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  1. Le talent fou d'Alexis O'Hara Photo Martin Tremblay, La Presse Rima Elkouri La Presse Elle a fait du théâtre, mais elle n'est pas que comédienne. Elle fait de la musique, mais n'est pas tout à fait musicienne. Elle fait de la photo, s'amusant à immortaliser avec succès des dessous de jupes des filles, sans se considérer photographe. Elle écrit, elle filme, elle improvise, elle ne tient pas en place. Le français est sa langue maternelle, mais elle est considérée comme anglophone. Les «straight» la trouvent trop punk, les punks la trouvent trop «straight». Et elle a un chat qui s'appelle chien (Snoop Dog). document.write(''); Qui est Alexis O'Hara? Difficile à dire en peu de mots. Chose certaine, l'artiste montréalaise multidisciplinaire, déjà qualifiée de «François Gourd au féminin», a un talent fou et une sainte horreur des étiquettes. «Plus je vieillis et je mûris, plus je me rends compte que c'est moi qui nourris cette marginalisation», dit l'artiste, rencontrée dans sa cuisine du Mile End autour d'un thé à l'artichaut. «C'est quelque chose qui nourrit mon travail d'avoir cette perspective d'étranger. D'être anglophone dans un milieu francophone. D'être la femme dans un milieu masculin. D'être l'artiste de spoken word dans le milieu des musiciens, d'être une musicienne dans le milieu théâtral, ça m'inspire autant que ça me déchire le coeur.» Née à Ottawa d'une mère franco-ontarienne chef d'entreprise et d'un père psychologue anglophone, Alexis O'Hara a grandi à Winnipeg et à Genève. Elle a passé son adolescence à Ottawa et est allée en théâtre à l'Université York, à Toronto, pour réaliser que cette idée du quatrième mur n'était pas pour elle. Incapable de demeurer trop longtemps au même endroit, elle a passé sa vingtaine à butiner d'une ville à l'autre. Elle a voyagé en Amérique centrale. Elle est allée à l'Université Simon Fraser, à Vancouver, où elle a décroché un baccalauréat en cinéma. Puis, elle est retournée à Genève et y a travaillé pour l'UNICEF, tout en habitant dans un squat et en commençant à faire de la scène. C'est là qu'elle a retrouvé son identité francophone. «Je n'avais jamais connu cette identité avant d'aller vivre à Genève, raconte-t-elle. Parce que même si Ottawa est une ville bilingue, c'était considéré plus cool de parler anglais.» C'est en 1997 qu'elle atterrit à Montréal, là où elle avait toujours voulu vivre. Pourquoi? Parce que c'est sans aucun doute la ville la plus excitante du pays, dit-elle. «J'ai vécu à Vancouver, j'ai trouvé ça vraiment sans âme. Toronto, j'adore y aller, j'y ai de la famille, c'est une ville avec beaucoup d'histoire, beaucoup de patrimoine, qui est beaucoup plus multiculturelle que Montréal, mais en même temps, il y a quelque chose de plus business. Ici, parce qu'il y a eu des difficultés économiques liées à la question nationale, ça a créé un climat où les gens vont créer pour créer. Il y a moins cette idée qu'on va devenir une star. Du moins dans le milieu anglophone.» Une image d'anglo Même si elle est aussi francophone et qu'elle fait des spectacles en français, Alexis O'Hara s'est résignée à être d'abord vue comme une artiste anglophone. «Peut-être à cause de mon nom, peut-être parce que je fais tant de choses dans le milieu anglophone. D'une certaine façon, il y a un «plafond de verre» pour moi. Il y a toute une scène de cabaret francophone qui ne penserait jamais à moi. Je ne dis pas ça pour me plaindre. C'est juste une réalité.» Une réalité qui a aussi des avantages, dit-elle. Car Montréal est une ville qui calme son ego. Une ville inconfortable, parfaite pour une artiste qui a toujours fui le confort. «Pendant longtemps, je trouvais ça très difficile ici. À Londres, dans un certain milieu, je suis très connue, les gens viennent voir mes shows. J'ai fait un show en Slovénie et, grâce à une DJ, les gens connaissaient les paroles de mes chansons! Je n'ai jamais ça à Montréal! D'un côté, c'est difficile. De l'autre, ici, c'est bon pour garder les deux pieds sur terre.» Paradoxalement, Montréal, tout en ayant un côté très provincial, demeure une formidable carte de visite à l'étranger. «C'est vrai qu'il y a une aura autour de Montréal. C'est reconnu mondialement comme une ville cool. Il y a un cachet à être montréalaise.» Avant de participer au festival de spoken word Voix d'Amériques la semaine prochaine, Alexis O'Hara sera à Bruxelles, dans le cadre du festival Performing Proximities pour un projet original, joliment appelé l'Éponge à soucis, qu'elle a déjà présenté à Montréal, à Glasgow et à Nottingham. Vêtue d'une robe sous laquelle sont dissimulés des micros, elle ira s'asseoir dans une gare de tram et inviter les gens à poser la tête sur son épaule pour lui raconter leurs problèmes ou lui parler de la souffrance humaine. Ensuite, elle fera des échantillons avec le matériel recueilli et montera un spectacle musical portant sur les soucis de Bruxelles. Ce projet fou suscite tellement d'intérêt qu'elle a aussi été invitée à le présenter à Mexico l'automne prochain. Alexis O'Hara, qui a 38 ans mais a l'air d'en avoir 10 de moins, vient de laisser tomber, après cinq ans, son travail de barmaid à la Sala Rossa parce qu'elle commençait à se sentir trop vieille devant un public qui rajeunissait. Elle ne chômera pas pour autant. Invitée comme artiste en résidence par des universités ou dans des festivals à l'étranger, elle donnera des ateliers de poésie slam, poursuivra son oeuvre au sein du duo Mankind (avec D Kimm) et songe à de nouveaux projets. «C'est clair que, si on voulait m'engager comme actrice à ce moment-ci de ma vie, je serais partante», dit-elle. Pas mal pour quelqu'un qui dit, sourire en coin, souffrir d'aboulie, un trouble mental caractérisé par un manque de motivation et une inaptitude à prendre des décisions et à passer à l'acte (In Abulia est d'ailleurs le titre d'un album qu'elle a lancé en 2002). Bien qu'elle n'écrive pas de lettres au premier ministre et ne participe pas à des manifestations, l'artiste dit vouloir explorer la valeur sociale de l'art et dénoncer deux ou trois petits trucs, comme «l'aliénation de la société capitaliste qui veut que l'on soit seul et névrosé». Elle se dit féministe, même si elle trouve que le discours féministe dans notre société s'est trop ramolli. «Ici, on a tendance à dire: «C'est fini, vous les avez, vos droits!» Mais c'est toujours un monde d'hommes! Pour une femme forte qui parle fort, qui est des fois un peu folle, ce n'est pas facile. Notre société veut toujours que les femmes soient plus dociles, au soutien de l'homme. J'en parlais avec une amie, une femme forte, qui a de la drive, qui est brillante comme artiste. On se disait que nous deux, on n'a jamais de chum, parce qu'on fait peur aux gars! C'est le grand classique de la femme forte en Amérique du Nord.» En même temps, si elle avait une petite vie rangée, Alexis O'Hara n'aurait sans doute pas la même folie créatrice. «C'est aussi ça, la vie d'artiste. Il faut accepter d'être souffrante tout au long de ses jours. Sinon, si on est trop zen, on quitte le monde artistique et on devient enseignante de yoga!» http://www.cyberpresse.ca/article/20080127/CPOPINIONS05/801270530/1050/CPARTS02
  2. Last week, Quebec gave some additional funding to 2 English CEGEP's (and one French CEGEP) to increase enrolment due to the application crunch. Mme. Courchesne stated that this was done so that anglophones could attend an anglophone CEGEP. The statement was later "clarified" that this applied only to the current crunch. Given that some in the PQ want English CEGEP's available only to Anglophones (although Pauline Marois is hesitant to endorse this), does anyone see the following scenario unfolding? English CEGEP's enrolment will be frozen at or near current levels. First priority for admission will be anglophones with a Certificate of Eligibility. Second priority for admission will be anglophone immigrants. Any remaining spaces would be available to other immigrants and francophones.
  3. http://world.time.com/2013/04/08/quebecs-war-on-english-language-politics-intensify-in-canadian-province/ To live in Quebec is to become accustomed to daily reminders that French in the Canadian province is the most regulated language in the world. Try, as I did recently, to shop at Anthropologie online and you’ll come up empty-handed. The retail chain (which bears a French name) opened its first Montreal boutique in October, but “due to the Charter of the French Language” has had its site shut down: “We hope you’ll visit us in store!” Montreal’s transit authority maintains that under the present language law, its ticket takers must operate in French, which lately has spurred complaints from passengers. Last year, the city of Montreal erected 60 English safety signs nearby Anglophone schools in an effort to slow passing vehicles. The Quebec Board of the French Language and its squad of inspectors ordered that they be taken down; a snowy drive through town revealed that all had been replaced by French notices. Since the Parti Québécois (PQ), which calls for national sovereignty for Quebec, won a minority government in September, the reminders have become increasingly less subtle. In February, a language inspector cited the swank supper club Buonanotte, which occupies a stretch of St. Laurent Boulevard, Montreal’s cultural and commercial artery, for using Italian words like pasta on its otherwise French menu. The ensuing scandal, which has come to be known as “pastagate,” took social media by storm. “These are problems we had in the 1980s,” says restaurant owner Massimo Lecas. “They were over and done with; we could finally concentrate on the economy and fixing potholes. And then this new government brought them all back. These issues might never go away now, and that is a scary sort of future.” It’s true: despite the nuisances and controversies generated by Bill 101, Quebec’s 1977 Charter of the French Language, the province had settled in the past years into a kind of linguistic peace. But tensions have mounted considerably since the separatist PQ returned to the fore. In the wake of pastagate, the language board allowed that its requests were maybe overzealous; the head of the organization resigned. And yet the PQ has prepared for the passage of Bill 14, a massive and massively controversial revision to Bill 101. The bill’s 155 proposed amendments go further than any previous measures have to legislate the use of French in Quebec. Most English speakers see the changes as having been designed to run them right out of the province. “Definitely non-Francophone kids who are graduating are leaving,” says restaurateur Lecas. “If you don’t have a mortgage yet, if you’re not married yet, if you don’t own a business yet, it’s like, ‘I’m so outta here.’ But leaving is not the solution because when you leave, they win.” In a poll conducted by the research company EKOS in January, 42% of the Anglophones surveyed said they’ve considered quitting Quebec since the PQ was elected. If Bill 14 passes, military families living in Quebec but liable to be relocated at any time will no longer be permitted to send their children to English-language schools. Municipalities whose Anglophone inhabitants make up less than 50% of their populations will lose their bilingual status, meaning, among other things, that residents won’t be able to access government documents in English. For the first time, companies with 25 to 49 workers will be required to conduct all business in French, a process set to cost medium-size businesses $23 million. French speakers interested in attending English-language colleges will take a backseat to Anglophone applicants. The language inspectors will be able to instantly search and seize potentially transgressive records, files, books and accounts, where currently they can only “request” documents that they believe aren’t in accordance with the law. And no longer will they grant a compliance period. As soon as a person or business is suspected of an offense, “appropriate penal proceedings may be instituted.” Jamie Rosenbluth of JR Bike Rental is among the business owners who’ve had run-ins with the ever more bold language board, which already has the authority to impose fines and, in extreme cases, shut enterprises down. A month ago, an inspector asked him to translate the Spanish novelty posters that paper his shop and increase the size of the French writing on his bilingual pricing list by 30%. Says Rosenbluth: “I told her, ‘You want me to make the French words 30% bigger? O.K., how about I charge French-speaking people 30% more?’ It is so silly. Are they 30% better than me? Are they 30% smarter than me?” Since the encounter, he has covered the offending posters with placards of his own that say, in French, “Warning: Non-French sign below. Read at your own discretion.” The PQ is trying to reassure its separatist base of its seriousness as a defender of Quebecois identity. To pass Bill 14, it will need the support of at least one of the province’s two primary opposition parties. In other words, if the bill doesn’t succeed, Premier Pauline Marois of the PQ will be able to hold the opposition accountable and remain a hero to the hard-liners. The PQ knows that, in its present incarnation, it will never drastically expand its core of support, but it can galvanize its troops. Some of those supporters rallied together in Montreal last month to protest “institutional bilingualism” and champion the bill. Cheers and applause resounded when journalist Pierre Dubuc called out: “If someone can’t ask for a metro ticket in French, let them walk.” Public hearings on Bill 14 began in early March at the National Assembly in Quebec City and are ongoing. “I can tell you that if someone came to Côte-St.-Luc to tell us we would lose our bilingual status, you will have chaos, you will have opposition of people you wouldn’t think of who will take to the streets,” testified Anthony Housefather, mayor of the municipality of Côte-St.-Luc, on the first day. “People are scared, people are very scared.” By the time Quebec’s largest Anglophone school board, Lester B. Pearson, came forward on March 19, it had already collected 32,000 signatures on a petition against the bill. “There are many ways of protecting French, and coercion isn’t one of them,” says Simo Kruyt, a member of the board’s central parent committee. “Fourteen of our schools have closed over the past seven years. We are getting fed up. We are getting tired of having to fight to be who we are. English is the language of commerce and we parents believe we are part of a world that’s larger than Quebec.” It’s hard yet to say if the bill will make it through. The opposition Liberals have flat-out refused to support the legislation. The Coalition Avenir Québec, which holds the balance, has said that it might — if certain of the more controversial measures are “improved.” In fact, the Coalition has only come out against four sections of Bill 14, and these don’t include the provisions that would give the dreaded language inspectors new and extraordinary powers. In the face of such antagonism, it’s no wonder some are leaving. Kruyt’s eldest son, a bilingual 27-year-old engineer, is preparing to relocate to Ottawa, the Canadian capital that sits near Quebec’s western border. Says Kruyt: “There, they’ll appreciate his French and won’t hammer him because of his English.” Read more: http://world.time.com/2013/04/08/quebecs-war-on-english-language-politics-intensify-in-canadian-province/#ixzz2PxmWuSHp
  4. http://www.travelandleisure.com/articles/magnificent-montreal/1 "Both Canadian and Québécois, part anglophone and part francophone, with one foot in the past and the other firmly in the future, Montreal is a city that defies easy categorization."
  5. Here to stay: the hip anglo By David Johnston, The GazetteJanuary 31, 2009 1:01 PM Ask a couple of twentysomething anglophones like Ryan Bedic and Brian Abraham how many of their friends have left Quebec and you are likely to draw a long pause. It isn’t that they need time to count up all of those who have left. It’s that they have trouble coming up with the name of anyone in their largely English-speaking entourage in Montreal who has left. Bedic, 23, and Abraham, 27, are students at the Pearson Electrotechnology Centre in western Lachine. In the 1970s, it was Bishop Whelan High School, an English-speaking Catholic school where students studied two hours of rudimentary French a week. Like anglo high-school students everywhere in Montreal in those days, the Bishop Whelan kids ended up graduating and finding out that Quebec politics was about to pull the rug out from under their feet. Today, the old Bishop Whelan has been reincarnated as Pearson Electrotech, a vocational-education facility with dual electricity and telecommunication streams – as well as a four-year-waiting list for specialized trade instruction in English. Most students, like Bedic and Abraham, are totally at ease in French, and counting on building careers in Montreal. Bedic says he knows one guy, an engineer, who has left for Saskatchewan. But that, he says, was because someone in his family, who owns a company there, had offered him a job. For his part, Abraham says he can also give one example of a friend who has left Quebec. “But maybe she doesn’t count,” he says, “because she always wanted to travel. She left for Vancouver. Now she’s in Dubai working for an airline.” To stay or not to stay; that has been the question for young anglophones in Quebec, across all education levels, through these past four decades of political change in Quebec. But after 35 years of uninterrupted population decline, the latest census data made public in December 2007 showed a 5.5-per-cent increase in the anglophone community from 2001 to 2006. It was the first census-to-census, five-year growth in the English-speaking community since 1971. Overall, the number of anglos who came to Quebec from other provinces and countries, or who were born here between 2001 and 2006, exceeded the number who left, or who died during these same five years. Within Canada itself, there was still a net loss of anglos to other provinces. But the average annual net loss of 1,700 anglos from 2001 to 2006 was roughly equal to the average loss in just one month in the late 1970s, or one season in the late 1990s. When the new census data came out, anglophone community leaders could hardly believe the statistical evidence of a turnaround. They didn’t know whether to trust the data. Since then, however, there has been a slow acceptance that something relatively encouraging has been happening within the English-speaking community. “It’s still too early to say that we are on a positive track for the foreseeable future,” says Jack Jedwab, executive director of the Association for Canadian Studies. “But there are definitely encouraging signs. Identity is built on events that shape you – and clearly, the dominant event for the anglophone community over time has been the migration phenomenon, and the profoundly negative psychological impact that that has had.” From 1971 to 2001, Quebec’s anglophone population – defined as those who speak primarily English in the home, no matter their ethnic background or mother tongue – declined by 15.9 per cent, from 887,875 to 746,890. During these same 30 years, Quebec’s population rose by 18.2 per cent and Canada’s 39.1 per cent. Ever since the 2006 census, Statcan has reported a new uptick in departures from Quebec. But Statcan analyst Hubert Denis says the rise hasn’t been unique to Quebec. There’s been a corresponding rise in migrations out of Ontario, he says. In fact, Ontario has begun losing more people to other provinces than Quebec is losing – something not seen since the recession of the early 1990s. “There’s something special going on there,” says Denis, citing the decline of traditional manufacturing industries in eastern Canada, as opposed to political or economic uncertainty unique to Quebec. In the case of both Ontario and Quebec, he says, people drifted to Alberta. Both La Presse and Le Journal de Montréal, Montreal’s two largest French-language newspapers, have reported over the past 18 months on a new wave of francophone migration to Fort McMurray and other oil-patch communities in Alberta. By contrast, there has been no anecdotal evidence of a new anglo exodus. Mary Deskin, a real-estate agent with Royal LePage in Pointe Claire, says 2007 was the first year since she started working in the industry in 1990 that she didn’t have a single anglo client who listed a home for sale in order to leave Quebec for another province. It was the same story last year, she says. “My listings have been all upgrades or divorces,” she says. Tom Filgiano, president of Meldrum the Mover, in Notre Dame de Grâce, has also found anglo Montreal to be all quiet on exodus front. “In fact, there is no exodus at all anymore,” he says. “It’s more of a balanced flow now.” Bedic of Pearson Electrotech, who is the son of an anglophone mother from Verdun and an immigrant father from Croatia, says he’s staying put. “I’m pretty confident about finding work in Montreal and building a life here,” he says. Abraham, the son of immigrant parents from Grenada, feels the same way. “French isn’t a problem for me,” he says. “And I like the low cost of living in Montreal.” Richard Bourhis, a professor of psychology at the Université du Québec à Montréal who has studied the anglophone community closely, says the low cost of living in Montreal has been an important driver of new anglo population growth. Bourhis isn’t the only demographer who has noticed that the 2006 census showed most of the anglo population growth was concentrated in the age 15 to 24 category. Bourhis says this suggests to him that a lot of young anglos from the rest of Canada have been migrating to Montreal to attend school or just have a good time – sort of like Canadian backpackers going to Europe a generation ago. For some out-of-province students, the cost of university tuition in Quebec is now cheaper than it is in their home provinces. For example, tuition this year is $6,155 at the University of New Brunswick, versus fees of $5,378 that Quebec charges its own out-of-province students (compared with $1,868 for Quebec residents). Many kids from small-town Canada who leave home to go to university have discovered that the cost of off-campus housing and public transit in Montreal are a bargain by Canadian standards. Bourhis says tuition, rent control and heavy taxpayer subsidization of transit have combined to create winning conditions for an influx of young anglos. For young Americans facing even more onerous tuition fees at home, the financial allures of Montreal are that much greater. In 2001, one of these young Americans who drifted up to Montreal was a 21-year-old man from Houston, Tex., named Win Butler, who came up through a Boston prep school to study religion at McGill University. A musician, he created a new band, called Arcade Fire, with a Concordia student from Toronto, and other anglo migrants from Ottawa, Guelph and Vancouver. They were joined in the band by a francophone woman of Haitian origin from the Montreal suburbs. Butler ended up marrying that woman, Régine Chassagne. Today, Arcade Fire is an international sensation. And with other new English-language indie bands like The Dears and The Stills, they have become symbols of a radically new anglo chic. It all came to a sociological climax in February of 2005, when Spin magazine, and then the New York Times, anointed Montreal the next big thing in music, the new Seattle. For anyone who remembers the acute morosity in the English-speaking community after the 1995 referendum, the proposition that Montreal would soon have international resonance because of its English cultural vibrancy would have been preposterous. But Montreal’s essence is still undeniably French, not to mention alluring for anyone who grew up admiring the city from a distance. Tamera Burnett, 22, a third-year McGill University political-science student from Kamloops, B.C., came to Montreal thinking it was a very special place. She first came to Quebec when she was 16, to study French in Jonquière. She’s continuing to improve her French today at McGill, and hopes to study law in Montreal or at the bilingual University of Ottawa. “I’d love to end up in Montreal,” she says. Bourhis, the UQAM professor, is also director of the Centre d’études ethniques des universités montréalaises, a research organization with offices at the Université de Montreal. He and Jedwab are on opposite sides of the spectrum, when it comes to interpreting the 2006 census results. Bourhis thinks the 5.5-per-cent increase is a blip that will wash out over time if the cost of living in Montreal rises to national averages for large Canadian cities, and fewer anglos come to Montreal from other provinces. But Jedwab says the main reason why the English-speaking community is growing isn’t this new influx of young anglos from the rest of Canada. The main reason is that young anglos born and bred in Quebec aren’t leaving anymore, at least not in the numbers that they did a generation ago. The reasons for that, he says, go beyond mere cost-of-living considerations. And they reflect a major shift in perception within the anglophone community, he adds. “This psychology, this sense of persistent losses, has been broken,” says Jedwab. Anglo community leaders aren’t so sure. They’re not comfortable with the notion of a renaissance. Their worry, as Jedwab sees it, is that governments will respond to the census findings of growth by reducing financial support to all the different little anglophone community groups in Quebec. “That’s the concern some people have,” Jedwab says. “And so the good news, in a perverse sort of way, is really bad news. People are afraid that governments will say, “Well, the anglophones are doing very well, thank you very much. What kind of support do they really need anymore?’ ” Robert Donnelly, president of the Quebec Community Groups Network, the main umbrella group for all the anglophone community organizations in Quebec, says the census results need to be interpreted with caution. In almost every region of Quebec outside of Montreal, says Donnelly, anglophone populations are continuing to shrink – and shrink fast. Without strong government financial and moral support, he says, English schools, old-age homes, community newspapers and health services in the regions will be severely threatened. “While the numbers are up overall, they mask serious declines outside of Montreal,” says Donnelly, a native of Quebec City, which has a 2 per cent anglo population, down from 40 per cent a century ago. But Donnelly admits that something encouraging does appear to be going on with young anglos in Montreal. “Are we finally moving on beyond Bill 101 and the after-effects of that? Maybe there’s a stabilizing factor that has kicked in,” he says. “We’re hearing less and less about people leaving.” Bill 101 chased away a lot of anglos at first. But over time, the demands of the language law also created the conditions for the rise of a new generation of anglophones more at ease in French than their Bishop Whelan forefathers were in the 1970s. And that has helped make it easier for young anglos today to stay. [email protected] © Copyright © The Montreal Gazette
  6. Vivre en anglais au Québec: possible mais contraignant Louise Leduc La Presse Pour la première fois depuis 1976, le nombre d'anglophones est en hausse au Québec. En 2006, il atteignait 607 000 personnes, comparativement à 591 000 en 2001, révélaient cette semaine les toutes dernières données du recensement. Tout se passe comme si, finalement, les anglos se plaisaient bien au Québec et qu'un modus vivendi avait été trouvé avec les francophones. Puis survient une «affaire» Koivu. Une controverse autour d'un projet de loi sur l'identité québécoise. Suffirait-il de presque rien pour que? Marvin Rotrand se lève. Il fait son discours. Pour une première intervention à l'hôtel de ville de Montréal, il est plutôt fier de lui, fier de son éloquence, fier de son aisance. Il se rassoit. Personne ne dit mot. À la pause, il interroge ses confrères conseillers. Pourquoi personne n'a réagi? Parce que personne n'avait compris. Il avait parlé anglais du début à la fin. Vingt-cinq ans plus tard, Marvin Rotrand est toujours conseiller municipal, mais il est aujourd'hui bilingue. «Tout mon français, je l'ai appris à l'hôtel de ville.» Jusque-là, dit-il, il avait vécu «à part», en anglais, à Montréal. Par la force des choses. Ses parents, arrivés ici après avoir survécu aux camps de concentration, ont été dirigés vers des commissions scolaires anglophones puisqu'ils n'étaient pas catholiques. Puis un jour, pour être élu, Marvin Rotrand a eu besoin de votes. «Si on veut être interviewé par Radio-Canada, c'est bien utile, de savoir parler français...» Combien sont-ils aujourd'hui à vivre tout le temps en anglais à Montréal? David Corcos, qui étudie au collège Dawson, affirme qu'il a autour de lui «autant d'amis bilingues que d'amis incapables de suivre une conversation en français». «Mon chum est photographe et le fait de ne pas parler un mot de français est très limitant pour lui, raconte pour sa part Shana Panasuk, étudiante au même collège. Quand il veut photographier des gens, je dois les aborder pour lui.» À l'inverse, le fait d'être parfaitement bilingue facilite la vie de Shana. «Quand j'ai postulé pour un emploi de caissière au Canadian Tire, je l'ai eu tout de suite. Celui qui m'a interviewé exigeait des candidats bilingues, et j'étais la seule à l'être.» Lindsay Green, résidante de Côte-Saint-Luc âgée de 18 ans, est unilingue et n'y voit encore aucun problème. «Je veux devenir architecte. Peut-être que, plus tard, ce sera un problème de parler anglais seulement, mais ça ne l'est pas pour l'instant. J'étudie en anglais, mes amis sont anglophones, ça ne m'arrive jamais d'avoir à parler français.» L'appel du large Les étudiants unilingues rencontrés ont tôt fait d'évoquer la possibilité de quitter le Québec. Si ça ne marche pas, j'irai ailleurs. Entendre: à Toronto, surtout. Le feront-ils? Contre toute attente, depuis cinq ans, malgré le boom albertain, les anglophones sont restés au Québec comme jamais depuis 1976. «Pourquoi partiraient-ils? Ils sont bien! Ils peuvent vivre en anglais tous les jours de leur vie au Québec!» lance Charles Castonguay, mathématicien de l'Université d'Ottawa qui a passé sa vie à décortiquer l'évolution du fait français au Québec et qui a été catastrophé par le dévoilement des derniers chiffres du recensement. Larry Smith, PDG des Alouettes, doute aussi - mais pour d'autres raisons - que les anglophones mettent encore massivement les voiles. «Toronto, c'est vraiment un autre monde. Toronto, c'est comme New York. C'est l'argent et le travail. Ici, au Québec, on travaille, mais avoir du fun, c'est important aussi. On tient à notre qualité de vie.» Marvin Rotrand refuse pour sa part de se hasarder dans des prédictions sur l'avenir de la communauté anglophone de Montréal. «Trop imprévisible. Qui sait, peut-être les anglophones de Toronto ou d'ailleurs réaliseront-ils à quel point la vie est bonne ici, et qu'un loyer à Montréal, c'est moins cher qu'à Halifax!» Une communauté éclatée Ce qui est sûr, c'est que la communauté anglophone est moins homogène qu'avant, se confondant aujourd'hui avec les allophones qui demeurent nombreux à adopter l'anglais. Moins homogène, et manifestement plus dispersée. «J'ai longtemps habité rue Brébeuf, dans le Plateau, et j'étais vraiment le seul anglophone là! dit Brian Wright, qui travaille dans le milieu théâtral. Mes amis ne déménageaient jamais à l'est de la rue Saint-Denis. Aujourd'hui, il y a plein d'anglophones dans le Plateau, et même au coeur d'Hochelaga-Maisonneuve. Je ne suis plus seul de ma gang!» Selon les dernières données sociodémographiques, le Plateau-Mont-Royal comptait 12% de résidants ayant l'anglais pour langue maternelle. De la même manière, «les châteaux forts anglophones ne sont plus aussi homogènes qu'ils l'étaient, fait observer le reporter Stéphane Giroux, qui couvre la communauté anglophone pour la chaîne CTV. Aussi francophones soient-ils, mon frère et ma soeur habitent dans le West Island et ils sont loin d'être l'exception.» Les anglos et nous: mythes et réalités Les anglophones québécois sont plus riches Le revenu personnel médian des anglophones et des francophones est presque identique au Québec (21 619$ contre 21 166$) et à Montréal (21 966$ contre 21 599$). Les anglophones ont de meilleurs emplois La proportion d'anglophones qui occupent un poste de cadre (13,4%) est plus élevée que la moyenne provinciale (10,4%). Toutefois, selon les dernières données à ce sujet (en 2001), le taux de chômage des personnes de langue maternelle anglaise était supérieur à la moyenne dans toutes les grandes régions du Québec, à l'exception de Montréal. Les lois linguistiques donnent des boutons aux anglophones. Un vaste sondage CROP réalisé en 2001 pour l'Institut Missisquoi révélait que la moitié des anglophones du Québec croyaient légitime que le gouvernement québécois adopte des lois visant à protéger la langue française. Anglophones et francophones se sentent menacés. Soixante-six pour cent des répondants d'un sondage CROP mené en 2001 disaient croire que l'avenir de la communauté anglophone de leur région était menacé. Seulement 14% des francophones le croyaient. À l'inverse, 61% des francophones croyaient que le français était menacé au Québec. Près des deux tiers des anglophones sont en désaccord avec cette idée. Maudits anglos? Quatre-vingt-trois pour cent des francophones, dans le même sondage, ont déclaré avoir de bonnes ou de très bonnes relations avec les anglophones. Sources: Vers l'avant: évolution de la communauté d'expression anglaise au Québec, novembre 2004; CROP, Survey of the English-Speaking Community of Québec, 2001.
  7. mark_ac : tu vas sauter de joie en lisant ce texte ! Les autres : ce qui est dramatique de ce constat c'est que la langue d'usage suit les statistiques pour la langue maternelle. Oui, le français comme langue maternelle est sous le 50% à Montréal, mais c'est normal, les immigrants qui choisissent de parler français n'ont pas le français comme langue maternelle. Mais le français comme langue d'usage perd aussi du terrain au profit de l'anglais alors même l'immigration qui favorise les francophones ne semble pas aider à maintenir nos acquis et à assurer un avenir français pour le Québec *********************************** Le français à Montréal À majorité anglophone avant 2016 Geneviève Lajoie Agence QMI 07/04/2010 05h01 Brandissant le spectre d'un Québec à majorité anglophone dans un avenir rapproché, le Parti québécois s'inquiète du recul du français, malgré l'application de la Loi 101. Avec en main un portrait du français au Québec, effectué en croisant les données de Statistique Canada et de plusieurs démographes, comme Marc Termote ou Robert Maheu, le député péquiste Pierre Curzi fait le constat que l'anglais est bel et bien devenu la langue dominante dans la métropole. Ce phénomène aura selon lui des effets importants sur le reste de la province puisque la moitié de la population québécoise vit à Montréal et dans sa couronne. «Dans l'île de Montréal, 54,2% des gens utilisent le français comme langue d'usage et 49,8% des gens ont le français comme langue maternelle, une tendance qui gagne maintenant la couronne de la métropole et même le Québec en entier, puisque l», a-t-il précisé, lors d'un entretien avec le Journal. Cinq fois plus attirant Ce constat est d'autant plus alarmant dans la mesure où l'anglais est cinq fois plus attirant que le français, même si les francophones sont pourtant majoritaires au Québec, ajoute le porte-parole du PQ en matière de langue. Le pouvoir d'attraction définit le statut de la langue, insiste-t-il, et la Loi 101 n'a pas réussi à empêcher cet important pouvoir d'assimilation de l'anglais au cours des dernières années. Si rien ne change et si le passé est garant de l'avenir, en 2016, il y aura 43% de gens dont la langue maternelle sera le français sur l'île de Montréal et la population de langue d'usage française atteindra le même seuil en 2031, déplore-t-il. «Il faut s'inquiéter, moi je crois que c'est un problème, car ce n'est pas normal que la langue de la majorité soit moins désirée que la langue anglaise. On diminue en nombre, on diminue en importance, à long terme, c'est une menace réelle, c'est comme ça que ça se passe l'assimilation. Plus on laisse les choses aller, plus ça va être difficile de revenir en arrière, de changer la tendance», prévient le péquiste.
  8. Classement des Écoles secondaires. Ou es que ton ancien école secondaire se classe? Mon ancien école secondaire est au bas de la liste et il ne cesse de se dégrader. Chambly Academy 550 élèves Saint-Lambert Secteur publique anglophone Rang 2005-2006: 379 Cote Global 2005-2006: 4.9 Rang 2002-2006: 347 Cote Global 2002-2006: 5.1 La liste au complet (PDF)
  9. Une école moderne et lumineuse à Lachine The "abandoned anglophone school" in question is the Lachine High School from 1930. Looks like a great project.
  10. L'Autre St-Jean: des appuis et des critiques Martin Croteau La Presse La Fête nationale doit être célébrée en français, affirme l'Association culturelle Louis-Hébert, commanditaire du spectacle L'Autre St-Jean, qui confirme avoir exigé le retrait de deux formations musicales parce qu'elles chantent en anglais. Cette décision a été vertement critiquée par des artistes et des membres de la communauté anglophone, mais plusieurs organisations souverainistes l'ont appuyée. «Ce que nous voulons, ce sont des groupes qui chantent en français le jour de la Fête nationale», a affirmé Mathieu Bouthillier, vice-président de l'Association culturelle Louis-Hébert. Tous les ans, cet organisme composé de bénévoles reçoit des fonds publics pour organiser les festivités de la Saint-Jean dans Rosemont. Cette année, sa direction a décidé de confier la programmation artistique de la fête à l'entreprise C4, qui a invité Malajube, Vincent Vallières, Les Dales Hawerchuck et Marie-Pierre Arthur, mais aussi Lake of Stew et Bloodshot Bill, deux groupes anglophones. M. Bouthillier dit avoir appris la présence de ces deux derniers groupes mercredi dernier au cours de la conférence de presse qui annonçait le programme. Dès le lendemain, il a sommé le producteur de les en retirer, sans quoi il annulerait sa commandite. Certains militants ont aussi menacé de tenir une manifestation le soir du spectacle. Une réunion tenue vendredi n'a pas permis de trouver un compromis. Pour M. Bouthillier, c'est donc officiel : les Anglos ne seront pas de la fête. «Pour nous, le dossier est clos», a-t-il affirmé. Mario Beaulieu, président du Comité de la Fête nationale de Montréal, est également intervenu auprès des producteurs pour faire modifier le programme. Dans les derniers jours, son organisme avait reçu plusieurs plaintes de militants mécontents. Il dit ne pas s'opposer à ce que des artistes anglophones participent aux festivités de la Saint-Jean, à la condition qu'ils se produisent en français. «Ils sont québécois et on les accepte comme québécois, a-t-il indiqué. On n'a absolument rien contre le fait qu'ils chantent en anglais. Mais la Fête nationale, ça se passe en français.» Le Mouvement national des Québécois, qui reçoit 3,6 millions de Québec pour financer quelque 750 spectacles à l'occasion de la Fête nationale, a refusé de commenter le cas précis de L'Autre St-Jean. Son porte-parole, Julien Beaudry, affirme toutefois que l'argent versé pour ces spectacles doit avant tout contribuer à la promotion de la langue française. «On pense que, deux jours par année, on célèbre notre Fête nationale, a-t-il indiqué. Qu'on la célèbre en français, deux jours par année, ce n'est pas trop demander.» «Honteux» Mais ces arguments n'ont pas convaincu certains membres de la communauté anglophone. Jack Jedwab, directeur général de l'Association des études canadiennes, affirme que le comportement de ces groupes est «honteux». En agissant ainsi, ils envoient un «message de rejet» à tous les Québécois qui parlent l'anglais. «Ça stigmatise la communauté anglophone, ça donne l'impression que, pour être québécois, il faut chanter strictement en français, a-t-il dénoncé. J'ose croire que, pour la Fête nationale, on veut inclure toutes les composantes de la société.» Les artistes déçus Les artistes qui devaient monter sur scène avec Lake of Stew et Bloodshot Bill sont déçus de la tournure des événements. Dave Ouellet, alias MC Gilles, devait animer la soirée. Ce souverainiste convaincu était emballé à l'idée que des anglophones célèbrent la Saint-Jean aux côtés d'artistes francophones. «Je trouvais ça le fun qu'un groupe anglophone ait le réflexe, quand on parle de la Fête nationale, de participer le 24 juin plutôt que le 1er juillet», a-t-il déploré. Même son de cloche du côté du groupe Malajube, dont l'agent n'a pas mâché ses mots. Selon Gourmet Délice, tous les artistes à l'affiche étaient ravis de partager la scène avec des anglophones. «Les gars de Malajube sont allés jouer en français partout dans le monde, a-t-il souligné. Ils ne comprennent pas pourquoi il y aurait un problème à jouer avec des gens qui sont nés ici. Pourquoi il n'y aurait pas de show en anglais? Je trouve que c'est de l'étroitesse d'esprit.»
  11. Festival Zoofest 17/07/2009 Une controverse linguistique vient assombrir les festivités entourant les festivals Juste Pour Rire et Zoofest. Un artiste anglophone a décidé, hier après-midi, de mettre la clé dans la porte de son théâtre, après avoir insulté et provoqué la colère de francophones qui demandaient à recevoir des informations en français. Eric Amber, qui a ouvert le Theatre Ste.Catherine en 2004, s’est retrouvé dans la tourmente à cause de deux courriels et de quelques gros mots anglais à quatre lettres. L’histoire a débuté par un envoi massif d’un courriel – en anglais seulement– décrivant la programmation du Zoofest au Theatre Ste. Catherine. «Tout ce que nous avons demandé, très poliment, c’est que nous voulions recevoir les courriels en français et que, si ce n’était pas possible, que nous souhaitions être retirés de leur liste d’envoi», explique Jacob Brind’amour, de la compagnie de théâtre trifluvienne Les Sages Fous, qui avait reçu le courriel. «Fanatique sans éducation» Pour toute réponse, il s’est fait traiter de «fanatique sans éducation» avant de se faire envoyer promener crûment dans la langue de Shakespeare. «Est-ce que vous comprenez l'expression anglophone: Go Fuck Yourself?», leur a écrit M. Amber. Choquée de cette réponse, la collègue de M. Brind’amour, elle-même anglophone d’origine américaine, South Miller, a répondu en anglais, par un courriel plus long (voir échange de courriels). Une fois de plus, elle s’est fait envoyer paître. Rencontré hier après-midi, le propriétaire du Theatre Ste. Catherine (TSC) a expliqué, en français, qu’il s’agissait d’un «gros malentendu». Eric Amber dit avoir reçu plusieurs courriels «agressifs» à la suite de cet envoi en anglais seulement de sa programmation. «Je me suis fait traiter de “sale Anglais juif ”. Je me suis senti insulté et j’ai répondu comme ça», explique M. Amber, un homme de théâtre né d’une mère francophone et d’un père immigrant et qui a grandi en Alberta avant de s’installer à Montréal. Le Journal a voulu voir les courriels «agressifs» en question, mais Eric Amber n’a pas voulu nous les montrer, de peur de mettre de l’huile sur le feu. Les deux artistes des Sages Fous, quant à eux, assurent ne jamais avoir insulté qui que ce soit. Un peu plus tard en fin d’après-midi, le proprio du théâtre a mis la clé dans la porte de son établissement en signe de protestation contre la montée du racisme et de l’intolérance à Montréal. «En raison du racisme et de l’intolérance écrasants de la société francophone au Québec à l’endroit des minorités et des cultures non francophones, le Theatre Ste. Catherine va fermer ses portes en signe de protestation», peut-on lire en anglais dans un courriel envoyé par le TSC. La fermeture sera effective le 21 décembre prochain. Juste Pour Rire s’en dissocie Sylvie Simard, responsable des médias pour Juste Pour Rire, n’entendait d’ailleurs pas à rire, hier. «Évidemment, nous nous dissocions de ces propos qui sont des bêtises gratuites. En 27 ans, au Festival, il n’y a jamais eu d’irrespect envers qui que ce soit. Nous allons parler aux gens du Theatre Ste. Catherine», a-t-elle réagi. L’ÉCHANGE DE COURRIELS 1er courriel: « Bonjour, Merci de nous envoyer vos messages en français ou de nous retirer de votre liste d'envois. Les Sages Fous» 1ère réponse: « The shows listed were in english and therefore so is the message. You obviously can't read in english because you are an uneducated bigot. Est-ce que vous comprenez l'expression anglophone: Go Fuck Yourself?» 2ème courriel: «Hello, [...] Your response is an incredibly inappropriate, ugly and aggressive message. [...] It seems that it is you the bigot. We, at Les Sages Fous all speak at least three languages, have travelled the world and are obviously more educated and open minded than you. I myself am one of the few anglophones who proudly speaks french in a continent that insists on being monolingual. [...] [...] Ever thought of moving to Georgia Back woods Texas? They like people like you down there. [...] South Miller, Les Sages Fous» 2ème réponse: «just delete the message and move on with your life. ps: fuck you» © Le Journal de Montréal
  12. L’anglais toujours un accélérateur de carrière Marc-Olivier Bherer 07/03/2008 14h17 Tandis que le français recule au Québec au profit de l’anglais comme langue de travail, les Anglo-Québécois quittent la province. Que faut-il comprendre de ce phénomène? «Les Anglo-Québécois s’enfuient en masse (et en voiture familiale) de la Belle province depuis la prise du pouvoir par le Parti québécois en 1976. Mais ce n’est que récemment que l’élite québécoise a commencé à considérer cet exode comme problématique», écrivait le National Post dans un éditorial. Au même moment se tenait du 29 février au 2 mars à l’université de Montréal une conférence sur «La revitalisation de la communauté anglophone au Québec: tendances et perspectives d'avenir». Le National Post avait une réponse toute prête à adresser aux Québécois pour redynamiser cette communauté, «Arrêtez de faire des anglophones vos ennemis». Les universitaires Jean-Luc Migue et Gérard Bélanger n’écartent le rôle joué par la xénophobie pour expliquer ces départs. Mais ils ne s’y limitent pas. Ils remarquent dans un article également publié par le National Post répondant à l’éditorial cité plus haut que les anglophones québécois disposent d’un plus grand capital mobilité par rapport à leurs concitoyens. «Ils n’ont pas à franchir des barrières linguistiques et culturelles lorsqu’ils migrent. Ils possèdent de manière historique des aptitudes qui leur permettent de briguer des postes plus en demande et plus lucratifs. En un mot, ils sont plus mobiles. Tant que la province restera une province moins développée économiquement, ils seront plus aptes à partir» que les autres Québécois, tranchent-ils. À l’intérieur même de la communauté anglophone, les individus les plus mobiles sont également les plus diplômés, comme le constate Henry Aubin, du quotidien The Gazette, alarmé par «la fuite des cerveaux» qui frappe la minorité anglophone. «Parmi les adultes nés au Québec dont la langue maternelle est l’anglais, 61% des détenteurs d’un baccalauréat étaient partis vivre ailleurs au Canada, selon les données du recensement de 2001, le dernier en date. La catégorie qui est le plus susceptible de rester au Québec? Ceux qui ont abandonné leurs études au niveau secondaire», s’inquiète-t-il. Il note encore que ceux «qui partent sont généralement bilingues». Le bilinguisme est effectivement une aptitude valorisé par le marché. Le salaire moyen des Québécois bilingues, qu’ils soient anglophones et francophones, était d’environ 38 000 dollars en 2000, soit plus que ne gagnent les personnes ne parlant une seule langue, d’après une étude de l’Institut C.D. Howe. Par contre, selon la même étude, les unilingues anglophones profitaient toujours d’une prime par rapport aux unilingues francophones. Leur salaire moyen en 2000 atteignait 34 097 dollars, par rapport à 29 665 dollars. Plus inquiétant encore, les allophones ne parlant que l'anglais disposaient d’un revenu moyen de 27 216 dollars alors que ceux ne s’exprimant qu’en français gagnaient 21 233 dollars. http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2008/03/20080307-141727.html
  13. Un auteur dénonce l’«apartheid» universitaire au Québec. Même si le poids démographique des anglophones est inférieur à 6% au Québec, les universités anglophones s’y partagent près de 30% du budget. Aux yeux de l’auteur Louis Préfontaine, c’est à ce problème que devrait répondre le gouvernement lorsqu’il est question du sous financement des universités du Québec. À l’occasion de la sortie du livre Apartheid universitaire, Métro s’est entretenu avec l’auteur. Vous dénoncez le surfinancement des universités anglophones. Le titre de votre livre, Apartheid universitaire, est-il volontairement provocateur? C’est pour faire prendre conscience qu’il y a deux réseaux parallèles d’éducation. On a un réseau francophone qui a une très faible vitalité avec des revenus moindres. La minorité anglophone du Québec jouit d’un réseau d’éducation largement mieux financé per capita que celui de la majorité francophone. On peut donc considérer qu’il y a une forme d’apartheid entre les réseaux. C’est une forme de discrimination à l’égard du Québec. On a qu’à regarder notre réseau pitoyable d’universités francophones. Mais oui, il y a une composante de provocation dans mon titre, mais il est assumé. Selon vous, la solution est de financer les universités anglophones selon le poids démographique des cette communauté au Québec? On ne prend pas les moyens d’assurer la vitalité de notre langue. Ce que je propose dans mon livre est de régler une injustice et de financer les universités anglophones en fonction de leur poids démographique. Et même en faisant cela, on leur donnerait plus que ce que les minorités des autres pays reçoivent. À ce sujet: McGill et Concordia blâmées par les étudiants Les étudiants s’inquiètent du taux d’emploi Des Belges se disent intimidés pour avoir porté le carré rouge Si on finançait de manière équitable les universités au Québec, il faudrait franciser les Universités Bishop, McGill et la moitié de Concordia. Ça vous donne une idée de l’ampleur du surfinancement. -Louis Préfontaine, auteur d’Arpatheid universitaire Mais il n’y a pas que des anglophones dans ces universités… C’est vrai et c’est correct. Mais ce serait bien aussi qu’il y ait des anglophones dans les universités francophones. Il y a aussi beaucoup d’étudiants étrangers dans ces universités qui sont financés avec nos impôts. On attire des gens (et notamment des Français) qui ne souhaitent pas de participer à la culture québécoise mais plutôt à la culture majoritaire anglophone nord-américaine. En soit, ce n’est pas un problème. Le problème c’est que nous payons pour ça. S’il y avait une université privée, elle pourrait faire ce qu’elle veut. Mais en ce moment, 50% des étudiants de McGill ne viennent pas du Québec. Et nous, nous payons pour ces gens-là. Sans McGill, le Québec ne se classerait pas dans les meilleurs palmarès d’universités… Oui McGill est une très bonne université, mais c’est une université qui ne favorise pas l’ouverture à la culture québécoise. Et si on donnait à l’UQAM les sommes que l’on donne à McGill ou si on donnait une faculté de médecine à l’UQAM on améliorait sa réputation et sa qualité. McGill, historiquement, est un symbole de la domination de la minorité de langue anglaise au Québec et ils n’ont jamais accepté le fait qu’ils ne sont plus une minorité canadienne, mais une minorité québécoise. Et c’est la clé pour comprendre le problème actuel. Votre livre sort dans un contexte propice où le financement universitaire est dans l’actualité. Oui. Je n’en parle pas directement dans le livre, mais c’est aussi un argument aux étudiants pour le dire regardez il y a moyen de réaménager les choses pour aller chercher les sommes dont le gouvernement a besoin. Le cas McGill L’université McGill reçoit 1,2 G$ du 1,7 G$ que les universités anglophone reçoivent (71%) du Québec. En prenant le financement de chaque institution séparément (et non pas en réseau comme le réseau de l’Université de Montréal qui comprend HEC et Polytechnique), McGill est l’université la plus financée au Québec. Et un étudiant sur deux à McGill vient de l’extérieur du Québec. M. Préfontaine se demande donc pourquoi ce serait au Québec de financer cette situation. http://journalmetro.com/actualites/national/65422/un-auteur-denonce-lapartheid-universitaire-au-quebec/
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