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Les Bourses souffrent, le TSX glisse de 550 points

6 octobre 2008 - 16h23

Agence France-Presse

LaPresseAffaires.com

 

De Wall Street à l'Europe en passant par l'Asie et par Toronto, les Bourses ont chuté lundi, effrayées par l'ampleur de la crise financière qui se propage sur le globe.

 

Aux premières loges, le TSX a connu une sale journée et a subi une véritable dégelée durant les premières minutes des échanges alors qu'il a chuté 11% vers 10h40.

 

Sur le coup de midi, l'indice vedette du parquet torontois perdait environ 6% mais la glissade continuait jusqu'à 8% vers 14h30 lundi.

 

Le TSX a finalement clôturé à 10 230 points en baisse de 5,3% ou 573 points.

 

La Bourse de Toronto suivait le fort mouvement baissier du pétrole qui descendait lui aussi de 4,55 $ pour atteindre 89,33 $ US à New York vers 13h.

 

«C'est la panique générale. Tout le monde espérait après l'adoption du «plan Paulson» aux États-Unis et les opérations de sauvetage en Europe que les choses se calmeraient. Mais en réalité, il y a toujours des craintes d'effet domino», a déclaré Adrian van Tiggelen, stratégiste principal chez ING Investment à Amsterdam.

 

Aux États-Unis, le Dow Jones a lâché 3,58% et le Nasdaq 4,34%.

 

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) a reculé de 369,88 points, à 9955,50 points.

 

Alors qu'il n'était pas passé sous les 10 000 points depuis quatre ans, il est descendu en cours de séance jusqu'à 9525,32 points, soit une perte de près de 800 points.

 

Le Nasdaq, à dominante technologique, a cédé 84,43 points, à 1862,96 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 3,86% (42,38 points), à 1056,85 points.

 

La tendance avait été amorcée vendredi, quand Wall Street avait fini en baisse malgré le vote et la promulgation du plan de sauvetage du système financier américain.

 

En Europe et en Asie, le recul a été brutal. À Paris, le CAC 40 a aussi perdu 8,76%, le Nikkei 225 a terminé la séance en recul de 4,25%, à Londres le FTSE-100 a chuté de 6,31%, et à Francfort le DAX a glissé de 8,29%.

 

En Russie, les échanges ont été interrompus trois fois lundi sur une des deux Bourses de Moscou, le Micex, qui s'effondrait de 18,66% au moment de l'interruption. L'autre indice moscovite, le RTS, s'écroulait de 19,10% à 10h15.

 

Sao Paulo a pour sa part été suspendue à deux reprises après avoir plongé de plus de 15%.

 

Le plan Paulson de sauvetage bancaire adopté par le Congrès américain vendredi «fait peu pour soulager la contraction du marché du crédit», car il «ne s'attaque pas directement aux problèmes de fond des marchés financiers, mais simplement aux conséquences de la crise», relevaient les analystes de BNP Paribas.

 

S'ajoutaient à l'anxiété générale les déboires de la banque allemande Hypo Real Estate (HRE) en Allemagne, renflouée in extremis dimanche soir par le gouvernement et les autres banques allemandes grâce à un apport en liquidités de 50 milliards d'euros. Cela n'empêchait pas le cours de HRE de chuter de plus de 35% lundi à Francfort.

 

Les difficultés de cette banque font craindre une propagation à l'ensemble du secteur bancaire européen alors que celui-ci connaît une phase de consolidation accélérée.

 

La dernière étape en date est la prise de contrôle par la française BNP Paribas du bancassureur belgo-luxembourgeois Fortis, les États belges et luxembourgeois rentrant en retour au capital de la banque française.

 

L'action de BNP Paribas perdait quand même 5% à Paris alors que Dexia sombrait de 25% malgré le plan de sauvetage annoncé par les autorités publiques françaises, belges et luxembourgeoises la semaine dernière.

 

«Dexia a encore fait parler d'elle ce week-end en partie en raison de son exposition à Hypo Real Estate mais aussi car il y a encore des questions sur des besoins supplémentaires de financement», a indiqué Laurent Fransolet, de Barclays Capital à Londres.

 

C'est sur le marché interbancaire que les tensions étaient toutefois toujours les plus palpables.

 

Témoignant de la réticence des établissements financiers à se prêter de l'argent entre eux, le taux interbancaire à trois mois offert à Londres et exprimé en dollars (Libor) restait à un niveau exceptionnellement élevé, malgré une légère baisse à 4,2887% contre 4,3337% vendredi.

 

L'Euribor à trois mois, l'un des principaux taux de référence du marché monétaire de la zone euro, montait quant à lui à 5,345% contre 5,339% vendredi, atteignant de nouveau un niveau historique pour le septième jour consécutif.

 

«Ce dont nous avons vraiment besoin c'est d'une reprise du marché interbancaire. Si davantage de gouvernements européens annoncent des garanties de dépôts, cela pourrait être possible», indiquait Adrian van Tiggelen.

 

L'ouverture de Wall Street était, dans un tel contexte, un nouveau facteur d'incertitude.

 

«Les marchés américains décideront de la direction générale et beaucoup sont ceux qui espèrent un retournement après les pertes de vendredi», soulignait Ian Griffiths, courtier chez CMC Markets à Londres.

 

«Ce sont les valeurs financières qui seront sous les feux de la rampe après les derniers développements en Allemagne et la poursuite des réactions au plan de sauvetage américain», estimait-il.

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