû, les montures auront cinq ponts à se mettre sous le pneumatique, des rues commerciales et résidentielles et des autoroutes (dont la fameuse Brooklyn-Queens Expressway, un interminable quatre-voies dont le seul charme réside dans cette troublante impression que si la fin du monde arrivait et que tout le monde essayait de décamper à vélo, ça ressemblerait à ça). Il y a peu d’occasions de visiter autant d’arrondissements en un week-end à New York. Et dans une journée comme celle-là, avec les résidants qui envoient la main aux cyclistes, on se sent comme de la visite attendue. Après avoir passé un Lower Manhattan saharaesque et bouleversé le jogging dominical dans Central Park, Harlem nous accueillait les bras ouverts avec une chorale gospel. Le genre de spectacles semés un peu partout sur le parcours pour motiver les troupes. À moins de faire un pèlerinage en l’honneur d’Un prince à New York ou d’avoir de la famille dans le coin, peu de visiteurs se rendent dans Queens, mais les cyclistes auront enfin une raison de rencontrer les habitants du coin, suivant un saut de puce dans le Bronx. Après avoir pédalé derrière les entrepôts sur la rue Kent à Brooklyn, le tour débouche sur une rue commerciale. Fait étonnant : au lieu de bouder contre la commotion causée par la fermeture des rues, les commerçants embrassent la parade et en profitent pour faire une vente-trottoir pendant que des cyclistes s’arrêtent pour prendre une bière. Le circuit du 5BBT reste le même chaque année. Et comme chaque fois, la hantise des habitués se dresse dans les tout derniers miles de l’épreuve, à la porte de Staten Island. Avec ses interminables quatre-kilomètres inclinés et venteux, le pont Verrazano-Narrows donne envie de balancer son vélo dans la baie de New York et de rentrer en autostop sans demander son reste. Les participants font presque du surplace à cause des bourrasques. Un père poussant son fils handicapé persiste ; c’est triomphant et le visage écarlate qu’il franchit la ligne d’arrivée à Fort Hamilton, tout de suite à la sortie du pont. «Ça y est… Nous en sommes venus à bout!», dit-il en faisant un clin d’oeil fatigué à fiston. Pas de remise de médailles, pas de temps au chrono. Nous avons vaincu la bête, mais 64 kilomètres plus tard, c’est plutôt elle qui nous a conquis. Le Five Boro Bike Tour, c'est 64 kilomètres à travers cinq arrondissements : Manhattan, Bronx, Queens, Brooklyn, Staten Island. Quand: le premier dimanche de mai, soit le 4 mai 2014. Le circuit, plutôt plat et accessible, s’adresse aux gens de tous les âges en bonne forme physique. Il y a plusieurs stations de ravitaillement en chemin, l’organisation est impeccable et les responsables de la sécurité sont nombreux, autant au bord de la route que sur deux roues. Les billets à prix régulier se sont rapidement envolés en janvier, mais il reste des places VIP (à 325 $ par tête) pour le tour de 2014. *** Bike the Drive - Le pouls de l'artère Drive, comme dans Lake Shore Drive, l’autoroute devant le bord de mer de la ville de Chicago. Cette artère est le terrain de jeu sur lequel 20 000 cyclistes ont la chance de s’amuser cette unique fois chaque année. Dans le rayon des tours urbains, le Bike the Drive de Chicago se distingue par son circuit en « 8 » d’environ 50 kilomètres (deux boucles de 24 kilomètres au sud et au nord de Grant Park). Les huit voies rapides sont ouvertes dès 5 h 30 pour un avant-midi de balade à vélo. Puisqu’il n’y a pas de coup d’envoi comme à Montréal et à New York, on embarque dans le flot de vélos en sachant qu’on a jusqu’à 10 h 15 pour terminer le parcours. Comme le circuit est balisé et que la chaussée de cette route achalandée est plutôt en bon état, ce tour comporte une note plus sportive et c’est à coeur joie que les cyclistes peuvent mettre à l’épreuve leur monture de course dans les corridors. Ils s’y prennent à l’aube, avant que les promeneurs joignent le mouvement ; ils sont nombreux à se déplacer en groupe et à rouler avec leur bichon maltais ou leur chihuahua attaché dans le panier à bagage. Rencontré dans l’une des deux stations de ravitaillement, Paul est venu du Michigan voisin avec sa fille de 12 ans. «Nous l’essayons pour une deuxième fois. L’an dernier, nous n’avons fait que la boucle nord, mais là, nous nous lançons pour le grand tour avec le sud. Le panorama est complètement différent!», dit le natif de Vancouver, en croquant dans un biscuit au beurre d’arachide. Bike The Drive montre en effet deux profils très distincts de Chicago. La portion sud, allant jusqu’à l’avenue Bryn Mawr, est plus campagnarde et nous donne vite l’impression d’être catapulté dans une banlieue tranquille préservée de l’agitation de la métropole. La boucle nord, elle, met à jour les gratte-ciel et la prestance de cette ville qui a le vent en poupe. C’est là aussi que la vue est des plus splendides et que, derrière le muret de béton de l’autoroute, se distingue le bord de l’eau, la plage et les grands parcs. Ça sent le béton réchauffé par le soleil printanier, et quand on ne roule pas au bruit des changements de vitesse, on a le bonheur — ou le malheur, quand il est impossible de les semer — de rouler dans la bulle d’enthousiastes participants équipés de puissantes radios crachant du Foreigner et du vieux Daft Punk. La virée culmine par un grand festival au Grant Park, en guise de remerciement aux participants pour avoir contribué à l’amélioration du réseau cyclable dans la ville des vents. Le financement de ses installations est d’ailleurs la raison d’être de ce tour lancé en 2002. L’initiative a porté ses fruits : Chicago a tissé une belle amitié avec les cyclistes. Pour le voir, il faut sortir du Lake Shore Drive et plonger dans la ville. Le maire Rahm Emanuel s’est mis au défi de faire en sorte que les Chicagoans résident à moins de 0,5 kilomètre d’une piste cyclable ; pour l’instant, le réseau compte plus de 300 kilomètres. Ses nouveaux Divvy, inspirés du Bixi montréalais, sont en fonction depuis l’été dernier et remportent un vif succès. De passage à Chicago, les visiteurs peuvent en tout temps goûter au paysage qu’offre le Bike the Drive puisqu’une grande piste cyclable de près de 30 kilomètres, le Lakefront Trail, longe le lac Michigan. Par contre, seul l’événement procure l’effet grisant de se laisser porter par l’euphorie d’une masse critique. Le Bike the Drive, c’est près de 50 kilomètres en deux boucles sur l’autoroute Lake Shore Drive, fermée aux automobiles entre 5 h 30 et 10 h 15. Quand: le dernier dimanche de mai, soit le 25 mai 2014. Parfait pour les cyclistes plus sportifs puisque les voies sont larges et bien entretenues. Les familles et les cyclistes contemplatifs y trouveront leur compte puisque le parcours, qu’on peut faire à moitié, est relativement plat. Billets: à partir de 46 $ (41 $ jusqu’au 2 mars). *** Go vélo Montréal - La métropole a un je-ne-sais-quoi...On avait beau être trempé jusqu’à la moelle avant même le signal de départ du Tour de l’île de Montréal, l’été dernier, l’averse n’a pas réussi à enlever une once du charme de l’expérience. Faut le faire. Le festival Go Vélo Montréal, qui regroupe tous les circuits du Tour de l’île et qui célèbre ses 30 ans en 2014, a ce je-ne-sais-quoi de très spécial. Il est sans conteste le plus enivrant des tours urbains abordés ici, et ce n’est pas parce qu’il se passe dans notre cour ; très sincèrement, il rassemble ce que le Québec a de mieux. Contrairement aux parcours toujours identiques du Bike the Drive et du Five Boro Bike Tour, Vélo Québec se fait un devoir de modifier les siens tous les ans. Combinée à l’enthousiasme des bénévoles et à la générosité des spectateurs, l’expérience en terre québécoise est animée, humaine, vivante. Sorte de fièvre du vendredi soir, les 20 kilomètres du Tour la nuit rassemblent les familles, les gangs d’amis, les amoureux et les geeks qui parent leur monture de lumières de Noël branchées sur dynamo et les libèrent dans les quartiers résidentiels autant que dans les carrières éclairées. Cette fête du vélo et de l’activité physique devient une fête des voisins : les spectateurs veillent sur le perron pour encourager les participants et certains dépoussièrent accordéon et crécelle. «Le Tour la nuit, c’est la Montréal nightlife à son meilleur, décrivait Joëlle Sévigny, la directrice générale de Vélo Québec, quelques jours avant l’activité. S’il y avait un événement à nommer pour témoigner de la solidarité d’une ville, je dirais que le Tour de l’île en est une belle incarnation.» Pour les visiteurs du Québec et de l’étranger, l’expérience du Tour de l’île le dimanche est une occasion unique de constater que Montréal est plus qu’un immense et égocentrique centre-ville. La vie (et la vue) des riverains de LaSalle a conquis les Rosemontois pur jus avec qui j’ai roulé les 50 kilomètres, en juin dernier. C’est un peu le beau risque des tours urbains. En explorant de nouveaux territoires dans ces rues exemptes de toute circulation automobile, on réalise à quel point elle peut être belle, la ville. Le Festival Go Vélo Montréal, c’est une semaine de festivités et un vaste programme pour tous les goûts. Au total, 11 circuits sont proposés pour le Tour la nuit, le Défi métropolitain et le Tour de l’île réunis, s’adressant aux cyclistes contemplatifs autant qu’aux sportifs, afin de permettre à un maximum de personnes de prendre part à la fête. Pour le 30e anniversaire, les cyclistes auront une chance unique d’entreprendre le « vrai » Tour de l’île de 130 kilomètres. Quand: du 25 mai au 1er juin 2014. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. *** Aux tours de Vélos Québec Voyages Il y a plusieurs façons de prendre part aux tours urbains de New York et Chicago. Vélo Québec Voyages propose chaque année de longs week-ends pour profiter de la ville lors de ces célébrations du vélo. Le séjour comprend le transport, et l’hô- tel est toujours très bien situé au cœur du centre-ville. L’an dernier, ils étaient 137 Québécois à partir en autobus pour le Five Boro Bike Tour, munis de leur vélo transporté quant à lui dans un camion de marchandise. Le jour J, les accompagnateurs outillés s’occupent de tout. Ils font toutes les mises au point des montures avant le départ et l’autobus attend les participants à Staten Island. Un beau luxe, très, très bien organisé. Pour voir s’il reste des dossards et pour réserver sa place à bord. Notre journaliste s’est rendue à Chicago et à New York à l’invitation de Vélo Québec Voyages.
  22. Nouvelle adresse dans le Quartier des spectacles : Café Parvis : un petit nouveau, rue Mayor Publié le 4 février 2014 par Quartier des spectacles Les huit partenaires derrière le Furco frappent encore. Situé dans le grand local adjacent au populaire bar, le Café Parvis, ouvert depuis quelques jours à peine, est un café et une pizzeria. L’endroit séduit déjà les Montréalais le jour et on prévoit une ouverture en soirée d’ici le printemps. Rencontre avec Éric Bélanger, chef superviseur et associé au Café Parvis, au Furco et à la Buvette Chez Simone. Comment est né le Café Parvis? Quand nous avons ouvert le Furco, en octobre 2012, nous avions prévu qu’il serait en opération midi et soir. Nous avons d’abord ouvert le soir, pour le rodage, puis, après une semaine, le bar était déjà plein tous les soirs. C’est devenu très rapidement un endroit où c’était continuellement la fête. Nous n’avons donc jamais ouvert le midi. Puis, on nous a proposé le local adjacent. Au départ, nous étions plus ou moins intéressés parce que nous étions satisfaits du Furco. Mais l’idée d’ouvrir un café me trottait dans la tête depuis un moment. Puisque le local était parfait et que ça fonctionnait bien avec les associés du Furco, nous avons décidé d’aller de l’avant. Le Parvis, lui, sera ouvert seulement le midi? Notre objectif est de l’ouvrir matin, midi et soir! Le Parvis ouvre dès sept heures le matin. Nous servons un café haut de gamme – notre barista est même allée suivre une formation en Oregon! – ainsi que des viennoiseries qui sont cuisinées sur place. Nous nous préparons pour l’ouverture de soir, qui se fera d’ici le printemps, quand tout sera à mon goût. Pour le moment, donc, nous sommes ouverts du lundi au vendredi, de 7 h à 15 h, et, bientôt, nous ouvrirons les soirs et les week-ends. Qu’est-ce qu’on retrouve au menu? Il y a six sortes de pizzas, autant de salades et une soupe. On peut manger sur place ou commander pour emporter. Le concept ressemble à celui de la Buvette chez Simone [où Éric Bélanger est aussi associé], c’est-à-dire que, sur le menu, vous encerclez ce que vous voulez et nous l’apportons sur des plateaux pour permettre le partage entre les convives. C’est parfait pour le midi. Cela nous permet de faire un service rapide en moins de 45 minutes. Nous proposons des pizzas romaines, qui ont une pâte plus épaisse et plus croustillante que la pizza napolitaine. Les recettes se veulent inventives. Il y a, par exemple, une pizza avec du boudin maison et des oignons caramélisés. Une autre est garnie de saumon fumé maison, de salade fraîche et d’huile citronnée. Vous avez un permis d’alcool? Oui. C’est un permis pour restaurant, donc il faut manger pour consommer de l’alcool. Nous proposons six bières en fut d’une microbrasserie québécoise. La carte des vins est restreinte, mais bien choisie : il y a douze bouteilles et au verre, nous proposons deux vins d’importation privée qui ont été créés spécialement pour nous. Le vrai bar, il est à côté; c’est le Furco. Ici, nous voulions créer une pizzeria conviviale où les prix sont abordables. Quelle est l’ambiance du Parvis? Nous avons voulu créer une ambiance un peu seventies. Nous souhaitions déménager l’esprit du Mile-End au centre-ville, parce qu’il n’y a pas vraiment d’établissement de ce genre ici. C’est le designer Zébulon Perron, aussi partenaire dans l’aventure, et moi-même qui avons pensé le décor qui comprend des références rétro et beaucoup de plantes. Quels autres projets avez-vous en tête pour le Parvis? Nous souhaitons avoir des places de terrasse sur la rue dès le printemps. La demande de permis a été faite. La terrasse serait ouverte du matin jusqu’à environ 21 h ou 22 h. Nous pourrions la garder ouverte jusqu’à 23 h, mais nous voulons nous assurer d’une bonne cohabitation avec le voisinage. Aussi, j’aimerais ajouter une serre sur le toit. Nous pourrions y faire pousser nos propres piments. Nous allons probablement commencer les travaux en mai. Quelle image vous vient en tête quand vous pensez au Quartier des spectacles? L’Église Unie Saint-James. J’aime beaucoup l’architecture et je venais souvent me promener dans le quartier pendant les travaux de revitalisation de l’église. C’est comme ça d’ailleurs que j’ai trouvé le local de la rue Mayor, derrière l’église, et que nous nous sommes installés ici. Café Parvis 433, rue Mayor
  23. Source: Rue89 L’artiste Banksy a quelques trucs à dire sur la tour du One World Trade Center, qui vient d’être achevée. Sur son site internet, il a mis en ligne un billet sur le sujet, écrit sur une fausse une du New York Times. Il explique qu’il a proposé son texte aux pages opinion du New York Times mais que le journal l’a refusé – contactée par The Atlantic Wire, la rédaction n’a pas encore répondu. Le texte ? Une violente charge contre la tour qui remplace les tours jumelles détruites le 11 septembre 2001. Banksy, « en tournée » à New York, considère que ce monument est la plus « grande agression visuelle » de la ville et le surnomme le « shyscraper », jeu de mots avec « shy » (timide) et « skyscraper » (gratte-ciel). Extraits : « Cet immeuble est un désastre. Non, les désastres sont intéressants. Le One World Trade Center est un non-événement. C’est de la vanille. On dirait un truc construit au Canada. » [Le Canada n’est pas connu pour la beauté de ses gratte-ciels, ndlr] [...] « Ce qui est remarquable pour une structure de cette taille, c’est que le One World Trade Center manque de confiance en lui. Comment fait-il pour tenir sans colonne vertébrale ? On dirait qu’il n’a jamais voulu exister. Il vous rappelle ce grand gamin dans une soirée qui baisse ses épaules bizarrement pour ne pas émerger de la foule. C’est la première fois que je vois un gatte-ciel timide. » [...] « On pourrait voir le One World Trade Center comme une trahison de tous ceux qui ont perdu la vie le 11 septembre, car il proclame clairement que les terroristes ont gagné. Ces dix hommes nous ont condamnés à vivre dans un monde plus médiocre que celui qu’ils ont attaqué, au lieu d’être les catalyseurs d’un nouveau monde plus éblouissant. »
  24. Pas que j'ai un intérêt pour la chose, mais du moment que le Québec rayonne, ça vaut la peine de le souligner *** Collier de haute joaillerie dévoilé à Montréal MONTRÉAL – Le petit monde de la joaillerie montréalaise était en ébullition vendredi soir, lors du dévoilement d’un collier de haute joaillerie comprenant une pierre faisant partie du Guinness des records. La fameuse pierre, une tourmaline «paraiba» ovale de 192 carats, est la plus grosse des «paraiba» découvertes à ce jour. Elle figure parmi les pierres précieuses les plus célèbres du monde. Le collier «Paraiba Star of the Ocean Jewels» a nécessité plusieurs mois de travail. C’est le maître joaillier Patrick Gravelle, de la bijouterie montréalaise Kaufmann de Suisse, qui a donné vie au bijou. «Le dévoilement de cette œuvre est une formidable occasion de faire rayonner le savoir-faire québécois à travers le monde», a souligné Vincent Boucher, homme d’affaires montréalais propriétaire de la pierre. En 2009, la valeur de la pierre seule était estimée à plus de 125 millions $. La tourmaline «Paraiba» Découverte à la fin des années 80, la tourmaline «Paraiba» est considérée comme étant la plus précieuse des pierres fines rares. C’est dans la petite ville de Sao Jose da Batalha, au Brésil, qu’un mineur a découvert les premiers échantillons d’une tourmaline de couleur «bleu vert turquoise», en 1989. http://fr.canoe.ca/artdevivre/mode-beaute/article1/2013/10/21/21210261-ca.html
  25. http://journalmetro.com/opinions/paysages-fabriques/466194/wake-up-call/ <header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 16.003000259399414px; position: relative !important;">19 mars 2014 Wake-up call </header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(102, 102, 102); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;"><figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 618px;">ACDFMaxime-Alexis Frappier, lauréat du Prix du Jeune Architecte 2013</figcaption></figure> Un banal appel peut parfois donner lieu à un véritable cri du cœur. C’est ce qui m’est arrivé lundi dernier avec l’architecte Maxime-Alexis Frappier qui, visiblement, avait besoin de sortir le méchant. Banalité. Horreur. Inexcusable. Le lauréat du Prix du Jeune Architecte 2013 de l’Institut royal d’architecture du Canada ne mâche pas ses mots lorsque vient le temps d’analyser le développement urbain de la métropole. Comment en est-on arrivé à cette discussion? Je lui ai simplement posé la question suivante: «A-t-on peur de la couleur en architecture à Montréal? Il me semble qu’on ne voit que de la brique grise, beige et rougeâtre, du verre et du béton dans les grands projets réalisés ces dernières années.» Il n’en fallait pas plus pour faire exploser la bombe à retardement qui sommeillait en lui. Mon appel, qui ne devait durer que 10 minutes, s’est finalement étiré sur presque une heure. «La couleur, pour moi, ça fait partie de l’audace et de la créativité, s’exclame-t-il. On est tellement rendu craintif au Québec. On est en train de devenir beiges. […] On n’exige même plus de qualité et de créativité dans les appels d’offres. On veut uniquement des architectes capables de gérer un budget et un échéancier!» Pour M. Frappier, même si les bons coups se multiplient [notamment grâce aux concours d’architecture], les occasions manquées ne se comptent plus. L’OSM, le nouveau CUSM, les tours à condos du centre-ville. On multiplie les chantiers sans se demander si ces projets contribueront à améliorer notre qualité de vie et à susciter un sentiment de fierté pour notre ville. «Les gros investisseurs, incluant le gouvernement, ne s’interrogent pratiquement plus sur la firme d’architecture derrière les projets de 100 ou 150M$, s’étonne-t-il. On se soucie à peine de savoir si l’architecte est en mesure de créer une plus-value à l’investissement, s’il va concevoir un projet unique.» «Le fait de voir de bons projets autour de nous, c’est ça qui nous réveille en tant qu’architecte, en tant que société.» – Maxime-Alexis Frappier, lauréat du Prix du Jeune Architecte 2013 Maxime-Alexis Frappier va même jusqu’à observer un certain recul en matière d’architecture et de design urbain au Québec, en comparaison des autres provinces canadiennes. «J’étais juré pour les prix en architecture du gouverneur général du Canada, m’explique-t-il. Il y avait 150 projets sur la table et je suis sorti de là déçu. Ça bouge ailleurs au pays. Pourquoi pas au Québec? Wake up! Il faut pouvoir mettre en valeur notre talent.» Pour lui, il faut absolument briser le mythe que les beaux et bons designs coûtent une fortune. «Ce n’est pas vrai, affirme l’architecte. On peut faire des projets bien équilibrés, durables et novateurs qui ne coûtent pas plus cher que ce que l’on fait actuellement. Il faut juste vouloir le faire.» Ce changement de mentalité [déjà amorcé, selon lui] passe avant tout par les projets gouvernementaux, les bâtiments parapublics et les institutions scolaires. Le privé suivra instinctivement. «Le fait de voir de bons projets autour de nous, c’est ça qui nous bouscule en tant qu’architecte, en tant que société. Autrement, on s’endort. On tombe dans la facilité. Il est temps qu’on se réveille.» Projet phare à surveiller, selon M. Frappier: le cinquième pavillon du MBAM /Architectes: Manon Asselin et Jodoin Lamarre Pratte </article>