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  1. Le 500 de Maisonneuve Ouest Architectes: ? Fin de la construction:2008 Utilisation: Bureau Emplacement: Centre ville ? mètres - 23 étages Description: - Aucun rendu n'est encore disponible de la tour.
  2. 3 novembre 2007 - 06h00 La Presse Claude Picher Grossir caractère Imprimer Envoyer Il est présentement un document qui connaît une certaine popularité chez les internautes, et il est possible que vous en ayez déjà reçu une copie dans votre courrier électronique. Pour ma part, je l'ai reçu trois fois, de trois sources différentes: un collègue de travail et deux lecteurs. J'ignore qui a rédigé ce texte. Paraît-il que ce serait un professeur d'université qui essaie d'expliquer le fonctionnement des impôts, mais ce n'est pas sûr. Il est, par contre, une chose dont je suis certain: l'auteur connaît le régime fiscal sur le bout des doigts. À quelques poussières près, les proportions et les chiffres qu'il fournit sont exacts. Les experts utilisent parfois un vocabulaire technique assez rébarbatif. Par exemple, s'ils veulent diviser les contribuables en 10 groupes égaux selon les tranches de revenus, ils parlent de déciles. Le Québec compte 5 779 926 contribuables; il y a donc 577 993 contribuables dans chaque décile, le premier comprenant les plus pauvres. Nulle part l'auteur ne parle de décile; dans son texte, chaque décile est remplacé par... un buveur de bière! Je ne peux m'empêcher de vous transmettre ce bijou. C'est un chef-d'oeuvre de vulgarisation, et je lève mon chapeau au père de cette trouvaille. Et j'insiste là-dessus: le texte que vous allez lire reflète avec précision la progressivité du régime fiscal québécois. Chers lecteurs, je vous laisse apprécier par vous-mêmes, en gardant à l'esprit que le dixième homme, le plus riche, dans cette histoire, représente les Québécois qui gagnent 50 000$ ou plus. //////////////// Supposons que tous les jours, 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). S'ils payaient la note de la façon que l'on paie les impôts, selon les revenus de chacun, on aurait l'exemple suivant: Les quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent. Le cinquième paierait 50 cents. Le sixième paierait 1,50$. Le septième paierait 3,50$. Le huitième paierait 6$. Le neuvième paierait 9$. Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul. On arrive donc bien à 50$. Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier du bar les plaça devant un dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.» Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16 cents). Le tenancier suggéra qu'il serait plus judicieux de réduire l'addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs. Alors? Le cinquième homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre de plus. Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction). Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction). Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction). Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction). Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction). On arrive bien à un total de 40$. Chacun des six clients payants paya moins qu'avant, et les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie. «J'ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!» «C'est vrai», s'exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais alors que moi je n'ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse réduction!» «Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres». Les neuf hommes cernèrent le dixième et l'insultèrent. Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils découvrirent quelque chose d'important: ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition. Et cela est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui paient le plus d'impôts tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe et, c'est vrai, ils resteront plus riches. Mais si vous les taxez encore plus fort et les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer. Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.
  3. Windsor et Detroit ont poussé un soupir de soulagement en décembre quand les milliards publics sont venus empêcher l'industrie automobile de couler à pic. Mais personne n'est dupe: le chemin de croix est loin d'être terminé... Pour en lire plus...
  4. http://www.lapresse.ca/international/201503/06/01-4850027-obama-le-petrole-canadien-est-extraordinairement-sale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_les-plus-populaires-actualites_article_ECRAN1POS1 Publié le 06 mars 2015 à 18h12 | Mis à jour le 06 mars 2015 à 20h21 Obama: le pétrole canadien est «extraordinairement sale» WASHINGTON Le président américain Barack Obama n'est pas tendre envers le pétrole canadien. Il a déclaré vendredi que la manière dont le pétrole est extrait au Canada est exceptionnellement sale, ce qui explique pourquoi les écologistes sont si nombreux à s'y opposer. «Évidemment, il y a toujours des risques à extraire beaucoup de pétrole des fermes du Nebraska et d'autres régions du pays», a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec des citoyens américains en Caroline du Sud. Le président américain semble de plus en plus critique à l'égard de l'oléoduc Keystone XL. Il répète depuis plusieurs mois que les bénéfices du projet seraient beaucoup plus grands pour le Canada et moins pour les États-Unis. Ses déclarations au collège Benedict se distinguent toutefois de ses précédentes puisqu'il a visé ici l'industrie toute entière. Le président a déclaré que sa décision d'opposer son veto à un projet de loi sur l'oléoduc n'est pas le dernier mot dans ce dossier et qu'il n'a pas encore pris de décision finale. Il répondait alors à la question d'un étudiant qui l'avait chaleureusement remercié de s'être engagé à contrecarrer le projet de construction. M. Obama a toutefois ajouté qu'il ne donnerait pas le feu vert à un oléoduc qui profite à une compagnie étrangère, à moins qu'on ne puisse démontrer qu'il est sécuritaire et qu'il ne contribue pas aux changements climatiques. Il a ensuite évoqué ce qu'il a appelé la menace catastrophique des changements climatiques, qui engendrent des feux de forêt, une hausse du niveau des océans, la perte de récoltes, des sécheresses, la famine, la guerre et la propagation de maladies transmises par des insectes. «Cela va vous toucher plus que les vieux comme moi. Ces dérangements économiques, sociaux et sécuritaires pourraient rendre vos vies et celles de vos enfants beaucoup plus difficiles (...) Ce que j'ai décrit, ce n'est pas de la science-fiction, pas de la spéculation. C'est ce que la science nous dit», a-t-il dit aux jeunes. Le gouvernement canadien martèle de son côté que l'oléoduc pourrait contribuer à émettre moins de gaz à effet de serre que le transport ferroviaire. «Cela reflète ce que certains groupes d'intérêt lui disent. Nous l'encourageons à regarder les faits dans ce dossier et à travailler avec nous - Albertains et Canadiens - pour devenir des chefs de file en protection de l'environnement», a plaidé Rob Merrifield, l'envoyé spécial de l'Alberta aux États-Unis. Il regrette que l'Alberta ait une si mauvaise réputation en environnement malgré tous ses efforts pour diminuer les émissions par baril. Il a rappelé que la province a été le premier État en Amérique du Nord à imposer un prix sur le carbone afin de mettre l'argent dans un fonds pour les technologies vertes. L'année dernière, le département d'État des États-Unis évaluait que le pétrole canadien produisait 17 pour cent plus d'émissions de gaz à effet de serre que le baril moyen aux États-Unis en 2005. M. Merrifield reconnaît qu'il reste encore beaucoup de travail à faire. «Nous n'y sommes pas arrivés. Nous n'avons jamais dit que nous y étions arrivés. Mais nous sommes premiers dans plusieurs secteurs et nous travaillons fort pour continuer à nous améliorer», a-t-il expliqué.
  5. Au-delà des courbes de la Bourse, la crise financière a un impact réel sur les entreprises québécoises. Si un géant comme SNC-Lavalin estime pouvoir traverser sereinement la tempête, ce n'est pas le cas de plusieurs PME qui doivent trouver des fonds pour assurer leur survie. Pour en lire plus...
  6. Trois grands constructeurs automobiles américains croient que leur faillite aurait des effets dévastateurs sur l'économie. Par ailleurs, le secrétaire américain au Trésor répète son plan de sauvetage n'est pas une panacée. Pour en lire plus...
  7. Publié le 09 février 2009 à 06h09 | Mis à jour à 09h20 Montréal n'est pas roi de la criminalité Judith Lachapelle La Presse (Saint-Jérôme) Le Service de police de la ville de Montréal a dévoilé récemment ses dernières statistiques sur la criminalité. Avec un taux de criminalité en baisse de 3% comparé à 2007, Montréal est une ville sûre, clame le SPVM. Qu'en est-il ailleurs au Québec? Surprise! Toutes proportions gardées, la métropole n'est pas première au palmarès de la criminalité... Une paire de chaussures suspendues à un fil électrique, avec un foulard rouge. Ce n'est pas un hasard, s'est fait dire Lyne Bernier. Le secteur serait sous la coupe des Rouges. «J'ai déjà vu deux gars s'engueuler et l'un d'eux sortir un revolver. Juste ici, dans la rue, devant le resto. Et il était 2h de l'après-midi!» Lyne Bernier ne tient pas son resto rue Pascal, à Montréal-Nord, ou rue Sainte-Catherine, au centre-ville, mais rue Saint-Georges, à Saint-Jérôme. Une ville dont le taux de criminalité dépasse celui de Montréal. Selon des données 2007 de Statistique Canada, Saint-Jérôme déjoue la perception populaire selon laquelle Montréal est la capitale du crime au Québec. Proportionnellement, il y a plus de crimes dans la ville centre des Laurentides que dans la métropole. D'ailleurs, toute la région des Basses-Laurentides a un taux de criminalité élevé. La municipalité régionale de comté (MRC) d'Argenteuil (Lachute, Brownsburg-Chatham...) ainsi que les banlieues Sainte-Thérèse, Deux-Montagnes et Saint-Eustache ont toutes des taux de criminalité plus élevés que la moyenne québécoise. Les villes de Mont-Tremblant et de Sainte-Adèle ainsi que les MRC des Laurentides (Sainte-Agathe-des-Monts, Val-David) et des Pays-d'en-Haut (Saint-Sauveur, Morin-Heights) ont aussi un taux de criminalité élevé, quoique le nombre important de villégiateurs et de touristes fausse certaines données (voir la capsule sur Mont-Tremblant). «Il n'y a pas de rapport évident entre la grandeur de la ville et son taux de criminalité, note le professeur Marc Ouimet, du Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal. On peut penser qu'il y a plus de criminalité dans les grandes villes. Ce n'est pas le cas.» Le directeur par intérim de la police de Saint-Jérôme, Danny Paterson, ne le cache pas: «On a toujours été une ville où la criminalité par habitant est parmi les plus élevées au Québec. C'est le malheur des villes ouvrières prospères des années 60. Mais on ne peut pas dire pourquoi c'est pire ici qu'ailleurs.» Les gangs de motards sont présents depuis longtemps dans la région. «Ça fait 19 ans que je suis ici et il y a toujours eu des membres des Hells ou de clubs sympathisants dans les bars ou qu'on interpelle dans la rue», dit le chef Paterson. La lutte contre les stupéfiants et le crime organisé fait partie des tâches des policiers. Les gangs de rue sont une nouvelle réalité avec laquelle ils doivent composer. «Mais les gangsters n'habitent pas ici, dit Danny Paterson. Ils viennent faire des affaires et repartent. Ils établissent leur réseau, mais il n'y a pas de conflits entre gangs.» Pas de conflits, même si ça peut «brasser fort» les soirs d'été au centre-ville, à la sortie des bars, reconnaît le chef de police. Les employées du resto Chez Lyne en savent quelque chose. Elles ont vu des hommes se battre à coups de madriers ou de briques. «Le gars qui s'est fait poignarder dans le parc, l'été dernier, est-il mort?» demande Lyne Bernier à la ronde. «En tout cas, dit une serveuse, on a interdit à notre fils de passer dans ce parc.» «C'est comme à Montréal, maintenant, dit Mme Bernier. Même que c'est pire! J'ai quitté Montréal pour Saint-Jérôme, je pensais que ça allait être plus calme ici.» Triste palmarès Il faut cependant se méfier des statistiques sur la criminalité. Danny Paterson note par exemple que, si les arrestations pour vol à l'étalage ont augmenté - ce qui influe sur le taux de criminalité de la ville -, c'est parce que les commerçants sont mieux équipés pour pincer les voleurs. Le démantèlement d'un réseau de voleurs de véhicules ou de trafiquants de drogue peut aussi fait bondir momentanément les statistiques d'une localité. Mais les données du ministère de la Sécurité publique - celles de 2006 sont les plus récentes - indiquent aussi que Saint-Jérôme dépasse Montréal dans plusieurs palmarès de la criminalité. En 2006, les infractions au Code criminel - y compris les infractions contre la personne - ainsi que celles relatives aux drogues et stupéfiants étaient proportionnellement plus nombreuses à Saint-Jérôme qu'à Montréal. C'était aussi le cas en 2005. Est-ce à cause de la présence, dans la ville, d'une prison et de maisons de transition? D'un palais de justice? De l'hôpital régional? Du cégep? Un peu tout ça puisque la population de la ville - 67 600 habitants, selon Statistique Canada - grimpe durant la journée à cause de ces services. Et une ville centre attire aussi la pauvreté. «Ici, c'est aussi une ville plus pauvre, dit Myriam Raymond, du Carrefour d'actions populaires. Il y a des HLM qui manquent d'entretien, il y a de la prostitution.» Les loyers ont aussi augmenté ces dernières années. «Les appartements sont chers comme si on était une ville riche. On voit maintenant des cinq-pièces à 800$ par mois! Les gens y passent tout leur argent, ils doivent choisir entre manger et payer le loyer.» Cette réalité, Claire Léveillée, du Café SOS, qui offre un lieu de rencontre aux jeunes adultes de la ville, la connaît bien. La plupart de ceux qui fréquentent l'endroit n'ont pas terminé leurs études secondaires, beaucoup ont fréquenté les centres jeunesse, bien peu ont aujourd'hui un emploi stable. Pas toujours facile de vivre dans une ville moins favorisée. Mais pour Claire Léveillée, il faut aussi savoir faire la part des choses. Saint-Jérôme, ce n'est quand même pas un coupe-gorge. «Et on entend toutes sortes de rumeurs. Untel serait dans un gang, un autre dans un autre gang. Nous, on intervient sur ce qu'on voit, pas sur ce qu'on entend.»
  8. Les économistes de la Banque Scotia estiment que le chemin vers la reprise sera long après la crise des prêts hypothécaires à risque. Pour en lire plus...
  9. La Caisse de dépôt n'est pas au bout de ces peines dans le dossier du papier commercial (PCAA). Tout indique qu'elle devra à nouveau dévaluer son placement de quelque 2 milliards de dollars, a pu constater La Presse. Pour en lire plus...
  10. Tous les indices mondiaux étaient dans le rouge en attente du plan de sauvetage qui n'est toujours pas adopté. Sur Wall Street, le Dow Jones perdait 1,08%. Pour en lire plus...
  11. http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201108/05/01-4423871-infrastructures-montreal-bat-il-tous-les-records.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1 Publié le 06 août 2011 à 00h00 | Mis à jour à 08h26 Marie-Claude Malboeuf La Presse Les Montréalais ont-ils raison de croire que leur réseau routier est le plus délabré du continent? «C'est difficile à vérifier, mais parmi les villes nord-américaines, Montréal se classe probablement parmi les plus problématiques», répond Douglas Hooton, professeur de génie civil à l'Université de Toronto. «Il y a environ cinq ans, illustre-t-il, des experts des quatre coins du monde sont venus participer à un colloque majeur à Montréal. En roulant entre Dorval et le centre-ville, chacun d'entre eux n'en revenait pas du piètre état du béton! Ils n'en revenaient pas de tous les problèmes qu'ils constataient!» Le gel et la corrosion font leurs dégâts, détaille-t-il, et les agrégats du béton disponibles à proximité de Montréal ne sont pas aussi bons que ceux utilisés à Toronto, ce qui cause aussi des fissures. Chose certaine, la ville de Toronto n'a jamais dû fermer un pont d'urgence en raison d'un problème de structure, assure le directeur des services techniques, Peter Crockett, convaincu que la Ville Reine n'est pas dans la même situation que Montréal (tout en convenant que même le revêtement de béton qui se détache de l'autoroute Gardiner représente un danger). «J'ai l'impression qu'à Montréal, on a été encore plus lents qu'ailleurs à investir dans l'entretien et la réparation, qu'on est encore plus en retard», commente le vice-président de la Fédération canadienne des municipalités et maire de Lachine, Claude Dauphin. À l'image des experts américains joints par La Presse, M. Dauphin n'a jamais entendu parler d'une ville frappée aussi souvent, dans un aussi court laps de temps. «Cela me semble assez fréquent pour inquiéter les gens, avance de son côté le professeur Joseph L. Schofer, directeur de l'Infrastructure Technology Institute à l'université Northwestern de Chicago. Le plus important, c'est de comprendre les différentes causes afin de voir s'il y a un lien entre elles, pour pouvoir corriger la situation.» À sa grande surprise, une simple visite sur le site Google Street View (qui montre en photo chaque rue Montréal) lui a permis de repérer des dégâts. «J'ai été étonné devant les dommages que j'ai constatés, dit-il. Aux États-Unis, nous avons désinvesti, mais j'avais des attentes plus élevées quant à l'état des infrastructures au Canada.» «L'âge n'est pas une excuse, tranche cet ingénieur. Si on surveille, entretient et utilise une structure adéquatement, elle devrait tenir longtemps. Et on ne peut pas se surprendre du climat. C'est une condition fondamentale. Il faut concevoir en fonction de cela pour ne pas mettre des vies en danger, comme on le fait ici pour faire face aux tremblements de terre et aux inondations.» «Aux États-Unis, les incidents semblent plus éparpillés, même si la corrosion cachée est aussi un grand problème pour nous», ajoute l'ingénieur Jerome S. O'Connor, responsable du programme des ponts à l'Université de Buffalo. Cela dit, aucune étude ne permet d'établir un véritable palmarès de la décrépitude. «C'est difficile de vérifier nos impressions. Des choses qui tombent des ponts, il y en a souvent, mais c'est rarement très publicisé», observe par ailleurs Benoît Robert, professeur de génie à l'École polytechnique de l'Université de Montréal. «D'après ce que j'entends au ministère des Transports, on n'a pas à avoir honte si on se compare au reste de l'Amérique du Nord», poursuit ce spécialiste de l'analyse et de la gestion des risques. «En Europe, les autoroutes sont de meilleures qualités, dit-il. Mais elles sont payantes, donc elles sont très chères.» Et d'après nos recherches, cela n'empêche pas certains ponts de tomber. *** Sucession de malheurs (voir la galerie photos) À Montréal Été 2008 > À la sortie du pont Champlain, la bretelle d'accès de l'autoroute Décarie (15) est fermée d'urgence lorsqu'un morceau d'une cinquantaine de centimètres de diamètre se détache de la chaussée pour creuser un trou plusieurs mètres plus bas, rue Notre-Dame. Peu après, un morceau de béton de plusieurs centaines de kilos se détache pour tomber dans un stationnement. Mi-avril 2011 > Plusieurs voies de l'échangeur Turcot, qui relie l'autoroute Ville-Marie (720) à l'autoroute 20Ouest, sont fermées d'urgence pour quelques mois, des ingénieurs ayant découvert que les armatures d'acier avaient été mal disposées au moment de la construction de l'échangeur, dans les années 60. 30 Mai 2011 > Un morceau de béton d'une vingtaine de kilogrammes se détache de l'autoroute Métropolitaine (40) pour s'affaisser sur le trottoir du boulevard Crémazie, en pleine heure de pointe. 14 Juin 2011 > Des voies du pont Mercier sont fermées d'urgence parce qu'on réalise soudain que des éléments de structure sont gravement endommagés. Des travaux majeurs étaient pourtant en cours depuis deux ans. 7 Juillet 2011 > Deux joints de dilatation cèdent sur le pont Champlain, créant des trous béants dans la chaussée, en pleine heure de pointe. Ils faisaient partie de la liste des travaux à réaliser d'ici à 2019. Plusieurs rapports, longtemps gardés secrets, affirment que le pont n'est plus sécuritaire. 31 Juillet 2011 > L'autoroute 720 est partiellement fermée en direction est après qu'un paralume de 25tonnes se fut effondré dans le tunnel Ville-Marie. À Laval Juin 2000 > Une poutre de 60 tonnes se détache du viaduc du Souvenir, tuant un homme et en blessant deux autres, alors qu'ils roulaient sur l'autoroute 15. Personne n'a été tenu responsable de la catastrophe. 30 Septembre 2006 > Le viaduc de la Concorde s'effondre sur l'autoroute 19, tuant cinq personnes et en blessant six grièvement.
  12. Pour l’année 2008, l’analyste Fadi Chamoun prévoit une perte de 72 cents par action. UBS conserve tout de même la cote du transporteur à «neutre». Pour en lire plus...
  13. La venue à Fort McMurray de l'investisseur et du mécène n'est pas passée inaperçue. L'exploitation des ressources et le développement régional étaient au menu de la visite. Pour en lire plus...
  14. Situé sur la rue Montcalm au sud de Sherbrooke, ce projet profite de la proximité du Parc Lafontaine pour se donner un nom plus accrocheur. Il est petit, 8 unités, et j'imagine qu'il bouchera un trou, ce qui n'est pas rien. http://www.8parclafontaine.com/
  15. Dans le tourbillon de consommation des Fêtes, l'utilisation de la carte de crédit n'est pas sans risque. Pour en lire plus...
  16. La plus grand erreur serait de voir dans la crise financière qu'une parenthèse et de croire qu'une fois les marchés calmés et les banques sauvées, tout pourra recommencer comme avant, a dit le président français. Pour en lire plus...
  17. La firme n'est pas parvenue à obtenir un meilleur prix par kilowattheure pour son projet dans la région de Rivière-du-Loup. Pour en lire plus...
  18. En période de crise, la Maison-Blanche se veut généralement optimiste. Ce n'est pas le cas de Barack Obama. Pour en lire plus...
  19. Le premier fabricant mondial de carton d'emballage est confronté cette semaine à une échéance de 7,3 M$ US d'intérêts et «il n'est pas certain qu'elle puisse en assurer le paiement». Pour en lire plus...
  20. Le 450 pèse plus lourd que Montréal Marco fortier Le Journal de Montréal 27/04/2007 08h25 C'est tellement tranquille, dans ma cour arrière, qu'on entend presque les bourgeons pousser dans les arbres. Les oiseaux chantent. Des enfants jouent dans le jardin des voisins. Ma rue est propre. De grands érables centenaires veillent sur les enfants qui courent avec leurs amis. Tous les voisins se connaissent, se parlent, s'entraident. On a au moins trois parcs, quatre écoles, 22 restaurants et je ne sais pas combien de garderies à moins de 10 minutes de marche. Vous ai-je déjà dit que ma rue est à Montréal? Vous avez bien lu: Montréal. J'élève des enfants à Montréal. Il faut être courageux, non? Les gangs de rue, les seringues dans les ruelles, la prostitution, la pollution, la lapidation (on n'est pas à Hérouxville, on n'a pas de code de vie ici)... La vie à Montréal n'est pas l'enfer décrit par les banlieusards, mais je connais quand même quelqu'un qui est triste. Fâché. Frustré. Il a même pleuré en public, l'autre jour. Et il a bien raison. C'est le maire Gérald Tremblay. Encore hier midi, monsieur le maire est allé au chic hôtel Reine-Élisabeth rappeler aux gens d'affaires de la Chambre de commerce que Montréal est dans le trou. Un trou de 276 millions en 2008, si rien ne change. Montréal se démène avec des rues dignes de Tombouctou, des aqueducs qui pètent de partout, des ponts fissurés et des poubelles qui débordent en grande partie à cause d'une mauvaise gestion. Mais aussi parce que la Ville doit demander la permission au gouvernement du Québec avant de changer la couleur de la peinture sur les bancs de parc. Je caricature, mais c'est la vérité: comme toutes les villes, l'étrange créature qu'est Montréal ne peut percevoir aucun revenu sans le feu vert de Québec. Pas le droit de taxer le stationnement ou les billets de spectacle, par exemple. Il serait injuste de dire que le Québec ne fait rien pour Montréal au moment même où les premiers passagers embarquent à bord du métro de Laval. Ce cadeau de 745 millions offert à la banlieue profite aussi à la ville centre. On ne peut pas en dire autant du pont de la 25, qui permettra aux gros «4 par 4» de Terrebonne de venir rouler dans nos nids-de-poule juste parce que le 450 pèse plus lourd que Montréal dans la balance électorale. C'est ça, le problème de la métropole: les élections ne se gagnent pas à Montréal. Loup dans la bergerie Jean Charest a formé le gouvernement en grande partie à cause de Montréal, mais les 28 comtés de l'île sont tellement acquis au Parti québécois ou aux libéraux que personne ne se donne la peine de proposer quoi que ce soit aux pauvres électeurs de la ville. L'Action démocratique du Québec n'est guère mieux: Mario Dumont a formé l'opposition officielle sans faire élire un seul député à Montréal. Il n'a pratiquement pas mis les pieds dans l'île en 33 jours de campagne électorale. Comble d'ironie, la critique adéquiste chargée de défendre Montréal, Linda Lapointe, est propriétaire d'un Provigo à Blainville. Une députée du 450 qui veillera aux intérêts du 514 ? Le loup gardera la bergerie! On fête ces jours-ci le 40e anniversaire d'Expo 67. Montréal avait fait tripper le monde entier sur ces îles construites de toutes pièces au milieu du fleuve, parce que quelqu'un, quelque part, avait eu une idée folle pour ce qui était alors la ville chérie des Québécois. Aujourd'hui, Montréal est tellement mal-aimé que si le Québec avait la chance d'accueillir la planète une autre fois, l'Expo aurait sans doute lieu à Laval ou à Sainte-Thérèse... Bon, je vous laisse, j'ai des seringues à ramasser dans ma ruelle.
  21. Petit projet de condo. 21 unités sur 3 étages et demi. Il n'est pas laid. http://www.terrassesdecarie.com/
  22. Publié le 01 novembre 2011 à 06h00 | Mis à jour à 06h00 La fin de l'immobilisme François Cardinal La Presse Plombée par l'abandon du projet de casino, ridiculisée pour son incapacité à mettre en chantier le moindre projet, handicapée par une absence de sensibilité montréalaise à Québec et à Ottawa, la métropole a vécu de bien difficiles années depuis le tournant du millénaire. Mais aujourd'hui, à mi-chemin entre deux élections municipales, la page de l'immobilisme se tourne. Le casino n'a plus l'intention de quitter son île. Les travaux du CHUM, de son centre de recherche et du CUSM sont en cours. Le chantier du 2-22, l'édifice phare du Quartier des spectacles, a repris. La Maison symphonique est un succès, de même que la Place des festivals. Tout n'est pas parfait, mais les grands projets auxquels on imputait l'immobilisme de la métropole n'ont plus rien d'immobiles, reconnaissons-le. Mieux, ils donnent une impulsion à Montréal au moment où celui-ci semble prêt à prendre un nouveau départ. En effet, bien des rubans d'inauguration ont été récemment coupés, ou sont sur le point de l'être. Pensons à l'annexe du Musée des beaux-arts, à la Maison du développement durable et bientôt, à la Place des arts, au Planétarium, aux agrandissements d'envergure de l'Hôpital général juif, du Centre hospitalier Ste-Justine, du stade Saputo. Parallèlement, d'imposants projets cheminent dans les officines. Le plus haut gratte-ciel construit depuis 20 ans devrait voir le jour aux côtés du Centre Bell. La première phase de réaménagement de Griffintown est lancée. D'imposants édifices sont prévus pour combler des trous laissés béants depuis trop longtemps. Bref, au moment où la crise économique secoue l'Europe et les États-Unis, Montréal connaît un essor surprenant. On le voit dans l'enthousiasme des promoteurs, mais on le voit aussi sur le terrain?: le taux d'inoccupation des plus importants édifices est en chute libre tandis que les mises en chantier résidentielles fracassent des records historiques, plaçant Montréal au troisième rang en Amérique du Nord?! Attention. On ne parle ici que de la fin de l'immobilisme, non pas de l'atteinte d'une période bénie à Montréal. On n'a qu'à penser aux problèmes éthiques qui ont secoué l'hôtel de ville, à l'état des infrastructures, à la caisse de retraite des employés, à la perte des sièges sociaux ou encore, à la congestion. Cela dit, les deux sont potentiellement liés?; la fin de l'immobilisme peut, éventuellement, servir de tremplin, elle peut permettre à Montréal de plonger dans une nouvelle étape de son développement. Après l'industrialisation du début du siècle et le développement tout-à-l'auto des années 1950, le temps est venu de limiter l'éparpillement et de fortifier l'existant. Mais quel modèle retenir?? La question est posée et la réflexion, entamée, avec les débats entourant Champlain, Turcot et Bonaventure, le Plan métropolitain d'aménagement et la révision de la loi sur l'urbanisme, le retour du péage et l'avenir du Stade, le prolongement du métro et le retour du tramway. Il n'est évidemment plus question d'Expo et de J.O., mais d'un ensemble de projets qui, mis ensemble, ont néanmoins le potentiel de transformer la métropole. Clairement, Montréal est à un moment charnière de son histoire. Demain?: les défis qui attendent Montréal
  23. Accommodements: la sauce western Mario Girard La Presse Calgary En Alberta, on ne parle ni de racisme ni de discrimination. Cette réserve, qui peut être perçue comme une forme de respect, a toutefois ses limites. En grattant un peu, on découvre que les immigrés qui choisissent de vivre dans les plaines de l'Ouest font face à différentes formes de xénophobie. Dans cette province, le pouvoir économique est un accommodement face à l'intolérance. Michael Nuul Mayen est entré chez Garth's et a dit qu'il voulait manger. La serveuse l'a accompagné et lui a laissé un menu. Michael est un Soudanais noir. Dans ce petit resto tranquille, quelques têtes se sont tournées vers lui. «Tout à coup, mon voisin de table, un Blanc qui était en compagnie d'une femme, s'est levé pour me demander de changer de place, raconte Michael. J'étais assommé. Je lui ai demandé pourquoi. Il m'a dit que je le dérangeais. J'ai pris quelques secondes et je lui ai répondu que je n'allais pas bouger et qu'il devait me respecter. Il a insisté. Finalement, après avoir maugréé, il s'est levé et a changé de section.» Cet incident ne s'est pas produit dans les années 50 aux États-Unis. Il est arrivé il y a quatre mois à Brooks, une petite ville de 13 000 habitants situé dans l'est de l'Alberta, où Michael est venu s'installer après des études en développement économique à Winnipeg. Lors de cet accrochage, la grande majorité des clients est restée silencieuse. Seule une dame a exprimé son indignation. «Mais c'était après l'altercation, dit Michael. Ça résume bien ce qui se passe ici: une majorité qui ferme les yeux et une minorité qui s'oppose timidement.» En Alberta, le racisme et l'intolérance sont des choses dont on ne parle pas. La légendaire réserve des gens de l'Ouest empêche certes des débordements, mais selon plusieurs le phénomène est très présent. «Faut pas se le cacher, il y a du racisme partout au Canada, y compris en Alberta, estime Daniel Béland, professeur de sociologie à l'Université de Calgary. Cessons de faire de l'angélisme là-dessus.» Des Noirs refusés dans les bars Les deux principales villes de l'Alberta, Calgary et Edmonton, ont connu une croissance phénoménale au cours des dernières années. À Calgary, un habitant sur cinq est né à l'étranger et le tiers vient d'une autre province. Daniel Béland reconnaît que ce boum démographique crée certaines tensions, surtout dans les petites villes. «Il y a encore un côté red neck très conservateur ici», dit-il. L'an dernier, un reportage télévisé a fait beaucoup de bruit à Calgary. Une équipe de Global Television a demandé à de jeunes Noirs de se rendre dans six bars de la ville. Le résultat fut consternant. Les portiers, obstinés et hautement imaginatifs, invoquaient toutes sortes de motifs pour refuser ces clients. «C'est une soirée pour les 25 ans et plus», disait l'un d'eux. «On n'accepte pas les gens avec les jeans larges», prétextait un autre. Le pire c'est que cette expérience était menée une seconde fois et démontrait que la situation s'était aggravée. «Ce n'est pas qu'on veut de nous, c'est qu'on a besoin de nous», affirme Pedro, un jeune Mexicain qui, après un court séjour à Montréal, a choisi de s'établir à Calgary. Explosion des plaintes Entre 2001 et 2005, la Commission des droits de la personne de l'Alberta a reçu un total de 498 plaintes pour discrimination fondée sur l'ascendance, le lieu d'origine, la race ou la couleur de peau. Au cours des deux dernières années, ce nombre a fait un bond spectaculaire, passant à 306 pour la seule année 2005-2006 et à 214 pour 2006-2007. Toutefois, l'Alberta continue d'afficher l'un des taux de plaintes pour discrimination raciale les plus bas au pays. En revanche, un sondage Ipsos-Reid réalisé en 2005, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, dévoilait que 19% des Albertains n'accepteraient pas d'épouser une personne d'une autre race que la leur. Il s'agissait du plus haut taux à l'échelle canadienne. Malgré cela, les demandes d'accommodements raisonnables semblent faire peu de vagues ici. «Il y a 25 ans, c'était le règne de la white-male-middle class, explique Jim Frideries, professeur au département de sociologie de l'Université d'Alberta. Quand les immigrants se sont mis à arriver, il y a eu un moment tumultueux. On s'est demandé si les sikhs pouvaient porter un turban et si les musulmanes pouvaient porter un voile. Maintenant ce n'est plus un problème.» Pas d'Halloween Mohibo, une jeune Calgarienne originaire de la Somalie qui a adopté le voile islamique il y a un an, n'est pas d'accord. «On me parle constamment de cela, dit-elle, le visage cerclé d'un voile Calvin Klein. On me pose des questions et parfois on m'insulte.» D'après le Recensement 2001, l'Alberta compterait 49 500 musulmans. Mais selon Atthar Mahmmoud, vice-président du Conseil suprême islamique du Canada, ce nombre serait plus important et atteindrait les 85 000, uniquement à Calgary. Ils proviennent du Pakistan, du Liban, de la Libye, de la Malaisie, de l'Algérie, du Maroc, du Soudan et de la Somalie. Plusieurs musulmanes portent le hijab. Quelques-unes arborent le niqab. «Je n'ai jamais entendu parler de problèmes dans ce sens», dit prudemment M. Mahmmoud. Ce dernier croit que les immigrants doivent faire davantage d'efforts pour s'adapter aux coutumes du pays dans lequel ils ont choisi de vivre. Les enfants de Mélanie Méthot, professeure d'histoire au campus de l'Université d'Alberta, à Camrose, fréquentent une école où on compte plusieurs immigrés. «Bien sûr que nous vivons certaines formes d'accommodements. Cette année, la direction de l'école a décidé de ne pas souligner l'Halloween sous prétexte que ce n'est pas une fête pour tout le monde.» «Il y a tellement d'écoles différentes maintenant que tout le monde y trouve son compte», ajoute de son côté Jim Frideries. Petits boulots pour les immigrés L'économie albertaine est en pleine santé. Il faut regarder à deux fois les coupons de caisse tellement les taxes de vente sont infimes. Le chômage est le plus bas au pays, avec une moyenne de 3,4%. Partout dans les vitrines des commerces on voit des affiches promettant des «great job opportunities». «Ici, les employeurs se battent pour avoir des immigrants», dit Daniel Béland. «Il y a des McDonald's, normalement ouverts 24h sur 24, qui doivent fermer le soir parce qu'ils manquent de main-d'oeuvre», ajoute Mélanie Méthot. Louis avait eu vent de ces besoins criants de main-d'oeuvre. Ce Sud-Africain a donc quitté Halifax où il vivait depuis quelques années pour se rendre à Calgary, afin d'y rencontrer des responsables du gouvernement fédéral. «Après une conversation téléphonique, on m'a promis une entrevue, explique-t-il. J'ai donc fait mes bagages et je m'y suis rendu par mes propres moyens.» Mais une fois sur place, il a reçu un accueil plutôt tiède d'une directrice. «Elle m'a reçu debout devant son bureau et m'a demandé de lui fournir une pièce justificative prouvant que j'habitais Calgary. Comment voulez-vous que j'aie un bail alors que je cherche un emploi?» Louis est persuadé que la couleur de sa peau pose problème. «J'ai un C.V. bien garni. J'ai fait des études en administration, en géologie et en médecine vétérinaire. Et on voudrait que je fasse des petits boulots.» Quelques personnes interviewées nous ont dit que les immigrants s'intégraient bien au reste de la population. D'autres ont prétendu le contraire. Des gens nous ont aussi dit que les immigrants étaient épanouis en Alberta. De nouveaux arrivants nous ont confié être victimes de discrimination. «Le racisme est très difficile à mesurer, croit Daniel Béland. Quand on demande aux gens s'ils le sont, ils répondent non, évidemment.» Chose certaine, les autorités municipales et gouvernementales multiplient les efforts pour que s'installe une forme d'harmonie. «Le multiculturalisme est très important au Canada anglais, estime Daniel Béland. C'est une façon de se distinguer des Américains. Au Québec, on se différencie autrement. Vous savez, les Canadiens anglais se demandent encore c'est quoi la culture canadienne.»
  24. Je ne veux surtout pas porter ombrage au bonnes nouvelles de bxlmontreal, n'empêche que la situation n'est pas rose à Montréal ces derniers mois...
  25. Bon je sais que ce n'est pas une grande tour ou quelque chose de révolutionnaire. Mais ce condo est relativement important dans ma propre histoire personnelle. Voyez-vous, ce condo sera construit simplement parce que mon père prend sa retraite bien mérité à 74 ans. C'est assez simple. Mon père travaillais dans le garage à l'arrière plan dans la photo. Depuis maintenant 51 ans, le garage était très occupé avec des contrats de Puro, FedEx, la plupart des taxis du sud-ouest et des clients fidèles, mais puisque son "foreman" prend sa retraite et le propriétaire actuel ne veut tout simplement plus s'en occuper, il a vendu le terrain qui était en demande depuis plus de 10ans. Mon père sera la dernière personne à mettre la clé dans le garage. Le lendemain, il sera mis à terre grâce à quelques coup de pelles bien placé. J'ai effectivement grandi dans ce garage, été voir mon père depuis 34 ans y travailler et faire vivre ma famille depuis toujours. C'est sentimental en effet et je dois dire que je suis un brin nostalgique. La bonne nouvelle dans tous ça, mon père peut finalement se reposer, travailler un peu moins à temps partiel pour d'autres garages qui lui demande de venir les aider de temps à autres. Un homme qui veut vous dire que votre véhicule n'est pas enligner et vous dire de combien de degrés juste en regardant les roues à oeil nu, c'est en demande, même à 74 ans . On dirait que la brique à changé de couleur selon le rendu du site web et celui de l'affiche. http://www.stemarguerite.ca/