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http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Decembre2011/16/c7546.html

 

École de santé publique de l'Université de Montréal - Québec annonce la première phase du Campus de santé publique Norman-Bethune

 

MONTRÉAL, le 16 déc. 2011 /CNW Telbec/ - La ministre responsable de l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Mme Michelle Courchesne, et la vice-première ministre et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Line Beauchamp, ont annoncé aujourd'hui la création du Campus de santé publique Norman-Bethune dont la première phase sera la construction de l'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM). À cette occasion, elles étaient accompagnées du maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, de l'ancien premier ministre du Québec et président du conseil d'administration du Quartier de la santé de Montréal (QSM), Me Pierre Marc Johnson, du recteur de l'Université de Montréal, le Dr Guy Breton, et de la chancelière de l'Université de Montréal, Mme Louise Roy.

 

« Nous annonçons aujourd'hui la réalisation d'un projet structurant et porteur qui se situe au point de convergence de deux des missions les plus fondamentales de l'État, la santé et l'éducation. Avec ce projet de développement économique et social, c'est tout le secteur qui bénéficiera du flot quotidien de plus d'un millier de chercheurs et étudiants œuvrant dans les domaines de la santé et de l'éducation. En sus des investissements sans précédent réalisés dans les centres hospitaliers universitaires, ce projet positionne encore plus fortement Montréal comme l'un des leaders mondiaux en science de la vie », a déclaré la ministre Courchesne.

 

« Nous avons des défis majeurs à relever en matière de formation et de recherche dans le domaine de la santé publique, des défis qui demandent que soient tissés des liens solides entre le réseau de la santé et le milieu de l'enseignement. Une école comme l'ESPUM constitue à cet égard un atout majeur et l'on ne peut douter que son intégration au Campus de santé publique Norman-Bethune fera d'elle la plus grande école de santé publique en Amérique du Nord », a souligné la ministre Beauchamp.

 

La création du campus, situé au coin de la rue Berri et du boulevard de Maisonneuve à proximité du nouveau CHUM et de son Centre de recherche, concentrera en un lieu les principales institutions actives en santé publique. Pour le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc : « cette réunion permettra de favoriser les échanges d'expertise, d'améliorer la cohérence des actions et de faciliter la réalisation de projets communs tournés vers l'amélioration de la santé de nos populations et la prévention des maladies ». Le campus sera complété lors d'une phase subséquente avec l'accueil de l'Institut national de santé publique du Québec et de la Direction de la santé publique de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.

 

Avec son expertise en santé publique, l'Université de Montréal agira à titre de locomotive du projet. À cet effet, le gouvernement du Québec a mandaté l'institution pour la réalisation du dossier d'affaires, et ce, conformément à la Politique-cadre sur la gouvernance des grands projets d'infrastructure publique. Le Quartier de la santé de Montréal participera à l'élaboration du dossier d'affaires, le tout sous la supervision d'Infrastructure Québec.

 

De plus, la ministre Courchesne a annoncé qu'au cours des prochaines semaines, la Société immobilière du Québec ira en appel d'offres pour vendre la nouvelle gare d'autobus et l'entreprise qui en assure la gestion, ainsi que les structures inachevées de la portion Nord de l'îlot Voyageur. Le gouvernement s'assurera que les offres retenues soient conformes à la valorisation d'un site qui présente de nombreuses possibilités d'investissements en matière de transport collectif et de développement institutionnel, résidentiel ou commercial.

 

Avec l'annonce d'aujourd'hui, le gouvernement du Québec pose un geste concret dans sa volonté d'assurer son leadership en matière de sciences de la vie et de revitaliser ce quadrilatère de Montréal.

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L'installation de l'École de santé publique de l'Université de Montréal au centre-ville donne le coup d'envoi à un projet structurant

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L'École de santé publique de l'Université de Montréal (ESPUM) s'établira au centre-ville de Montréal, au coin de la rue Berri et du boulevard de Maisonneuve. Cette implantation donnera le coup d'envoi à la création du campus de santé publique Norman-Bethune, une composante du Quartier de la santé, qui accueillera également l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Direction de la santé publique de Montréal (DSP). Ce projet structurant permettra le regroupement du plus important bassin d'experts en santé publique au Canada.

 

Pour l'Université de Montréal, ce projet revêt une importance majeure en donnant un toit permanent à l'ESPUM dont les installations sont actuellement dispersées. « Notre grande école aura pignon sur rue au centre-ville, à proximité de nos partenaires de premier plan et sera la bougie d'allumage du campus de santé publique Norman-Bethune qui fera la fierté de tout le Québec », explique le recteur de l'Université de Montréal, le Dr Guy Breton. « Je remercie chaleureusement le gouvernement du Québec qui a saisi la pleine mesure des enjeux qui touchent le Québec en santé et en éducation. Mais comme nous nous plaisons à le dire, à l'UdeM, il faut non seulement comprendre mais aussi agir. Et c'est ce que démontrent avec force les engagements pris aujourd'hui. »

 

Reconnue par les organismes d'accréditation nord-américains pour la qualité de ses programmes, l'ESPUM compte 225 professeurs et chercheurs et quelque 630 étudiants aux cycles supérieurs. Elle contribue également à la formation de tous les étudiants de premier cycle en médecine de l'UdeM.

 

Le rapprochement de l'ESPUM, de l'Institut de santé publique du Québec et de la Direction de la santé publique de Montréal représente un modèle unique. Pour la chancelière de l'Université de Montréal, Mme Louise Roy, cette masse critique revêt aussi une grande importance dans le contexte québécois : « C'est un continuum d'expertise que de nombreuses métropoles du monde vont envier, affirme la chancelière Louise Roy. Nous nous dotons d'une institution de calibre international qui devient un porte-voix de la science en français en Amérique du Nord. »

 

Une force en recherche

Les enjeux de santé publique sont appelés à prendre de plus en plus d'importance au cours des prochaines années : « Il faut se rappeler que la formidable augmentation de l'espérance de vie en Occident au XXe siècle est d'abord attribuable à des mesures de santé publique, souligne le Dr Breton. De même, les grands défis du secteur de la santé au XXIe siècle seront liés à la santé publique. On n'a qu'à penser aux épidémies ou aux liens entre la pollution et la santé. Partout dans le monde, les enjeux de santé publique reprennent le haut du pavé. »

 

La diversité et la richesse des expertises développées depuis plus de soixante ans en matière de santé publique se reflète dans les partenariats de recherche. Des chercheurs provenant de huit facultés et écoles de l'UdeM sont rassemblés au sein d'un important Institut de recherche, chapeauté par l'École. De plus, l'Unité de santé internationale étend l'expertise de ces chercheurs à des projets de coopération dans les pays en développement. Enfin, des partenariats très solides ont été créés avec le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CR-CHUM), le centre de recherche du CHU Sainte-Justine et le Centre de recherche Léa-Roback.

 

« Je me réjouis de voir notre École de santé publique s'implanter à proximité de notre centre hospitalier et de son centre de recherche, au sein du Quartier de la santé, conclut le Dr Breton. Nous pourrons ainsi faire fructifier les échanges entre les scientifiques et les professionnels de nos établissements, au bénéfice de toute la population du Québec »

Source: http://www.nouvelles.umontreal.ca/campus/affaires-universitaires/20111216-linstallation-de-lecole-de-sante-publique-de-luniversite-de-montreal-au-centre-ville-donne-le-coup-denvoi-a-un-projet-structurant.html

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L'UdeM se fractionne encore plus, mais se rapproche du CHUM, bonne nouvelle.

 

Cependant, il me semble qu'au départ, l'École de Santé devait voir le jour dans le Quartier de la Santé ?

 

Je préfère de loin voir l'îlot Voyageur terminé et des stationnements en face du Palais de justice qu'un nouveau building et le statut quo pour ce projet.

 

Bravo et enfin !

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On dit que les installations de l'ESPUM sont dispersées un peu partout en ville, est-ce que quelqu'un sait ou se trouvent ces installations en ce moment ?

 

On dit aussi qu'il y aura plusieurs chercheurs, donc je me demander qu'elle est la différence entre ce centre de recherche et celui du CRCHUM ?

 

Je présume aussi que ce projet était sensé se retrouver au dessus de l'autoroute Ville-Marie à l'ouest du CHUM ? Si c'est le cas alors je me demande pourquoi le gouvernement a changé d'idée pour l'emplacement. Il veut peut-etre faire oublier le fiasco de l'Ilot.

 

Le quartier des spectacles, le quartier Latin, le quartier de la santé.....tout cela commence à se chevaucher un peu et je dois admettre que je ne suis pas chaud à l'idée de nommer des quartiers thématiques. Ça fait un peu trop organiser avec le gars des vues. Trop c'est comme pas assez. Mais bon, c'est plutot secondaire je l'admet.

 

Enfin, ça bouge et c'est ce qui est important. La rue Berri et ce quadrilatère mérite mieux, surtout en face de la Bibliothèque. J'espère que le tout aura un effet positif sur la Place Émilie-Gamelin, sur les rues St-Hubert et Ontario ainsi que sur la santé des résidents du secteur......les résidents qui habitent la rue !

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J'espère que le tout aura un effet positif sur la Place Émilie-Gamelin, sur les rues St-Hubert et Ontario ainsi que sur la santé des résidents du secteur......les résidents qui habitent la rue !

 

À moyen et long terme, je suis absolument certain que ce sera positif!:)

 

Anyway, ça pourrais-tu être ben pire?:rolleyes:

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L'îlot Voyageur - La face cachée des annonces officielles

 

Source: Le Devoir

 

Les annonces concernant le devenir de l'îlot Voyageur qui ont été faites vendredi dernier par la ministre Michelle Courchesne, présidente du Conseil du trésor, laissent perplexe. Ce qu'on retient au premier regard: de bonnes nouvelles, de grands projets. Mais est-ce vraiment le cas?

 

Une reprise de finances?

 

D'abord, une surprise, et c'est bien celle-là qui dérange, le gouvernement annonce sa volonté de se départir de l'immeuble qui abrite la gare d'autobus Voyageur et la structure à demi achevée qui la couronne. Le quadrilatère qu'on voulait à l'origine consacrer à une vocation institutionnelle, avec la proximité de la Grande Bibliothèque et de pavillons de l'UQAM, sera morcelé pour laisser place vraisemblablement à des immeubles à condos. Mais où logeront donc les centaines d'étudiants qui devaient occuper ces lieux et dont beaucoup viennent de l'étranger? Il est utile de rappeler, pour comparaison, que l'Université McGill s'est portée acquéreur d'un hôtel de l'avenue du Parc pour loger ses étudiants.

 

Dans le cas de l'immeuble inachevé de l'îlot Voyageur, a t-on pris la peine d'envisager des scénarios autres qu'une vente, qui s'apparente à une reprise de finances? À quoi seront utilisés les quelque 60 millions de dollars qui seraient récupérés avec cette vente? A-t-on oublié la nécessité de développer une Cité universitaire à l'image celle qui existe à Paris et qui permet le rapprochement des populations étudiantes venues de partout dans le monde? Il semble plutôt que le gouvernement encaissera le chèque sans planifier un quelconque investissement au profit d'un lieu de résidence pour les étudiants universitaires que nous accueillons.

 

L'École de santé au centre-ville

 

Curieuse annonce que celle-là. Prévue à l'origine pour être déployée sur le campus principal de l'Université de Montréal (l'école devait être logée au 1420, Mont-Royal), on a évoqué le scénario d'une implantation à un jet de pierre du futur CHUM pour finalement annoncer que l'ÉSPUM trônera à proximité de l'UQAM. Cette décision semble tenir davantage de l'improvisation, puisque les dirigeants de l'Université de Montréal, dans leurs communications récentes à la communauté universitaire, n'indiquaient aucune avenue quant à son site d'implantation. Par ailleurs, du vaste regroupement tant souhaité des forces vives en santé publique au Québec, ce ne seront finalement que quelques unités universitaires qui iront nicher à l'îlot Voyageur.

 

Dans un scénario qui tient de la prospective, un autre immeuble serait construit sur le même site pour abriter des composantes non universitaires de la discipline. Exit, la proximité souhaitée avec McGill et vantée lors de l'annonce du concept du Complexe Norman-Bethune devant jouxter le CHUM. La santé publique étant par nature interdisciplinaire, elle doit interagir aussi bien avec les facultés des sciences de la santé qu'avec les sciences sociales — exit aussi, cette proximité, puisqu'on s'éloigne du campus principal où oeuvrent ces facultés. Quant à l'expertise de l'UQAM dans le domaine (qui dit santé publique dit sciences de l'environnement), on n'en fait même pas mention. Le travail en silo tant décrié à l'interne semble être plus que jamais la norme chez nos décideurs politiques et nos dirigeants universitaires.

 

Désinvestissement en enseignement supérieur

 

Petit calcul au premier coup d'oeil: le gouvernement met sur la table 90 + 70 millions de dollars (Complexe Norman-Béthune, phase I et phase II). Dans les faits, il risque d'en être autrement. Le coût de construction de l'immeuble prévu pour abriter l'ÉSPUM est estimé à 90 millions de dollars. S'il est réalisé en mode PPP, et cela est loin d'être exclu, il n'y aura aucun investissement du gouvernement, tout au plus une caution pour le bailleur de fonds (promoteur privé). Dans ce scénario de financement, et c'est celui du plus récent pavillon de l'Université de Montréal (campus Laval), les coûts sont transférés à l'établissement et sont échelonnés sur 25 à 30 ans (bail emphytéotique), ce qui constitue une charge supplémentaire pour ses budgets courants. Quant au gouvernement actuel, il s'en tire sans investissement direct. Paradoxalement, ce sont, entre autres, les étudiants actuels, auxquels on promet de hausser exagérément les droits de scolarité, qui assumeront cette facture comme contribuables, une fois engagés sur le marché du travail. Autre élément inquiétant pour l'Université de Montréal: la construction de cet immeuble réduira significativement, soit environ 40 %, son déficit d'espaces (l'estimation du MELS est de 20 778 mètres carrés). Cette situation permettra au gouvernement de justifier le report d'engagements financiers nécessaires au développement de nouveaux espaces à l'Université de Montréal.

 

Enfin, la localisation choisie (imposée) pour l'ÉSPUM consacre l'éparpillement de l'établissement: le campus de la montagne, le campus de Laval, le pavillon de la santé (îlot Voyageur), le CHUM et le campus projeté de la gare de triage d'Outremont. Rien n'est moins souhaitable pour favoriser le développement de l'interdisciplinarité, le rapprochement des disciplines, ainsi que l'enrichissement des étudiants via la mixité des disciplines sur un même site. On ne dit rien non plus des coûts d'exploitation qui explosent dans ces situations et de l'éloignement des principes qui guident le développement durable.

 

***

Écrit par:

Louis Dumont, professeur de pharmacologie à l'Université de Montréal et ancien président du Syndicat général des professeurs de l'UdeM

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