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  1. http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/430736/le-canada-manque-d-informations-sur-les-impacts-du-petrole-lourd Le Canada manque d’informations sur les impacts du pétrole lourd 3 février 2015 | Alexandre Shields - Avec La Presse canadienne | Actualités sur l'environnement Le pipeline de TransCanada doit traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, mais aussi le fleuve Saint-Laurent. Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le pipeline de TransCanada doit traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, mais aussi le fleuve Saint-Laurent. Bien qu’il se fasse le promoteur d’importants projets de pipelines d’exportation, le gouvernement fédéral manque résolument d’information pour évaluer les impacts d’un déversement de pétrole des sables bitumineux en milieu aquatique. II existe un « manque évident de données concernant les effets écotoxicologiques » du pétrole extrait des sables bitumineux, conclut ainsi un rapport préliminaire commandé par Ottawa en 2013 et qui n’avait jamais été publié jusqu’à présent. Greenpeace en a finalement obtenu copie, à la suite d’une demande d’accès à l’information. Ce document de 260 pages souligne notamment des lacunes importantes dans l’évaluation des caractéristiques physiques et chimiques du pétrole lorsqu’il se déverse dans un milieu aquatique, qu’il s’agisse d’un lac, d’une rivière, d’un fleuve ou d’un océan. Les impacts toxiques d’un déversement sur les espèces aquatiques comportent eux aussi d’importantes zones grises. « Il existe un manque de données sur les effets du bitume pour les écosystèmes aquatiques, spécialement pour les poissons et d’autres espèces sentinelles », concluent les auteurs du rapport commandé dans la foulée des inquiétudes soulevées par le projet de pipeline Northern Gateway. Le rapport préliminaire met en évidence des lacunes en ce qui a trait aux effets, notamment, des HAP. Or, ces composés chimiques présentent une forte toxicité. On montre du doigt un manque de rigueur dans les programmes de suivi dans les régions où sont exploités les sables bitumineux. Selon le texte du rapport, il serait donc « impératif » d’étudier davantage les effets du pétrole sur les écosystèmes aquatiques. Jusqu’à présent, le gouvernement fédéral n’a rien annoncé en ce sens. Réagissant à la publication de ce rapport préliminaire, Pêches et Océans Canada a fait valoir qu’un rapport final et complet est en préparation et qu’il devrait être publié au cours des prochains mois. Mais pour le NPD, l’absence de publication d’un quelconque rapport depuis 2013 démontre que les conservateurs tentent d’éviter toute critique de l’industrie de l’énergie fossile, qu’ils défendent sur toutes les tribunes. « Ça me laisse croire qu’ils tentent de cacher quelque chose », a faitvaloir lundi la porte-parole du parti en matière d’Environnement, Megan Leslie. Peut-être Cacouna Le président du projet Énergie Est de TransCanada, François Poirier, a pour sa part soutenu que plusieurs études ont déjà conclu que le pétrole qui sera transporté dans ce pipeline se comportera comme n’importe quel autre type de pétrole. Au cours d’une allocution devant le Cercle canadien d’Ottawa, François Poirier a par ailleurs réaffirmé que le projet de port pétrolier de Cacouna fait toujours partie des plans de la pétrolière albertaine. Ce port, s’il est construit, se situera en plein coeur de la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent, une espèce en voie de disparition. Les spécialistes de l’espèce ont d’ailleurs déjà souligné que la construction d’un tel port pourrait accélérer le déclinde ces mammifères marins. En marge de son allocution, M. Poirier a dit que la multinationale continuait d’étudier divers scénarios. Selon ce qu’il a affirmé, le projet à Cacouna irait de l’avant seulement si l’entreprise a l’assurance qu’il n’y aura pas d’impacts négatifs sur les bélugas. Ce dernier a également affirmé que le projet Énergie Est demeurait rentable sans terminal maritime à Cacouna. Québec n’a toujours pas commencé l’étude environnementale de la portion québécoise du pipeline de TransCanada. Tout au long de son tracé, le pipeline doit aussi traverser de nombreuses rivières majeures du sud du Québec, dont plusieurs sont utilisées comme source d’eau potable par les municipalités. Il doit aussi traverser le fleuve Saint-Laurent.
  2. Source: Rue89 L’artiste Banksy a quelques trucs à dire sur la tour du One World Trade Center, qui vient d’être achevée. Sur son site internet, il a mis en ligne un billet sur le sujet, écrit sur une fausse une du New York Times. Il explique qu’il a proposé son texte aux pages opinion du New York Times mais que le journal l’a refusé – contactée par The Atlantic Wire, la rédaction n’a pas encore répondu. Le texte ? Une violente charge contre la tour qui remplace les tours jumelles détruites le 11 septembre 2001. Banksy, « en tournée » à New York, considère que ce monument est la plus « grande agression visuelle » de la ville et le surnomme le « shyscraper », jeu de mots avec « shy » (timide) et « skyscraper » (gratte-ciel). Extraits : « Cet immeuble est un désastre. Non, les désastres sont intéressants. Le One World Trade Center est un non-événement. C’est de la vanille. On dirait un truc construit au Canada. » [Le Canada n’est pas connu pour la beauté de ses gratte-ciels, ndlr] [...] « Ce qui est remarquable pour une structure de cette taille, c’est que le One World Trade Center manque de confiance en lui. Comment fait-il pour tenir sans colonne vertébrale ? On dirait qu’il n’a jamais voulu exister. Il vous rappelle ce grand gamin dans une soirée qui baisse ses épaules bizarrement pour ne pas émerger de la foule. C’est la première fois que je vois un gatte-ciel timide. » [...] « On pourrait voir le One World Trade Center comme une trahison de tous ceux qui ont perdu la vie le 11 septembre, car il proclame clairement que les terroristes ont gagné. Ces dix hommes nous ont condamnés à vivre dans un monde plus médiocre que celui qu’ils ont attaqué, au lieu d’être les catalyseurs d’un nouveau monde plus éblouissant. »
  3. Très réussie, allez voir çà! La vidéo interactive est environ aux deux tiers de la page. http://www.journaldemontreal.com/2015/12/04/video-village-des-tanneries-revisiter-lhistoire-en-360
  4. http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/459813/quebec-songe-a-proteger-une-eglise-menacee-de-demolition Québec songe à protéger une église menacée de démolition 9 janvier 2016 |Jeanne Corriveau | Villes et régions L’église Saint-Gérard-Majella sera-t-elle épargnée ? Le ministère de la Culture examine la possibilité de classer cette église de Saint-Jean-sur-Richelieu jugée exceptionnelle, mais condamnée à la démolition. Si un tel statut était accordé au bâtiment, sa destruction deviendrait impossible. Construite en 1962 selon les plans de l’architecte Guy Desbarats, l’église Saint-Gérard-Majella a été vendue en octobre dernier à des promoteurs immobiliers pour 800 000 $. Les nouveaux propriétaires prévoient de raser le bâtiment pour construire un projet domiciliaire de 104 appartements sur le site. Même si l’église dotée d’une voûte asymétrique spectaculaire a reçu du Conseil du patrimoine religieux du Québec la plus haute évaluation, soit la cote « A », la paroisse Saint-Jean-L’Évangéliste a décidé de la vendre, faute de financement pour la rénover. Les travaux de restauration avaient été estimés à 3 millions de dollars. Le Devoir a appris qu’après avoir reçu une demande d’intervention le 16 novembre dernier, le ministère de la Culture a décidé d’examiner la possibilité de classer l’immeuble. « Le ministère a entamé une analyse pour voir ce qu’il est pertinent de faire comme intervention en vertu de la Loi sur le patrimoine. Le classement fait partie de cette réflexion », a confirmé Philip Proulx, attaché de presse de la ministre de la Culture, Hélène David. « Le ministère a eu pour mot d’ordre de faire une analyse rapidement, étant donné qu’il y a des craintes concernant la possible démolition de l’église. » M. Proulx précise qu’advenant la signature d’un avis d’intention de classement par la ministre, la protection entrerait aussitôt en vigueur et la démolition de l’église serait interdite. Église vidée Le président de la fabrique de la paroisse Saint-Jean-L’Évangéliste, Louis-Charles Fontaine, ignorait qu’un classement était envisagé par le ministère lorsque Le Devoir l’a joint vendredi. « Ça serait très bien ! Je pense qu’il faut s’intéresser au patrimoine avant qu’il soit trop tard. Il est déjà tard, mais mieux vaut tard que jamais », a dit M. Fontaine. En l’absence de mobilisation pour préserver l’église et de fonds pour la rénover, la paroisse, qui compte six autres lieux de culte, avait décidé de vendre Saint-Gérard-Majella. En décembre, la fabrique a même vidé l’église et vendu le mobilier et les objets qui s’y trouvaient. « Mais avoir su qu’on aboutirait à ça, je n’aurais pas vendu les bancs et les objets », regrette M. Fontaine. La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu n’entend pas se mêler du dossier ni contribuer à la restauration de l’église, mais elle devra éventuellement autoriser le changement de zonage, la démolition de l’immeuble et la conformité du projet immobilier, a indiqué Sylvain Latour, attaché de presse du maire Michel Fecteau. Maison des patriotes Quant à la maison Chénier-Sauvé, une demeure patrimoniale de Saint-Eustache elle aussi menacée de démolition, le ministère dit suivre le dossier de près. La Ville de Saint-Eustache affirme que la maison aurait besoin de coûteuses rénovations de 2,8 millions, et elle songe à la démolir malgré une subvention de près d’un million accordée par Québec. « On a mis de l’argent sur la table pour assurer une restauration. On attend de voir quel est le plan de match [de la Ville] », a indiqué Philip Proulx. La Ville entend décider du sort de la propriété ayant appartenu au patriote Jean-Olivier Chénier dans les prochains mois.
  5. http://www.journalmetro.com/linfo/article/695230--demolir-l-incinerateur-couterait-trop-cher Je sens que je vais recevoir des tomates, mais je suis d'accord avec Dinu, s'il aurait déclaré que c'est un bâtiment historique qui à une grande valeur patrimoniale, non, mais sur cette déclaration: "demeure convaincu que le site possède un potentiel intéressant qu’il serait possible d’exploiter avec l’apport d’artistes en arts visuels", totalement d'accord. J'aime ce bâtiment, il n'est pas des les normes de beauté architecturale, mais, je le trouve très intéressant. C'est un peu notre battersea power station ! http://www.mortgagebrokers.ie/blog/wp-content/uploads/2010/07/battersea-power-plant.jpg
  6. http://pierresimard.blogspot.com/2009/12/la-grande-garderie.html Je ne pourrais pas être plus d'accord... Récemment, le gouvernement a avancer l’idée d’augmenter l’âge pour l’obtention des permis de conduire, d'interdire au jeune le droit de conduire la nuit, ou de conduire avec plus d’un passager. Je regarde ça et je me dis que les jeunes du future n’auront jamais la chance de vieillir ou de développer un sens des responsabilités. Un jour, on va passer nos vies enrobé dans du « bubble wrap » si ça continue à ce rythme.
  7. Boom ou bulle? 6 mai 2010 | 06h37 Nathalie Elgrably-Lévy Économiste sénior, Institut économique de Montréal Depuis quelques semaines, c’est la confusion. Face à la hausse fulgurante du prix des maisons, les Québécois sont nombreux à avancer l’hypothèse d’une bulle. En revanche, la classe politique et de nombreux experts au service des grandes banques prétendent qu’en dépit des apparences, la crainte est non fondée, qu’il n’y a pas de bulle… mais qu’il faut néanmoins rester vigilant. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty a d’ailleurs annoncé en février dernier des mesures pour «prévenir» la formation d’une telle bulle. Doit-on croire ce qu’on nous raconte et présumer qu’il s’agit d’un boom, ou bien nous fier à ce que nous observons et conclure qu’il s’agit d’une bulle? Mais d’abord, comment distinguer les deux phénomènes? Trois conditions doivent habituellement être réunies pour observer une bulle : (1) la hausse des prix est très rapide et disproportionnée; (2) le crédit est facile à obtenir; et (3) des mesures incitatives favorisent involontairement des comportements non désirés. Le cas américain est éloquent. En 1995, Washington oblige les banques à accorder des prêts à des clients peu solvables (subprime). Dès 1996, Fannie Mae et Freddie Mac se lancent dans la titrisation des hypothèques à risque. En 1997, l’Oncle Sam réduit l’imposition des gains en capital provenant de la vente d'une maison. La Réserve fédérale réduit son taux directeur qui passe de 6% en janvier 2001 à 1,75% en décembre 2001, puis à 1% en juin 2003. Comme il fallait s’y attendre, le prix des maisons augmente de manière historique, et les Américains s’endettent au-delà du raisonnable. C’est la bulle! Mais la Fed augmente son taux directeur à partir de 2004, ce qui refroidit le secteur immobilier. Très vite, de nombreux propriétaires sont incapables de respecter leurs obligations financières. Les banques saisissent les maisons, les prix chutent et la bulle éclate. Si les marchés canadien et américain sont différents à plusieurs égards, ils ont en commun plusieurs caractéristiques. Jusqu’à récemment, les Canadiens pouvaient s’acheter une maison sans aucune mise de fonds et avec une hypothèque amortie sur 40 ans. Du jamais vu! À l’instar de la Fed, la Banque du Canada a réduit son taux directeur à 0,25%, un niveau historiquement très bas, tandis que le gouvernement Harper a introduit une série de mesures visant à faciliter l’accès à la propriété (relèvement de la limite de retrait des REER, crédit d'impôt pour l'achat d'une première habitation, etc.). Quant à la Société canadienne d’hypothèques et de logement, elle a augmenté considérablement ses acquisitions de titres hypothécaires. On croirait à un «remake» de l’expérience américaine! Résultat? À l’échelle canadienne, le prix moyen d’une maison a augmenté de 95% de janvier 2000 à février 2010. À Montréal, la hausse atteint 113,2%. La dette des familles canadiennes représente maintenant 142% de leur revenu disponible, ce qui les rend terriblement vulnérables à la moindre hausse des taux d’intérêt. Si ce qui précède ne constitue pas une bulle, ça lui ressemble drôlement! Comme ce fut le cas pour toutes les bulles, celle-ci finira également par éclater. Quand? Je l’ignore, mais ce n’est qu’une question de temps. Et quand les Canadiens subiront la douleur d’une violente correction immobilière, les autorités monétaires et la classe politique chercheront des coupables à lapider sur la place publique. C’est alors qu’il nous faudra rester sourds aux discours tapageurs et nous souvenir des véritables artisans de notre malheur : la Banque centrale qui a adopté une politique monétaire malsaine, et des incitations à l’endettement
  8. Mission : pas à la Caisse de sauver les sièges sociaux, dit Sabia 4 mai 2009 - 16h08 « Je suis Catholique, mais pas Jésuite » - Mission : pas à la Caisse de sauver les sièges sociaux François Pouliot ARGENT Michael Sabia estime qu’il n’est pas dans la mission de la Caisse de tenter de sauver des sièges sociaux. Il a cependant demandé à son équipe de tenter d’intégrer quatre principes dans la philosophie de placement de l’institution afin de permettre de rapprocher les deux éléments centraux de sa mission : rendement et développement économique du Québec. La question de la mission de l’institution a refait surface en commission parlementaire, alors que le député François Legault a demandé au nouveau président ce qui devait primer : rendement ou développement économique du Québec? « Je suis Catholique, mais je ne suis pas Jésuite. Je vais essayer d’éviter ce débat », a répondu monsieur Sabia. Il a néanmoins soutenu ne pas avoir de contradiction entre rendement et développement économique. Monsieur Sabia a poursuivi en énonçant quatre principes que la Caisse devrait suivre dans ses décisions d’investissement. 1-La Caisse est un fiduciaire des déposants, et sa responsabilité est différente de celles de la SGF ou Investissement Québec. 2-Nous avons un avantage compétitif au Québec parce que l’information est la clef. Il y a ici un accès prioritaire aux réseaux et aux gens d’affaires. 3-Une saine gestion demande une diversification hors du Québec et du Canada. C’est une question de gestion du risque. 4- Nous sommes un investisseur phare au Québec. Une décision d’investir ou de ne pas investir au Québec peut avoir un impact sur les autres. « J’ai l’intention de mettre ces quatre principes sur la table et de demander de les considérer pour chercher une façon d’améliorer l’équilibre entre le rendement et la participation au développement économique du Québec », a-t-il dit. Pas de sauvetage de sièges sociaux Le président a du même souffle estimé qu’il n’était pas du rôle de la Caisse de venir sauver les sièges sociaux du Québec. « Si l’on pense qu’il est possible de générer un rendement plus élevé à long terme avec une participation dans une société où il y a un débat sur le siège social, il sera possible pour nous d’avoir une oreille sympathique… », a-t-il dit, mais seulement dans cette situation. Monsieur Sabia a fait valoir que prendre une position de blocage dans les 25-30 sociétés clefs du Québec pourrait coûter entre 25 et 30 G $. Il a renouvelé l’intention de la Caisse de se rapprocher davantage des PME québécoises, qui peuvent fournir du rendement, et sont les sièges sociaux de l’avenir.
  9. La méthode Labeaume Nathalie Collard Certains le trouvent arrogant, d’autres estiment qu’il est trop bouillant, mais il faut avouer que le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, fait bouger les choses. J’assistais hier au Sommet de la culture à Québec et je ne pouvais m’empêcher de le comparer avec le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Bien sûr, les deux villes sont fort différentes. Québec est tout de même plus facile à gérer que la métropole. En outre, le maire Labeaume est encore au sommet de la vague du 400e, gonflé à bloc. Cela dit…On sent que cet homme a une vision ainsi qu’une détermination à la concrétiser. Quand il dit qu’il veut faire revivre le quartier St-Roch et en faire un quartier de la culture et de la techno reconnu partout à travers le monde et bien, on le croit. Mieux encore, on se dit qu’il va sans doute réussir. Et que ça ne lui prendra pas 10 ans et 25 consultations pour y arriver. La Capitale n’est pas Montréal mais j’avoue qu’hier, l’espace d’une journée, en voyant ce maire si enthousiaste et si déterminé, j’ai ressenti un petit pincement de jalousie…
  10. Alain Dubuc expose «les 10 travaux de Montréal» 12 octobre 2007 - 12h59 LaPresseAffaires.com Voici l'allocution faite par Alain Dubuc, chroniqueur de La Presse, devant les invités de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain vendredi midi à l'hôtel Omni centre-ville de Montréal. Je suis plus que flatté d’avoir été invité à prononcer la conférence qui sera le coup d’envoi de cette nouvelle saison. J’en remercie votre présidente, Mme Isabelle Hudon. Le thème que j’ai choisi d’aborder, c’est Montréal. Pas seulement parce qu’il s’agit, par définition, d’un thème de circonstance devant les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Mais parce que je suis inquiet pour Montréal. Je le dis sans vouloir être alarmiste, sans vouloir céder au sens de l’exagération que l’on attribue souvent au monde des médias. Notre ville ne va pas mal, elle n’est pas en crise. Mais Montréal n’a certainement pas atteint son plein potentiel. Et son succès futur n’est pas garanti. Il y a des menaces à l’horizon qui pourraient pénaliser la métropole si nous ne faisons pas attention. L’avenir de Montréal est un enjeu qui devrait être au cœur de nos préoccupations, sur lequel nous devons nous mobiliser. Et quand je dis nous, je pense à tout le monde, aux gens d’affaires, aux médias, au monde de l’éducation, à celui de la culture, aux citoyens dans leur ensemble. Un bilan impressionniste Chacun d’entre nous a sans doute son opinion sur l’état de la ville, a sa propre façon de voir les choses qui a été définie par ses expériences et ses valeurs. Ce sont ces cheminements uniques à chacun qui expliquera l’optimisme des uns et le pessimisme des autres. Ma propre vision de l’avenir de Montréal est le produit de ma profession, le journalisme, de ma formation d’économiste, mais aussi de ma vie de tous les jours et de mon passé, celui de quelqu’un qui a passé la majeure partie de sa vie à Montréal, qui est né à Montréal et qui y a grandi. Je voudrais insister aujourd’hui sur cinq éléments, cinq événements déclencheurs qui ont frappé mon imagination et qui ont contribué à façonner ma vision de la métropole et qui m’ont aidé à évaluer son potentiel et qui m’ont amené au bilan que je vous propose. Le premier déclencheur est presque historique. Il plonge dans mes souvenirs d’il y a trente ans. Quand je suis devenu chroniqueur aux pages économiques de La Presse, en 1976, la ville de Montréal était toujours plus importante que Toronto. Montréal était la métropole du Canada, elle a été au centre du monde entre l’Expo de 1967 et les Jeux olympiques de 1976. Il y avait encore de la concurrence entre les deux centres urbains et même ce que l’on appelait alors la bataille des sièges sociaux. Trente ans plus tard, l’écart entre les deux villes s’est tellement creusé qu’il n’y a plus de bataille et plus de rivalité. L’histoire récente de Montréal, c’est donc celle d’un déclin. Même si ce déclin a été stoppé, le rattrapage n’a pas vraiment eu lieu. Cela nous a certainement marqués collectivement et ce déclin colore sans doute notre réflexion sur le potentiel de notre ville. Le second déclencheur est de nature économique. Et c’est l’une des statistiques dont je me suis servi dans la préparation de mon livre, Éloge de la richesse. Selon des données comparatives de l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’OCDE, Montréal se classe, pour son niveau de vie, au 49ème rang des 75 grandes villes du monde. En Amérique du Nord, Montréal est la 26ème ville sur 26. Ce sera le seul chiffre de ma présentation. Mais il suffit amplement, tant il est stupéfiant. Nous sommes au dernier rang du continent. Pas les plus miséreux, pas les plus malheureux. Car notre niveau de vie moins élevé est en partie compensé par une qualité de vie enviable : moins de pauvreté, moins de violence, plus de culture, un environnement agréable. Mais ces chiffres nous disent quand même que Montréal est la ville qui produit le moins de richesse, celle qui est la moins productive, et celle qui, en bout de ligne, dispose du moins de ressources sur le continent. Il y a moins d’argent à Montréal, pour consommer, pour investir, pour garnir les coffres de l’État. Cette réalité mesurable, je ne l’évoque pas pour qu’on s’autoflagelle, mais au contraire, pour qu’on se réveille. Le troisième déclencheur est de nature politique. Il est toujours frustrant, pour un Montréalais qui croit à Montréal, de voir l’inaction et l’indifférence à l’égard de la métropole des politiciens québécois, tous partis confondus. Mais mon seuil de tolérance a été dépassé au début de l’année quand le ministre des Finances d’alors, M. Michel Audet, a réussi à déposer un document de consultation pré-budgétaire, intitulé « Des régions plus prospères », où il a réussi à ne consacrer que trois pages sur 44 à Montréal et à Québec. Je ne veux pas accabler l’ancien ministre, mais plutôt noter que cette omission illustrait jusqu’à la caricature la coupure entre Montréal et le reste du Québec, le fait que, pour les politiciens, exprimer du souci pour Montréal est une sorte de maladie honteuse. Cet isolement politique est une contrainte dont il faut tenir compte dans la réflexion sur le développement de la métropole. Le quatrième déclencheur est stratégique. Et c’est l’étude que le grand spécialiste du développement des villes, Richard Florida, a réalisé sur la métropole il y a un peu plus de deux ans. En appliquant au cas montréalais sa méthode qui consiste à mesurer les éléments qui font qu’une ville est créative, le spécialiste a déclaré que « Montréal est l’un des secrets les mieux gardés d’Amérique du Nord ». Cette conclusion, il y est arrivé en constatant que Montréal disposait d’atouts significatifs que vous connaissez autant que moi : des industries de pointe, un réseau universitaire de haut niveau, un bassin de main d’œuvre très qualifiée, une vie culturelle riche, une qualité de vie attirante. Ce déclencheur introduit un élément d’espoir, parce qu’il nous rappelle que Montréal dispose d’outils pour réussir. Le cinquième déclencheur est de nature plus théorique. Il s’agit de la multiplication d’études montrant qu’il y a un consensus croissant chez les économistes pour dire que les grandes villes sont plus productives, qu’elles sont le moteur du développement, et que leur développement est crucial. C’est ce que dit une étude de l’OCDE, « Competitive cities in the global economy », c’est ce qu’affirme aussi une grande étude du Conference Board du Canada, pour qui « la prospérité du Canada dépend du succès de nos grandes villes ». La mondialisation a affaibli les États, accéléré les échanges et le déplacement des personnes, augmenté le niveau de concurrence, forcé les sociétés avancées à se redéployer vers le savoir. Dans ce monde nouveau, la création de richesse repose davantage sur les centres urbains, et c’est entre les villes, des cités- États, que s’exerce la concurrence. Ce nouveau contexte place la barre plus haut, et montre que le redressement de Montréal n’est pas seulement souhaitable; il est vital. Il montre aussi que l’enjeu du développement de Montréal, ce n’est pas que le mieux-être des Montréalais, c’est aussi la capacité du Québec et du Canada d’atteindre leur plein potentiel. En ce sens, ce déclencheur introduit un autre élément d’optimisme, car il fournit un argument de poids pour désamorcer l’opposition, souvent artificielle, entre Montréal et les régions, en montrant que le succès de Montréal est pour le bien de tous. Un sentiment d’urgence Qu’est ce qu’on peut conclure de tout cela? Qu’est ce que ces cinq déclencheurs nous disent? Que Montréal ne va pas mal. Que c’est loin d’être la catastrophe. Mais que Montréal pourrait et devrait faire beaucoup mieux. À l’heure actuelle, ce qui caractérise Montréal, ce sont moins ses réalisations spectaculaires que son potentiel. La question centrale qu’il faut se poser, c’est si la métropole sera capable de réaliser ce potentiel. Cette piste de réflexion m’inspire quelques remarques. Premièrement, on peut introduire un autre élément d’espoir, qui tient à la nature même d’un centre urbain. Une ville, ce n’est pas seulement des pierres, des maisons, des rues ou des usines. C’est d’abord ses gens, la façon dont ils vivent, travaillent et interagissent. Les villes sont organiques, elles se comportent un peu comme un être vivant, avec ses hauts et ses bas, ses états d’âme, ses crises. C’est ce qu’on décrit souvent comme le climat. Et ça peut jouer des deux côtés. Une ville peut connaître des périodes de morosité, c’est un peu le cas de Montréal en ce moment. Mais elle peut également connaître des revirements rapides et spectaculaires, accélérer son développement, ou se sortir avec brio d’un trou que l’on croyait sans fond. On l’a vu à Toronto, à New York ou à Barcelone. Tout est donc possible. Deuxièmement, tout est peut-être possible, mais le succès ne tombera pas du ciel. La chance, il faut la fabriquer. C’est ce que nous dit en fait l’étude de Richard Florida, qui nous ramène au verre à moitié vide et au verre à moitié plein. On peut se bercer d’illusions en évoquant tous nos atouts; nous sommes très bons pour ça. Mais n’oublions pas que le fait que les avantages de Montréal soient un secret bien gardé est, en soi, un échec, celui d’une ville qui n’a pas réussi à se mettre en valeur. Cela met en relief la contradiction profonde que vit Montréal. Sur papier, elle a tout pour être dans le peloton de tête. Et pourtant, dans les faits, elle est au dernier rang. Il y a manifestement quelque chose qui ne fonctionne pas. Cela nous rappelle que Montréal a peut-être des avantages, mais qu’elle est incapable de les transformer en richesse. Et notre défi est là. Il y aura de l’espoir pour Montréal à la seule condition que la métropole soit capable d’exploiter ses atouts. En sommes-nous capables? C’est là notre grand défi. Troisièmement, il faut introduire dans notre réflexion un élément d’urgence. Montréal est une ville fragile. Le fait que son niveau de vie soit bas nous dit qu’elle est moins compétitive, et donc plus vulnérable à la concurrence et aux chocs de l’extérieur. Et les études que j’évoquais plus tôt sur le rôle stratégique des villes doivent nous rappeler que Montréal n’est pas seule sur la ligne de départ. Il y a des dizaines et des dizaines de grandes villes en Amérique et ailleurs qui pensent à leur développement, qui mettent au point des stratégies pour être gagnantes dans ce grand combat. Bien des villes ont commencé avant nous et sont en meilleure position que nous. Nous n’avons pas le luxe du temps. Quatrièmement, on peut même aller encore plus loin, et dire qu’il peut y avoir de réelles menaces à l’horizon. Montréal subit des pressions économiques, ne serait-ce que la fragilisation de son industrie manufacturière. Elle entre dans une crise démographique plus marquée qu’ailleurs en Amérique. Elle est le moteur d’une province qui souffre de sous-investissement et qui est menacée par une impasse financière. Montréal, plus encore que le Québec, peut donc frapper un mur. Et peut, si elle ne joue pas bien ses cartes, s’engager dans un cercle vicieux, une espèce de spirale descendante, où l’absence de ressources l’empêcherait d’investir dans ce qui la rendra attractive, ce qui ralentirait encore plus sa croissance, et compromettrait encore davantage sa capacité de se remettre sur pied. C’est ce qu’on appelle le déclin. Et c’est possible. Et donc, la relance de Montréal n’est pas un luxe ou une lubie. C’est une nécessité, une obligation. Parce que le statu quo n’est pas une option. Comptons sur nos propres moyens Il est vrai que la situation de Montréal tient à des facteurs qui dépassent largement la ville. Le retard du niveau de vie de Montréal résulte en partie du fait que le Canada n’est pas particulièrement performant : par exemple, Montréal est peut-être 26ème sur 26 dans le classement de l’OCDE, mais Toronto, au 24ème rang, ne fait pas tellement mieux! Nos résultats s’expliquent aussi par les retards du Québec dans son ensemble par rapport à la moyenne canadienne. Ces retards du niveau de vie s’expliquent largement par une plus faible productivité, d’abord au niveau canadien, et encore plus au niveau québécois. Le rattrapage dépendra donc beaucoup de grands virages que devront initier les gouvernements du Canada et du Québec, qui dépassent largement la capacité d’intervention d’une ville : des mesures pour favoriser l’investissement, notamment par la fiscalité, de grands projets d’infrastructure, des politiques d’innovation, des investissement dans l’éducation. Et cela nous pose le dilemme de la poule et de l’œuf. Le succès de Montréal dépend en bonne partie de décisions qui se prendront ailleurs et sur lesquelle la ville n’a aucun contrôle. À supposer bien sur qu’Ottawa et Québec amorcent les virages qui s’imposent. Jusqu’où peut-on compter sur les autres? Et pouvons-nous nous payer le luxe d’attendre? Il y a deux réponses à ces questions. Pour commencer, le grand Montréal, c’est en gros, au plan économique, presque la moitié du Québec. C’est à Montréal que se trouvent les décideurs, les sièges sociaux. Si le Québec a enregistré d’importants retards, c’est certainement aussi parce Montréal a une bonne part de responsabilités, qu’elle n’a pas assumé son leadership. Il faut se méfier de la tendance à croire que c’est la faute aux autres. Par ailleurs, nous savons que les gouvernements fédéral et provincial ont moins de ressources et de pouvoir qu’avant. Ils ont des obligations multiples et des arbitrages à faire qui les empêchent entre autres de miser sur une ville ou sur une région au détriment des autres. La conclusion, en clair, c’est que personne, ni à Ottawa, ni à Québec, ne se battra pour Montréal. Le seuls qui se battront pour Montréal, ce sont les Montréalais eux-mêmes. Et donc, si nous voulons faire mieux, il faudra compter sur nos propres forces. Bien sûr, les grandes stratégies globales canadiennes et québécoises seront essentielles. Mais en attendant, il faut se demander ce que les Montréalais peuvent faire concrètement, pour accélérer le mouvement, pour contribuer, à la mesure de leurs moyens, à la création de richesse, à l’augmentation de la compétitivé et la productivité, pour influencer, par leurs gestes, un débat qui ne décolle pas assez vite. Les dix travaux de Montréal Et c’est dans cette perspective que je soumets très modestement à votre réflexion dix pistes d’action pour aider Montréal à trouver le chemin du succès. Certaines sont institutionnelles, d’autres portent sur le climat, et d’autres sont des mesures plus concrètes. Cette réflexion a été nourrie par ma participation aux travaux du Comité d’orientation économique de cette chambre au printemps dernier. Ce n’est pas à proprement parler une stratégie, mais plutôt une liste de choses sur lesquelles la communauté montréalaise devrait travailler. Appelons cela les dix travaux de Montréal. 1-La reconnaissance La première de ces actions porte sur les rapports difficiles entre Montréal et le reste du Québec : la méfiance des régions, la concurrence entre la métropole et la capitale, la faiblesse du rapport de forces politiques d’une ville-région où ne se gagnent pas les élections. Tout cela a pour conséquence qu’il est difficile pour les politiciens d’intervenir en faveur de la grande ville. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a voulu dénouer cette impasse en réclamant des outils fiscaux particuliers à travers le pouvoir habilitant. Ce n’était probablement pas la bonne bataille, d’abord parce qu’il est difficile de mobiliser sur un enjeu fiscal, et ensuite parce qu’elle ne va pas au fond des choses. S’il y a une bataille que Montréal doit mener, c’est celle de la reconnaissance, pour faire accepter par les partis politiques, par l’Assemblée nationale, par l’appareil d’État et par les régions, le fait que la métropole joue un rôle unique, que c’est un moteur économique, qu’elle a des responsabilités et des besoins particuliers. Mais aussi que le succès de Montréal est crucial pour l’ensemble du Québec. Le développement de Montréal est une proposition gagnant-gagnant, qui n’a pas à se faire au détriment du reste du Québec. C’est un argumentaire que la métropole pourrait développer avec succès, si elle s’y prend bien, en insistant sur la complémentarité entre Montréal et les régions. Je dois vous dire que j’ai vécu quatre ans à Québec. J’ai même prononcé une conférence et que j’ai déjà prononcé une conférence à la Chambre de commerce de Québec, sur l’avenir de la capitale. Et je ne vois absolument pas de contradiction entre les deux interventions. Il y a amplement de place au Québec pour une métropole et une ville de taille moyenne qui constitue un deuxième pôle urbain. Même si cet enjeu est majeur, je préfère ne pas trop insister sur la question de la reconnaissance, parce que ce débat mène à des effets pervers, encourage la tendance si facile à croire que c’est la faute aux autres et que la solution est ailleurs. 2- Le leadership C’est ce qui m’amène à ma seconde préoccupation, le leadership. Le débat avec le reste du Québec serait plus facile si Montréal pouvait compter sur un leadership fort. Ce terme, je tiens à l’employer autrement qu’on le fait d’habitude dans le débat politique. À l’heure actuelle, on reproche beaucoup au maire Gérald Tremblay son absence de leadership, cela fait partie de la vie démocratique. Mais on oublie qu’on a fait le même reproche à tous ses prédécesseurs, d’une façon qui trahit une nostalgie pour celui dont le leadership ne connaissait aucun fléchissement, Jean Drapeau. Cette croyance voulant que l’essor de Montréal doit reposer sur les épaules d’un seul homme me paraît naive. On oublie commodément le fait que M. Drapeau, avec son leadership sans faille, a présidé avec brio au déclin de Montréal. C’est une mauvaise façon de poser le problème. Le leadership d’un maire est certainement essentiel. Mais le véritable succès ne reposera pas sur un seul homme qui tient sa ville à bout de bras. Le succès provient du dynamisme de la ville et donc de sa capacité de produire des leaders dans l’ensemble des sphères d’activité. C’est cette définition plus large du leadership qui me semble essentielle, dans le monde des affaires, dans celui de l’éducation, en culture. L’existence d’un groupe de leaders capables de parler au nom de la métropole, de défendre ses intérêts. C’est ce leadership qui permettrait, comme je l’ai suggéré au comité d’orientation économique, à Montréal de mener une bataille joyeuse, qui mise sur son succès potentiel, et qui évite comme la peste la revendication misérabiliste et les listes d’épicerie. C’est ce leadership qui donnerait aussi à Montréal le rapport de forces dont elle a besoin. Car le pouvoir politique soutiendra Montréal quand il n’aura pas le choix, quand il ne voudra pas être exclu de la parade. Mais pour cela, il faut d’abord une parade. 3- La cohésion Le leadership contribuera aussi à remplir une autre condition essentielle pour le succès de la métropole, la cohésion. Et je prends le terme dans son sens le plus large, de la cohésion des institutions de la région à celle de ses citoyens. D’abord, sur le plan politique et administratif, Montréal est balkanisée, un monde ingérable, écartelé entre ses arrondissements, ses villes de banlieue, sa ville centre, sa communauté métropolitaine, divisée entre l’île, Laval, la rive-sud, la couronne-nord. Pour créer la cohésion nécessaire, il faut simplifier les structures, mais il faut aussi des projets communs capables de rallier la grande région. Car la métropole, ce n’est pas la ville, ni l’île, mais le vaste pôle urbain qu’est la région métropolitaine. Et c’est à cette échelle qu’il faut développer une culture commune. La cohésion, il faut aussi la susciter chez les citoyens, pour qu’ils aient un sentiment d’appartenance, une fierté de leur ville. J’ai été frappé, dans un voyage récent à New-York, par la façon dont les New-yorkais, de toutes origines, de tous milieux, ont une façon unique de dire « our city ». C’est cette fierté qu’il faut susciter ici. 4- La culture du succès Cette cohésion ne donnera pas grand chose si elle n’est pas canalisée vers un objectif. Que Montréal soit une ville plus prospère, plus dynamique, plus attrayante, qui n’est pas le peloton de queue. Bref, une ville qui réussit, qui se distingue, qui fait mieux que les autres. Cela peut sembler étrange d’avoir à répéter des choses aussi évidentes. Mais au Québec, ce n’est pas une évidence pour tout le monde. La culture québécoise n’est pas une culture de concurrence, et cela a des effets sur la façon de fonctionner de Montréal, son manque d’ambition, sa complaisance. Les Québécois, y compris les Montréalais, ne sont pas encore parfaitement à l’aise avec la concurrence, le dépassement, ou l’excellence. Et pourtant, nous auront besoin de ces traits de caractère collectif, il faudra retrouver l’audace et l’énergie que les Québécois ont exprimé au moment de la révolution tranquille, si nous voulons que Montréal soit une ville vibrante, prospère, qui inspire l’admiration et l’envie. 5-La place du privé Cette recherche du succès ne peut pas se faire sans le secteur privé, car c’est surtout l’entreprise privée qui investit et crée la richesse. Et pour que le privé puisse pendre la place qui lui revient, il faut surmonter la méfiance viscérale d’un grand nombre de Québécois face au monde de l’entreprise, on l’a vu dans plusieurs dossiers associés à ce que l’on a appelé l’immobilisme. Il faut rappeler à quel point les problèmes de Montréal sont liés au sous-investissement, à quel point la richesse, le dynamisme des villes dépendent du succès de leurs entreprises. Il faut donc soutenir sans honte nos entreprises. Mais la confiance, ça se gagne et ça se mérite, et cela exige que les leaders du monde des affaires soient sur la place publique, qu’ils composent avec les nouvelles problématiques, notamment celles de l’urbanisme et de l’environnement, mais qu’ils aillent au front pour exprimer leurs idées et défendre leurs projets. 6- La convergence Mais le succès de Montréal ne pourra pas reposer seulement sur une logique d’entreprise. Les parcs industriels, c’est bien. Mais il faut aussi des parcs! Les atouts de Montréal sont largement liés à ses ressources humaines, ainsi qu’aux divers éléments qui font que la qualité de vie y est grande : son système d’éducation, son urbanisme, ses restaurants, sa vie culturelle, sa relative harmonie sociale. Ces facteurs contribuent au développement économique en faisant de Montréal une ville attirante. Et cela nous rappelle qu’il y a une convergence entre l’économique, le social et le culturel, et maintenant l’environnement. Cette chambre le montre par son implication dans le développement culturel. Le succès économique permet le développement social, en nous donnant les moyens de nos ambitions, mais l’inverse est vrai, les investissements en culture, les programmes sociaux bien faits ne sont pas que des contraintes et des coûts, ils sont des atouts. Une logique d’affaires qui fait abstraction de ces autres réalités ne nous mènera pas loin. 7-La diversité Montréal doit par ailleurs mener une autre bataille, celle de son identité. On décrit souvent Montréal comme une ville multiculturelle. Ce n’est pas faux. Mais ça ne veut pas dire grand chose. Le taux d’immigration de Montréal n’est pas très élevé, et la présence de communautés issues de l’immigration ne la distingue absolument pas des autres grandes villes nord-américaines. Non. Ce qui est unique à Montréal, et ce qui lui donne sa spécificité et sa force, c’est qu’elle est le lieu de rencontre de deux cultures, l’anglaise et la française, qu’elle est, dans les faits, une des rares villes vraiment bilingues en Occident. C’est cette rencontre de deux langues et de deux cultures qui lui donne sa spécificité, qui en fait un point de rencontre entre deux continents, qui contribue à sa créativité et au succès de sa nouvelle économie. Votre chambre, par son histoire, reflète cette réalité. Mais, on le sait, le mot bilingue est encore tabou. Il est temps de corriger le tir, sachant que nous avons fait de grands pas pour la sécurité linguistique des francophones, et sachant aussi que c’est Montréal qui a payé le gros du prix du débat constitutionnel et du débat linguistique. Nous sommes sans doute prêts pour un retour du balancier, pour reconnaître cette réalité sociologique du bilinguisme à Montréal, pour s’en servir comme d’un atout, et pour favoriser une connaissance de l’anglais qui n’a plus à nous menacer. 8- L’éducation Montréal est fière de ses institutions d’enseignement. Nous savons que c’est un des grands atouts de la métropole. Son réseau universitaire fournit une main d’œuvre de haut niveau, favorise la recherche, enrichit la culture urbaine. Mais encore là, nous avons tendance à nous leurrer. La principale de l’Université McGill, Mme Heather Monroe-Blum, dans une conférence devant cette chambre l’automne dernier, a révélé des statistiques alarmantes, que le taux de réussite post-secondaire est en baisse, qu’il y a un déclin de la recherche. Nous sommes fiers de nos universités, mais qu’est ce que nous faisons pour les aider? Nous avons, à Montréal plus qu’ailleurs, une responsabilité collective pour amener les jeunes à aller à l’université et à y rester, pour soutenir les universités dans le débat sur le financement, pour aider financièrement les universités comme la communauté anglophone le fait depuis longtemps, pour multiplier les ponts entre le monde universitaire et les pôles de la vie civile. Et nous avons tous un devoir pour lutter contre le fléau du décrochage, pour valoriser la formation. 9- Le talent Montréal ne fera pas mieux que les hommes et les femmes qui l’animent. Et une de ses grandes batailles dans les années à venir sera celle de la recherche du talent. La métropole doit lutter contre le déclin démographique, qui pose un problème de nature quantitative. Elle est aussi en compétition avec les autres centres urbains pour un enjeu plus qualitatif, attirer et retenir le talent, les professionnels, les spécialistes, des gestionnaires, les techniciens, les étudiants prometteurs. C’est une préoccupation que nous devons sans cesse avoir à l’esprit, dans le débat sur l’immigration, dans les efforts pour intégrer les immigrants et utiliser leur plein potentiel, dans nos efforts pour améliorer la qualité de vie, un élément important du pouvoir d’attraction de Montréal. 10- Des projets mobilisateurs Pour terminer, le dixième de mes travaux, c’est la recherche de grands projets mobilisateurs. C’est souvent autour de grands projets que le revirement des villes a eu lieu, des projets qui frappent l’imagination, mobilisent et définissent, comme l’Expo 67, ou le Big Dig de Boston. Ces projets n’ont pas toujours à être colossaux pour donner des fruits, pensons au renouveau du quartier St-Roch à Québec ou au réseau de tramway à Bordeaux. L’important est moins la taille du projet que son sens, sa capacité d’incarner la ville et de réunir ses citoyens. Montréal devrait chercher dans cette direction, pour identifier des actions qui exprimeraient la personnalité de la métropole, et qui recréeraient la cohésion, notamment entre les habitants de l’île et ceux des couronnes. Je n’ai hélas pas un projet dans ma poche que je pourrais proposer. Mais ce qui m’apparaît clair, c’est que pour que Montréal réussisse, il faut que les citoyens aient le sentiment qu’il y a une direction, qui doit s’incarner dans des gestes concrets. Et pour que ça soit clair, il faut du focus, il faut éviter de se disperser dans une multitude d’interventions. Montréal n’a pas besoin de 130 projets. Mais plutôt de un, deux ou trois. À conditions que ce soient les bons. Éloge du volontarisme Pendant qu’on pense tous à cette idée de grands projets, je voudrais, en guise de conclusion, terminer en répondant à une question que j’ai souvent entendu poser sur l’avenir de Montréal : « Êtes-vous optimiste ou pessimiste ?». En fait, je suis ni l’un ni l’autre. Je ne suis pas optimiste, je ne suis pas pessimiste. Je suis volontariste! Ça va marcher si on fait ce qu’il faut pour que ça marche. Il ne faut pas se demander si Montréal peut, oui ou non, réussir. Il faut se demander si on veut que Montréal réussisse. Et si l’on répond oui, le reste viendra!
  11. 12/06/2007 Le Projet Entrepreneuriat Montréal (PME)lance une stratégie pour stimuler la création d’entreprises. Le projet vise à éliminer le retard de Montréal en entrepreunariat par rapport à d’autres villes canadiennes. Les dirigeants de plus de 85 organismes dédiées à la promotion des entreprises locales estiment que pour prendre sa place dans une économie mondiale de plus en plus compétitive, la communauté des gens d’affaires de Montréal doit se serrer les coudes. Des gens d’affaires doivent servir de mentor auprès de la relève. La stratégie vise à mettre en réseau les ressources d’entrepreneurs établis et celles d’organismes d’aide à la création d’emplois afin qu’ils puissent faire bénéficier de leur expérience de nouveaux venus dans le monde des affaires. Il s’agit d’un plan d’action mobilisant tous les intervenants afin d’accroître le nombre d’entrepreneurs et favoriser le taux de survie de leurs entreprises. Jean-Marc Léger, président fondateur de Léger Marketing, est associé au projet. À la tête d’une entreprise comptant plus de 650 employés et ayant des bureaux aux quatre coins du Canada, M. Léger affirme que c’est grâce à l’aide d’un mentor qu’il a su développer son entreprise. Selon lui:"le plus difficile en affaires c’est pas de réussir, c’est de réussir à tous les jours et le mentorat à mon avis est un des éléments clefs de la réussite du Québec". C’est précisément ce que vise le projet du PEM. Le groupe de travail a pour mandat de promouvoir la culture entrepreneuriale et de multiplier les ressources. Le ministère des affaires municipales et des Régions et la conférence régionale des élus de Montréal participent au financement du projet. Dynamiser la création d’entreprises Une étude réalisée par la fondation de l’entrepreneurship sur l’état de santé de l’entrepreneuriat à Montréal révèle que depuis 2003, tous les indicateurs de vitalité dans le secteur de la création d’entreprises s’améliorent. Cependant ils demeurent en deçà de ce qui se produit dans d’autres villes canadiennes. Nathaly Riverin de la fondation de l’entrepreneurship indique que Montréal a été comparée avec Toronto et Vancouver. Dans l’étude, des Montréalais, des Torontois et des gens à Vancouver ont été sondés sur leur perception quant aux opportunités d’affaires dans leur ville, leur peur de l’échec s’ils se lançaient en affaires et leurs propres capacités entrepreneuriales. Dans tous les cas, les données révèlent que les Montréalais ont une perception plus négative que ceux dans les deux autres villes, l’écart le plus important se situant au niveau de la crainte d’échouer dans un projet d’entreprise. Selon l’auteur de l’étude, un facteur dominant explique peut-être cette réalité. "On dénote une culture entrepeunariale moins bien incarnée chez les québécois et on dénote aussi que le milieu des affaires est moins connecté, les jeunes ont moins de modèles d’entrepreneurs à Montréal qu’à Toronto ou Vancouver", dit Nathaly Riverin. Selon elle, les résultats indiquent que la campagne de développement doit faire une priorité de la mise en réseau des gens d’affaires novices avec ceux ayant de l’expérience. Une stratégie à moyen terme Liette Lamonde, porte-parole du PME, indique qu’il est urgent d’agir pour changer la situation, mais qu’il n’y a pas de raison de baisser les bras. A son avis, il existe déjà une structure en place pour encadrer la relève et il faut simplement accélérer le pas pour faire en sorte que d’ici 5 ans l’écart entre Montréal et les autres villes canadiennes s’évapore. " On ne crie pas au feu car on sait qu’on a des moyens pour rattraper cet écart. Nous proposons une stratégie qui vise à combler cet écart . On fait un appel aux entrepreneurs...nous voulons les convaincre qu’ils peuvent aider", explique-t-elle. Mme Lamonde précise qu’il est question de changer les attitudes et que cela ne peut se faire qu’avec le temps.
  12. Bravo Mr.Jarislowski Il est l’un des hommes les plus riches du Québec et du Canada avec une fortune de 1,6 milliard de dollars. À 89 ans, le milliardaire Stephen Jarislowsky, qui a fait fortune dans le monde du placement, ne manque jamais l’occasion de donner une entrevue. «Je vais continuer aussi longtemps que je serai en vie et que mon cerveau va fonctionner», dit-il, avec son petit sourire caractéristique. On l’attrape un mardi, quelques jours avant qu’il parte en vacances (il est demeuré président du conseil de sa firme). En arrivant dans son bureau, rien n’a changé. Autour de lui, des dizaines de plantes qui prennent toute la place cachant ses tableaux de Jean-Paul Lemieux. Une véritable jungle (…du placement!) dans lequel il semble heureux. «Il faut continuer à travailler le plus longtemps possible. L’homme n’est pas fait pour chômer, il est fait pour travailler. Le travail m’a rendu heureux», raconte-t-il tout doucement. Son propos aussi est demeuré le même. Même si on le compare à Warren Buffet (comparaison qu’il déteste), il se distingue de l’Oracle d’Omaha par ses prises de position très à droite. Contrairement à ce dernier, il croit qu’il paie trop d’impôt et aimerait que l’État québécois soit dégraissé et au plus vite. «Nous avons les impôts les plus élevés au Canada. Ce n’est pas mieux, on observe un exode des jeunes travailleurs. Le Québec est l’un des endroits les plus pauvres en Amérique du Nord avec d’autres États américains. On dépense beaucoup trop ici, l’État est devenu trop gros», dit-il. Comme la Suisse… Selon lui d’ailleurs, le Québec pourrait devenir beaucoup plus riche si l’éthique et la rigueur budgétaire étaient priorisées. Puis, il fait cette déclaration étonnante, faisant honneur à sa réputation d’esprit libre. «Je ne suis pas fédéraliste. Pas nécessairement. Si le Québec était aussi riche que la Suisse, je serais indépendantiste», dit-il, le plus sérieusement du monde. Une déclaration qui demeure toutefois étonnante pour celui qui a déjà associé le nationalisme québécois à tous les pires maux de la terre. «S’il était aussi riche que la Suisse, je dirais sûrement oui. Parce que lorsqu’on est plus riche que n’importe autre province au Canada telle que l’Alberta, on garde tout l’argent pour soi-même. (…) Le Québec pourrait devenir beaucoup plus riche, c’est sûr. D’abord, il faut une éthique qui est beaucoup supérieure. (…) Et il faut travailler davantage. Il faut avoir plus de responsabilités pour le maintien de sa vie. Il faut payer la performance. Nous sommes trop socialistes ici», affirme-t-il. À ses dires, le Québec doit aussi se débarrasser de la corruption qui gangrené nos pouvoirs publics pendant plusieurs années. «C’est une maladie, la corruption. Pendant des années, nous avons payé trop cher pour les contrats publics. C’est inacceptable. Il faut établir plus largement un sens éthique dans la société. L’argent, la richesse, tout ça, ça vaut seulement quelque chose s’il y a du vrai travail derrière», assure-t-il avant de faire un parallèle avec la firme qu’il a créé. «Ici, on n’a jamais eu une plainte d’un client, aucun procès en 59 ans avec aucun client, jamais eu des tarifs élevés. On se chargeait même des gens qui n’avaient pas d’énormes sommes», affirme-t-il avant de marquer une pause. «L’éthique a toujours été mon moteur toute ma vie», assure-t-il.
  13. Très bonne nouvelle pour le patrimoine de Montréal *** 28/05/2014 Mise à jour: 28 mai 2014 | 19:54 Ajuster la taille du texte L’église Très-Saint-Nom-de-Jésus rouverte au culte à Noël http://journalmetro.com/actualites/montreal/501635/leglise-tres-saint-nom-de-jesus-rouverte-au-culte-a-noel/ Par Marie-Eve Shaffer Métro ’église Très-Saint-Nom-de-Jésus pourrait rouvrir ses portes à temps pour tenir une première messe de Noël depuis six ans. Presque cinq ans après avoir fermé ce lieu de culte d’Hochelaga-Maisonneuve en raison des coûts d’entretien élevés, l’Archevêché de Montréal a décidé de le rénover à grands frais dans l’espoir de le rouvrir au culte vers la fin de l’année. Il a lancé cet hiver des travaux d’urgence pour sécuriser le bâtiment. Des acteurs de la communauté ont pu visiter le chantier au début de la semaine et prendre connaissance de l’état de l’église. «C’est un grand chantier qui fait toute la hauteur de l’église, avec des échafauds qui montent jusqu’au ciel», a illustré la députée d’Hochelaga, Carole Poirier. C’est vraiment impressionnant.» «J’ai été agréablement surpris, a dit de son côté le directeur archiviste de l’Atelier d’histoire d’Hochelga-Maisonneuve, Réjean Charbonneau. Je suis content que l’archevêché prenne en compte la valeur culturelle et artistique des temples qu’il a contribué à ériger par les mains de nos ancêtres.» Depuis 2009, l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus a été entretenue au minimum. «[Malgré tout], la structure de l’église demeure solide et viable, mais il y a des ajustements et des réparations qui sont nécessaires», a indiqué l’archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine. Il y a près de deux ans, le bris d’une conduite avait endommagé la voûte de l’église et avait fait tomber la toile centrale de la nef, intitulée Le Père éternel. Des travaux sont présentement en cours pour réparer la toiture, retirer l’amiante de la structure de l’église et refaire le plâtre des murs et du plafond. L’œuvre d’art a quant à elle été envoyée chez un restaurateur. Le célèbre orgue Casavant de l’église est en bonne état, a assuré l’Archevêché de Montréal. L’entreprise Casavant Frères veille à son entretien et s’est assurée qu’il serait bien protégé pendant les travaux. L’Archevêché de Montréal espère remettre complètement en état l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus d’ici 5 ans. L’électricité, la maçonnerie et toute la décoration intérieure feront aussi l’objet de réfection ou de nettoyage. La facture totale atteindra près de 6M$. Pour s’en acquitter, l’Archevêché pigera dans son fonds d’entraide des paroisses et il organisera une campagne de financement pour l’entretien de son patrimoine religieux. «On n’a pas tout l’argent pour faire les travaux, a indiqué la directrice des communications de l’Archevêché de Montréal, Lucie Martineau. Mgr Lépine a autorisé des dépenses pour des interventions urgentes.» Une église ouverte à des activités culturelles et communautaires Même si les travaux ne seront pas complétés, l’Archevêché de Montréal entend rouvrir l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus aux résidants d’Hochelaga-Maisonneuve vers la fin de l’année. Les activités de culte y seront organisées en priorité, mais des événements culturels pourront aussi s’y dérouler. Des discussions sont en cours avec les organisateurs du festival Orgue et couleurs. L’archevêché est aussi prêt à laisser une partie du sous-sol de l’église à l’organisme communautaire pour personnes âgées Résolidaire, qui perdra son local d’ici 2015. Quelques dates 1903 à 1906 – Construction de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus selon une inspiration byzantine et romaine. 2009 – L’Archevêché de Montréal ferme l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus en raison des coûts élevés d’entretien qui atteignent près de 100 000$ par année. 2010 – L’Archevêché décide de démolir l’église pour y construire à la place un immeuble de logements abordables. 2010 – La communauté d’Hochelaga-Maisonneuse se mobilise pour sauver l’église. Le cardinal Jean-Claude Turcotte accepte de la vendre pour la somme symbolique de 1$. 2012 – Mgr Christian Lépine est nommé à la tête de l’Archevêché de Montréal. Il met un holà à tous les projets de vente d’église. 2013 – L’Archevêché annonce qu’il rouvrira l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus au culte.
  14. http://plus.lapresse.ca/screens/0424b1da-bbaf-4b85-9f24-e947850b3241%7C_0.html URBANISME DE PROMOTEURS Il est dommage qu’on fasse si peu de cas de la vision sensible et généreuse des concepteurs de la Maison Alcan GÉRARD BEAUDET URBANISTE ÉMÉRITE, PROFESSEUR TITULAIRE À L’ÉCOLE D’URBANISME ET D’ARCHITECTURE DE PAYSAGE DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le principal argument invoqué par l’administration Coderre pour justifier la construction d’une tour sur les lieux de la Maison Alcan serait que ce projet témoignerait avec panache d’une vitalité immobilière retrouvée après des années de vaches maigres. À quelques détails près, on croirait entendre Jean Drapeau justifiant les démolitions et les constructions de tours partout au centre-ville au seul motif qu’il en allait de l’essor de sa métropole. Il est quand même étonnant qu’un peu plus de 40 ans après la démolition de la maison Van Horne, on en soit encore à ce que je qualifierais d’urbanisme de promoteurs. Comme si rien ne pouvait justifier qu’on défende une vision plus nuancée de l’urbanisme et du développement immobilier. Mais est-ce si étonnant ? Au début des années 90, l’administration Doré avait modifié l’ébauche du premier plan d’urbanisme de la métropole au profit des promoteurs du nouveau forum (actuel Centre Bell). Cette première donnera le ton. Loin d’être une exception, la dérogation au plan d’urbanisme est en effet rapidement devenue une caractéristique de l’urbanisme montréalais, comme l’a notamment montré le redéveloppement de Griffintown. Quand on s’en inquiète, les responsables montréalais rétorquent habituellement qu’il est impossible de tout prévoir et qu’on ne peut laisser passer les bonnes occasions, d’autant qu’elles enrichissent les coffres dégarnis de la Ville. On fait donc comme si le dynamisme de la métropole était essentiellement l’affaire des promoteurs, qui s’empresseront de retirer leurs billes dès lors qu’on ne leur donnerait pas entière satisfaction. Il s’agit là d’une conception extrêmement réductrice des ressorts du dynamisme urbain. Si on s’en était toujours tenu à cette conception, Montréal aurait été privé du Vieux-Port – que le gouvernement fédéral de l’époque considérait simplement comme un vaste terrain à construire – et du Quartier international – un lieu boudé par les promoteurs. Nul ne contestera les limites de la planification. En revanche, on ne voit pas en quoi cette difficulté puisse justifier le manque de vision. Or, c’est précisément de cela qu’il s’agit dans le cas du projet de la Maison Alcan. Avant de fixer les hauteurs et d’autres paramètres de l’encadrement des projets immobiliers, le plan d’urbanisme propose une vision. Depuis le milieu des années 70, à Montréal comme dans la quasi-totalité des grandes villes et métropoles, la donne patrimoniale s’est progressivement imposée comme un des ancrages de cette vision. Certaines villes ont même adopté des mécanismes destinés à reporter sur des emplacements préidentifiés les pressions immobilières qui auraient menacé des environnements bâtis sensibles. À moins d’être formulées de manière totalement fantaisiste, les hauteurs inscrites au plan d’urbanisme du centre-ville devraient refléter cette prise en compte des attributs des voisinages, y compris là où des tours auraient été malencontreusement érigées durant les années où le laxisme avait été érigé en règle urbanistique. C’est manifestement ce qui a dicté la limitation des hauteurs dans les environs de la Maison Alcan. Qu’on soit techniquement au centre-ville n’y change rien. De ce point de vue, la Maison Alcan aura été un projet phare, à une époque – les années 80 – où la contrainte patrimoniale s’est traduite par de nombreux exemples de façadisme. Ses concepteurs avaient su traiter cette réalisation voulue par le PDG de l’entreprise avec un doigté exemplaire, tant en ce qui concerne les immeubles patrimoniaux de la rue Sherbrooke que le bâtiment construit à l’arrière et relié à ces derniers par un atrium d’une grande élégance. Sans compter le soin apporté aux espaces extérieurs. Dommage qu’en 2015, on fasse si peu de cas de la vision sensible et généreuse du promoteur et des concepteurs de la Maison Alcan, vision qui a valu de nombreux prix à cette prestigieuse réalisation architecturale et urbanistique. Drôle de façon de souligner le 375e anniversaire de la ville. sent via Tapatalk
  15. http://journalmetro.com/actualites/montreal/1377/accros-au-pmad-regardez-cette-vido-de-1967/ Si vous vous intéressez au PMAD (Plan métropolitain d’aménagement et de développement), qui doit être adopté aujourd’hui, vous devez absolument regarder cette vidéo de 1967. Elle a été mise en ligne récemment par les Archives de la Ville de Montréal. Vous verrez qu’on n’a rien inventé en 2011. Ça s’appelle Horizon 2000. On y parle de l’ancêtre du PMAD. À l’époque on appelait ça le Plan d’aménagement régional. Vous verrez que ceux (élus et urbanistes) qui se pètent actuellement les bretelles en prétendant avoir réinventé la roue avec le PMAD, ne font que remettre au goût du jour des vieilles recettes des années 1960, qui n’ont pour beaucoup jamais été complètement mises en application. En 1967, on disait déjà qu’il fallait développer le transport en commun (on prévoyait 160 km de métro) et éviter de construire trop d’autoroutes. On disait déjà qu’il fallait regrouper habitations, commerces, institutions et industries autour d’axes de transport (12’27 de la première vidéo). Alors, on se rend compte que ceux qui aujourd’hui se la jouent visionnaires avec leurs TOD (Transit Oriented Development – Développement axé sur le transport) n’ont rien inventé. En 1967, on prévoyait déjà que le développement anarchique des banlieues et la spéculation causeraient des problèmes. Et aussi qu’il fallait développer économiquement les banlieues pour éviter que tout le monde ne s’agglutine sur les routes et les métros pour aller travailler au centre-ville de Montréal. Est-ce qu’on y est arrivé? Là où les fonctionnaires de 1967 du service d’urbanisme de la Ville de Montréal se sont par contre royalement trompés, c’est qu’ils prévoyaient 7 millions d’habitants dans la métropole en l’an 2000. Ils se sont juste trompés de 3,5 millions… Oups! On n’ose même pas imaginer ce que ça donnerait sur les routes et dans les hôpitaux si on était effectivement sept millions aujourd’hui! Bon PMAD, on se reparle des résultats en 2055?!
  16. La mondialisation est un énorme rouleau compresseur qui uniformise les villes de la planète. Partout, les mêmes McDo, Starbucks et chaînes hôtelières. Et pourtant, ce qui rend les villes intéressantes et attrayantes, c’est leur singularité, leurs différences, leur identité… C’est ce que nous rappelle de façon magistrale Daniel A. Bell, professeur de philosophie mondialement reconnue rattaché à l’Université Tsinghua de Beijing, dans son dernier livre The Spirit of Cities : Why the Identity of a City Matters in a Global Age. Cosigné avec le professeur Avner de-Shalit, cet ouvrage est un tour du monde des identités, en neuf villes bien circonscrites : Jérusalem et la religion, Paris et le romantisme, Berlin et la tolérance, New York et l’ambition… Montréal et ses deux langues! danielbellClichés, tout ça? Au contraire, il s’agit chaque fois d’une incursion en profondeur dans ce qui définit véritablement ces villes. Une véritable psychothérapie, en fait, réalisée par deux auteurs qui ont foulé les lieux dont ils parlent (en soi, c’est déjà beaucoup…). Les 21 pages sur Montréal sont un pur délice. Parce que Bell est né à Montréal et connaît très bien cette ville, mais surtout parce qu’il l’aime, parce qu’il l’a percée, parce qu’il l’a comprise dans ses plus intimes détails historiques et complexités culturelles. Ce qu’il doit fort probablement à la distance qu’il entretient aujourd’hui avec Montréal. Sa conclusion : la métropole québécoise est riche de ses deux communautés linguistiques qui forment, ensemble, son identité… Ce propos en fera probablement sursauter plusieurs pour qui cette dualité est plutôt une menace. Mais au contraire, il s’agit d’un atout qui, aujourd’hui, mérite d’être célébré, comme le souligne Bell avec justesse. Le français, langue officielle au Québec autant que dans sa métropole, est certes menacé par l’anglais dans certaines institutions. Les raisons sociales des entreprises constituent un réel problème. Et la vigilance est plus que nécessaire pour éviter des dérapages comme ceux de la Caisse et du CHUM. Mais rien de tout cela n’a à voir avec la cohabitation des Francos-Montréalais et des Anglos-Montréalais, sur laquelle s’est fondé Montréal à travers le temps. Rien de tout cela ne mine les relations harmonieuses qu’entretiennent généralement les deux communautés linguistiques. Rien de tout cela ne fait de «nos» Anglos une menace au français, peu importe s’ils regardent ou pas «notre» télé et «notre» cinéma. Et rien de tout cela n’efface les énormes progrès qu’ont accompli, de gré ou de force, les anglophones au cours des années. Bell rappelle qu’une majorité d’entre eux parlent français, alors qu’ils étaient à peine 3% à en faire autant en 1956… Aujourd’hui, ajoute-t-il, les francophones aisés sont attirés par NDG, les Anglos progressistes se font une fierté d’habiter le Plateau et les deux communautés sont de plus en plus interreliées. Phénomène, d’ailleurs, que soulignait L’actualité récemment : 80 % des Anglos se disent suffisamment bilingues pour soutenir une conversation en français, 83% veulent que leurs enfants soient bilingues et presque la moitié des Anglos choisissent un partenaire chez les Francos… «Bref, souligne Bell, les guerres de langues ont laissé place à des attitudes beaucoup plus relaxes (…) Il y a toujours certaines tensions, mais les relations entre les communautés francophone et anglophone n’ont jamais été aussi naturelles qu’aujourd’hui.» Un fait qu’il est important de se faire rappeler au moment où l’on sent croître certaines inquiétudes linguistiques. http://blogues.cyberpresse.ca/avenirmtl/2012/04/13/l%E2%80%99identite-de-montreal-ses-deux-langues%E2%80%A6/
  17. Le Lundi 23 Mars 2009 | Mise en ligne à 11h18 Guy Laliberté: il faut mettre ses culottes! Nathalie Collard Passage remarqué, hier soir, du patron du Cirque du soleil à l’émission Tout le monde en parle (l’entrevue avec Guy Laliberté est ici). On se souvient que le nom de M. Laliberté avait circulé lorsque Montréal a tenté de sauver le Grand prix de Formule un. Non seulement avait-il choisi de passer son tour, mais on apprenait la semaine dernière qu’il n’y aurait pas de chapiteau permanent du Cirque à Montréal. Pas assez de touristes, trop risqué. L’animateur de TLMP, Guy A. Lepage, en a profité pour parler un peu (mais pas suffisamment à mon goût) de Montréal. En gros, Guy Laliberté note une certaine “paresse” des instances publiques. Selon lui, elles doivent reconnaître que la créativité est une des principales ressources naturelles du Québec (des propos qui rejoignent ceux de Gilbert Rozon du festival Juste pour rire). Il a également déploré l’absence d’infrastructures qui permettent de présenter des spectacles permanents. Il a ajouté qu’il fallait mettre ses culottes, faisant sans doute allusion au manque de leadership de nos dirigeants montréalais. Bref, rien de bien nouveau mais la confirmation, encore une fois, que les leaders du monde culturel québécois semblent découragés par l’inertie de nos politiciens quand vient le temps de développer une vision pour Montréal. (Parlant de Montréal et de vision, Maisonneuve en direct y consacre toute son émission demain. La question qu’on vous pose: comment revitaliser Montréal? J’y serai pour tenter d’y répondre…)
  18. La laideur de Montréal fait fuir les touristes Laurier Cloutier La Presse Si la ville de Montréal veut encore attirer les touristes, «elle ne peut pas continuer à s’enlaidir». Délaissant la langue de bois, hier, le président-directeur général de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, a dénoncé les «petites horreurs» de la ville, comme sa malpropreté, ses rues défoncées et les nombreux projets annoncés qui n’ont toujours pas bougé. M. Lapointe était le conférencier au déjeuner-causerie de la chambre de commerce du Montréal métropolitain où on l’a écouté dans un silence religieux. À la fin, les centaines de convives lui ont fait une ovation. «Il a osé dire ce que plusieurs décideurs de l’industrie pensent», a commenté Michel Archambault, titulaire de la chaire de tourisme de l’UQAM. Cependant, à la table d’honneur, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n’a pas du tout apprécié. Il a même quitté les lieux avant la fin du repas, malgré un rendez-vous convenu avec les médias. Et la présidente de la Chambre, Isabelle Hudon, n’a pas tellement aimé non plus. Les mégots de cigarettes jonchent le sol de l'entrée du métro Square Victoria. Photo Ivanoh Demers, La Presse «Je vais vous défriser un peu», avait pourtant annoncé M. Lapointe, juste avant son discours, à Gérald Tremblay et au maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Benoît Labonté. M. Tremblay ne s’attendait cependant pas du tout à ça. «Certains voient les problèmes, je préfère les solutions. Mon administration fait tout pour améliorer la ville, après le laisser-aller des dernières décennies. Il faut du travail d’équipe et la coopération des citoyens», a-t-il répliqué. De son côté, Mme Hudon croit que «l’autoflagellation» doit cesser. Selon M. Lapointe, la Ville, les entreprises et les citoyens doivent pousser la roue pour embellir Montréal, un petit geste à la fois. Mandaté pour faire la promotion de la ville auprès des touristes, le PDG de Tourisme Montréal a noté des progrès, mais il faut faire plus, selon lui. Un amoncellement de brique et de détritus, agrémente la façade éventée d'un vieux commerce abandonné, à l’intersection des rues Saint-Clément et Sainte-Catherine. Photo Alain Roberge, La Presse Ce qui change tout, selon M. Lapointe, ce sont Internet et les blogues où sont étalées les faiblesses de Montréal, pendant que lui s’évertue à louer les qualités uniques de la ville. Après avoir lu les blogues durant un an, M. Lapointe a commandé une étude à des spécialistes, en novembre dernier, et a dû corriger le tir. Dans plus de 75 % des cas, les touristes s’informent sur la ville par Internet, selon Michel Archambault. L’an dernier, Montréal a attiré 7,5 millions de touristes, dont deux millions de l’étranger. Ils ont dépensé 2,5 milliards et ont maintenu 70 000 emplois, a souligné Charles Lapointe. «Il reste cependant beaucoup de travail à faire. Le centre-ville de Montréal peut et doit devenir le plus beau d’Amérique du Nord», a-t-il dit. Le PDG de Tourisme Montréal a par contre démontré par des exemples précis et des vidéos que Montréal ne va pas très bien et n’est pas très belle. «Montréal est même, encore trop souvent, laide. Les petites horreurs qu’on oublie sautent aux yeux des touristes. Simon Anholt, le gourou du branding des villes, a cru qu’il avait atterri au Kazakhstan quand il a vu la route entre l’aéroport et le centre-ville. Pourtant habitué aux rues sales, un touriste de New York a qualifié la rue Sainte-Catherine de la plus sale qu’il ait jamais vue.» Des détritus de catégorie DDD (déchets domestique dangereux) abandonnés devant une résidence de la rue Iberville. Photo Alain Roberge, La Presse Montréal ne peut plus s’enlaidir, selon Charles Lapointe. «Les pouvoirs publics disent ne pas avoir d’argent, mais ça ne coûterait pas des millions pour planter des arbres dans les trous prévus à cette fin, pour remplacer les ampoules brûlées dans les lampadaires », pour vider les poubelles, repeindre les bancs publics, ramasser les mégots. Parfois, il faut être réaliste et cesser de s’autocongratuler», a-t-il dit. Le PDG de Tourisme Montréal souhaite l’instauration d’une culture de la qualité. Il a noté l’investissement de 10 millions dans la propreté, l’an dernier, «mais il faut faire beaucoup plus». «Il était possible, avant, de cacher les petits détails de la laideur montréalaise», croit-il. Mais ça ne l’est plus maintenant, à cause d’Internet : «Le touriste a maintenant le pouvoir de savoir et, même, celui de faire des dégâts», a lancé M. Lapointe. Internet change la façon de faire la promotion de la ville, selon lui. Le développement touristique devient «une responsabilité collective qui nous interpelle individuellement». Cette année, M. Lapointe souhaite des développements importants pour le Quartier des spectacles, le réaménagement du Vieux-Port, l’agrandissement du musée Pointe-à-Callière, la construction du centre de foires et l’aménagement du lien ferroviaire entre l’aéroport et le centre-ville. De son côté, le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Noushig Eloyan, a pris le relais du président de Tourisme Montréal en critiquant Gérald Tremblay. Mme Eloyan estime que le maire fait preuve de défaitisme en disant qu’il fait ce qu’il peut. «L’administration Tremblay-Zampino n’a encore jamais prouvé sa capacité à passer à l’étape des réalisations», a-t-elle déclaré dans un communiqué. Elle reproche aussi à son rival de manquer de leadership pour susciter des projets susceptibles d’améliorer l’image de la métropole. Avec Sébastien Rodrigue.
  19. La drôle de récession Alain Dubuc http://www.cyberpresse.ca Dimanche 8 juin 2008 Depuis des mois et des mois, on suppute et on spécule. Le Canada est-il en récession ou en ralentissement ? Réussira-t-il ou non à éviter la récession ? Le Canada s’en tirera-t-il avec un simple ralentissement ? On regarde les chiffres, on essaie de les décoder. Les médias s’en mêlent. Mais dans les faits, lorsque la récession appréhendée est légère, cela devient un débat assez futile, qui relève davantage du hasard statistique que de la réflexion économique. L’important, c’est moins les mots que l’on emploie que les réalités qu’il y a derrière. On en a eu l’illustration, vendredi, quand Statistique Canada a publié les résultats de l’Enquête sur la population active pour le mois de mai. Au Canada, l’emploi est resté inchangé en mai. Il a même augmenté dans deux provinces particulièrement malmenées, le Québec et l’Ontario. Dans le cas du Québec, le gain de 18 000 emplois entre avril et mai fait en sorte que, sur une période de six mois, celle qui devait être difficile, le niveau d’emploi est resté pratiquement inchangé. Pas de gains, mais une stabilité qui n’est absolument pas typique d’une période de marasme économique. Le taux d’emploi, à 61,1%, la plus belle mesure de la santé du marché du travail, reste à des sommets. Ces données nous disent que nous traversons une période difficile, mais que nous ne sommes absolument pas en crise. Quant à savoir le nom qu’il faut donner à cette période, on plonge dans la sémantique ou dans l’argutie arithmétique. La définition technique d’une récession, c’est lorsque le niveau de l’activité économique, mesuré par le PIB, recule pour deux trimestres de suite. Tandis qu’un ralentissement décrit une période de croissance plus lente. Le problème, c’est qu’on peut trouver des cas où un ralentissement peut être pire qu’une récession. Un scénario dans lequel on enregistre deux trimestres avec un faible recul suivis d’une reprise vigoureuse, laissera moins de traces qu’un scénario où l’économie ne recule qu’un trimestre, ce qui évite techniquement la récession, mais où l’activité économique reste famélique par la suite. Et comme personne ne semble prévoir une récession forte, le fait de savoir si les États-Unis et le Canada seront en faible récession ou en ralentissement ne changera pas grand-chose. Et là-dessus, il semble y avoir consensus, voulant que ce creux, qu’on l’appelle récession ou ralentissement, est modéré, et qu’il se concentrera sur les deux premiers trimestres de l’année. Quand on y pense un peu, le fait qu’il y ait consensus n’a rien d’impressionnant, parce qu’on quitte le domaine de la prévision pour entrer dans celui de la rétrospective. Le premier trimestre s’est terminé le 31 mars, on dispose déjà des données, un recul de trois dixièmes d’un pour cent au Canada. Quant au second trimestre, rappelons que nous sommes le 8 juin ; et il se terminera donc dans 22 jours. On est presque dans le passé. Là où le consensus s’effrite, parce que l’horizon s’éloigne, c’est sur le temps qu’il faudra pour revenir à la normale. La reprise sera lente, particulièrement aux États-Unis, mais à quel point ? Le retour à la normale se produira-t-il cette année, l’an prochain ? Les dernières prévisions de l’OCDE laissent entendre que ce pourrait être long. La croissance américaine, d’à peine 1,2% en 2008, serait même encore plus faible en 2009, 1,1%. Autrement dit, il faudra attendre à 2010 pour la reprise. Même si le Canada est tributaire des États-Unis, le scénario sera bien différent. Si la performance ne sera pas meilleure cette année, avec une croissance de 1,2%, il y aurait reprise en 2009, avec une croissance de 2%, la meilleure du G7. Cela nous dit deux choses, une positive et une négative. D’abord, l’existence d’une différence majeure, et c’est une bonne nouvelle, entre les deux économies. Les problèmes que connaît le Canada cette année ne sont pas dus à une crise intérieure. Le ralentissement s’explique essentiellement par son commerce extérieur, malmené par la récession américaine et l’appréciation du dollar. Mais le secteur domestique reste fort, comme le montre la situation de l’emploi, la vitalité de l’industrie de la construction, et pas seulement en Alberta, la croissance de la consommation et des investissements, et l’augmentation des revenus. Mais il n’en reste pas moins que l’économie canadienne est devenue une économie à trois vitesses. Les quatre provinces de l’Ouest qui ne sont même pas au courant qu’il y a des problèmes, le Canada central, le Québec et l’Ontario, très touchés, et les provinces maritimes, qui s’en sortent un peu mieux. À un tel point que les indicateurs économiques canadiens ne veulent pas dire grand-chose. Source http://www.cyberpresse.ca/article/20080608/CPOPINIONS05/80607099/6741/
  20. La Presse Le dimanche 09 septembre 2007 Après avoir ordonné une enquête administrative dans Outremont pour vérifier des allégations concernant la direction de l’arrondissement, la Ville de Montréal a décidé de scruter les frais de représentation réclamés par tous les directeurs d’arrondissement, un contrôle qui aura lieu dorénavant chaque année pour éviter le gaspillage et les dépenses exagérées, a appris La Presse. À la demande du directeur général de la Ville, Claude Léger, le greffier par intérim Yves Saindon a été mandaté pour obtenir les pièces justificatives des notes de frais des 19 directeurs d’arrondissement de la Ville pour 2006. Ils avaient jusqu’à mercredi pour envoyer leurs documents. En entretien avec La Presse, Claude Léger explique qu’il a voulu implanter à Montréal une procédure qu’il a appliquée à Longueuil, où il a été directeur général de 2001 à 2005. «Je suis très préoccupé par des questions de contrôle interne, dit-il. La Ville de Montréal est une grande organisation où il y a beaucoup de centres de décision. Je veux m’assurer que des principes de saine gestion soient appliqués de façon uniforme partout.» M. Léger considère qu’il est normal qu’une administration comme celle de Montréal vérifie, autant à la ville-centre que dans les arrondissements, quels types de demandes de remboursement sont faits. C’est pourquoi les directeurs généraux adjoints et les directeurs principaux de la Ville sont aussi visés par une telle vérification. Quand il s’agit de reddition de comptes, les règles sont les mêmes dans chaque arrondissement. Toutefois, certains d’entre eux étaient auparavant des villes indépendantes et n’avaient pas tous la même façon de considérer les notes de frais de la direction générale. «Depuis la fusion, il y a un encadrement administratif qui prévoit ce qui est admissible et ce qui ne l’est pas, dit M. Léger. Je vais donc contrôler quelle interprétation chacun fait de cet encadrement administratif, même si la façon de l’appliquer est différente d’un endroit à l’autre.» Un directeur d’arrondissement a droit à 4000 $ de frais de représentation dans l’exercice de ses fonctions. M. Léger veut savoir quelle est la nature des remboursements demandés. «Le contrôle là-dessus doit normalement se faire à l’arrondissement mais moi, je veux vérifier si on a respecté cette somme», dit-il. Le directeur de l’arrondissement de Saint-Laurent, Serge Lamontagne, est très à l’aise avec l’initiative de la ville centre. «On doit viser la transparence dans nos façons de faire», dit-il. «Il y aura d’autres contrôles, prévient M. Léger. C’est conforme à ce que dit le vérificateur général de la Ville, qui trouve que le contrôle interne est très important et qu’on n’en a peut-être pas assez fait. Même si financièrement cela ne représente pas beaucoup d’argent, symboliquement, c’est important pour le contribuable et le citoyen de s’assurer qu’il n’y ait pas de dépenses excessives faites à cet égard.» Les directeurs d’arrondissement ont été avisés que Claude Léger désirait qu’ils traitent «cet exercice comme s’il s’agissait d’une demande d’accès à l’information».
  21. (31 mars 2007 )Depuis plusieurs années déjà, on parle d’aménager des terrasses sur le boulevard Monk. Le projet, qui devrait voir le jour fin mai début juin, est toutefois loin de faire l’unanimité. En effet, lors de la prochaine assemblée du conseil d’arrondissement, le 3 avril prochain, les trois élus de Vision Montréal proposeront l’adoption d’un règlement autorisant l’implantation de bars-terrasses sur l’artère commerciale du quartier Ville-Émard. Sauf que la mairesse de l’arrondissement du Sud-Ouest, Jacqueline Montpetit, et le conseiller d’arrondissement, Pierre Fréchette, tous deux de l’UCIM, sont contre le projet. Mme Montpetit fait valoir l’avis défavorable de la Table de sécurité urbaine du Sud-Ouest. «La Table de sécurité urbaine réunit toute l’expertise nécessaire pour évaluer l’impact des différents projets sur la communauté. À sa réunion du 8 février, celle-ci a unanimement émis un avis non favorable à ce projet d’aménagement de terrasses en raison des nombreux problèmes anticipés». Mme Montpetit et M. Fréchette estiment que la qualité de vie des citoyens risque d’être compromise et que ceux-ci auraient dû être préalablement consultés. Ils considèrent également que ce sont toutes les grandes artères commerciales de l’arrondissement du Sud-Ouest qui doivent être revitalisées et soumises à un plan d’ensemble. Le conseiller Ronald Bossy, favorable au projet, souligne que les marchands du boulevard Monk souhaitent pouvoir installer des cafés-terrasses depuis plus de trois ans. Il y voit un premier pas dans la revitalisation du boulevard Monk. «C’est pas juste avec des bars qu’on va revitaliser le boulevard Monk, mais c’est un début. On veut créer un effet d’entraînement et attirer d’autres commerces sur Monk. On le fait dans le but d’amener quelque chose de nouveau. Les marchands semblent être très enthousiastes.» Il précise que l’aménagement des terrasses se fera selon un plan d’ensemble, et que le tout devra donner un certain cachet au boulevard Monk. Au moins huit commerçants ont déjà confirmé leur intérêt à se doter d’une terrasse. M. Bossy assure qu’il s’agit d’un projet pilote au départ. Quand on mentionne le risque que les terrasses ouvertes tard le soir nuisent à la quiétude des citoyens, M. Bossy répond qu’il existe une réglementation à la ville de Montréal pour contrôler le bruit et la malpropreté. Du côté de la SDC-Monk, on se montre en faveur du projet. «Ce serait très bien d’avoir des cafés-terrasses sur le boulevard Monk. C’est bon pour la revitalisation», affirme la directrice de la SDC, Helen Toddy. Elle ajoute que la rue Wellington à Verdun compte plusieurs cafés-terrasses et qu’il faut s’adapter à la concurrence. «Les gens nous le disent que sur Wellington, il y a des cafés-terrasses. Il faut s’ouvrir les yeux et faire quelque chose pour se démarquer de notre concurrence.»
  22. Moose Knuckles : quand la francophobie a belle allure le 25 février 2014 par Pascal Léveillé Lien: http://www.lerepublique.com/1129573/moose-knuckles-quand-la-francophobie-belle-allure/ Difficile d’aller plus loin dans le cliché et dans la provoc’. La compagnie de vêtement Moose Knuckles se paye en ce moment toute une campagne de pub. On se croirait dans une version sexy-bucheron du sketch de RBO, le 4e Reich, où les francophones prenaient la place des nazis. Et la pub tourne autour d’un FLQ transformé pour les besoins en FUQ, difficile de ne pas y voir un pied de nez… Le scénario se déroule ainsi. Le FUQ, la Fédération unilatérale du Québec, une milice paramilitaire qui achète des armes illégalement, entraine ses troupes pour attaquer l’Alberta et s’emparer de son pétrole. Voilà pour la provoc’, maintenant le cliché. Le patron de la boîte (et concepteur de la campagne publicitaire), Will Poho, va défendre à TVA son concept en anglais seulement. Le site qui est consacré à cette campagne est en anglais seulement. Et le site de la compagnie aussi d’ailleurs. Pour ceux que ça intéresse, c’est une compagnie montréalaise. Ce n’est peut-être pas francophobe en soi, mais ça le laisse très bien sous-entendre. Et le sous-entendu se transforme en feu d’artifice quand on y ajoute la teneur de la pub où la violence est une marque distinctive du francophone militant. [...] What the FUQ Quebec wants? J’en arrive à la conclusion qu’il vise le marché Canadien-anglais où sa marque pourra carburer aussi à la sympathie, ce qui devrait être un plus à sa reconnaissance. Le « Quebec-bashing », c’est vendeur! Et même le Québec, dans le fond. Qui ça dérange, à part quelques nationaleux poussiéreux? Mais bon, j’allais oublier la gaugauche… Sans hésiter, il ajoute que, selon lui, le mouvement des carrés rouges n’était pas loin de se transformer en une sorte de F.U.Q, l’armée créée pour cette publicité. Décidément, Will Poho voulait se mettre beaucoup de monde à dos. Et quand je vous parlais de vraisemblance, voilà l’évidence. Qu’est-ce que le Québec veut? Pas les vêtements de Moose Knuckles, j’espère… Ajout : Un ami a constaté comme moi que toute la communication de la compagnie se fait exclusivement en anglais et il a décidé d’appeler aux bureaux de Moose Knuckles. La personne qui lui a répondu a dit : « Sorry, I don’t speak french. » Et 15 minutes après son appel, un statut en français est apparu sur leur page Facebook. Cedit statut est visiblement un autre statut anglophone simplement traduit par un utilitaire comme « Google translate » pour qu’on ne puisse pas dire qu’il n’y a rien de français… Quelques perles : « vous ne serez jamais en sortir vivant » « nous jouissons de se moquer de nous-mêmes » « le ridicule qu’il peut être de permettre à nos différences pour nous incitent plus espacés » « Comment nous pouvons être grave vraiment? » On trouve ça bien drôle quand ça vient de Chine, mais provenant de Montréal, c’est pathétique. Voir aussi: http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2014/02/20140224-214132.html
  23. http://journalmetro.com/actualites/montreal/59558/montreal-fait-un-des-meilleurs-sandwichs-du-monde/
  24. Toronto doit se séparer de l’Ontario Agence QMI Don Crosby 15/03/2010 22h09 Partager À cause des coyottes - Toronto doit se séparer de l’Ontario Les coyotes ont raison de la patience d’un député ontarien, qui estime qu’il est temps que Toronto se sépare…du reste de l’Ontario! © Courtoisie OWEN SOUND - Les coyotes ont raison de la patience d’un député ontarien, qui estime qu’il est temps que Toronto se sépare…du reste de l’Ontario! «La province est totalement administrée avec une mentalité torontoise. Le gouvernement actuel ne peut arriver à rien parce qu’il est dominé par Toronto» estime le député franc-tireur Bill Murdoch, qui représente la circonscription rurale de Bruce-Grey-Owen Sound située au nord-ouest de Toronto. La suggestion a été lancée lors d’une table ronde qui avait lieu samedi à Chepstow entre la Fédération des agriculteurs du comté de Bruce et les politiciens fédéraux, provinciaux et municipaux, au sujet du manque de compréhension de Queen’s Park lorsque venait le temps de traiter de la question des coyotes en milieu rural ontarien. Le député Murdoch veut que le gouvernement élargisse un programme qui verse une prime pour les animaux abattus, alors que les députés de Toronto sont horrifiés à l’idée de tuer des animaux sauvages. «Parlez aux députés de Toronto et vous verrez qu’ils n’ont pas la moindre idée de ce qui se passe ici. La majorité d’entre eux proviennent de la zone du code régional 416.» Le député Murdoch a proposé que la nouvelle province de Toronto soit territorialement limitée au code 416. «Le code régional 905 sera pour l’Ontario. Nous allons encore avoir des villes comme London, Windsor, Ottawa. On pourrait installer la capitale à London.» suggère-t-il. Le député a toutefois reconnu que la ministre de l’Agriculture, Caroll Mitchell, comprenait les préoccupations de l’Ontario rural. Elle a déclaré samedi qu’il était temps d’apporter des modifications à la réglementation concernant le contrôle des coyotes et des autres prédateurs. Les coyotes causent chaque année des dommages au bétail qui sont évalués à des dizaines de milliers de dollars. Certains détracteurs de la politique du gouvernement avertissent que les coyotes sont de plus en plus enhardis et qu’ils sont maintenant visibles dans les zones urbaines.