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Comment tromper efficacement les québécois...


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http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/424197/comment-vendre-un-pipeline-aux-quebecois

 

 

Comment vendre un pipeline aux Québécois

TransCanada dispose d’un plan précis pour faire aboutir le projet Énergie Est

18 novembre 2014 |Alexandre Shields | Actualités sur l'environnement

 

Le rapport souligne que le « scepticisme » par rapport à l’utilisation du train « est très fort » depuis les événements tragiques de Lac-Mégantic.

Si elle veut convaincre les Québécois d’appuyer son mégaprojet de pipeline Énergie Est, TransCanada doit vanter la sécurité de ce moyen de transport par rapport au train, dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic. La pétrolière doit aussi établir des stratégies afin de nuire aux opposants tout en éduquant les citoyens d’ici sur les vertus du pétrole des sables bitumineux.

 

Ce sont là certains des principaux piliers du « plan stratégique » pour le Québec élaboré par la multinationale des relations publiques Edelman, à la demande de TransCanada. Le document, obtenu par Greenpeace et transmis au Devoir, présente plusieurs éléments clés de la stratégie qui devrait se déployer dans le but de convaincre les Québécois d’accepter le passage ici du plus important projet de transport de brut albertain en Amérique du Nord.

 

Revenant d’entrée de jeu sur le fait que le transport de pétrole est devenu un « enjeu majeur » pour les citoyens du Québec depuis la catastrophe de Lac-Mégantic, le rapport souligne que le « scepticisme » par rapport à l’utilisation du train « est très fort » depuis ces événements tragiques. Les Québécois, peut-on lire, souhaitent désormais être mieux « protégés », et « le pipeline pourrait constituer une réponse à cette préoccupation ». Les pipelines peuvent en fait constituer une « nouvelle opportunité » de transport pétrolier, même s’ils demeurent toujours « méconnus » du public.

 

Edelman, qui a aussi travaillé sur le projet de pipeline Keystone XL, propose justement d’éduquer les Québécois à ce sujet. « Les Québécois ne sont pas familiarisés avec le pétrole comme source d’énergie. Les mythes et les appréhensions sont encore plus présents lorsqu’il s’agit du pétrole provenant des sables bitumineux albertains, qui sont directement associés au gouvernement de Stephen Harper. L’éducation sur le sujet est donc fortement requise », peut-on lire dans le document de 45 pages rédigé en anglais.

 

Investir pour convaincre

 

Dans ce contexte éducatif mis en avant par la pétrolière, il serait toutefois préférable d’utiliser le bon langage. « Nous recommandons de continuer à miser sur le terme “ressources naturelles” lorsque cela est possible, plutôt que le terme “sables bitumineux”, qui est perçu négativement », écrit Edelman dans ce rapport daté du 20 mai 2014. Celui-ci fait partie d’une série de documents confidentiels obtenus par Greenpeace.

Puisque le projet de pipeline et de port d’exportation de Cacouna touche plusieurs communautés du Québec, la firme de relations publiques souligne l’importance de réaliser des investissements financiers afin de rallier la population à son projet. « Nous recommandons de définir un programme d’investissement communautaire spécifique au fleuve Saint-Laurent en raison de son importance dans le projet, en misant sur la restauration de quais et d’infrastructures riveraines puisque cela pourrait générer un retour sur l’investissement significatif. »

 

Edelman estime aussi que « soutenir une campagne majeure de financement d’une université québécoise tout en contribuant à ses efforts dans la recherche environnementale pourrait aider à démontrer le sérieux de TransCanada par rapport à ces enjeux, mais aussi contribuer à améliorer l’image de la compagnie ». Le Devoir révélait récemment que TransCanada négocie actuellement avec l’Institut des sciences de la mer de Rimouski le financement d’une chaire de recherche sur le Saint-Laurent axée sur l’étude du béluga.

 

En plus de ces engagements financiers, TransCanada devrait rencontrer et chercher à rallier à sa cause des personnalités influentes du Québec. La liste établie par Edelman comprend 19 noms, dont ceux de Brian Mulroney, Lucien Bouchard, Monique Jérôme-Forget, Pierre Marc Johnson, Denis Coderre, Régis Labeaume, le p.-d.g. d’Hydro-Québec, Thierry Vandal, ainsi que le président de la Caisse de dépôt et placement, Michael Sabia.

 

Contrer l’opposition

 

S’il importe de se doter d’alliés, Edelman insiste aussi sur la nécessité de contrer les opposants, qui sont d’ailleurs de plus en plus nombreux. « Si on les laisse faire, les opposants à Énergie Est utiliseront chaque information à leur disposition pour attaquer le projet et TransCanada. » La firme souligne notamment la nécessité d’établir le profil précis des groupes d’opposants.

 

« Dans le but d’ajouter des obstacles aux opposants, nous travaillerons avec des tierces parties et nous les armerons avec l’information dont ils ont besoin pour faire pression sur les opposants et les distraire de leur mission », fait aussi valoir la firme de relations publiques. Ces « tierces parties » pourraient être par exemple des voix « crédibles » recrutées au sein des communautés.

 

Parmi les arguments à mettre en avant, celui des bénéfices économiques semble être en haut de la liste. Edelman estime ainsi qu’à la suite des récentes élections, les Québécois ont tourné le dos à la question nationale et sont désormais plus préoccupés par les problèmes économiques. « Dans ce contexte, le projet Énergie Est pourrait être présenté comme une nouvelle occasion d’insuffler une nouvelle vie dans l’économie du Québec, grâce à la création d’emplois et d’effets indirects positifs sur d’autres secteurs. »

 

La firme recommande par exemple de mettre en avant l’argument des bénéfices économiques afin de mieux faire accepter la construction d’un port pétrolier en plein coeur de la pouponnière des bélugas du Saint-Laurent. « L’impact économique du projet sera un argument fort pour rallier la communauté [de Cacouna] au projet », affirment les auteurs de la stratégie préparée par Edelman.

 

Le projet doit permettre, à terme, de créer 133 emplois directs au Québec. Le pipeline Énergie Est doit faire passer ici 1,1 million de barils de pétrole brut chaque jour, soit l’équivalent de 1335 wagons-citernes. La province deviendra ainsi le point le plus stratégique au Canada pour l’exportation de pétrole des sables bitumineux.

 

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Le document obtenu par Greenpeace et révélé par le Devoir ce matin, est la plus belle démonstration de la plus abjecte mauvaise foi de TransCanada, qui élabore toute une stratégie afin de pouvoir manipuler efficacement l'opinion publique québécoise, et ainsi forcer son pipeline sur notre territoire. C'est bien sûr sans égard à nos intérêts, ni dans l'optique de protection de notre environnement qu'elle souhaite procéder. En voulant agir de cette façon, elle démontre clairement qu'elle se fout complètement du bien commun et de la vérité. Seules les apparences comptent, les demi-vérités et un langage choisi pour gagner la confiance du grand public qui n'y verra que du feu.

 

On voit bien ici les méthodes conservatrices qui sont derrière le projet, d'ailleurs Harper n'agit pas autrement dans ses politiques gouvernementales en contrôlant complètement le message et en faisant taire, de toutes les façons possible, ses opposants. Contrôlez l'information si vous voulez contrôler et conserver le pouvoir. Cette stratégie est non seulement digne d'un régime de dictature, mais elle est aussi immorale parce qu'elle vise à faire passer les intérêts particuliers (ici les pétrolières) bien avant ceux de la population.

 

Si le Québec était véritablement avantagé dans ce projet de pipeline, TransCanada et le gouvernement fédéral n'aurait pas besoin d'essayer de l'imposer aux québécois. Le projet se vendrait de lui-même avec des retombées positives évidentes. Ce n'est évidemment pas le cas, parce qu'il n'y a rien dans cette proposition qui vise à développer durablement notre économie. Pas plus qu'un réel partage des bénéfices ou une création substantielle d'emplois permanents qui favoriserait les régions concernées. Au contraire.

 

Nous n'hériterions que des risques environnementaux dans le parcours des terres agricoles et des lits de nos rivières, ensuite dans le transbordement de centaines de pétroliers géants annuellement, qui devront manoeuvrer sur un fleuve et un golfe en partie couvert de glace plusieurs mois par année. Tout déversement d'eau de ballast de ces géants des mers est déjà un gros risque en soi, par la possibilité qu'elle contiennent des espèces invasives venant de partout dans le monde. Et bien sûr l'impossibilité de récupérer tout déversement en présence de glace, ce qui donnerait amplement le temps à une marée noire de polluer durablement le territoire. Et comme si ce n'était pas suffisant, le pétrole des sables bitumineux vient avec un diluant indispensable pour assurer la fluidité de ce pétrole lourd, qui réagit avec l'eau de mer ajoutant une deuxième matière dangereuse pour l'environnement et les fonds marins, en sus du pétrole lui-même.

 

Hydro-Québec peine déjà à récupérer depuis septembre (2014), un déversement de diésel par son pipeline aux Iles de la Madeleine http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2014/09/13/001-hydrocarbures-fuite-cap-aux-meules.shtml, et ne voit pas quand elle réussira à nettoyer ce dégât pourtant fort modeste de 50,000 litres. Autant dire une goutte d'eau en comparaison des dizaines de milliers de tonnes de pétrole lourd que transportent déjà les gros pétroliers à partir de Sorel. http:////ici.radio-canada.ca/nouvelles/national/2014/09/21/001-petrolier-sorel-petrole-sables-bitumineux.shtml

 

Quand on prend connaissance de tous les risques environnementaux qui viennent avec ce projet mammouth, on réalise que l'enjeu est loin d'en valoir la chandelle. C'est en réalité un véritable marché de dupes, dont on ne pourra plus se défaire une fois les infrastructures installées sur le territoire québécois. Le fleuve St-Laurent est le joyau du Québec, une eau dont dépend la moitié de la population pour sa consommation et qui fait vivre plusieurs industries indispensables pour les économies régionales. Aucun projet de développement ne vient sans risque, tout le monde comprend cela, mais ici le risque et les probabilités jouent clairement contre nous. :thumbsdown::thumbsdown::thumbsdown:

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Le document obtenu par Greenpeace et révélé par le Devoir ce matin, est la plus belle démonstration de la plus abjecte mauvaise foi de TransCanada, qui élabore toute une stratégie afin de pouvoir manipuler efficacement l'opinion publique québécoise, et ainsi forcer son pipeline sur notre territoire. C'est bien sûr sans égard à nos intérêts, ni dans l'optique de protection de notre environnement qu'elle souhaite procéder. En voulant agir de cette façon, elle démontre clairement qu'elle se fout complètement du bien commun et de la vérité. Seules les apparences comptent, les demi-vérités et un langage choisi pour gagner la confiance du grand public qui n'y verra que du feu.

 

Oh please! Get over yourself! :rolleyes:

 

 

ACPNC, svp arrête de faire la vierge offensée!

 

Comme si toutes les compagnies au monde ne faisaient pas se genre de préparation avant de lancer un projet controversé!! Si les Québécois sont pas assez éduqués sur les risques et les retours d'un tel projet, et bien ils auront mérités ce qui va se passer. C'est aux opposants de ce projet de bien éduqué la population au bienfaits et surtout aux inconvénients reliés à ce projet!

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Malek: Et les organismes communautaires qui font la même chose mais AVEC VOTRE ARGENT!!

 

C'est tellement vrai! Tous les groupes de pressions sont suspects (promoteurs, ou écologistes)... Il y a toujours un agenda caché, avec un financement suspect...

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Wow vous êtes surpris????? Et les organismes communautaires qui font la même chose mais AVEC VOTRE ARGENT!! Lolol

 

Wow

 

 

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Oui c'est connu, les fameux organismes communautaires super subventionnés et leurs projets transnationaux à 12 milliards qui payent des firmes de relations publiques internationales et 35 000 faux-partisans sur les réseaux sociaux en plus de manipuler les journaux régionaux, là où leurs causes sont évidemment plus populaires!

 

Lolololol :silly:;)

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Oui c'est connu, les fameux organismes communautaires super subventionnés et leurs projets transnationaux à 12 milliards qui payent des firmes de relations publiques internationales et 35 000 faux-partisans sur les réseaux sociaux en plus de manipuler les journaux régionaux, là où leurs causes sont évidemment plus populaires!

 

Lolololol :silly:;)

 

Ahaha notre bien pensant encore d'attaque.

 

Toutes les compagnies avec une certaine envergure ont des stratégies pareils, tous! (Y en a même qui utilisent mtlurb comme tribune )

 

Si c'est une question de principe qu'on évoque ici, alors ça va dans les deux sens.

 

Ces organismes sont subventionnés avec notre propre argent et ont les mêmes stratégies.

 

Wake up and smell the coffee. :-)

 

 

 

 

 

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Edited by Malek
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