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  1. jeudi 8 fév, 17 h 32 Hydro-Québec prend la pleine mesure du réchauffement climatique: la société d'État a vu ses besoins diminuer d'un térawattheure et demi, de quoi alimenter une ville comme Laval pendant un an. PUBLICITÉ Sa division Distribution a acheté trop d'électricité sur le marché et se retrouve cette année avec près de 5 milliards de kilowattheures de surplus. Hydro-Québec Distribution, qui aurait pu revendre à profit ces kilowattheures sur le marché, tente plutôt de s'entendre avec ses fournisseurs, TransCanada Energy et Hydro-Québec Production. Elle veut reporter d'un an les livraisons prévues à leurs contrats, sans payer de pénalités. TransCanada Energy a refusé de rouvrir son contrat, qui prévoit la livraison à Hydro de 4,1 milliards de kilowattheures par année à 10,5 ¢ le kilowattheure. Hydro-Québec Production a pour sa part accepté de régler le problème et de ne pas livrer à Hydro-Québec Distribution l'électricité prévue cette année, soit 5 milliards de kilowattheures à près de 5 ¢ le kilowattheure. Cette décision lui occasionnera un manque à gagner de 220 millions. De plus, elle a renoncé à encaisser les pénalités prévues au contrat en cas de désistement de l'acheteur, et se prive ainsi de 82 millions supplémentaires, pour un total de 302 millions. « Ce n'est pas de l'argent qui disparaît, l'eau reste dans les réservoirs, a justifié le grand patron d'Hydro-Québec, Thierry Vandal. C'est de l'électricité qui pourra être revendue cette année ou plus tard », a-t-il affirmé mercredi, au moment où les dirigeants d'Hydro-Québec Distribution comparaissaient devant la Régie de l'énergie, à qui ils demandent d'approuver d'urgence l'entente conclue avec la division Production. Le temps presse, les livraisons d'électricité devant commencer dans deux semaines. L'opposition critique la façon de faire L'an dernier déjà, Hydro-Québec prévoyait avoir trop d'électricité pour les besoins de 2007. Selon Hydro, la température anormalement douce du mois de janvier, la fermeture de Norsk Hydro et de plusieurs usines du secteur des pâtes et papiers, de même que la réduction des besoins d'Alcan, ont aggravé la situation et porté les surplus à 5 milliards de kilowattheures. Hydro-Québec Distribution aurait pu vendre ces surplus sur les marchés à profit et faire bénéficier ses clients d'une réduction de tarifs. Elle a refusé de prendre cette voie puisque son mandat n'est pas de revendre de l'énergie et qu'elle n'aurait pas pu en tirer un prix assez intéressant, ont affirmé ses représentants devant la Régie. Ces derniers estiment que les quantités à remettre sur le marché étaient telles que la vente de celles-ci aurait fait baisser le prix de vente. La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'énergie, Rita Dionne-Marsolais, estime que ce genre d'entente mine la crédibilité d'Hydro-Québec sur les marchés financiers. « Le message que ça envoie, c'est qu'Hydro joue selon les règles du marché seulement quand ça fait son affaire », a-t-elle déploré.
  2. J'aime bien ce photographe sur DeviantArt que je regarde depuis quelques temps déjà. Voici quelques unes de ces photos.
  3. <header id="page-header"> 12/10/2016 Mise à jour : 12 octobre 2016 | 4:00 Découvrez Loop, la nouvelle oeuvre de l’événement Luminothérapie Par Jeff Yates Métro </header> <figure> <figcaption> Un projet d'ekumen, conçu et réalisé par Olivier Girouard, Jonathan Villeneuve et Ottoblix en collaboration avec Generique design et Jérôme Roy </figcaption> </figure> À partir du 8 décembre au Quartier des spectacles, contes de fées, roues futuristes et techniques d’animation anciennes se rencontreront avec Loop, la toute nouvelle installation d’art public dans le cadre de l’événement Luminothérapie. L’œuvre a été choisie suite à un concours organisé par le Quartier des spectacles. Métro a pu obtenir un aperçu du gagnant, qui sera dévoilé officiellement mercredi matin. Les 13 exemplaires de Loop ressemblent à de grosses roues futuristes au centre desquelles on peut s’assoir. Une manivelle permet à une ou deux personnes d’actionner le mécanisme, qui fait tourner une bande d’images autour des utilisateurs. Au gré du mouvement de la manivelle, des lumières clignotent, ce qui crée l’illusion que les images s’animent. Le principe est presque identique à celui du zootrope, l’ancêtre du cinéma, explique un des concepteurs, Olivier Girouard. Le mécanisme rappelle aussi la draisine à levier, ce mode de transport qu’on voit dans les anciens westerns ou dans les dessins animés de Bugs Bunny. Une boîte à musique actionnée par le mouvement de la roue apporte quant à elle une dimension sonore à l’œuvre. L’idée était d’ailleurs de combiner d’anciennes technologies avec un habillement futuriste, selon un autre des concepteurs, Jonathan Villeneuve. «On voulait partir de technologies ultra archaïques, la boite à musique, le zootrope, la draisine à levier. On voulait les transformer et de les inclure dans un objet qui a vraiment l’air sorti du futur.» Les courtes séquences se veulent une sorte de version analogue des gif animés, ces images en mouvement qui pullulent sur le web. «Tout ce qu’on voit sur notre ordinateur, ça a commencé avec des technologies primitives comme ça. C’est un retour à ces racines-là», précise M. Girouard. Le thème de l’édition 2016-2017 de Luminothérapie est le conte traditionnel, tels La belle au bois dormant et Le Petit chaperon rouge. Chacune des installations Loop contiendra une courte animation de trois ou quatre secondes mettant en vedette un de ces comptes. Des vidéoprojections sur les bâtiments autour du site agiront aussi à titre de décor pour les contes, illustre M. Girouard. «Parce que c’est si court et si rapide, c’est mieux de jouer avec des images hyper connues, avance-t-il. La compréhension des images doit se faire tout de suite.» Le projet Loop a été choisi parmi 5 finalistes d’un concours organisé pour le compte de la 7ième édition de Luminothérapie. Il a été réalisé en collaboration avec les entreprises Ottoblix et Generique design, ainsi que Jérôme Roy et Thomas Ouellet Fredericks. Decouvrez Loop, la nouvelle oeuvre de l’evenement Luminotherapie | Metro
  4. http://journalmetro.com/actualites/montreal/350694/luc-ferrandez-montreal-doit-faire-preuve-dambition/
  5. Extrait du bulletin de Saint-Laurent: Le conseil a approuvé plusieurs projets de construction d'envergure, dont deux ensemble de développement résidentiel comprenant des commerces et des services de proximité qui favoriseront une densification urbaine dans une perspective de développement durable. Situé sur une partie du quadrilatère formé par la rue Grenet, le chemin Laval et les boulevards Marcel-Laurin et Henri-Bourassa, le premier comprendra environ 340 logements et permettra l'intensification et la diversification d'activités aux abords de la gare et de la future station de métro Bois-Franc. (...) Ces projets ne sont qu'une première étape d'une planification de quartiers plus larges autour de la gare Bois-Franc et du secteur Thimens/Lucien-Thimens. La démolition du Monsieur Muffler est entamée. Ce sera voisin du Phoenix et de la Place de la gare Bois-franc. Au coin de Marcel-Laurin et Henri-Bourassa http://www.vslcondos.com
  6. Voici un projet intéressant en périphérie de Montréal qui mérite qu'on s'y attarde un peu! Il s'agit d'un complexe écotouristique d'envergure international situé à Sorel et qui oscille les 48M$. Étant pas très profesionnel avec tout ce qui est question de mettre des photos sur le forum, je vous laisse le lien du projet pour vous faire une idée du projet et aussi l'article de presse qui parle des dernières informations. Projet: http://www.ecomonde.ca/ Article: http://www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/economie/201008/30/01-4310873-un-projet-de-48-millions-a-sorel-tracy.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4315863_article_POS3
  7. Quelque 800 événements culturels auront lieu cet été dans la province. Plusieurs régions bénéficient de retombées d'environ 500 millions de dollars par année générées par ces événements. Pour en lire plus...
  8. Ces cadres ont souvent un important rôle à jouer quand une organisation vit des changements. Pour en lire plus...
  9. Il s'agirait d'emplois contractuels. Ces suppressions auraient été effectuées depuis le mois d'octobre. La compagnie refuse toutefois de commenter. Pour en lire plus...
  10. Si les pharmacies se sont transformées en magasins généraux, ces professionnels de la santé doivent passer à une nouvelle mutation commerciale, comme l’ont fait les épiciers et les quincailliers. Pour en lire plus...
  11. Ces revenus pour le premier pays exportateur de brut latino-américain ont atteint près de 48,5 G$ au premier semestre de l'année, en forte hausse de 78% par rapport à la même période en 2007. Pour en lire plus...
  12. Selon le dernier rapport sur les petites entreprises de Marchés mondiaux CIBC, la performance de ces PME a été supérieure l’an passé à celle de l’économie dans son ensemble et continuera sur sa lancée. Pour en lire plus...
  13. Des sénateurs américains républicains et démocrates ont annoncé jeudi être parvenus à un accord sur un plan de sauvetage. La veille ces efforts avaient terminé dans une impasse. Pour en lire plus...
  14. Le 4e plus gros transporteur aérien américain, Continental Airlines, va prochainement supprimer des milliers d'emplois en raison des prix records du carburant. American et United ont pris des mesures similaires ces dernières semaines. Pour en lire plus...
  15. Montréal-la-paumée La Presse Il y a 514 000 personnes pauvres à Montréal. La plupart de ces personnes travaillent au salaire minimum ou alors sont sur l’aide sociale et dans tous les cas, elles peinent à joindre les deux bouts. D’autres, en revanche, sont bien au-delà de la pauvreté ordinaire. Ils sont toxicomanes, prostituées, itinérants. Ils habitent dans des chambres miteuses, des taudis insalubres, ou alors carrément dans la rue. Ces hommes et ces femmes ont atteint le bout du désespoir, le fond du baril. Au printemps dernier, nos journalistes et nos photographes se sont immergés dans la réalité de cette pauvreté extrême. Katia Gagnon, dont vous pouviez lire les reportages hier, a passé une semaine dans l’autobus de l’organisme l’Anonyme, qui distribue des seringues propres aux toxicomanes. Michèle Ouimet, dont les textes sont publiés aujourd’hui dans le cahier Plus, a vécu deux semaines dans une maison de chambre insalubre du quartier centre-sud et a occupé de petits boulots. Hugo Meunier, que vous lirez dans nos pages demain a quant à lui passé une semaine au Motel Excel, dans l’est de l’île, où des gens acculés au pied du mur choisissent de vivre en permanence. Patrick Sanfaçon et Ivanoh Demers, nos photographes, ont sillonné la ville pendant plusieurs jours pour entrer dans le quotidien de personnes, jeunes et vieilles, qui ont la rue pour demeure. ___________________________________________________________________________________ Aux premières loges de l’autodestruction (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) Photo Patrick Sanfaçon, La Presse Katia Gagnon La Presse Jeannot pousse la porte du motorisé et s’écroule sur un tabouret. Le jeune homme de 26 ans a dormi quatre heures depuis une semaine. Durant ces sept jours, il a pris un incroyable cocktail de drogues dures. Son corps est agité de soubresauts, comme un pantin désarticulé dont un être invisible tirerait les ficelles. Il lève un bras, avance une jambe, ouvre la bouche. Son corps, assoiffé de sommeil, et son coeur, soumis aux messages contradictoires de l’héroïne — un dépresseur — et de la coke — un stimulant — sont en déroute totale. Jeannot est au bord de la surdose. Lundi, 23 h. La rue Ontario est un tapis de satin noir. La pénombre règne dans le motorisé. Seule une petite rangée de lumières éclaire la figure de cire de Jeannot, beau jeune homme à la crinière blonde. Après quelques minutes, l’effet de la roche de crack qu’il vient tout juste de fumer se dissipe. Péniblement, Jeannot se lève et va à l’arrière voir Andréanne Fafard, une intervenante de L’Anonyme. Jeannot commence par vider ses poches. Il en sort 10 seringues usées. «Tu as vraiment besoin de dormir», lui fait remarquer l’intervenante. «Je vais aller au squat. Et je vais dormir avec ça», annonce le jeune, en sortant de ses poches un petit sachet contenant 10 comprimés de Seroquel, un puissant médicament antipsychotique. Andréanne Fafard le regarde longuement. «Tu ne vas pas tout prendre, c’est promis ?» Jeannot promet. Il jette ses seringues usées. Puis, il ramasse quelques seringues propres. En sortant de l’autobus, il se retourne et, pendant quelques secondes, il a l’air de ce qu’il aurait toujours dû être: un jeune magnifique, qui sourit de toutes ses dents, le pouce en l’air. La porte se referme en claquant. Jeannot ira-t-il vraiment dormir dans son squat ? Andréanne et sa collègue, Maude Calvé-Thibault, n’en savent rien. Mais qu’auraient-elles pu faire ? Le jeune ne voulait pas aller à l’hôpital. Aucune ressource d’hébergement n’accepterait un jeune aussi intoxiqué. «Il aurait juste besoin d’une place pour dormir pendant trois jours. Mais ça n’existe pas», dit Andréanne Fafard. «On est souvent devant l’impuissance, ajoute sa collègue. On est aux premières loges de la misère et de l’autodestruction.» Les deux intervenantes connaissent bien Jeannot. C’est un habitué. L’autobus bariolé est probablement l’un des seuls repères dans sa vie de jeune junkie itinérant. Car Jeannot et quelques autres vivent, hiver comme été, sur ce coin de rue. «Un soir, il est venu dans l’autobus, raconte Andréanne Fafard. Il a mis sa musique, il s’est mis à danser. Après, il s’est assis. Il nous a parlé. Il venait d’apprendre qu’il était atteint du VIH.» Minuit, quartier Centre-Sud. Un jeune et sa copine mendient, assis sur le trottoir. Ils ont un chien. Elle est enceinte. L’autobus s’arrête juste devant une porte du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Cette porte, c’est celle d’Yvonne. La femme de 47 ans ne peut pas sortir de chez elle le soir : elle est «quadrilatère» dans toute l’île de Montréal. «Quadrilatère», c’est la sanction donnée par un juge aux prostituées. Elles n’ont pas le droit de se trouver, le soir, dans le quadrilatère donné. Yvonne, elle, a tellement fait de prostitution, partout à Montréal, qu’un jour, un juge s’est fatigué : il l’a confinée à sa maison tous les soirs. Ce qui ne veut pas dire qu’Yvonne a arrêté de se prostituer. Elle harangue les clients de sa fenêtre ouverte. Et ce soir, elle a besoin de «matériel». L’autobus s’arrête donc juste vis-à-vis sa porte. Yvonne regarde à gauche de sa porte, à droite. Pas de policiers en vue. Yvonne porte une minijupe et une camisole noire qui laisse voir ses seins décharnés. Elle n’a pas une dent dans la bouche. Ce qui est, semble-t-il, très apprécié des clients. Idéal pour les fellations. Yvonne n’arrête pas de bouger ni de parler. Elle est toujours comme ça. Mais ce soir, en plus, elle a un problème. «Je pense que je suis enceinte.» Ce serait son septième enfant. Des enfants qui sont, évidemment, tous placés. Deux de ses filles font elles aussi de la prostitution. «La grossesse, ça ferait combien de temps ?» dit Andréanne. «Ah, je m’en câlisse. Je m’en câlisse», dit d’abord Yvonne. Mais finalement, elle plie. Elle ira cette semaine à l’hôpital passer un test de grossesse avec Pénélope Boudreau, l’infirmière qui travaille à bord du motorisé. Quatre heures et demie du matin, coin Sainte-Catherine et Saint-Hubert. C’est l’aube. Un jeune homme aux traits autochtones danse au milieu de la rue. Puis, il s’agenouille, front contre le bitume. Rue Frontenac. Le cellulaire de l’autobus sonne. C’est une jeune femme, elle a un urgent besoin de seringues. Elle arrive en courant sur ses talons hauts. Blonde, 27 ans, enceinte de sept mois. «Le monde chez nous n’a plus de seringues propres et ils sont en train de virer fous, lance-t-elle. — Et toi, tu ne consommes pas ? lui demande Andréanne Fafard. — Non. Moi je fume juste du crack, répond la fille. — Es-tu suivie pour ta grossesse ? — Non.» L’intervenante lui propose de venir voir l’infirmière à bord de l’autobus. Elle insiste. La fille, méfiante, ne veut rien savoir. Elle repart avec une boîte de 100 seringues. En sortant, elle jette un coup d’oeil explicite au passager d’une camionnette. «Elle fait encore de la prostitution», observe Maxim Leroux, qui travaille à bord ce soir. Et ça pogne, les femmes enceintes ? «Toutte pogne», dit-il, d’un ton las. Donner des seringues à une femme enceinte, ça pose quelques questionnements éthiques. «Si on ne lui donne pas de seringues, elle va se piquer avec des seringues sales», dit Andréanne Fafard. Sylvain Kirouac, travailleur de rue à L’Anonyme, a une autre vision des choses. Il travaille rarement dans le motorisé. Il arpente plutôt les «piaules», ces appartements où se rassemblent les toxicomanes. Il a déjà posé un ultimatum à une cliente, enceinte pour la deuxième fois en moins d’un an. «Tu arrêtes de consommer ou je coupe le contact.» Justine a choisi de couper les ponts. Quand on l’a emmenée à l’hôpital pour un avortement tardif, le médecin lui a lancé, à la fin de l’intervention : «Le bébé était encore vivant quand on l’a sorti.» Justine s’est réveillée sous l’effet de cette douche psychologique glacée. Elle s’est sortie de la dope. Vingt-deux heures trente, quartier Pointe-Saint-Charles. Un homme de 50 ans entre dans l’autobus avec un sac réutilisable. Il repart avec 100 seringues, 288 condoms et 5 pipes à crack. Quand l’autobus de L’Anonyme a commencé à rouler, il y a 18 ans, il tournait autour du centre-ville, du Centre-Sud et d’Hochelaga-Maisonneuve. Mais les populations-cibles ont lentement migré ailleurs dans l’île. Le motorisé a suivi. L’Anonyme roule maintenant dans 10 quartiers de la métropole. Nous sommes aujourd’hui dans NDG, coin Walkley et Chester. Un des secteurs les plus dangereux de Montréal. Ici, les filles ne font pas le trottoir : elles sont derrière les murs de ces immeubles, souvent sous la coupe de gangs de rue. Ici, les relations sans condom sont plus payantes. «Il y a beaucoup de demande pour des tests de grossesse, souligne Maxime Leroux. On leur explique que l’avortement n’est pas une méthode de contraception. Elles disent oui, mais elles reviennent.» Ici, donc, les filles ne sont pas dans la rue, et les jeunes ne sont pas itinérants. Prenez Jacob, par exemple, qui monte à bord. Il est grand, beau et jeune. Et, évidemment, il est noir. Sauf qu’un Noir, coin Walkley et Chester, ça rend les policiers nerveux. Il y a quelques mois, Jacob s’est fait arrêter parce qu’il n’avait pas de réflecteur sur sa bicyclette. Son ami a voulu prendre sa défense. Le copain avait les mains dans les poches. Le banal incident s’est ainsi transformé en opération majeure. Les renforts, six autos de police, les armes sorties. Jacob était couché sur l’asphalte. «J’ai eu peur, man, je tremblais. J’étais sûr que la policière allait tirer», raconte Jacob. Dans Saint-Michel, le portrait est semblable. Le soir de notre passage, l’autobus était garé près du boulevard Pie-IX. Soudain, on a entendu une série de petits claquements secs. Quatre jeunes Haïtiens sont accourus dans l’autobus. «Des coups de feu. Près de la 47 e», ont-ils hurlé en choeur. Le plus jeune, terrorisé, s’est couché sur le plancher de l’autobus. Il y a deux ans, devant ces immeubles de la 48e Rue, il y avait beaucoup de prostitution. «Les problématiques étaient identiques au centre-ville. Une fille dans une piaule qui se prostitue. Une autre qui est enceinte et qui se shoote», raconte Maude Calvé-Thibault. La police a fait le grand ménage. Néanmoins, les intervenants y distribuent plusieurs centaines de condoms par semaine. Les filles y sont souvent de petites poupées hypersexualisées, encouragées à être passives. Pour les pousser à exiger le port du condom, les intervenants ont conçu des petites culottes roses dotées de slogans évocateurs. J’ai le gros bout du bâton. Terrain de jeu protégé. On donne les petites culottes aux filles et la discussion s’engage. On distribue assez peu de matériel d’injection dans Saint-Michel. Ce qui ne veut pas dire que la toxicomanie n’existe pas, loin de là. « On est allés une fois à (la polyvalente) Louis-Joseph-Papineau pour la semaine de la toxicomanie. C’est écoeurant les problématiques qu’on a eues. J’ai jasé avec un jeune de 14 ans : il avait de très bonnes connaissances en injection. À 14 ans !» raconte Maxim Leroux. Il a fallu beaucoup de temps et de patience aux intervenants pour apprivoiser des quartiers comme Walkley ou Saint-Michel, qui sont, résume l’intervenant, «un monde clos». Au début, les jeunes vêtus à la mode des gangs de rue entraient dans l’autobus en roulant des épaules. Ils ouvraient toutes les armoires et piquaient des trucs. « Et aujourd’hui, ce sont les anciennes fortes têtes qui rappellent les nouveaux à l’ordre ! » rigole Maxim. Mais les heures passées à attendre en vain des clients ont fini par payer. Les intervenants ont tissé des liens durables. Dans Côte-des-Neiges, ce soir, quatre femmes antillaises partagent leurs fruits de tamarin avec Maude Calvé-Thibault et Andréanne Fafard. «Avez-vous des condoms pour femmes ?» demande l’une d’elles. Maude déballe un échantillon. La chose a l’air d’un sac ziploc lubrifié. Tout le monde croule de rire. Vingt et une heures trente, quartier Saint-Michel. Un couple monte dans l’autobus avec un bambin de 3 ans. Le petit prend un verre de jus. La mère a 16 ans. Son conjoint, 14. Ce soir, avant de monter dans l’autobus, Maude Calvé-Thibault veut superviser une entrevue. Maude a convaincu un certain nombre de jeunes de la rue de réaliser des émissions de radio qui seront diffusées sur les ondes de CIBL. Ce soir, Marie-Pierre, 25 ans, interviewe sa mère, Jocelyne, 52 ans. Marie-Pierre a été toxicomane pendant des années. Elle s’est prostituée. Elle a perdu la garde de ses deux filles qui habitent chez Jocelyne. Leur échange est bouleversant. « Ça a été quoi, le plus difficile ?» demande Marie-Pierre. « Il y a eu beaucoup de choses difficiles, répond Jocelyne. Ce qui m’a sauvée, c’est que j’ai cessé d’être ta mère. Ce sont tes filles qui m’ont sauvée quand je suis devenue leur mère à elles. Parce qu’avant, j’avais l’impression d’être au bord d’une piscine, de voir ma fille se noyer et de ne pas pouvoir la sauver.» Elle aussi était aux premières loges de l’autodestruction. L’Anonyme, c’est quoi ? C’est un organisme communautaire qui oeuvre auprès des usagers de drogues injectables — 23 000 personnes à Montréal — en prévention du sida. Son motorisé, qui roule cinq soirs et deux nuits par semaine, arpente 10 quartiers. Ils distribuent des condoms, ainsi que du matériel d’injection et des pipes à crack. Les travailleurs sociaux à bord font de l’intervention sociale et de l’éducation sexuelle. La clientèle cible a entre 14 et 30 ans. L’an dernier, L’Anonyme a donné 191 000 condoms, 67 000 seringues, 2500 pipes à crack. L’équipe d’intervenants a rejoint plus de 10 000 personnes. Pourquoi distribue-t-on du matériel d’injection ? D’un point de vue de santé publique, il est préférable de distribuer du matériel propre aux toxicomanes afin qu’ils évitent des maladies comme le sida ou l’hépatite C. Il vaut également mieux que les prostitués se protègent du sida en exigeant du client qu’il porte le condom. C’est la philosophie de réduction des méfaits. MULTIMEDIA :: http://multimedia.cyberpresse.ca/pauvrete/index.html
  16. 16/03/2007Le Québec est le troisième émetteur de polluants atmosphériques en importance au Canada, selon les plus récentes données compilées par l'Association canadienne du droit de l'environnement. Il se classe quatrième pour les GES. Les installations québécoises ont rejeté en 2005 près de 600 millions de kilogrammes de polluants dans l'air, soit 15 % de la totalité émise par le Canada Ainsi, la Belle Province se classe troisième derrière la championne incontestée, l'Alberta (27 %), et sa plus proche voisine, l'Ontario (21 %). Au total, les entreprises canadiennes ont émis plus de 4 milliards de kilogrammes de polluants atmosphériques, dont les trois quarts sont jugés toxiques par la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Ces polluants sont associés à la contamination toxique, au smog, aux pluies acides ainsi qu'à divers effets sur la santé tels que les troubles respiratoires et le cancer. GES En ce qui a trait aux GES, le Québec se classe en quatrième position, côte à côte avec la Saskatchewan, en frôlant les 20 millions de tonnes. Le Québec est néanmoins bien loin de l'Alberta (110 millions) et de l'Ontario (80 millions). Le total canadien d'émissions de GES par les entreprises est de 279 tonnes, comparativement à 278 pour l'année 2004. Ces données sont publiées alors même qu'un comité parlementaire révise la Loi sur la qualité de l'air, qui sera déposée devant le Parlement d'ici la fin du mois. «L'environnement est la priorité des Canadiens et devrait également être la priorité de nos élus, qui devraient s'engager à apporter des changements nécessaires et à adopter une loi sur la qualité de l'air qui soit efficace», soutient Aaron Freeman, directeur des politiques pour le groupe Défense environnementale. Les chiffres sont fournis par les entreprises elles-mêmes à l'Inventaire national des rejets de polluants (INRP). Le classement est effectué à partir de ces données par l'organisme Défense environnementale et l'Association canadienne du droit de l'environnement.
  17. Assoiffées de capital, les banques canadiennes sollicitent ces jours-ci les investisseurs particuliers par des émissions d'actions privilégiées aux dividendes plus qu'alléchants. Pour en lire plus...
  18. Ces risques diminuent en raison car les constructeurs devraient toucher jusqu'à 50 G$ US en prêts du gouvernement américain. Pour en lire plus...
  19. Cette somme représente une prime de 78,7% par rapport au prix moyen de vente des actions de la société ces 20 derniers jours. Pour en lire plus...
  20. Controverse au Québec sur de futurs ports méthaniers LE MONDE | 01.10.07 | 15h14 • Mis à jour le 01.10.07 | 15h14 MONTRÉAL (CANADA) CORRESPONDANCE es opposants à trois projets de ports méthaniers au Québec réclament un moratoire sur leur développement, en attendant une révision de la stratégie énergétique de la province. Alors qu'il faut réduire les gaz à effet de serre et "s'affranchir de notre dépendance aux énergies fossiles", ces projets auraient pour effet de la prolonger, estime Daniel Breton, porte-parole du groupe Québec-Kyoto. Deux des trois projets sont bien avancés. Le terminal d'Energie Cacouna, au bord du fleuve Saint-Laurent (200 km en aval de Québec), avec TransCanada Pipelines et Petro-Canada pour promoteurs, a déjà l'accord du gouvernement provincial. Il pourra accueillir, dès 2012, des méthaniers transportant au moins 145 000 m3 de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Russie et du Moyen-Orient. Ce GNL sera ensuite gazéifié pour alimenter le marché nord-américain via des gazoducs. Le sort du deuxième terminal est en train de se jouer, avec décision du gouvernement attendue pour les tout prochains jours. Le projet Rabaska vise à construire un terminal méthanier à Lévis - 10 km en aval de Québec - avec Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge pour promoteurs. Il compte alimenter dès 2010 les marchés québécois et ontarien. Depuis des mois, promoteurs et opposants s'affrontent sur ce projet qui a néanmoins obtenu cet été le feu vert du Bureau d'audiences publiques en environnement du Québec. Les groupes environnementaux et une partie de la population maintiennent la pression sur Québec, estimant que le projet est trop risqué pour l'environnement et non justifié économiquement. Ils critiquent surtout l'implantation d'une installation à hauts risques dans une zone patrimoniale, non loin d'une ville du patrimoine mondial de l'Unesco, et face à l'île d'Orléans, berceau de la Nouvelle-France. "C'est comme si vous le mettiez devant le Mont Saint-Michel", clame Gaston Cadrin, président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu. Sans compter, ajoute-t-il, que le fleuve est une voie difficile pour la navigation etqu' "en cas d'échouage, de collision ou de sabotage, le méthanier deviendrait une bombe". Le projet est "beaucoup trop risqué pour la population et les écosystèmes", résume l'ancien ministre québécois de l'environnement Thomas Mulcair, devenu député néo-démocrate à Ottawa. Pour la sécurité des personnes, l'emplacement du port et des réservoirs de GNL pose aussi un problème, avec la proximité d'une soixantaine d'habitations et d'une école. Mathieu Castonguay, directeur général de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, rappelle que Rabaska générera, selon les chiffres officiels, 12,8 millions de tonnes de gaz à effet de serre durant le cycle de vie du gaz, soit l'équivalent des émissions de 3,5 millions d'automobiles. Ces émissions seront aussi à la hausse car, en Alberta, la production de pétrole à partir des sables bitumineux, une industrie gourmande en énergie, augmentera grâce à une disponibilité accrue de gaz. Les promoteurs de Rabaska arguent que le terminal permettra au Québec de diversifier ses sources d'approvisionnement, alors que ses opposants jugent qu'il n'en tirera que plus d'insécurité. M. Breton souligne que la région passera d'une source d'approvisionnement fiable (l'Ouest canadien) à des sources qui le sont moins à ses yeux, comme la Russie, l'Algérie ou le Qatar. Claude Martel, directeur du Sierra Club-Québec, qualifie ces projets de "marché de dupes" pour le Québec : les voisins américains auront du gaz mais pas l'inconvénient des ports méthaniers. "Tout ce qu'on va faire, note-t-il, c'est ouvrir une valve entre pays producteurs et clients, en nous laissant gérer les risques." Anne Pélouas Article paru dans l'édition du 02.10.07.
  21. La bourse montréalaise a acquis une participation de 53 % dans la Boston Options Exchange. Un mariage naturel pour ces deux bourses de produits dérivés. Pour en lire plus...
  22. Bonjour ! J'ai décidé hier de créer une série de photo sur l'architecture des écoles. J'adore l'architecture et j'étudie en photo, donc un des mes sujets favori en photo est l'architecture et l'urbanisme. L'architecture des écoles n'est pas ce qu'il y a de plus extraordinaires, surtout celles construites après les années 60. Dans cette série j'espère pouvoir vous faire découvrir et partager des angles de vues qui feront sortir la beauté de ces immeubles souvent en mauvaise état. Voici la première photo de cette série. Construit en 1967 par le Collège Français, ce bâtiment était un annexe pour la division primaire du collège Français jusqu'en 2000. Depuis 2000, elle abrite "L'École des Premières Lettres", une OSBL dirigé par les parents des enfants.
  23. Pas d’austérité chez Hydro-Québec Pendant que le gouvernement Couillard propose un gel salarial à ses 540 000 fonctionnaires pour les deux prochaines années, les employés d’Hydro-Québec verront leurs chèques de paie bondir de 7,2 %. Dès le 1er janvier, les salaires de 15 000 travailleurs d’Hydro-Québec seront notamment bonifiés de 4,2 %. En 2016, c’est une hausse de 3 % qui attend les employés de la société d’État. En tout, au cours des quatre prochaines années, les salaires des employés d’Hydro-Québec progresseront de 12,45 %. Ces impressionnantes hausses ont été consenties lors du renouvellement de la dernière convention collective ratifiée il y a un an, en décembre 2013, avec sept des huit syndicats de la société d’État. Pour justifier de telles hausses, Hydro-Québec dit avoir mis fin au controversé régime annuel de primes à la performance offert à ses employés depuis une dizaine d’années. Ce régime de primes était décrié parce qu’Hydro-Québec détient le monopole de la vente d’électricité au Québec et que les objectifs de ce régime étaient trop faciles à réaliser. En 2013 (pour l’année 2012), ce régime a distribué 88 millions $ aux travailleurs d’Hydro-Québec. Pour compenser la fin de ces généreux bonis, la société d’État a toutefois décidé d’ajuster les échelles salariales de ses travailleurs syndiqués à compter du 1er janvier 2015. Prime de 84 M$ Pour l’année 2014 qui se termine, Hydro-Québec dit avoir «gelé» les salaires de ses travailleurs et ne versera pas la fameuse prime au rendement. Or, les travailleurs d’Hydro-Québec ont touché en avril 2014 (pour la dernière fois) la prime dite de rémunération incitative pour la performance financière de la société d’État réalisée en 2013, a appris Le Journal. Cette prime de 84 millions $ équivaut à tout près de 4000 $ par employé ou jusqu’à 4,5 % de leur salaire annuel, soit 1,5 % lorsque les objectifs financiers sont atteints et jusqu’à 3 % en se fondant sur les indicateurs de rendement de l’entreprise. Hydro-Québec persiste à dire que ses travailleurs syndiqués subiront néanmoins un «gel de rémunération» l’an prochain. «Pour 2015, une portion de la rémunération incitative a effectivement été intégrée aux échelles salariales, d’où l’augmentation de 4,2 %», a indiqué hier un porte-parole d’Hydro-Québec, Patrice Lavoie. Les cadres aussi Les travailleurs non syndiqués d’Hydro-Québec ne sont pas en reste. Eux qui ont vu leurs salaires progresser de 1,75 % en 2014, auront droit à une hausse de 2 % en 2015. http://www.journaldemontreal.com/2014/12/17/pas-dausterite-chez-hydro-quebec
  24. Les prix de ces produits sont demeurés inchangés au Canada en octobre par rapport à septembre, la forte dépréciation du dollar canadien ayant annulé l'effet négatif de la baisse des prix du pétrole raffiné. Pour en lire plus...