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La situation économique de Montréal, où en sommes-nous ?


monctezuma
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L'Eldorado dans le Nord, la saignée à Montréal

 

Publié le 22 mars 2012 à 06h48 | Mis à jour à 06h48

 

Jean-Philippe Décarie

 

La Presse

 

(Montréal) Depuis plus de deux ans maintenant, toute l'action économique du gouvernement du Québec gravite essentiellement autour de la mise en marché de son Plan Nord. S'il est louable de vouloir assurer un développement organisé de nos ressources naturelles, il ne faut pas que le Plan Nord devienne un nouvel Eldorado, un mirage qui masque la dure réalité économique qui afflige nos entreprises manufacturières dans le Sud, à Montréal.

 

Le dernier budget de Raymond Bachand illustre bien combien le Plan Nord est devenu la pièce centrale de la stratégie économique du gouvernement libéral. C'est devenu le projet qui mobilise toutes les énergies des agences gouvernementales à vocation économique.

 

Investissement Québec va doubler à 1,2 milliard le montant de ses interventions dans la mise en place du Plan Nord au cours des cinq prochaines années.

 

Sa nouvelle filiale Ressources Québec prendra même des participations au capital-actions de certaines sociétés minières, recyclant ainsi une idée lancée par Jacques Parizeau.

 

Une idée pas bête quand les choses vont bien, mais qui peut rapidement tourner au cauchemar quand le cycle minier change soudainement de direction.

 

En 1977, Jacques Parizeau était bien fier d'annoncer la nationalisation des deux principaux producteurs d'amiante du Québec, mais l'aventure a coûté combien aux Québécois lorsque ce minerai a été brutalement banni par de nombreux organismes de santé publique du monde entier?

 

La demande pour les métaux est forte. Québec multiplie les annonces de projets d'investissements, mais il suffit que la demande ne fléchisse - même légèrement - pour que les prix s'effondrent et que l'on décide de reporter des investissements annoncés.

 

Le Plan Nord se résume pour l'instant à une route de 250 kilomètres qu'on est en train de construire entre Temiscami et le projet de la mine de diamants Renard.

 

Rio Tinto a payé 38 milliards, en 2007, pour faire l'acquisition d'Alcan, lorsque le marché de l'aluminium était à son sommet. Aujourd'hui Rio Tinto regrette amèrement d'avoir si cher payé une entreprise dont elle est en train de revendre certains morceaux pour réduire la dette colossale qu'elle a contractée.

 

Bref. le secteur minier est modulé par des cycles et les changements de cycles peuvent produire des interruptions d'activités tout aussi soudaines que brutales.

 

La réalité sudiste

 

Parlant d'interruption d'opérations soudaine et brutale, celle annoncée par la société Aveos de Montréal - l'avant-veille du dépôt du budget Bachand - a été comme tout le monde l'a constaté particulièrement odieuse.

 

Jeter ainsi à la rue 2400 travailleurs sans aucun préavis, pour se placer le lendemain sous la protection de la loi des faillites tout en continuant d'exploiter des installations à moindres coûts au Salvador, est un bel exemple de délocalisation sauvage.

 

Au moment même où Raymond Bachand faisait la lecture de son budget à Québec, l'imprimeur Transcontinental annonçait dans un communiqué laconique la fermeture de deux usines, une en Nouvelle-Écosse et une à Montréal. Dans chacun des cas ce sont 250 emplois qui sont éliminés.

 

La fermeture des usines d'Aveos et de Transcontinental, à deux jours d'intervalle, vient s'ajouter à une série de fermetures d'entreprises manufacturières à Montréal depuis deux ans.

 

Il y a eu la fin des activités de la raffinerie Shell et la perte de ses 800 emplois. Puis l'annonce de la fermeture d'Electrolux à l'Assomption et la disparition de ses 1300 postes d'ici 2014, des emplois qui seront transférés à Memphis, au Tennessee. La firme Technicolor de Mirabel a cessé ses activités l'été dernier et supprimé l'emploi de ses 130 salariés.

 

Enfin, en janvier dernier, c'est le fabricant d'électroménagers Mabe qui a annoncé la fin de ses activités canadiennes et leur déménagement au Mexique d'ici 2014 entraînant la disparition des 740 emplois de cette usine de l'est de Montréal.

 

C'est non seulement un secteur d'activité économique névralgique qui est attaqué de toutes parts, mais c'est aussi le coeur économique du Québec qui est en train de se saigner.

 

À preuve, Montréal affichait en mars 2009 un taux de chômage de 7,8%, égal à celui de Toronto. Aujourd'hui le taux de chômage à Montréal est de 9,2% alors qu'il est à 8,6% à Toronto, 5,1% à Québec et 8,1% à Trois-Rivières. Montréal a vite besoin d'un plan d'attaque, mais il semble que le développement des ressources naturelles ait fait perdre le nord à certains.

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Secteur manufacturier à Montréal: l'hémorragie se poursuit

 

Publié le 22 mars 2012 à 06h32 | Mis à jour à 06h32

 

André Dubuc

 

La Presse

 

(Montréal) Mardi a été une journée catastrophique pour le secteur manufacturier à Montréal. Transcontinental (T.TCL.A) a annoncé la fermeture d'une usine dans l'est de la ville entraînant la perte de 250 emplois, tandis qu'Aveos, qui fait l'entretien des avions d'Air Canada, se mettait en faillite et remerciait 1800 employés. Les mesures du budget Bachand seront-elles suffisantes pour stopper l'hémorragie qui afflige le secteur manufacturier?

 

«Pas à court terme, c'est sûr. Le budget annonce des mesures bien alignées avec les intérêts des manufacturiers, mais ce sont des petites mesures. On ne parle pas ici d'une grande initiative pour relancer le secteur manufacturier», dit Simon Prévost, président de Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ).

 

L'économiste de formation se réjouit particulièrement du crédit d'impôt de 10% sur les taxes sur la masse salariale pour les travailleurs âgés, dans un contexte de rareté de la main-d'oeuvre.

 

Transcontinental a annoncé mardi la fermeture de l'imprimerie Rivière-des-Prairies Quad Graphics au 8000, avenue Blaise-Pascal vers le 30 juin. L'imprimeur cherche à maximiser le taux d'utilisation de ses installations à la suite de l'acquisition de six anciennes usines de Quebecor World. D'autres rationalisations sont à prévoir. La société prévient que l'annonce d'hier marque le début de l'intégration de ces six usines. En 2011, Transcontinental avait supprimé 200 emplois, dont 90 à l'imprimerie Gagné de Louiseville.

 

Imprimeur et éditeur, Transcontinental est frappé de plein fouet par le déclin de l'imprimé. La société avait annoncé la suppression de 1500 emplois en 2009, en réaction à la récession. Les fonds publics ou parapublics étaient venus à la rescousse de la famille Marcoux. La Caisse et le Fonds FTQ avaient avancé chacun 100 millions. L'ex-SGF avait aussi allongé 50 millions.

 

«On sait que l'imprimé n'est pas en croissance, on accepte cela. On a développé par ailleurs une offre de services dans les nouveaux médias. Notre stratégie est de renforcer nos acquis dans l'imprimé et l'édition tout en bâtissant les nouveaux marchés pour nos clients», a confié François Olivier, PDG de TC Transcontinental, à notre chroniqueur Jean-Philippe Décarie la semaine dernière.

 

Ces nouveaux marchés sont le marketing, la diffusion et la distribution internet. Ce secteur représente 10% des revenus annuels, soit 200 millions. Transcontinental veut augmenter ce pourcentage à 15% ou 20% d'ici cinq ans.

 

Pour une politique industrielle intégrée

 

Dans ce contexte, que doit-on espérer des mesures annoncées dans le budget Bachand à l'intention des manufacturiers? «Il n'y a pas un budget qui va empêcher les mises à pied chez Transcontinental, répond Simon Prévost. Il s'agit d'une question de gestion interne, de surcapacité de production et d'évolution de la demande de leurs produits. D'ailleurs, Transcontinental en achetant un concurrent a peut-être évité la fermeture de six usines, au lieu de deux, car, à ma connaissance Quad Graphics n'en voulait pas d'installations canadiennes.»

 

Dans le budget de mardi, le gouvernement propose une aide supplémentaire à l'exportation incluant une entente de 600 000$ sur trois ans entre Export Québec et MEQ. Il entend aussi mettre en place un crédit d'impôt remboursable pour aider les PME à diversifier leurs marchés à l'exportation. Six millions seront consacrés aux technologies de l'information au sein des PME. Il met de l'argent pour augmenter l'offre de formation professionnelle. Des mesures plus senties cherchent à stimuler les exportations dans le vêtement, la forêt et l'agroalimentaire. Le ministre élargit l'application du crédit d'impôt pour l'investissement au secteur de la transformation du minerai.

 

Pour M. Prévost, quoique appropriées ces mesures ne rendent pas moins urgente l'élaboration d'une politique industrielle intégrée qui réduira les taxes sur la masse salariale - les plus élevées au pays- et assurera une meilleure adéquation entre la formation de la main-d'oeuvre et les besoins en emploi. La part du manufacturier dans l'économie québécoise est passée de 22,9% en 2000, à 16,1% en 2011.

 

«J'ai des témoignages de chefs d'entreprise québécoise de moyenne taille qui reçoivent des offres mirobolantes de la part des autorités d'États américains pour y déménager leurs activités», dit Simon Prévost.

 

----------------

 

EN CHIFFRES

 

Population totale (2011)

 

Agglomération 1 886 481

 

Nombre d'emplois

 

Février 2012

 

930 000

 

Taux de chômage À montréal / Février 2012 / 9,2% - QUÉBEC 8,4% - CANADA 7,4% Source : Statistique Canada

 

La fabrication de produits fournit 155 670 emplois dans l'agglomération de Montréal, par rapport à 522 335 dans l'ensemble du Québec.

 

Secteur et nombre d'emplois

 

Aliments + de 14 000

 

Boissons et produits du tabac + de 4100

 

Usines textiles environ 3500

 

Vêtements environ 20 000

 

Produits chimiques environ 11 000

 

Produits informatiques et électroniques + de 10 400

 

Matériel de transport 16 900

 

Source: Ville de Montréal et La Presse Affaires (chiffres de 2009 et 2011)

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Pratt laisse 40 employées aujourd'hui

Transcontinental 250

Johnson & Johnson

Merrill Lynch

Sanofi

MABE

AVEOS

 

ouch... ca va mal. Comme société nous ne concentrons pas assez sur ce sujet. Le débat de la scolarité >>>>>>> débat de notre économie qui coule

 

Que fais-tu dans la vie?

 

C'est quoi ton emploi/ formation ?

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Les secteurs industriels traditionnels de Montréal sont en chute libre, il n'y a pas grand chose à faire.

 

Subventionner comme les américains avec Electrolux? ce serait une grosse erreur. Montréal a une population jeune et habituée à des cycles économiques difficiles, tout cela affecte surtout une population âgée et prête à la retraite. La relève n'est pas chez Aveos, Mabe ou Electrolux.

 

Connaissez-vous Dominion Bags, Jenkins Valves, Harpell Press ou Darling Bros. ?

 

Voici les plus grosses pertes d'emplois subies par Montréal dans les 30 dernières années, et on s'en est toujours bien remis (Quoique non sans misère).

 

Je ne m'inquiète pas trop pour cela.

Edited by cjb
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cjb - le chômage frôlent le 10%. La croissance du PIB a Montreal est de 1 a 1.5%.

 

As-tu des solutions pour empêcher la fermeture des usines manufacturières ?

 

À part chiâler sur internet?

 

et tu n'as pas répondu que fais tu for a living ?

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Les secteurs industriels traditionnels de Montréal sont en chute libre, il n'y a pas grand chose à faire.

 

On ne peut pas compétitionner avec la Chine au niveau des salaires. On peut essayer de tirer notre épingle du jeu au niveau de la qualité et de la valeur ajoute. Pour ça, il faut augmenter notre productivité, favoriser la recherche et le développement et la formation de la main d'oeuvre. Pas nécessairement des études universitaires, mais des formations spécifiques. Il faudrait aussi contrer le décrochage pour que les futurs employés aient une meilleure éducation de base (et de meilleures connaissances générales).

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Oui

1- demander aux syndicats de faire leur juste part

2- réduire les impôts pour la classe moyenne - (la base principale de notre économie)

3- offrir des crédits d'impôts

4- arretez les chicanes anglo/franco sur la question de langue au travail

 

1) Mabe/ Electrolux ( environ 5000 pertes d'emplois): Salaire au Mexique (subventionné aux USA) 7$ de l'heure; Montréal: 20$ de l'heure

On demande quoi au Syndicat? coupure du salaire de 80% ?

 

2) On réduit les impôts de la classe moyenne: les usines rouvrent ?

 

3) Crédits d'Impôts: Subventionner des industries mourantes ?? Pourquoi ???!

 

4) À ma connaissance, cela n'a pas été un problème dans les récentes fermetures !

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1-Réduire les impôts sur les masses salariales, un salaire de 60000$ (juste un exemple), coûte au minimum 67800$ à l'employeur (sans compter la CSST, et assurance santé).

 

2-Réduire les impôts pour la classe moyenne, c'est le vrai moteur de notre économie de consommation.

 

3-Réduire/éliminer les subventions aux entreprises en redonnant une partie en baisse d'impôts aux corporations.

 

4-Imposer des tarifs à l'usage pour certains services publiques, qui seront déductibles d'impôts en fonction du revenu du ménage.

 

Ça ne rouvrira pas les usines de manufactures, elles étaient destinées à fermer, mais par contre, tout ça va renforcer les entreprises et emplois existants (et en créer des nouveaux).

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L'essentiel des coupures depuis 1 an: Usines de papier, électroménagers, aéronautique ( se dirige vers un secteur bas-de-gamme avec la mondialisation), pharmaceutique, etc.

 

Il n'y a rien à faire, ce sont des changements STRUCTURELS dans l'économie.

 

 

Fabriquer du Viagra coûte 25 cennes la pillule en Inde et probablement 10x à Kirkland.

Poser des boulons sur un avion, 5 cennes le boulon à Shenzhen, 2$ le boulon à Dorval.

 

Imprimer du papier journal à partir de forêts vierges en Indonésie, ou respecter un certain code environnemental en Abitibi ?

Assembler des laveuses/sécheuses par des employés sur le Crystal Meth au Mexique à 2$ de l'heure, ou 20$ de l'heure dans l'Est de Montréal?

 

 

 

À moins d'accepter de couper massivement dans les salaires, de prostituer notre niveau de vie, de chier notre environnement, ce sera des fermetures à répétition.

 

Le principal désavantage du Québec est d'être sureprésenté dans ces secteurs en fort déclin.

Ce n'est pas une question de syndicats ou d'impôts.

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