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  1. Mise a jour du classement des villes entrepreneuriales 2016 - Un regain d'optimisme propulse MONTRÉAL, le 29 nov. 2016 /CNW Telbec/ - En 2016, six villes québécoises figurent dans les 20 premières places du classement des villes entrepreneuriales au Canada selon les résultats mis à jour de l'étude de la FCEI. D'autres villes ont également effectué un bond appréciable dans ce portrait des communautés entrepreneuriales. « Les signaux sont encourageants pour plusieurs collectivités québécoises cette année. En fait, les perspectives des entrepreneurs sur l'environnement d'affaires se sont avérées plus positives au Québec que dans d'autres régions du Canada. Cela explique notamment la remontée de plusieurs villes du Québec dans le classement, car il s'agit là d'une composante de l'indice que nous calculons. Cela étant, on voit aussi qu'il reste du travail à faire dans toutes les municipalités pour offrir un environnement d'affaires plus propice à l'essor des PME », constate Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI. Six villes du Québec dans le top 20 et Rivière-du-Loup première au Canada Six villes québécoises figurent dans le top 20 des 121 agglomérations et régions métropolitaines de recensement de plus de 20 000 habitants canadiennes qui ont été analysées dans cette étude. Rang au Canada Ville Cote 0-100 1 Rivière-du-Loup 72,2 3 Saint-Georges 72,1 9 Saint-Hyacinthe 67,2 12 Val-d'Or 65,6 16 Sherbrooke 64,8 19 Victoriaville 64,2 « Nous félicitons les villes qui font bonne figure cette année. Sachant que les PME jouent un rôle de premier plan dans la vitalité de nos économies locales et qu'aucune ville n'obtient un score parfait, il importe toutefois qu'elles poursuivent leurs efforts en vue d'améliorer le climat d'affaires sur leur territoire. Nous encourageons également toutes les municipalités à adopter des mesures favorisant un fardeau fiscal et réglementaire plus équitable pour les PME », commente Simon Gaudreault, directeur des affaires économiques à la FCEI. Des progrès notables pour plusieurs villes québécoises Plusieurs villes du Québec présentent également un portrait nettement plus favorable en 2016 par rapport à 2015. En fait, les villes québécoises ont fait meilleure figure dans le classement en 2016 notamment parce que l'optimisme quant à l'avenir et à l'évaluation que se faisaient les entrepreneurs de la situation de leurs affaires était plus élevé qu'ailleurs au Canada. Ainsi, Montréal a quitté la dernière place du classement, qu'elle occupait depuis les deux dernières années pour atteindre la 94e place, soit une remontée de 27 échelons. « Cela laisse présager qu'on peut inverser la vapeur à Montréal. Des actions concrètes entreprises par l'administration actuelle, comme un meilleur contrôle des dépenses ou les mesures fiscales pour les immeubles non résidentiels adoptées dans le dernier budget, peuvent contribuer à améliorer le climat d'affaires. Évidemment, il reste beaucoup à faire, mais au moins, on avance », relève Martine Hébert. Toujours au chapitre des grandes villes, Québec a également connu une progression intéressante passant de la 114e place à la 74e. « Les grandes villes partent souvent de plus loin dans ce genre de classement relatif, car, intrinsèquement, elles ont souvent plus de taxes et plus de règlements. Cela étant, elles demeurent à plusieurs égards en compétition avec d'autres villes de plus petite taille, c'est pourquoi elles ont avantage à s'y comparer », précise M. Gaudreault. Enfin, d'autres collectivités ont connu des remontées importantes, ayant aussi profité d'une nette amélioration des perspectives affichées par leurs entrepreneurs : La banlieue de Montréal s'est hissée à la 35e place (+69 rangs). Gatineau a progressé de la 112e à la 49e place (+63 rangs). Alma arrive à la 51e place (+62 rangs). Trois-Rivières est au 48e rang (+45 rangs).
  2. Le Silo no 5, citadelle numérique? Le Silo no 5 de la Pointe-au-Moulin, à l’ouest du Vieux-Port de Montréal, aurait tout ce qu’il faut pour devenir un centre très recherché de stockage de serveurs informatiques. L'effet vient avec la cause. La numérisation de nos vies quotidiennes fait, partout sur la planète, s'empiler des serveurs informatiques dans d'immenses entrepôts baptisés data centers. Ce marché du stockage explose. Il sourit également au Québec, à son climat nordique et même à des éléments de son patrimoine. Un silo à grain construit avant les Années folles peut-il devenir un symbole fort de la modernité? C'est le pari que veut relever la compagnie Vert.Com qui, depuis quelques mois, propose une drôle de transformation dans le Vieux port de Montréal: celle du Silo à grain no 5 en... centre de données — data center, comme disent les Anglos —, ces entrepôts de serveurs informatiques qui se multiplient pour répondre au flux grandissant à un rythme exponentiel d'informations numériques produit chaque jour par l'humanité. Baptisé Siloctet, le projet, sur les tables à dessin, consiste en l'installation de 112 000 serveurs informatiques savamment placés à la verticale dans les 44 espaces cylindriques totalement désaffectés depuis 1994 de l'annexe B1. Il attend toujours, pour prendre forme, le feu vert de la Société immobilière du Canada (SIC), propriétaire des lieux depuis 2010. Unir le monde du grain à celui de la communication numérique qui s'écrit sur iPhone et iPad: l'idée semble folle, mais elle est surtout cohérente, assure Éric Mateu, responsable du projet, puisque «les grains et les données informatiques ont besoin finalement du même environnement pour leur conservation», dit-il. «Cela va donner aussi une nouvelle vie à ce vestige industriel», tout en inscrivant Montréal dans un présent numérique qui aurait tout pour sourire au Québec. «En matière d'installation de centres de données, il y a un intérêt marqué pour le Québec qui se retrouve dans la liste des cinq endroits les plus prometteurs au monde, avec l'Islande, la Norvège, la Finlande et la Suède», résume M. Mateu. Et le coût de l'énergie qui prévaut ici — les centres de données sont énergivores —, les hivers et les lois moins intrusives en matière de surveillance électronique ne sont pas étrangers à la chose... Environnement et Patriot Act C'est qu'en se multipliant, les serveurs informatiques commencent en effet à mettre une pression énorme sur l'environnement partout sur la planète. Pour cause. Les centres de données sont en effet de gros consommateurs d'énergie, pour faire fonctionner ces concentrations de serveurs, mais aussi pour assurer leur refroidissement par climatisation. Les pays nordiques, avec leurs climats typiques se présentent désormais comme des lieux de prédilection pour l'implantation de ces centres, et encore plus quand les ressources énergétiques y sont à bon prix. Mais il y a plus. Plusieurs entreprises européennes qui jusqu'à maintenant allaient déposer des données numériques dans des centres de données aux États-Unis commencent à réviser cette décision, au bénéfice du Québec, et ce, pour plus de sécurité et... de confidentialité, prétend M. Mateu. La raison? Le Patriot Act, cette législation américaine adoptée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 et qui renforce le pouvoir des autorités dans les mondes numériques, entre autres. «Dans ce cadre légal, dit-il, le FBI peut entrer dans les serveurs des centres de données sans trop de difficulté, ce qui fait réfléchir des entreprises européennes qui s'en servent pour y conserver des copies de sauvegarde de leurs brevets, de leurs plans, de leurs rapports, de leurs communications internes.» Une prolifération logique Les effets de cette nouvelle délocalisation des données commencent d'ailleurs à se faire sentir, comme en témoigne l'inauguration au début de l'année d'un nouveau centre de données à Beauharnois, dans la région de Montréal. La compagnie française OVH est derrière ce projet qui, à terme, pourrait rassembler sur le site de l'ancienne usine de Rio Tinto Alcan, dans cette petite ville de 12 000 âmes, pas moins de 360 000 serveurs informatiques. Au même moment, Technoparc Montréal et Canix Colo, une boîte canadienne spécialisée en traitement de données, planchent également sur un projet de vaste entrepôt de serveurs dans le sud de la métropole. «Ce n'est pas un phénomène de mode, résume M. Mateu. C'est une réponse normale à un besoin logique» alimenté chaque jour par les usagers de technologies de communication, internautes et entreprises qui revendiquent une existence en ligne. Pause technique: en faisant se multiplier dans l'environnement social toujours plus d'appareils de communication portable (tablettes, téléphones intelligents), en succombant à l'appel de l'informatique en nuage qui permet le fonctionnement de blogues, de la plupart des services de Google, de Facebook, de Twitter, de YouTube... les humains encouragent de manière naturelle la multiplication de données numériques et, du coup, des serveurs permettant de stocker ces données. «Les appareils que nous utilisons, pour être toujours plus petits, doivent réduire leur capacité de stockage. Or, quand on dématérialise cette capacité dans nos outils de communication, il faut la rematérialiser ailleurs, dans le nuage [informatique] qui, lui, a une existence physique: le centre de données». Les chiffres sont étourdissants. Selon CISCO, en 2015, nos vies numériques devraient entraîner la conservation dans les seuls centres de données de la compagnie de 4,8 zettabytes de données informatiques — une valeur astronomique —, soit trois fois plus que la quantité évaluée l'an dernier à 1,5 zettabytes. Sur l'ensemble de la planète, ces flux d'informations en format numérique se mesurent désormais en millions d'exabytes, dont quelques milliers pourraient bien un jour passer par un des 44 cylindres du Silo no 5 de Montréal. Le lieu, qui trône depuis le début du siècle dernier sur la Pointe-au-Moulin à Montréal, n'a jamais réussi à trouver son deuxième souffle après une fermeture complète il y a près de 20 ans. Des transformations en musée, en hôtel et même en climatiseur géant ont été envisagées. En vain. «Le centre de données est sans doute le seul capable de donner une valeur économique à ce bâtiment tout en respectant sa nature», prétend M. Mateu qui évalue entre 150 et 200 millions de dollars le coût d'implantation de ce centre de données à la verticale. Mieux, l'endroit viendrait du coup soustraire de l'environnement un énième centre de données qui, construit de manière traditionnelle, occupe de grandes surfaces au sol. «On voit donc l'intérêt d'investir des bâtiments désaffectés pour les centres de données, comme cela a été fait dans une partie du vieux port de New York, dit-il. Construit au sol, Siloctet occuperait l'équivalent de cinq terrains de football américain», conclut-il. Des surfaces bien concrètes, surtout dans les zones urbaines étriquées, qui donnent corps et matière à des vies sociales et professionnelles qui tendent à en avoir de moins en moins. http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/345941/le-silo-no-5-citadelle-numerique
  3. à voir si les banques baissent leurs taux hypothécaires... via LaPresse.ca La Banque du Canada abaisse son taux directeur à 0,75% Publié le 21 janvier 2015 à 10h04 | Mis à jour à 10h04 RUDY LE COURS La Presse À la surprise générale, la Banque du Canada abaisse son taux directeur dans le but d'adoucir les effets négatifs de l'effondrement des cours du pétrole. Le taux cible de financement à un jour passe de 1% à 0,75%. Il n'avait pas bougé depuis septembre 2010. Le choc pétrolier ralentit déjà la croissance réelle qui passera à 1,5% en rythme annualisé au premier semestre tout en faisant plonger le taux d'inflation sous la barre de 1% durant la plus grande partie de 2015 avant de revenir près des 2% à la fin de 2016. «La mesure de politique prise par la Banque vise à offrir une assurance contre ces risques, à favoriser l'ajustement sectoriel nécessaire au renforcement des investissements et de la croissance, et à permettre à l'économie canadienne de retourner à son plein potentiel et l'inflation à la cible», expliquent les autorités monétaires. Reste à voir maintenant si les institutions financières abaisseront à leur tour leur taux préférentiel consenti à leurs meilleurs clients. Il est fixé à 3,0%, lui aussi depuis septembre 2010. Ce taux influence les prêts à taux variable. Dans son nouveau scénario économique, la Banque fait l'hypothèse que le cours moyen du baril de pétrole West Texas Intermediate sera de 60 $ américains d'ici la fin de 2016. Cela suppose qu'il se raffermira au cours des prochains mois. D'ici là, il pourrait diminuer encore à court terme. La Banque fait aussi l'hypothèse que le taux de change moyen du dollar canadien sera de 86 cents US durant la période tout en admettant que son annonce-surprise est susceptible de l'affaiblir à court terme Pour l'ensemble de 2015, le taux d'expansion réelle est ramené de 2,4% à 2,1% alors qu'il est augmenté d'un dixième à 2,4% pour l'an prochain. La diminution est surtout attribuable aux investissements des entreprises. En octobre, la Banque s'attendait à ce qu'ils soient un facteur de croissance. Désormais, c'est l'inverse bien qu'elle prévoit un redressement solide l'an prochain, parallèlement à la remontée attendue des cours pétroliers. L'autre grand changement à son scénario économique porte sur le revenu intérieur brut, une mesure fiable du pouvoir d'achat. Estimée à 1,7% en octobre, sa croissance est ramenée à 0,7% seulement. Cela signifie que les ménages et les entreprises ne sentiront pas l'enrichissement associé en général à la croissance. Autrement dit, l'équivalent de la baisse d'impôt associée à la chute des prix des carburants aura des effets de courte durée. Les conséquences négatives sur les investissements des entreprises et sur la valeur des exportations liées au pétrole prendront progressivement le dessus. Un prix plus faible du brut affaiblit la valeur des exportations alors que la baisse du dollar canadien augmente celle des biens importés. «L'affaiblissement des termes de l'échange du Canada aura un effet défavorable sur les revenus et la richesse, et influera de ce fait sur la consommation et les finances publiques.» Cela signifie que bien des ménages auront le sage réflexe de mettre de l'argent de côté, surtout dans les provinces pétrolières où les mises à pied vont se multiplier. Bref, l'argent en plus venu de la baisse du prix de l'essence ne sera pas automatiquement consommé ailleurs. C'est aussi un signal aux ministres des Finances d'aiguiser leurs crayons et de revoir leurs prévisions budgétaires, compte tenu de la chute anticipée de l'inflation qui va ralentir la croissance de l'assiette fiscale. La prochaine date de fixation du taux directeur sera le 15 avril.
  4. Salut les filles! Avec tous les projets qui seront en pleine construction ce printemps, je me demandais si on devrait peut être faire quelque chose de différent pour notre prochaine rencontre. Ce que je suggère serait de se ramasser au Centre-Ville un samedi après-midi. On utilise des vélos BIXI pour faire une tournée des projets au C-V. Ceux qui ont leurs propres vélos, prendront leurs vélos bien sûr! Comme ça nous pourrons faire un belle tournée des projets sans trop se fatiguer! Aussi, ceux qui ont des caméras, pourront prendre des photos(pour les partager avec tous le monde par la suite sur MTLURB)! Altitude, Marriott, Altoria, etc.etc.etc. JE pensais faire ça au mois de mai, quand les Bixi seront disponibles! Laissez-moi savoir ce que vous en pensez!?!?!
  5. Comme quoi, il vaut mieux payer plus d'impôts, mais gagner au change à la longue...... http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/09/13/001-medicament-cher-canada.shtml# http://www.iris-recherche.qc.ca/publications/argumentaire_economique_pour_un_regime_universel_d8217assurance-medicaments
  6. Le 25 février 2010 Qui a peur de l'architecture contemporaine? * Lucie Lavigne La Presse En matière d'architecture résidentielle, le style contemporain déstabilise ou parfois même rebute encore plusieurs personnes. Pourquoi? Nous avons posé cette question à un architecte bien connu au Québec: Pierre Thibault. Lucie Lavigne: Pourquoi selon vous, les maisons de style contemporain sont-elles encore rarissimes au Québec? Pierre Thibault: Parce que les règles de l'architecture contemporaine sont complètement différentes de celles de l'architecture traditionnelle. Les gens n'ont plus leurs repères. Selon moi, l'une des meilleures façons de la découvrir et, surtout, de l'apprécier est de «goûter» pendant une journée aux qualités architecturales d'une habitation actuelle. Au départ, les gens sont impressionnés par l'effet des volumes et le lien entre l'intérieur et l'extérieur, beaucoup plus puissant que celui d'une maison standardisée où toutes les pièces sont identiques. Après un certain temps, les visiteurs se disent «wow», je suis bien ici. Ils se rendent compte que l'expérience peut être enrichissante. L'objectif de l'architecte est d'ailleurs de créer une atmosphère et de procurer des sensations diversifiées aux occupants d'une propriété. Je l'ai vécu moi-même avec certains membres de ma famille. Après avoir visité mon chalet, ils m'ont demandé s'ils pouvaient l'habiter... pendant un week-end! Q. Pourquoi les néomanoirs continuent-ils de se multiplier et comment décodez-vous cette tentative de recréer des châteaux? R. Je crois que c'est un phénomène qui tire à sa fin. Cette tendance correspondait aux envies d'une génération de la fin des années 90 qui avait une image idyllique de la propriété, popularisée par certaines émissions de la télé américaine. La nouvelle génération, dont mes propres enfants et mes étudiants à l'Université Laval, n'adhèrent pas à cette mode. Je dirais même qu'ils la ridiculisent et comparent les similichâteaux à des maisons de Barbie. Ils préfèrent, je crois, retourner à des valeurs essentielles et universelles. À leurs yeux, habiter n'est pas un moyen d'impressionner son voisin, mais plutôt d'avoir une vie plus agréable. Q. Croyez-vous que la construction contemporaine sera un jour plus populaire? R. Je suis de nature optimiste, alors je vous répond: oui! Comme j'enseigne à l'université et que j'ai maintenant des clients très jeunes, je suis à même d'observer un changement. Les très grandes maisons, dites Monster Houses n'ont plus la cote. Les enfants qui les ont habitées ne veulent pas vivre leur vie d'adulte dans ce type d'habitation surdimensionnée. Je dirais même qu'ils ont influencé leurs parents. J'ai actuellement des clients qui vivent dans une Monster House et qui veulent changer d'environnement. Lors de visites, j'ai d'ailleurs constaté de visu la pauvreté spatiale de ces projets. On a beau mettre beaucoup d'argent dans la décoration, ça ne rend pas les espaces intérieurs plus agréables à vivre. Q. Qu'est-ce qui différencie une habitation conventionnelle d'une autre, de style contemporain? R. Souvent, dans les habitations à l'architecture conventionnelle, chaque pièce est à peu près identique, c'est-à-dire qu'elle comporte toujours quatre murs dont un ou deux percés d'une petite fenêtre. Le rapport avec l'extérieur et la lumière s'avère ainsi toujours à peu près le même. À l'inverse, dans une propriété contemporaine, le but est d'aller chercher le maximum de lumière naturelle, des vues variées sur l'extérieur et une diversité spatiale avec des espaces parfois plus hauts ou plus larges que la normale. On peut alors se retrouver avec des pièces où l'on se sent un peu «comprimés». Ailleurs dans la maison, on peut, au contraire, ressentir une dilatation de l'espace avec des plafonds hauts. Résultat? Le quotidien est moins banal. La préoccupation de l'architecte n'est donc pas de faire «joli», mais de solliciter tous les sens des occupants. Se promener dans la maison se transforme en une expérience architecturale. Q. Parmi les éléments déconcertants d'une maison contemporaine, il y a son entrée principale, rarement flamboyante et centrée en façade. Il est parfois même difficile de l'apercevoir de la rue. Qu'en pensez-vous? R. Je crois que le mot «déconcertant» est juste, car la plupart des gens ont l'habitude d'entrer en façade. En entrant latéralement, par exemple, les visiteurs peuvent découvrir une grande perspective avec une longue fenêtre qui cadre le paysage, au lieu de tomber face à face à une penderie. Cette façon moins conventionnelle de pénétrer dans une propriété est de plus en plus appréciée. Depuis 50 ans, notre façon de vivre et l'habitat ont évolué. Certaines personnes sont toutefois restées avec une image passéiste de l'habitation. Q. Enfin, est-il possible pour une famille qui n'est pas très fortunée de construire ou de rénover une habitation dans un style contemporain ? R. L'un des meilleurs moyens pour abaisser les coûts de construction est de réduire la superficie. Sinon, il existe des trucs pour faire paraître une propriété plus vaste qu'elle ne l'est en réalité. Une fenestration bien pensée et de grandes terrasses, par exemples, rendent les espaces intérieurs particulièrement agréables et, surtout, ils peuvent créer un effet d'agrandissement étonnant. photos: http://montoit.cyberpresse.ca/habitation/architecture-et-patrimoine/201002/24/01-954862-qui-a-peur-de-larchitecture-contemporaine.php
  7. Publié le 21 février 2010 à 05h17 | Mis à jour à 05h17 Vers une Europe fédérale? André Pratte Cyberpresse La crise financière grecque et l'incertitude qu'elle fait peser sur l'euro a relancé la réflexion au sujet l'intégration européenne. Depuis plusieurs années, des économistes affirmaient qu'une union monétaire devait s'appuyer sur une politique économique coordonnée, sur une banque centrale disposant de moyens pour agir et sur un système de transferts permettant de modérer les écarts de richesse entre les pays membres. La crise grecque semble confirmer leurs dires. Le président français, Nicolas Sarkozy, soutient depuis la crise financière mondiale que l'Union européenne devrait se doter d'un «gouvernement économique». Il y a quelques jours, l'idée a reçu pour la première fois le soutien, au moins verbal, de l'Allemagne. Comme tout ce qui concerne l'intégration européenne, il y a encore loin de la parole aux actes. N'empêche, la volonté d'une meilleure coordination des politiques économiques et budgétaires croîtra chaque fois qu'une crise locale affaiblira la devise européenne. Déjà, les pays riches de l'Union exercent de fortes pressions sur le gouvernement grec pour qu'il mette en place un plan d'austérité très dur. Selon un acteur expérimenté de la scène européenne, l'ancien premier ministre belge Jean-Luc Dehaene, l'Union européenne est à un tournant. Invité à Montréal par le think tank L'Idée fédérale (dont l'auteur de ces lignes est un des fondateurs) et par le Conseil de relations internationales de Montréal (CORIM), M. Dehaene a expliqué sa vision des choses devant quelque 250 personnes. De dire ce député du Parlement européen, l'Europe devra de plus en plus «parler d'une seule voix» si elle veut conserver son influence: «À l'heure du G20, alors que des puissances émergentes comme la Chine, l'Inde et le Brésil jouent un rôle de plus en plus important, l'Europe ne peut pas se permettre d'être représentée par plusieurs acteurs: la France, la Grande-Bretagne, la Commission européenne...» Il n'y a pas que les difficultés budgétaires de la Grèce qui devraient amener les Européens à changer leurs façons de faire. C'est aussi le cas d'autres dossiers réglés à l'international, par exemple les changements climatiques. Jean-Luc Dehaene raconte que les politiciens européens ont été traumatisés par une photo prise à la conclusion de la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, photo où on voit réunis les principaux auteurs de l'entente finale: aucun dirigeant européen n'y figure... L'Union européenne doit donc envisager une plus grande intégration. Cette intégration se fera nécessairement à l'aide de «techniques fédérales» mais, affirme l'ancien premier ministre belge, «l'Europe ne sera jamais un État fédéral». L'UE est tout simplement trop complexe: «Imaginez un candidat à la présidence de l'Europe: il devrait faire campagne dans 27 pays en 23 langues!». Confortées par l'union monétaire, plusieurs régions d'États-membres ont réclamé et obtenu une plus grande souveraineté, la Catalogne et l'Écosse notamment. Selon Jean-Luc Dehaene, ce mouvement de décentralisation n'est pas en contradiction avec le renforcement de l'Union. En entrevue au Devoir, il précise sa pensée. Si l'Europe doit parler d'une seule voix, les pays devront transférer des compétences supplémentaires au niveau supranational. «Là est tout le débat, dit-il. Est-ce qu'une partie des États membres se rendront compte que leur souveraineté est devenue fort théorique dans le monde global et qu'ils ne la regagneront qu'en faisant un pool de souveraineté au niveau de l'UE?» De la réponse donnée à cette question dépendra la cohésion, et donc l'avenir de l'Europe.
  8. Une grande majorité de Canadiens font de plus en plus d’achats éco-responsables, mais plusieurs affirment être fatigués du discours environnementaliste, révèle un sondage réalisé pour le compte de la société Cascades. Presque la moitié des Canadiens affirment avoir changé leur façon de consommer afin de réduire l’impact environnemental de leurs achats, ce qui représente une augmentation de 5% par rapport à l’année dernière. Et lorsqu'ils vont à l'épicerie, 78% des Québécois apportent toujours leurs sacs réutilisables pour emporter leurs effets, contre 66% des Canadiens. Selon Cascades, un tel résultat démontre que l'utilisation du sac réutilisable est maintenant fortement ancré dans les habitudes de magasinage des Québécois. Les Québécois s'avèrent aussi être les champions du recyclage à domicile, alors que 91% des répondants affirment que leur municipalité offre un service de collecte sélective, contre 84% dans l'ensemble du Canada. Il s'agit là du taux le plus élevé au pays. Le sondage révèle par ailleurs que même si la plupart des Canadiens adoptent de plus en plus d’habitudes de consommation vertes dans leur vie privée, une lassitude croissante se fait sentir quand il s'agit des messages environnementaux. Plus de la moitié des répondants, soit 58%, estiment que l'environnement est la nouvelle religion, alors que 54% sont fatigués de se faire faire la morale par les environnementalistes. Les femmes, celles qui implantent généralement, les pratiques « vertes » au sein de la famille, semblent cependant généralement plus ouvertes au discours environnementaliste. « Il est encourageant de voir que les Canadiens sont de plus en plus déterminés à faire des choix plus durables», explique Gillian Deacon, auteure et référence en matière d’environnement. « Mais ce que je trouve le plus intéressant est notre sain scepticisme du «greenwashing». Les Canadiens ont raison de se méfier des allégations trompeuses sur certains produits et emballages qui essaient de paraître plus verts qu'ils ne le sont en réalité, ce que je trouve moi-même très frustrant», a-t-elle affirmé. Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Ipsos/Descarie du 22 au 26 février auprès de 1055 Canadiens adultes. La marge d'erreur est estimée à +/- 3.1 points de pourcentage, 19 fois sur 20, dans le cas où on aurait sondé toute la population adulte du Canada. http://argent.canoe.ca/archives/lca/affaires/quebec/2010/04/20100422-102818.html
  9. Ariane Krol Si vous n’avez pas encore lu la lettre du maire de Vaudreuil-Dorion publiée dans nos pages, je vous incite vivement à le faire. Elle apporte un souffle d’air frais dans un débat de plus en plus vicié. Comme lui, j’ai été choqué par la réaction des citoyens d’un quartier de Beaconsfield, qui veulent bloquer la construction d’une résidence pour personnes âgées de deux étages. Deux étages! Des personnes âgées! Et que dire des arguments évoqués? «Le prix de nos maisons va chuter.» «Il y a déjà beaucoup trop de voitures qui circulent et beaucoup trop de problèmes de stationnement.» Le prix des maisons va chuter? Un centre d’injection supervisée ou une éolienne, je ne dis pas. Mais une résidence pour personnes âgées? C’est pousser très loin les limites du «pas dans ma cour». Et il y a pire. «Des citoyens viennent de s’opposer à la construction d’une école primaire dans leur quartier avec parc, jeux d’eau et mini-terrains de soccer. (…) Ils craignent la circulation automobile et la dévaluation de leur maison!», rapporte le maire de Vaudreuil-Dorion. Une école primaire? Un parc? N’est-ce pas le genre de services dont la proximité fait augmenter la valeur d’une maison? Les municipalités devraient peut-être revoir leurs critères de développement et miser sur les quartiers à accès contrôlé (gated communities)… Comme la plupart des gens qui ont acheté à Montréal au cours des dernières années, j’ai payé trop cher pour ma maison, et je détesterais la voir dévaluée. Mais je trouve qu’on est bien prompt à agiter cet épouvantail. C’est devenu un prétexte commode pour exclure l’autre, qu’il soit trop vieux, trop jeune ou Inuit, comme dans le quartier Villeray. Cela dit, les Villes ont leur part de responsabilité dans ces réactions extrêmes. Si les citoyens veulent bloquer un projet par crainte du trafic excessif, c’est qu’ils ne font pas confiance à leurs élus pour prévenir ou corriger la situation. Si la résidence pour personnes âgées ne compte pas assez de places de stationnement, si tous les parents amènent leurs enfants à l’école en auto en conduisant comme des débiles dans les rues adjacentes, c’est un réel problème. Sauf que les municipalités, obnubilées par la perspective de nouveaux revenus de taxation, se montrent souvent insensibles à ce genre de préoccupations. Elles en paient aujourd’hui le prix. http://blogues.cyberpresse.ca/edito/2010/08/16/pas-dans-ma-cour-de-quoi-a-t-on-si-peur/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_bloguesaccueilcp_BO3_accueil_ECRAN1POS5
  10. De hauts responsables d'AIG, qui avaient reçu d'importants bonis accordés par l'assureur américain, acceptent de rendre la totalité des sommes perçues. Pour en lire plus...
  11. Emploi: le Québec résiste bien Publié le 11 juillet 2009 à 05h00 | Mis à jour à 05h00 Rudy Le Cours lapresseaffaires.com Les travailleurs québécois sont jusqu'ici beaucoup moins touchés par la récession que leurs collègues ontariens, encore loin du bout de leurs peines. De janvier à juin, l'économie a détruit 25 300 emplois au Québec, mais 178 600 dans la province voisine, selon les données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada publiées hier. Le mois dernier, il s'est créé 1200 emplois en Ontario alors que 4600 ont disparu ici, mais ces chiffres sont pur mirage. Chez nous, 3000 nouveaux emplois à temps plein n'ont pu compenser la destruction de 7600 postes à temps partiel. En Ontario, le faible gain total masque la destruction de 56 200 jobs à temps plein portant l'hécatombe dans la meilleure catégorie d'emplois à 244 200 cette année. Au final de mai à juin, le taux de chômage est passé de 8,7% à 8,8% au Québec, et de 9,4 à 9,6% en Ontario où l'on a aussi assisté à un soubresaut de la population à la recherche active d'un emploi. «Les pertes ontariennes sont sept fois plus nombreuses, constate Joëlle Noreau, économiste principale chez Desjardins. Le secteur manufacturier est trois fois et demie plus éprouvé.» L'Ontario fait face à un autre défi. Le taux de chômage chez les 15-24 ans a bondi de 17,1% à 19,1% en un mois. Au Québec il a plutôt diminué d'un point de pourcentage à 14,9%, allant ainsi à l'encontre de la tendance canadienne. Cela signifie que, hors Québec, les étudiants ont du mal à trouver du travail cet été. Or, les droits de scolarité y sont beaucoup plus élevés. Les parents contraints d'aider leurs grands enfants devront diminuer leurs dépenses discrétionnaires, ce qui freinera la relance de l'activité économique dans ces provinces. À l'échelle canadienne, le taux des demandeurs d'emploi a grimpé de deux dixièmes à 8,6%. En juin, il s'est perdu 7400 emplois, soit beaucoup moins que ce à quoi les experts s'attendaient, mais encore ici, il convient de gratter un peu. Ce résultat est le fruit de la disparition de 47 500 jobs à temps plein que n'a pas compensée la création 40 100 temps partiel. En outre, 37 200 personnes ont créé leur emploi car tant les secteurs public que privé ont réduit leurs effectifs. Pour le deuxième trimestre, les pertes nettes canadiennes se limitent à quelque 13 000 emplois. Cela tranche avec les destructions brutales de l'hiver et laisse croire que le marché du travail est en voie de se stabiliser. Le nombre d'heures ouvrées a augmenté pour un deuxième mois d'affilée en juin, ce qui accrédite la thèse d'une stabilisation. «Si les heures travaillées restent au même niveau en juillet, nous entamons le troisième trimestre avec un élan, le meilleur depuis le dernier trimestre de 2007», pensent Yanick Desnoyers et Marco Lettieri, de la Financière Banque Nationale. Quel contraste avec ce qui se passe aux États-Unis où la destruction d'emplois a été brutale le mois dernier et a fait grimper le taux de chômage à 9,5%! C'est d'ailleurs la faiblesse de l'emploi aux États-Unis qui pèse le plus sur celui du Canada dont les exportations au sud continuent de fléchir. Cela pèse sur le secteur manufacturier. Encore 25 700 emplois en usines détruits le mois dernier, surtout concentrés au Québec. Cela porte le solde cette année à 187 800, dont la moitié en Ontario où sont concentrées les activités de GM et Chrysler, qui émergent d'une faillite. La consolidation du marché du travail est assurée par la construction et par l'ensemble des services, hormis le commerce. Stabilisation ne signifie pas encore regain toutefois, comme le remarque Sébastien Lavoie, économiste chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Le temps de chômage moyen a bondi de 11% en juin à 16,2 semaines. «On peut se consoler en se rappelant qu'il était beaucoup plus élevé durant les récessions précédentes (20 semaines dans les années 1980 et 25 dans les années 1990).» Aux États-Unis, on atteint les 24 semaines et demie, un triste sommet.
  12. Publié le 08 juillet 2009 à 06h54 | Mis à jour à 06h55 Claude Picher LA PRESSE (Montréal) Lorsque les gouvernements provinciaux sont parvenus, il y a une dizaine d'années, à retrouver l'équilibre budgétaire, plusieurs d'entre elles, dont le Québec, se sont empressées de voter des lois antidéficit. On peut facilement comprendre pourquoi. Il a fallu demander des sacrifices énormes aux citoyens pour en arriver là, et personne n'avait le goût de revivre le cauchemar. Pourtant, juste avant la fin de la session à Québec, le gouvernement Charest s'est soustrait à cette obligation. C'est qu'il n'avait pas le choix: le budget déposé ce printemps par la ministre Monique Jérôme-Forget consacrait le retour officiel aux budgets écrits à l'encre rouge: près de 12 milliards de déficits accumulés entre 2009 et 2012. Dans ces conditions, maintenir la loi antidéficit n'avait plus aucun sens. Le Québec n'est pas seul à faire marche arrière sur cette question. L'Ontario et la Colombie-Britannique ont également jeté leurs lois antidéficit à la poubelle. Quant au fédéral, après des années de surplus, il s'endette maintenant à coups de dizaines de milliards. Le ministre des Finances Jim Flaherty s'attend maintenant à un déficit de 50 milliards uniquement pour cette année, alors que son budget de janvier prévoyait plutôt 34 milliards cette année, et 30 milliards l'an prochain. C'est, dit-on, la faute à la récession. Quand l'économie va mal, on s'attend à ce que le gouvernement augmente ses dépenses, quitte à créer des déficits. Grâce à l'argent additionnel ainsi injecté dans l'économie, les consommateurs continueront de consommer, les travailleurs continueront de travailler, les entrepreneurs continueront d'entreprendre. Cette façon de voir les choses rallie la majorité des économistes, et c'est pour cela qu'on n'a pas entendu beaucoup de protestations lorsque les administrations publiques ont replongé dans le rouge. Or, la récession a le dos large. Une étude minutieuse des budgets fédéraux et provinciaux des cinq dernières années montrent que tous les gouvernements provinciaux, ainsi que le fédéral, ont largement gonflé leurs dépenses de programmes entre 2003 et 2009, donc bien avant la récession. Par définition, les gouvernements, récession ou pas, doivent toujours augmenter leurs dépenses. Pour maintenir la même qualité des services aux citoyens, ils doivent au moins couvrir l'augmentation des coûts, c'est-à-dire les hausses des prix. Mais lorsque les dépenses augmentent plus vite que l'inflation, c'est que le gouvernement a décidé non seulement d'assumer les hausses de coûts, mais aussi de dépenser davantage en termes réels. Les administrations publiques doivent aussi tenir compte de la croissance démographique. Lorsque la population augmente, le gouvernement doit aussi augmenter ses dépenses s'il veut offrir les mêmes services à tout le monde. Un groupe d'économistes de l'Institut Fraser a calculé la croissance annuelle moyenne des dépenses de programmes des provinces et du fédéral, entre 2004 et 2009, puis a comparé les résultats au taux d'inflation et à la croissance démographique. L'exercice donne le frisson dans le dos. Ainsi, au fédéral, si on tient compte de l'inflation et de la croissance démographique, la croissance annuelle moyenne des dépenses au cours des cinq dernières années aurait du se situer à 3,1%. En réalité, elle a atteint le double, 6,2%. Les chiffres correspondants pour le Québec sont 2,6% et 4,8%. En Ontario, la croissance des dépenses aurait du être limitée à 3%; elle a atteint 6,6%. C'est la même chose dans toutes les provinces. Toutes proportions gardées, le pire cas est celui de la Saskatchewan, qui aurait du contenir la croissance des dépenses à 2,9%, alors qu'en réalité elles ressortent à 9,9% par année! Normalement, si on admet que les gouvernements doivent augmenter leurs dépenses en période de crise, on doit aussi supposer qu'ils doivent les contenir en période de croissance. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Les administrations publiques, cinq ans avant la récession, ont toutes vécu, sans exception, au-dessus de leurs moyens. Et c'est ainsi que lorsque la crise est survenue, le Canada n'a pu faire autrement que de renouer avec le cercle vicieux des déficits et de l'endettement. C'est le début d'un autre dérapage financier, qui aurait pu être facilement évité avec un meilleur contrôle des dépenses. Le pire, c'est qu'il faudra inévitablement, un jour, imposer de nouveaux sacrifices aux citoyens pour sortir du bourbier. C'est le prix à payer pour l'imprévoyance des administrations publiques.
  13. L'entrevue - Le starchitecte de l'échelle humaine Le Devoir Jérôme Delgado Édition du lundi 24 novembre 2008 Mots clés : Sharp Centre, architecture, Will Alsop, Construction, Ontario (province), Canada (Pays) Le Britannique Will Alsop a signé un «manifeste urbain» à Toronto L'architecte britannique Will Alsop, photographié au Centre canadien d'architecture, à Montréal. Photo: Jacques Grenier Alors que Montréal s'enorgueillit tout juste d'avoir déniché son starchitecte, Paul Andreu, Toronto, elle, en a déjà plus d'un. Parmi eux, notons la canadian star Frank Gehry, dont on vient d'inaugurer la version renouvelant l'Art Gallery of Ontario; Daniel Libeskind, auteur de la transformation récente du Royal Ontario Museum; et Will Alsop, qui y a même ouvert un bureau après la réalisation, en 2004, d'une oeuvre phare, le Sharp Centre, annexe flottante, littéralement, de l'Ontario College of Art & Design (OCAD). Dans la course effrénée qu'elles se livrent, les villes du monde jouent désormais la carte de l'architecture grandiose. Pour faire parler d'elles et attirer touristes et billets verts, elles rêvent d'une dream team du bâti. Et pourquoi pas? demande Will Aslop, architecte de Londres et du monde avec ses bureaux à Marseille, Shanghaï et Singapour. Et désormais à Toronto, qui compte déjà sur d'autres de ses oeuvres telles que les WESTside Lofts, livrés en 2006, et un complexe pour l'industrie du cinéma, le Filmport, encore à venir. Des réalisations qui entrent dans la catégorie «icônes». «Je ne comprends pas, dit-il, que des gens puissent être contre l'idée de bâtiments icônes, contre le monde des starchitectes. C'est ridicule. C'est comme être contre l'idée d'avoir des footballeurs de première classe. Si tu possèdes une équipe, tu espères avoir de très bons joueurs, c'est tout.» Will Alsop est une figure internationale, statut confirmé par le prestigieux prix Stirling, le Booker Prize de l'architecture, qu'il recevait en 2000 pour sa bibliothèque Peckham de Londres. Il était de passage à Montréal début octobre. Non, assure-t-il, il n'a aucun projet en vue pour nous. C'est le Centre canadien d'architecture qui l'a invité à donner une conférence en marge de l'exposition Will Alsop: OCAD, un manifeste urbain, qui arrivait alors à terme. Manifeste urbain, oeuvre phare ou, dans le langage commun, «dessus de table» (tabletop), le pavillon de l'OCAD conçu par Alsop et consorts (la firme torontoise Robbie/Young + Wright) frappe l'imaginaire. Et plaît, si l'on se fie à cet homme qui photographie le bâtiment de chez lui, tous les jours. Il faut dire qu'avec ses parois extérieures en damier et surtout avec sa place bien dans les airs (à la hauteur d'un neuvième étage), le Sharp est inévitable. Posé sur de grandes pattes bleues, le bâtiment est accessible, des yeux. Pour y pénétrer, il faut passer par le vieil édifice de l'Ontario College of Art & Design. «La plupart des gens ne regardent pas vers le haut. Ils ne voient que les neuf ou dix premiers mètres, la rue, les façades», dit-il à un moment de l'entrevue qu'il nous a accordée, rue Sherbrooke, dans un hôtel chic et mesuré, à son image. Alsop n'a jamais compris cette attitude généralisée, mais, à Toronto, il s'est donné les moyens de faire lever la tête: comme il le résume brutalement, «il n'y a rien avant 26 mètres». C'est une solution, soutient-il, qui découle d'un processus basé sur l'écoute et la contribution de tout un chacun. «J'organise des ateliers où j'invite le public à travailler. Qu'ils peignent, qu'ils dessinent, qu'ils s'imaginent en architectes. Et je vole leurs idées. C'est un bel arrangement!» Le commentaire, sérieux, est accompagné d'un grand rire. Mais on imagine mal Will Alsop commettre des larcins. Il est plutôt rassembleur, homme affable et d'agréable compagnie, doté d'un humour incisif. Ces rencontres avec une foule bigarrée -- dans le cas de l'OCAD avec étudiants, enseignants, résidents... -- lui servent de véritable brainstorming dans lequel il plonge volontiers. «Les dessins sont affichés dans le studio, précise-t-il. Je garder un oeil dessus. C'est très bon, c'est comme mettre du bruit dans le système.» L'idée de bâtir après 26 mètres vient des gens, assure par ailleurs l'architecte. Garder accessible le parc adjacent était une de leurs demandes. Une mauvaise perception Malgré son statut et son plaisir de jouer parmi l'élite, Alsop refuse de voir son métier comme un bal réservé à un glamour bien-pensant, à des génies dont la tête déborde d'imagination et d'innovation. «Beaucoup pensent, comme Le Corbusier, que le point de départ est une page blanche. Je pense qu'il n'a jamais travaillé comme ça. Chaque fois, il partait du projet précédent.» Will Alsop peut parfois se montrer peu tendre à l'égard du milieu de l'architecture, lui qui a oeuvré dans une période noire de l'architecture anglaise, les années 1990, où «il n'y avait aucune planification, aucune méthode». Si l'on est si prompt à critiquer la starchitecture, c'est qu'une mauvaise perception circule. Et cela déplaît à Alsop parce que cette mauvaise image est alimentée par une majorité de mauvais architectes. «Selon moi, 90 % des architectes ne sont pas bons. C'est une chose difficile à dire. Mais ils ne sont pas intéressés par l'architecture. Ils sont là parce que leurs parents leur ont dit qu'il s'agissait d'une belle profession, parce qu'ils aiment jouer au golf avec leurs clients. Ce sont eux, c'est par eux qu'est arrivée cette opposition à l'architecture icône. Ils savent eux-mêmes qu'ils ne sont pas bons.» Un piédestal de grandeur L'architecture, à ses yeux, gagne à descendre de son piédestal de grandeur. Il travaille à un rythme humain, lui, le starchitecte qui préfère Marseille à Paris -- «On ne m'a jamais invité à construire dans Paris, c'est pour ça que je ne l'aime pas», dit-il en riant. Dans son plus vaste bureau, celui à Singapour, travaillent 60 personnes, alors que Norman Forster, par exemple, en emploie 1800 à Londres. Ses déplacements en Europe, il les fait en train. Et selon lui, pour qui un des grands plaisirs est «de s'asseoir et ne rien faire», éliminer les bancs publics est une grossière erreur. «C'est sur le ton de la confidence que je travaille. Ma compréhension du lieu me sert à mieux comprendre l'architecture.» Mieux comprendre les lieux, une ville et sa population signifie aussi accepter de raser certaines horreurs. Manchester serait sortie gagnante de la destruction d'un central commercial et d'un environnement qu'Alsop affuble d'un assassin «ugly». «Aujourd'hui, la ville est fantastique. Il y a un vrai buzz qui n'existait pas avant.» New York et ses tours? Vous l'aurez compris, Will Alsop voit du bon dans l'effondrement du World Trade Center, un lieu qui lui semblait déconnecté de la rue. «C'est certainement une grande tragédie parce qu'il y a eu beaucoup de morts. Mais si les édifices avaient été vides, ça aurait été une bonne affaire.» *** Collaborateur du Devoir http://www.ledevoir.com/2008/11/24/218294.html (24/11/2008 9H41)
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