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Telus sonne la charge contre Vidéotron

 

 

22 octobre 2007 - 06h37

La Presse

Maxime Bergeron

 

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Telus s'en prend à son rival Quebecor.

 

 

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La présidente de Telus Québec y va d'une charge en règle contre Quebecor: si le conglomérat veut offrir la téléphonie sans-fil avec sa filiale Vidéotron, qu'il paie le même prix que tous les autres pour ses licences, lance-t-elle.

 

 

Karen Radford tient ses propos à quelques mois d'une enchère du gouvernement fédéral, pendant laquelle de nouvelles fréquences sans-fil seront mises en vente. Ces licences permettront aux fournisseurs actuels d'élargir leurs réseaux, et pourraient aussi entraîner l'arrivée de nouveaux venus dans ce marché très lucratif.

 

Vidéotron plaide pour qu'une partie des licences soient réservées aux «nouveaux entrants». Ce qui fait fulminer Karen Radford. Selon elle, cela équivaut à des subventions.

 

«Je me questionne sur le fait qu'une compagnie de 10 milliards demande aux contribuables de l'aider à entrer dans le marché, ça n'a aucun sens selon moi», lance-t-elle en entrevue à La Presse Affaires.

 

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«Si les contribuables paient pour aider Vidéotron à entrer dans le marché, alors Vidéotron ne va pas dépenser les mêmes sommes que les concurrents, ajoute-t-elle. Et Vidéotron offrira des services moins chers en utilisant l'argent des contribuables. Moi, je préfère que l'argent de mes taxes serve à réparer le système de santé plutôt qu'à aider Vidéotron à entrer dans le marché.»

 

Le nouveau ministre fédéral de l'Industrie, Jim Prentice, devrait indiquer au cours de l'automne les règles qui entoureront la mise en vente des nouvelles fréquences.

 

D'ici là, les deux camps continueront à mener de solides campagnes de lobbying pour convaincre Ottawa du bien-fondé de leurs arguments respectifs.

 

Les enjeux financiers sont énormes: le sans-fil a généré des revenus de 12,7 milliards l'an dernier au Canada. Ceux qui sont présents veulent protéger leurs acquis; les autres regardent le gâteau avec envie.

 

La question divise les experts en télécoms. Certains estiment que Vidéotron a amplement les capacités financières de lancer son propre réseau, même en payant très cher pour ses licences.

 

D'autres croient plutôt que Bell, Telus et Rogers feront augmenter les enchères à un point tel que le modèle d'affaires de Vidéotron deviendra non viable.

 

Le grand patron de Vidéotron, Robert Dépatie, est persuadé que les trois géants seront prêts à payer des sommes colossales pour l'empêcher d'entrer dans le marché.

 

En entrevue avec La Presse Affaires au début septembre, M. Dépatie a affirmé que son entreprise ne participera pas aux enchères si aucune fréquence n'est mise de côté. Vidéotron a investi quelque 660 millions dans son réseau depuis deux ans, si bien qu'il lui reste peu de liquidités, a-t-il plaidé.

 

Un «écran de fumée», réplique Karen Radford. Selon elle, les arguments de Vidéotron ne tiennent pas la route.

 

«Je pose la question: pourquoi veulent-ils entrer dans le marché seulement si les contribuables les aident? demande-t-elle. Si leur modèle d'affaires n'est pas bon, pourquoi le faire aujourd'hui?»

 

Des analystes se prononcent

 

Si plusieurs analystes penchent en faveur du point de vue de Vidéotron, deux rapports publiés la semaine dernière donnent plutôt raison à Telus, Bell et Rogers.

 

«Nous croyons que Vidéotron a le meilleur dossier commercial pour bâtir et opérer un réseau sans-fil régional au Québec, et nous croyons que c'est faisable sans toutes les règles favorables que la compagnie cherche à obtenir pour les enchères», a écrit l'analyste Jeffrey Fan, de la firme UBS.

 

Selon M. Fan, Vidéotron participera aux enchères même si aucune fréquence n'est mise de côté pour les nouveaux entrants.

 

De son côté, l'analyste Dvai Ghose, de la firme Genuity Capital Markets, juge que Vidéotron n'a pas besoin de fréquences réservées pour participer avec succès à l'enchère à venir. Il estime que l'entreprise pourrait bâtir son propre réseau pour environ 465 millions de dollars

 

Dans son rapport, M. Ghose écrit que Vidéotron, MTS Allstream et Shaw (deux autres sociétés intéressées à lancer leur propre réseau) auraient pu tenter de mettre la main sur Microcell (Fido) en 2004, «mais aucune d'entre elle ne s'est montrée intéressée».

 

«Selon nous, ce n'est pas le mandat d'Industrie Canada de corriger le manque d'instinct stratégique dont ont fait preuve ces compagnies dans le passé en ce qui a trait au sans-fil», a-t-il fait valoir.

 

Vidéotron se dit prêt à investir 500 millions pour développer son réseau au Québec.

 

L'entreprise offre déjà des services sans-fil à plus de 31 000 Québécois, en utilisant le réseau de Rogers.

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Vidéotron réplique à Telus

 

 

1 novembre 2007 - 14h48

LaPresseAffaires.com

Michel Munger

 

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Robert Dépatie

Photo: Archives La Presse

 

Tout porte à croire que Robert Dépatie a «avalé de travers» les déclarations de Karen Redford, présidente de Telus Québec, qui s'oppose à l'idée de réserver du du spectre sans-fil à Vidéotron.

 

C'est du moins ce que l'on peut croire avec l'allocution qu'il a prononcée jeudi midi devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

 

Il y a deux semaines, à quelques mois d'une enchère du gouvernement fédéral pour des fréquences sans fil, Mme Radford a sonné la charge contre Vidéotron. Elle déclarait que la filiale de Quebecor Média devait payer le même prix que les autres.

 

De son côté, Vidéotron espère qu'Industrie Canada lui réservera une partie des fréquences afin de faciliter l'entrée d'un quatrième concurrent alors que Rogers (qui détient aussi Fido), Telus et Bell contrôlent les fréquences. Ainsi, la compagnie québécoise pourrait bâtir son réseau au lieu de faire une location auprès de Rogers.

 

 

«Selon certains membres de l'industrie, dit Robert Dépatie, le fait de rendre une partie du spectre accessible à de nouveaux joueurs revient à demander aux contribuables de les subventionner. Je n'hésite pas à dire qu'il s'agit d'un argument risible et ceci, pour deux raisons.»

 

«La première, enchaîne le grand patron de Vidéotron, c'est que ces entreprises oublient qu'elles ont elles-mêmes bénéficié de ces mêmes conditions avantageuses pour acquérir du spectre par le passé. À leurs débuts, en 1984, Bell, Cantel, Quebec Tel et BC Tel ont tous reçu du spectre, réservé et sans frais d'acquisition.»

 

Le même scénario s'est produit en 1995, rappelle le dirigeant. Microcell (Fido, avant son achat par Rogers) et Clearnet ont eu leur chance.

 

Deuxièmement, M. Dépatie nie demander un cadeau au gouvernement fédéral.

 

«Ce que nous proposons, corrige-t-il, c'est deux choses l'un : soit que le gouvernement réserve une partie du spectre qui sera mis à l'encan à de nouveaux venus, une pratique répandue dans le monde et utilisée au Canada dans le passé. Soit qu'il impose un plafond sur la quantité de spectre que les joueurs actuels pourront acquérir.»

 

Selon Robert Dépatie, il y a de la place pour tout le monde dans le sans-fil. À titre de preuve, il souligne que Verizon, Sprint et AT&T se partagent 179 MHz de spectre pour desservir 168 millions de clients aux États-Unis.

 

Comparativement, Rogers, Telus et Bell se divisent 195 MHz pour... 15 millions de clients.

 

Le grand manitou de Vidéotron qualifie donc de «sans aucun fondement» l'allégation de Karen Radford, de Telus, selon laquelle la filiale de Quebecor Média veut être privilégiée et n'investira pas autant que ses concurrentes.

 

«Nous ne demandons pas une subvention, précise-t-il, nous demandons au gouvernement de permettre que de nouveaux joueurs soient autorisés à livrer une véritable concurrence aux entreprises en place. Je rappellerai d'ailleurs à Mme Radford que nous nous sommes engagés à investir au moins un demi-milliard de dollars dans notre nouveau réseau sans fil.»

 

Au passage, M. Dépatie ne se gêne pas pour servir une baffe aux acteurs qui dominent présentement dans le sans-fil au Canada. Il soutient que la facture de l'utilisateur moyen est 60% plus élevée ici qu'aux États-Unis, croit que les services offerts ici «sont à des prix qui défient l'imagination» et il se demande pourquoi.

 

En somme, une raison de plus de faire entrer Vidéotron dans la danse...

 

«Une déclaration [comme celle de Karen Radford] ne témoigne que d'une chose, à mon avis : la peur des joueurs en place d'avoir tout d'un coup des vrais concurrents, qui vont offrir des prix plus avantageux aux consommateurs et qui vont les forcer à réduire leurs propres tarifs.»

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