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ErickMontreal
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La finance américaine en plein désarroi

14 septembre 2008 - 22h56

Agence France-Presse

Frédéric Garlan

 

Lehman Brothers au bord de la liquidation, Merrill Lynch contrainte à se faire racheter, AIG cherchant frénétiquement à lever des fonds nouveaux: trois des plus grosses institutions financières américaines étaient en plein désarroi dimanche, à quelques heures d'une ouverture à haut risque des marchés boursiers.

 

Au terme d'un week-end riche en rebondissements, le rideau semblait en passer de tomber sur les quatrième (Lehman) et troisième (Merrill) banques d'affaires de Wall Street. AIG, qui fut pendant des années le numéro un mondial de l'assurance, espérait encore lui lever en urgence les milliards de dollars nécessaires pour calmer les inquiétudes du marché à son égard.

 

Même si les discussions engagées depuis vendredi au siège de la banque de réserve fédérale de New York continuaient encore en début de soirée, Lehman semblait se rapprocher à grands pas d'une liquidation judiciaire.

 

La chute de Lehman représenterait la plus grosse faillite d'une institution financière aux Etats-Unis et sa chute pourrait avoir des conséquences imprévisibles dans une finance mondiale aux activités étroitement imbriquées.

 

Le candidat le plus sérieux à une reprise, le britannique Barclays, a en effet finalement renoncé à présenter une offre, faute d'avoir obtenu des pouvoirs publics des garanties similaires à celles qui avaient été consenties en mars à JPMorgan pour reprendre une autre banque d'affaires, Bear Stearns.

 

Un autre acheteur potentiel, Bank of America, a préféré jeter son dévolu sur un autre concurrent de Lehman, Merrill Lynch, selon la presse américaine.

 

La deuxième banque américaine par les actifs proposerait de la racheter au moins 38,25 milliards de dollars en actions, a précisé le New York Times.

 

Le journal précise que l'offre de Bank of America serait libellée entre 25 et 30 dollars par action. L'action Merrill a terminé vendredi à 17,05 dollars.

 

L'adossement à un groupe puissant, qui a plutôt bien résisté jusqu'ici à la crise du «subprime», permettrait à Merrill d'éviter le sort de Bear Stearns et de Lehman, alors que la spéculation commence à la prendre pour cible.

 

La firme à l'enseigne du taureau, qui a perdu 52 milliards de dollars depuis le début de la crise du «subprime», a vu son cours dévisser de 12% en bourse sur la seule journée de vendredi. Le recul de l'action atteint 68% en un an.

 

Autre cible des spéculateurs, AIG s'apprêterait à annoncer la cession de pans entiers de ses activités pour tenter de rassurer les investisseurs, affirme le Wall Street Journal.

 

AIG, dont l'action a plongé de 31% vendredi, va mettre en vente son activité de financement de l'aéronautique, International Lease Finance Corporation (ILFC), le plus gros client au monde à la fois d'Airbus et de Boeing.

 

AIG avait un temps envisagé de céder cette activité, mais s'était ravisé. Il a de nouveau changé d'opinion devant la nécessité de lever au plus vite des fonds nouveaux, souligne le journal économique.

 

Fondé en 1973, ILFC gère une flotte de plus de 900 avions, valorisés plus de 50 milliards de dollars.

 

AIG, qui a déjà levé plus de 20 milliards de dollars d'argent frais depuis le début de l'année, serait aussi en discussion avec des fonds d'investissement pour obtenir plus de 10 milliards de dollars supplémentaires.

 

Lehman Brothers au bord de la liquidation, Merrill Lynch contrainte à se faire racheter, AIG cherchant frénétiquement à lever des fonds nouveaux: trois des plus grosses institutions financières américaines étaient en plein désarroi dimanche, à quelques heures d'une ouverture à haut risque des marchés boursiers.

 

Au terme d'un week-end riche en rebondissements, le rideau semblait en passer de tomber sur les quatrième (Lehman) et troisième (Merrill) banques d'affaires de Wall Street. AIG, qui fut pendant des années le numéro un mondial de l'assurance, espérait encore lui lever en urgence les milliards de dollars nécessaires pour calmer les inquiétudes du marché à son égard.

 

Même si les discussions engagées depuis vendredi au siège de la banque de réserve fédérale de New York continuaient encore en début de soirée, Lehman semblait se rapprocher à grands pas d'une liquidation judiciaire.

 

La chute de Lehman représenterait la plus grosse faillite d'une institution financière aux Etats-Unis et sa chute pourrait avoir des conséquences imprévisibles dans une finance mondiale aux activités étroitement imbriquées.

 

Le candidat le plus sérieux à une reprise, le britannique Barclays, a en effet finalement renoncé à présenter une offre, faute d'avoir obtenu des pouvoirs publics des garanties similaires à celles qui avaient été consenties en mars à JPMorgan pour reprendre une autre banque d'affaires, Bear Stearns.

 

Un autre acheteur potentiel, Bank of America, a préféré jeter son dévolu sur un autre concurrent de Lehman, Merrill Lynch, selon la presse américaine.

 

La deuxième banque américaine par les actifs proposerait de la racheter au moins 38,25 milliards de dollars en actions, a précisé le New York Times.

 

Le journal précise que l'offre de Bank of America serait libellée entre 25 et 30 dollars par action. L'action Merrill a terminé vendredi à 17,05 dollars.

 

L'adossement à un groupe puissant, qui a plutôt bien résisté jusqu'ici à la crise du «subprime», permettrait à Merrill d'éviter le sort de Bear Stearns et de Lehman, alors que la spéculation commence à la prendre pour cible.

 

La firme à l'enseigne du taureau, qui a perdu 52 milliards de dollars depuis le début de la crise du «subprime», a vu son cours dévisser de 12% en bourse sur la seule journée de vendredi. Le recul de l'action atteint 68% en un an.

 

Autre cible des spéculateurs, AIG s'apprêterait à annoncer la cession de pans entiers de ses activités pour tenter de rassurer les investisseurs, affirme le Wall Street Journal.

 

AIG, dont l'action a plongé de 31% vendredi, va mettre en vente son activité de financement de l'aéronautique, International Lease Finance Corporation (ILFC), le plus gros client au monde à la fois d'Airbus et de Boeing.

 

AIG avait un temps envisagé de céder cette activité, mais s'était ravisé. Il a de nouveau changé d'opinion devant la nécessité de lever au plus vite des fonds nouveaux, souligne le journal économique.

 

Fondé en 1973, ILFC gère une flotte de plus de 900 avions, valorisés plus de 50 milliards de dollars.

 

AIG, qui a déjà levé plus de 20 milliards de dollars d'argent frais depuis le début de l'année, serait aussi en discussion avec des fonds d'investissement pour obtenir plus de 10 milliards de dollars supplémentaires.

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