acpnc

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  1. En effet c'est rassurant. Déjà qu'il se consomme une quantité astronomique de masques au quotidien dans les services de santé et qu'on peut s'attendre à encore peut-être plusieurs mois à ce régime. Ensuite une fois revenus à la normale (on ne sait pas quand) bon an, mal an les besoins seront toujours présents dans les hôpitaux et les CHSLD. De plus, maintenant que la population a compris que les masques protègent contre la contagion. Ils prendront probablement l'habitude d'en porter un en périodes de grippe ordinaire avec symptômes. Finalement cette usine servira à desservir tout le pays et qui sait à exporter une partie de l'excédent. On aura alors des masques pour un prix raisonnable à proximité et dont la qualité sera irréprochable.
  2. Je trouve que le promoteur a fait un traitement très acceptable pour ce mur aveugle, qui n'a d'autre choix de que de respecter le droit de vue, puisqu'il est à la limite mitoyenne du lot. Il sera aussi grandement caché par l'Enticy qui se démarquera avec cette toile de fond. Finalement il faudrait un jour décrocher de cette fixation sur les murs aveugles, comprendre le code du bâtiment et aussi connaitre les contraintes et les limites d'aménagement pour les espaces intérieurs de certains types d'édifices. Dénoncer pour dénoncer n'apporte donc rien de constructif et nous fait constamment tourner en rond inutilement.
  3. Medicom installe son usine de masques N95 à Saint-Laurent L'enjeu des masques de protection est devenu criant avec la pandémie. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1706573/medicom-usine-masques-n95-saint-laurent-coronavirus-covid-19 Radio-Canada Publié à 4 h 08 L’usine de masques de protection de Medicom, dont la construction sur le territoire montréalais avait été annoncée en avril dernier, sera finalement située dans l'arrondissement de Saint-Laurent, a appris Radio-Canada. Plus de 40 millions de masques y seront fabriqués chaque année. Un texte de Daniel Boily et de Florian Cruzille La chaîne de production est aménagée dans un immeuble loué à proximité de l’autoroute 40. Il s’agit de la première usine du genre au Canada. L'arrondissement de Saint-Laurent confirme avoir délivré le 14 mai dernier les permis nécessaires. Guillaume Laverdure, président et chef de l’exploitation à l’échelle mondiale de Medicom Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers Le président et chef de l’exploitation à l’échelle mondiale de Medicom, Guillaume Laverdure, affirme que les travaux vont bon train. La mise aux normes de l’usine est en plein progrès. Les premières machines sont arrivées, explique-t-il. Une entente de 10 ans avec le gouvernement fédéral prévoit la production annuelle de 20 millions de masques N95 et de 24 millions de masques chirurgicaux de niveau 3. À l’heure actuelle, la majorité de ces masques sont importés d’Asie. En raison de la pandémie de COVID-19, leur production est devenue ces derniers mois un enjeu stratégique national. M. Laverdure a bon espoir de pouvoir lancer la production canadienne dès le mois de juillet. Dans un projet de construction d’une usine en trois mois, il y a toujours des imprévus. Mais à date, tous les imprévus sont sous contrôle, affirme-t-il. Jusqu’au jour du démarrage, on est toujours à la merci de surprises. Mais on travaille fort pour qu’il n’y en ait pas. Les ingénieurs de SNC-Lavalin collaborent à l’aménagement d'un emplacement d’une superficie de 60 000 pieds carrés. Pour respecter l’échéance serrée, Medicom a recours à des mesures exceptionnelles, comme faire venir de l’équipement par avion, explique Guillaume Laverdure. Bien que ces mesures coûtent beaucoup plus cher, elles permettent de réduire le délai, ajoute-t-il. 24 millions de masques chirurgicaux de niveau 3 seront produits chaque année à l'usine. Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers L’entreprise basée à Montréal bénéficie d’un prêt de 4 millions de dollars, octroyé par Investissement Québec « pour accélérer » la construction de l’usine. Ces dernières semaines, les premiers ministres fédéral et provincial ont maintes fois exprimé leurs inquiétudes de pouvoir se procurer du matériel de protection, que ce soit des masques, des gants et des blouses. Sans compter les offres de certains fournisseurs opportunistes. C’est vrai que, sur le marché, il y a des gens qui s’improvisent, constate M. Laverdure. Nous, on fait des masques depuis 30 ans, toute l’année [...] on est habitués d’avoir des contrôles de qualité et des normes de production très strictes en permanence.
  4. acpnc

    Royalmount

    Il serait indécent que le gouvernement engage des sommes pour un projet commercial aussi controversé parmi la population montréalaise. Surtout avec la hausse vertigineuse de l'endettement public, la priorité doit cibler l'aide aux commerces déjà existants dans la région montréalaise (magasins, restos, bars, etc) dont une majorité peinent à survivre actuellement. Il sera bien temps ensuite de sauver ceux qui n'existent pas encore.
  5. Québec se donne l’option d’acheter le Cirque du Soleil PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE Le Cirque a eu des propriétaires majoritairement québécois jusqu’en 2015, alors que le cofondateur Guy Laliberté a vendu le Cirque au consortium mené par TPG. Le Cirque du Soleil pourrait-il avoir à nouveau des propriétaires majoritairement québécois ? Oui, croit le gouvernement du Québec, qui vient d’obtenir le droit de racheter le Cirque du Soleil d’ici trois ans en échange d’un prêt de 200 millions US. Publié le 27 mai 2020 à 6h00 https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/202005/26/01-5275183-quebec-se-donne-loption-dacheter-le-cirque-du-soleil.php Vincent Brousseau-Pouliot La Presse Tommy Chouinard La Presse Richard Dufour La Presse Selon ce scénario, le gouvernement du Québec pourrait profiter de cette « fenêtre de rachat » pour racheter les actions du fonds américain TPG (55 %) et du fonds chinois Fosun (25 %). En pratique, le plan de Québec est d’utiliser ce droit de rachat pour s’assurer qu’un consortium québécois prenne la relève du fonds américain TPG comme actionnaire majoritaire. En aucun cas le gouvernement du Québec ne veut devenir actionnaire majoritaire du Cirque du Soleil. « Je veux qu’on soit en contrôle », a résumé le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, en entrevue avec La Presse. Le ministre Fitzgibbon « espère » pouvoir trouver des actionnaires québécois d’ici deux ou trois ans. « C’est en harmonie avec [ce que veut] TPG, dit le ministre Fitzgibbon. TPG reste dans les transactions entre cinq et sept ans [avant de revendre]. » TPG a acheté le Cirque en 2015. Actuellement, deux entreprises québécoises ont signalé publiquement leur intérêt pour le Cirque : Québecor et le cofondateur du Cirque Guy Laliberté. Le Groupe CH/evenko, Claridge, Québecor, je peux vous citer cinq ou six [entreprises québécoises] qui pourraient être intéressées. Je donne beaucoup de crédit à M. Laliberté, je le respecte beaucoup. Même chose pour Québecor, une compagnie qui est un excellent opérateur. Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation Il poursuit : « Dans trois ans, j’espère [trouver un actionnaire québécois]. Sinon, on continuera comme ça [avec des actionnaires étrangers]. La détention [par des actionnaires étrangers], ce n’est pas un péché. On a une option pour acheter, c’est ce qu’on préférerait, mais on n’y est pas obligés. Les Américains, on les aime, on dépend beaucoup d’eux [sur le plan économique]. » La Caisse de dépôt et placement du Québec garderait son bloc d’actions de 20 %. Le ministre Fitzgibbon n’exclut pas que le gouvernement du Québec puisse prendre une participation minoritaire de 10 % à 15 %. L’entente entre Québec, TPG et Fosun prévoit déjà les conditions financières du rachat des actions de TPG et Fosun. Il se ferait selon un multiple des profits du Cirque, ce qui équivaudrait toutefois à une évaluation moins élevée qu’en 2015 (1,5 milliard US). Le Cirque a eu des propriétaires majoritairement québécois jusqu’en 2015, alors que le cofondateur Guy Laliberté a vendu le Cirque au consortium mené par TPG. Un prêt de 200 millions Pour l’instant, Québec prêtera 200 millions US au Cirque du Soleil si les actionnaires actuels réussissent à rester en selle. Ce prêt ne devrait rien coûter aux contribuables québécois : au contraire, le gouvernement du Québec recevra des intérêts « qui pourraient être très intéressants » sur ce prêt, selon le ministre Fitzgibbon. Québec ne peut toutefois pas divulguer les conditions financières du prêt en raison du processus de restructuration du Cirque. Si TPG reste propriétaire du Cirque, le prêt de 200 millions US du gouvernement du Québec permettra au Cirque de payer les dépenses pour la relance de ses spectacles après la COVID-19, d’ici un an et demi. Dans son entente de prêt, Québec s’assure que le Cirque diminuera de façon importante son niveau d’endettement. L’entente prévoit aussi le maintien du siège social à Montréal, le maintien de Québécois pour occuper le poste de président du conseil d’administration et de PDG, une clause pour limiter les salaires de la haute direction et le maintien de la propriété intellectuelle au Canada. À condition que TPG reste propriétaire Il est toutefois loin d’être certain que le consortium mené par TPG reste actionnaire du Cirque. Sans revenus depuis le début de la crise du coronavirus et forcé de renégocier sa dette garantie de 900 millions US, le Cirque du Soleil a lancé plus tôt ce mois-ci un processus de restructuration — un peu comme si l’entreprise était en vente. Tout acheteur intéressé peut présenter son offre, et le Cirque choisira au bout du compte la meilleure offre pour ses actionnaires et ses créanciers. En pratique, c’est toujours l’offre la plus élevée sur le plan financier qui l’emporte. Dans ce contexte, afin de conserver la propriété du Cirque, TPG et ses associés doivent présenter une offre, au même titre que tous les autres acheteurs intéressés. Actuellement, une quinzaine d’entreprises ont signifié au Cirque leur intérêt pour participer au processus de restructuration et regarder les états financiers de l’entreprise. Il reste encore quelques semaines pour s’inscrire au processus. La firme américaine d’investissement privé Providence Equity est notamment sur les rangs. La firme d’investissement américaine Blackstone s’est aussi inscrite au processus, mais selon nos informations, Blackstone n’aurait pas l’intention pour l’instant de soumettre une offre. Le Fonds de solidarité FTQ participe au processus PHOTO RYAN REMIORZ, THE CANADIAN PRESS Le cofondateur du Cirque du Soleil, l’entrepreneur québécois Guy Laliberté Le Fonds de solidarité FTQ s’est inscrit au processus (il est créancier à hauteur de 40 millions) et pourrait être intéressé à devenir actionnaire minoritaire du Cirque dans un consortium à propriété québécoise. « Nous sommes ouverts à analyser tout scénario de relance et de reprise des activités du Cirque du Soleil qui va renforcer son siège social montréalais de même que les retombées économiques pour le secteur culturel québécois », a dit Patrick McQuilken, porte-parole du Fonds de solidarité FTQ. Le cofondateur du Cirque du Soleil, l’entrepreneur québécois Guy Laliberté, a aussi l’intention de déposer une offre d’achat avec des partenaires. Québecor a aussi indiqué publiquement son intérêt pour acheter le Cirque du Soleil, mais ne s’est toujours pas inscrite officiellement au processus. Si TPG ne conserve pas la propriété du Cirque du Soleil au terme du processus de restructuration, le gouvernement du Québec pourrait faire la même offre de prêt de 200 millions US aux nouveaux propriétaires — moins la clause de rachat, évidemment.
  6. La hauteur pour le terrain du BeG peut très bien être haussée si un beau projet mixte est présenté par un promoteur sérieux. En fait le secteur est idéal pour un noyau serré d'immeubles élevés de part et d'autre de R-Bourassa, surtout que les terrains à 200m sont de plus en plus rares. Finalement ces surhauteurs ne nuiraient à personne puisque tout est à faire dans ce coin du centre-ville, qui réunit tous les avantages en matière d'affaires et de transport, comme nulle part ailleurs au c-v.
  7. Tout est une question de perception dans la vie. Si on voit le BeG comme une réserve foncière pour un futur projet, il devient soudainement beaucoup plus intéressant. En inversant un peu les mots, de bureau en gros, je vois potentiellement gros édifice à bureaux
  8. La crise aura plutôt un effet favorable pour les logements sociaux, surtout à un stade aussi avancé en planification. Néanmoins, comme on l'a déjà dit, ce lot a trop de contraintes pour intéresser un promoteur privé. Cependant cela ne veut pas dire qu'on doive laisser le terrain vacant. C'est vrai que la facture de l'édifice est très moche. Il m'apparait alors plus pragmatique d'améliorer son apparence que d'annuler un projet qui rendra grand service à la communauté du coin. D'autant qu'il faut des années avant d'aboutir à un projet concret de coop résidentielle. Comme quoi tout est relatif dans la vie, un design d'inspiration Devimco serait ironiquement bienvenu dans ce cas-ci.
  9. L'accès se fera par une grande porte-cochère piétons et véhicules côté Square vers une cour intérieure.
  10. Rien n'échappera à la pression immobilière de ce secteur si bien desservi par tous les modes de transport. Ce n'est donc qu'une question de temps (court et moyen terme) avant que la moindre parcelle de lot inoccupée, ne fasse l'objet d'un projet futur éventuel.
  11. Justement, il sera intéressant de pouvoir être informés en temps réel sur tous ces chantiers qui transformeront l'est de Montréal. Ici j'y vois une potentielle révolution dans l'amélioration de la perception de ce quartier, qui gagnera sûrement beaucoup au niveau de son image auprès des montréalais en général. Comme les préjugés ont la vie dure, seule la répétition des bonnes nouvelles et l'avancement des travaux viendront à bout de cette image négative non méritée. Après tout il s'agit d'une surface impressionnante, répartie dans trois sites majeurs et dont la valeur dépassera facilement le milliard de dollars en matière d'investissement global, privé et public. Finalement après des années de construction et en dépit des nombreuses déceptions, GFT continue à susciter un grand intérêt. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent avec l'Est, surtout qu'ici on a la chance de profiter des erreurs de ce dernier, en faisant de ce trio de développements une réussite à tout point de vue.
  12. 25 mai 2020 | mise à jour le: 25 mai 2020 à 16:16 Par : RédactionAgence France-Presse L’OMS suspend les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine https://journalmetro.com/monde/2451968/l-oms-suspend-les-essais-cliniques-de-lhydroxychloroquine-par-securite/ Photo: Buda Mendes/Getty ImagesHydroxychloroquine L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi avoir suspendu «temporairement» les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine qu’elle mène avec ses partenaires dans plusieurs pays, par mesure de précaution. Cette décision fait suite à la publication d’une étude vendredi dans la revue médicale The Lancet jugeant inefficace voire néfaste le recours à la chloroquine ou à ses dérivés comme l’hydroxychloroquine contre la Covid-19, a indiqué le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse virtuelle, précisant que la suspension avait été décidée samedi. L’OMS a lancé il y a plus de deux mois des essais cliniques portant notamment sur l’hydroxychloroquine, baptisés «Solidarité», dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Actuellement, «plus de 400 hôpitaux dans 35 pays recrutent activement des patients et près de 3500 patients ont été recrutés dans 17 pays», a expliqué le patron de l’OMS. Or, selon la vaste étude parue dans The Lancet, ni la chloroquine, ni son dérivé l’hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre la Covid-19 chez les malades hospitalisés, et ces molécules augmentent même le risque de décès et d’arythmie cardiaque. L’étude a analysé des données d’environ 96 000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15 000 d’entre eux ont reçu l’une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l’antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81 000 malades du groupe témoin n’ayant pas reçu ce traitement. Les essais menées par l’OMS et ses partenaires concernant l’hydroxychloroquine seront suspendus le temps que «les données» recueillies par les essais Solidarité «soient examinées», a indiqué M. Tedros. «Il s’agit d’une mesure temporaire», a précisé la Dr. Soumya Swaminathan, en charge du département Scientifique à l’OMS. L’hydroxychloroquine est un dérivé de la chloroquine, prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme. L’hydroxychloroquine est prescrit contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde. L’hydroxychloroquine connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le professeur français Didier Raoult a rendu publiques plusieurs études, qui selon lui montrent une efficacité de l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithromycine. L’effervescence autour de l’hydroxychloroquine a connu un regain lorsque le président américain Donald Trump s’en est fait l’apôtre, au point d’en prendre lui-même quotidiennement à titre préventif. Au Brésil, le président Jair Bolsonaro est convaincu de ses effets, au point que le ministère de la Santé a recommandé son usage pour tous les patients légèrement atteints. Lundi, le chef de l’OMS a tenu à rappeler qu’hydroxychloroquine et chloroquine «sont reconnus comme généralement sûrs pour les patients atteints de maladies auto-immunes ou de paludisme».
  13. Petite Italie: l'arrondissement fait volte-face sur la fermeture du boulevard Saint-Laurent PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE L’initiative de fermer aux automobilistes le boulevard Saint-Laurent dans la Petite Italie avait suscité une levée de boucliers des commerçants du secteur. Le boulevard Saint-Laurent ne sera pas fermé aux automobiles dans la Petite Italie cet été, a annoncé le maire de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Publié le 25 mai 2020 à 22h10 https://www.lapresse.ca/actualites/202005/25/01-5274989-petite-italie-larrondissement-fait-volte-face-sur-la-fermeture-du-boulevard-saint-laurent.php Philippe Teisceira-Lessard La Presse L’administration de Valérie Plante a annoncé qu’elle faisait marche arrière et retournait à la planche à dessin. L’initiative avait suscité une levée de boucliers des commerçants du secteur, qui craignaient de voir leur achalandage diminuer en pleine période de crise économique. Le propriétaire de la mythique épicerie italienne Milano menaçait même de mettre la clé sous la porte. « Nous allons respecter la volonté des commerçants et nous allons continuer le travail pour trouver une autre solution qui fera l’affaire des commerçant et des citoyens », a affirmé le maire d’arrondissement François-William Croteau cet après-midi, en réponse à une question du conseiller municipal d’opposition Francesco Miele. PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Le propriétaire de la mythique épicerie italienne Milano menaçait même de mettre la clé sous la porte. « Nous sommes toujours en discussion, les relations sont excellentes avec les représentants de la Société de développement commercial (SDC) de la Petite Italie. Nous allons travailler sur une solution positive pour les deux parties », a continué M. Croteau. « Nous sommes convaincus que nous allons arriver avec des mesures qui favoriseront le commerce local, le retour à une profitabilité pour nos commerçants et qui garantirons en même temps des mesures sanitaires. » M. Miele a demandé à la mairesse Valérie Plante de s’excuser pour le comportement de la ville dans ce dossier, en vain. L’administration Plante s’était d’abord vantée de l’appui de la SDC locale dans ce projet, avant que cette dernière dénonce le fait d’avoir été placée devant un dilemme cornélien, avec deux projets qui ne lui convenaient pas. Elle aurait simplement choisi le moins pire, a assuré son directeur à plusieurs médias montréalais.
  14. Toute rue n’est pas bonne à fermer Ça va déjà assez mal dans les commerces, est-ce qu’on peut juste essayer de ne pas étouffer ceux qui surnagent à Montréal ? Publié le 26 mai 2020 à 6h00 https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/202005/25/01-5274993-toute-rue-nest-pas-bonne-a-fermer.php Yves Boisvert La Presse Non, non, non, vous ne m’aurez pas dans un débat bidon char versus vélo/piéton. Je n’embarque pas dans cette fausse opposition. Il y a de bonnes raisons de fermer des rues ou des bouts de rue. Mais encore faut-il les choisir. Moins de circulation, plus de gens dehors et un besoin d’espace… Tout est réuni ce printemps pour que les villes, un peu partout dans le monde, « redonnent » des rues aux piétons. C’est sans doute une belle et bonne chose. Mais ça dépend quelle rue. Quel bout de rue. Ça dépend de ce qui s’y passe. Dans l’enthousiasme piétonnisant du printemps, la Ville de Montréal a annoncé carrément la fermeture du boulevard Saint-Laurent dans toute la Petite Italie. Le maire de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, François-William Croteau, a dit chez Arcand que la mesure était temporaire et que « jamais » le boulevard Saint-Laurent ne deviendrait piéton. Mais la mesure, a-t-il expliqué, est nécessaire pour permettre la distanciation et l’ouverture des commerces. Vraiment ? Un membre du bureau de la mairesse Valérie Plante a ensuite publié une lettre de la Société de développement commercial (SDC) qui semblait approuver la mesure. En réalité, on la leur a imposée. En leur laissant le choix entre certaines options. Première option, de la ville centre : une piste cyclable du côté est, élimination du parking de ce côté. Deuxième option : fermeture du tronçon, mais passage pour bus, vélos et piétons seulement, plus livraison à certaines heures. Or, les deux options sont rejetées par ceux qu’on prétend aider. Dans un sondage effectué ce week-end par la SDC, seulement 5 % des commerçants ont dit vouloir d’une piste cyclable ; 34 % aiment l’option du « transit mall ». Et 61 % préfèrent le statu quo. La Ville a reculé, on cherche un compromis. Mais dans cette fermeture annoncée et annulée, il y a un révélateur formidable d’une certaine mentalité à l’hôtel de ville. *** En urbanisme comme en médecine, c’est toujours une bonne idée de commencer par ne pas nuire. Une rue de bars et de restaurants se prête à la piétonnisation. Mais dans ce segment de la Petite Italie, le point central est la Fruiterie Milano, institution italo-montréalaise. Petit commerce spécialisé au départ, c’est devenu, au fil des ans et des raboutages, un supermarché sans pareil. On peut bien y aller à pied ou à vélo pour chercher une botte de rapini, mais si on en sort avec deux caisses ou cinq sacs, on n’ira pas trop loin à pied. PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE La Fruiterie Milano Ben oui, des gens vont là en voiture. Laid comme ça. Je plaide coupable ! Inutile de dire que le propriétaire est furieux. J’en entends dire : les épiceries font des bonnes affaires, on se plaint de quoi ? Justement, les affaires ne sont pas si bonnes pour tout le monde. Les coûts augmentent et quand il faut faire entrer les gens au compte-gouttes, l’achalandage n’est pas si bon. Et les commandes pour emporter, les clients les ramassent comment ? Ils passent en voiture. Pas des centaines. Mais connaissez-vous les marges de profit dans un marché d’alimentation ? Ou dans une pâtisserie ? Fermer la circulation, c’est asphyxier ce genre de commerce-destination. Et plusieurs autour, qui dépendent de son achalandage. Des gens viennent des autres quartiers, et d’ailleurs, pour se rendre chez Milano. Ou chez Rhubarbe sur Laurier, où maintenant, des deux côtés de la rue, le stationnement est interdit. Et à part des taxes que ça rapporte, quelques commerces-clés font vivre un quartier. Veut-on vraiment pousser les clients vers la banlieue ou les grandes enseignes, quand on prétend encourager le commerce local ? Lâchez pas, c’est la bonne manière… *** Je sais, je sais, on ne peut pas plaire à tout le monde. Ça chiale tout le temps, dès qu’on fait quelques changements un peu radicaux. Mais devinez quoi ? Des fois, les commerçants savent mieux que les politiciens municipaux éclairés ce qui est bon pour leur commerce… Ce ne sont pas les pistes cyclables qui manquent dans le secteur de la Petite Italie. La rue d’à côté, Saint-Dominique, en a une dans les deux sens. Saint-Denis, à six rues de Saint-Laurent, aura la sienne. Christophe-Colomb l’a déjà. Si on ferme Saint-Laurent en plus, le bordel automobile rendra le secteur à peu près infréquentable en automobile. C’est un choix, remarquez bien. Mais ne dites pas que c’est pour sauver les commerces. Les clients des restos, des cafés… Il y en a aussi qui arrivent en voiture. Comme ceux qui vont chercher deux boîtes de légumes au marché Jean-Talon… Eh oui, encore des gens en char, c’est-y pas terrible… Oui, il faut réaménager la ville. Mais non, toute rue n’est pas bonne à fermer.
  15. Peut-être, mais le train trahit la photo avec son Canada bien en évidence
  16. N'est-ce pas une vue prise de ton immeuble? Donc tu serais aux premières loges. Petite tournée facile de ton balcon, profites-en bien.
  17. Je tiens à souligner une fois de plus la constante pertinence de tes interventions, ce qui signifie une crédibilité au sommet. C'est pour cela que je ne rate jamais une de tes publications, à cause de ton engagement et du sérieux que tu y mets. Ta contribution est précieuse, répond à de nombreuses questions et est exemplaire en tout point. Bravo
  18. Offre de rachat du Cirque du Soleil: « Une décision de cœur » PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE Le cofondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, affirme avoir réuni un groupe qui tentera de racheter l'entreprise. Après une réflexion d’environ une semaine et demie, le cofondateur du Cirque du Soleil Guy Laliberté a annoncé dimanche qu’il tentera, avec un groupe d’investisseurs, de racheter l’entreprise qu’il a cofondée en 1984. Le groupe de M. Laliberté a l’intention de présenter une offre d’achat dans le cadre du processus de restructuration lancé par le Cirque plus tôt ce mois-ci. Publié le 25 mai 2020 à 5h00 https://www.lapresse.ca/actualites/202005/24/01-5274884-offre-de-rachat-du-cirque-du-soleil-une-decision-de-coeur-.php Vincent Brousseau-Pouliot La Presse « C’est une décision de cœur. J’ai reçu beaucoup d’appuis de la communauté Cirque. Tout l’appui que j’ai reçu, ça m’a boosté. La première des choses, c’est de garder le siège social du Cirque à Montréal. Ensuite, c’est d’avoir une équipe de direction québécoise [comme c’est le cas actuellement]. Et l’idéal, la cerise sur le sundae, ce serait d’avoir la majorité des actionnaires québécois. Avec mes partenaires financiers, on pense qu’on a la meilleure équipe [pour acheter le Cirque] », a dit Guy Laliberté, en entrevue à La Presse. Guy Laliberté affirme avoir senti une « responsabilité » de revenir au Cirque du Soleil, dont il a été actionnaire majoritaire jusqu’en 2015. Son groupe estime pouvoir faire la meilleure offre sur les plans financier, créatif et artistique, ainsi que pour le public du Cirque du Soleil. Sur le plan artistique, M. Laliberté a indiqué avoir l’appui des metteurs en scène Robert Lepage et Franco Dragone, qui ont fait plusieurs spectacles à succès avec le Cirque par le passé. « On pense avoir un bon package autant pour le cœur, l’aspect financier et le plan de relance », lance-t-il. Ce n’est pas juste une question d’argent, il faut trouver l’équilibre entre une bonne santé financière qui crée de l’emploi, l’amour du public, mais surtout, le feu sacré, la force des créateurs, des employés et des travailleurs. On a des objectifs de pérennité pour faire vivre le Cirque pendant 30 ans. Guy Laliberté, en entrevue à La Presse Qui fera partie du groupe de M. Laliberté ? Le principal intéressé indique que les discussions avec des partenaires potentiels ne sont pas terminées. « J’ai été tellement sollicité. C’est la beauté de la situation dans laquelle je me trouve : il y a différentes possibilités dans mon plan d’action », dit-il. Le gouvernement du Québec, qui a laissé entendre qu’un prêt serait disponible à un nouvel actionnaire prêt à garder le siège social et la direction de l’entreprise dans la province, pourrait-il faire partie du groupe ? Pas nécessairement, répond M. Laliberté. « J’imagine que ça pourrait faire partie de l’équation. Le gouvernement fait les efforts nécessaires pour donner les meilleures chances à l’avenir du Cirque, c’est de bon augure », précise-t-il. M. Laliberté, qui a annoncé son projet dimanche soir sur le plateau de Tout le monde en parle, à Radio-Canada, ne sera pas le seul en lice pour acheter l’entreprise. Au moins une dizaine de groupes se sont montrés intéressés. Québecor a aussi divulgué publiquement son intérêt. « Disons qu’il y a certains joueurs que j’aimerais moins voir [acheter le Cirque] que d’autres », a avoué M. Laliberté au cours de son entrevue à La Presse – une allusion à peine voilée à l’intérêt de Québecor. PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE Représentation du spectacle Alegría à Montréal en avril 2019 La dette, « l’élément le plus dangereux » Ayant suspendu ses activités depuis le début de la crise du coronavirus, le Cirque du Soleil ne génère plus de revenus, mais traîne une lourde dette de 890 millions US – il s’agit d’une créance garantie qui donne en pratique un poids important à ces créanciers. Le Cirque a mandaté la Banque Nationale pour trouver soit un nouvel acheteur, soit de nouveaux investisseurs minoritaires, soit de nouveaux partenaires financiers. L’entreprise pourrait devoir se protéger de ses créanciers durant le processus. Le poids des créanciers garantis américains fait d’ailleurs dire à M. Laliberté qu’il pourrait être difficile pour un groupe québécois de détenir la majorité des actions du Cirque. Guy Laliberté est conscient du fait qu’il s’engage dans un « processus complexe » à l’issue bien incertaine, malgré son statut de cofondateur de l’entreprise. Le Cirque va survivre. Mais ma première inquiétude, ce qui me fait peur, c’est que ce soit seulement l’argent qui mène l’avenir du Cirque. Il y a un danger réel à ça, à ce que le prix de la relance soit trop élevé. Le Cirque va recommencer, mais avec quelle dette ? Guy Laliberté, en entrevue à La Presse Plusieurs observateurs, dont l’agence de notation Moody’s, estiment que la dette du Cirque (890 millions US, soit 5,75 fois ses profits annuels) est très élevée depuis que Guy Laliberté a vendu l’entreprise en 2015 au consortium mené par la firme américaine d’investissement privé TPG. Celle-ci a endetté le Cirque pour payer une partie du prix d’acquisition de 1,5 milliard US. TPG possède 55 % du Cirque, la firme chinoise Fosun, 25 %, et la Caisse de dépôt et placement du Québec, 20 %. Guy Laliberté dit ne pas regretter d’avoir vendu le Cirque du Soleil à TPG en 2015 – il a vendu son dernier bloc de 10 % à la Caisse en février dernier. « C’était le bon temps [de vendre], dit-il. J’avais mes raisons personnelles, familiales, j’avais envie de retrouver mes anciennes amours, de voyager, de créer quelque chose de nouveau. C’était une décision bien mûrie. Tout portait à croire que TPG était l’un des beaux chevaux à qui vendre, leur feuille de route était intéressante. » En 2019, le Cirque du Soleil a généré des profits de 155 millions US sur des revenus de 1,04 milliard US, soit une marge de profit de 15 %. C’est essentiellement la même rentabilité qu’avant l’acquisition de TPG, en 2015. S’il redevient propriétaire du Cirque du Soleil, Guy Laliberté se donnera comme « grande responsabilité » de s’impliquer dans l’aspect créatif du Cirque. « Sur une longue période de temps, tu ne peux pas gagner tout le temps la Coupe Stanley, illustre-t-il. Mais le Québec est bourré de talents créatifs. Quand on regarde les jeunes troupes de cirque, ce sont des incubateurs de créateurs, c’est l’avenir du Cirque du Soleil. Il y a des jeunes qui ont de l’ambition et du talent. Ce sont les cycles de vie d’une entreprise. » « Je ne connais pas d’entreprise qui ne vit pas de cycles. Celui-là est assez brutal à cause du coronavirus, mais il y a toujours eu des cycles [au Cirque] », conclut-il. Le Cirque du Soleil en 12 temps 1980 Gilles Ste-Croix fonde la compagnie de théâtre de rue Les Échassiers de Baie-Saint-Paul. Guy Laliberté y est cracheur de feu. 1984 Fondation du Cirque du Soleil par Guy Laliberté, Daniel Gauthier et Gilles Ste-Croix. Grâce à un contrat de 1,5 million avec le gouvernement du Québec, le Cirque produit son premier spectacle, Le grand tour, à l’occasion de la fête foraine de Baie-Saint-Paul. Le spectacle est présenté dans le cadre des célébrations du 450e anniversaire de la venue de Jacques Cartier. 1987 Première tournée du Cirque du Soleil aux États-Unis. Années 90 Après le succès de cette tournée, Disney fait plusieurs offres à Guy Laliberté pour acheter le Cirque. Pendant 10 ans, le géant tentera discrètement d’acheter l'entreprise, mais sans succès. « Le Cirque aurait été un succès comme division de Disney, mais je ne suis pas sûr que Guy serait resté dans un environnement d’entreprise comme celui de Disney. Guy, c’est une âme libre », a confié Michael Eisner, ex-PDG de Disney, en entrevue à La Presse en 2012. 1993 Création de Mystere, premier spectacle permanent du Cirque du Soleil à Las Vegas. Les productions au Nevada représentent environ 40 % du chiffre d’affaires du Cirque en 2020. 2001 Guy Laliberté rachète les parts de son associé Daniel Gauthier et devient l’unique actionnaire du Cirque du Soleil. 2006 Création à Las Vegas du spectacle permanent LOVE consacré à la musique des Beatles 2008 Guy Laliberté vend 20 % des actions du Cirque à Dubai World, société des Émirats arabes unis. 2015 Le Cirque du Soleil est vendu pour 1,5 milliard US à un consortium mené par la firme américaine d’investissement privé TPG. TPG est actionnaire majoritaire du Cirque (55 %), tandis que la firme chinoise d’investissement privé Fosun détient 25 % des actions. La Caisse de dépôt et placement du Québec en acquiert 10 %, et Guy Laliberté garde 10 % des actions. Février 2020 La Caisse de dépôt rachète la participation restante de 10 % de Guy Laliberté. Mars 2020 Le Cirque suspend ses 44 spectacles en raison de la crise de la pandémie mondiale de COVID-19 et annonce la mise à pied de 95 % de ses 4679 employés. Mai 2020 Le Cirque engage la Banque Nationale pour évaluer ses options pour l’avenir. Ce processus de restructuration pourrait mener à une nouvelle vente de l’entreprise au cours des prochains mois.
  19. Québec prend goût au télétravail Après avoir goûté, à vive allure, aux avantages du numérique, Québec n’a pas envie de retourner en arrière. (Québec) Un fonctionnaire sur cinq pourrait continuer de travailler de la maison après la pandémie, a indiqué le ministre Éric Caire à La Presse. Après avoir goûté, à vive allure, aux avantages du numérique, Québec n’a pas envie de retourner en arrière. Mais si la crise a révélé la « beauté » du télétravail, elle a aussi réveillé l’ardeur des pirates informatiques. Publié le 25 mai 2020 à 5h00 https://www.lapresse.ca/covid-19/202005/24/01-5274872-quebec-prend-gout-au-teletravail.php Fanny Lévesque La Presse L’éclatement de la crise de la COVID-19 a forcé le gouvernement Legault à déployer le télétravail de la fonction publique à vitesse grand V. En trois semaines, 60 % des 65 818 employés de l’État travaillaient à domicile. La proportion atteint désormais 71 %, se réjouit le ministre délégué à la Transformation numérique, Éric Caire. « Les autres, c’est parce qu’ils ne peuvent pas faire du télétravail, on parle d’un agent de police, d’un ambulancier ou d’une infirmière, par exemple », a-t-il illustré en entrevue avec La Presse. On sait désormais que le potentiel en télétravail, c’est 71 %. […] L’enjeu, c’est maintenant de mettre en place des infrastructures pérennes. Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, a dans sa ligne de mire que 20 % des fonctionnaires puissent continuer à faire du télétravail à la fin de la crise, affirme M. Caire. « Ça peut être 10, ça peut être 30 %. À 30 % on serait pas mal au [maximum] », croit-il. Évidemment, la proportion actuelle n’est pas réaliste à long terme. Les gestionnaires seront formés pour apprendre à gérer à distance. Les équipes pourraient effectuer du télétravail sur une base rotative, en étant deux ou trois jours par semaine au bureau. Des cibles pourraient être fixées par ministère. Le chantier est ouvert. Ça va dépendre de l’appétit des fonctionnaires et des gestionnaires, mais le télétravail est là pour de bon, selon Éric Caire. Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique Branle-bas de combat et cyberattaques Pandémie oblige, il a fallu tripler la capacité de la bande passante (de 20 à 60 gigabits) du gouvernement du Québec et doubler celle de l’intranet pour rehausser la protection de la sécurité et faire exploser le nombre de connexions individuelles possibles. Tout ceci afin de brancher rapidement les dizaines de milliers d’employés de l’État. « On avait une possibilité de 750 connexions, on a 65 818 fonctionnaires. Pas besoin d’être fort en maths pour savoir que ça n’allait pas, poursuit M. Caire. Seulement avec les secteurs de la sécurité publique et de la santé, qu’il fallait prioriser, on accaparait 94 % de notre bande passante, alors on avait un fichu problème. » L’opération liée au renforcement de la bande passante a coûté plus de 4 millions. En mars dernier, Québec a aussi dépensé 10 millions pour l’achat de 8682 ordinateurs portables pour permettre le télétravail. « Ça ne se fait pas en criant ciseau. […] On ne pouvait pas ajouter de la bande passante sans la sécuriser. Sinon, ça allait être bar ouvert pour les individus ou les États malveillants », soutient M. Caire. C’est une opportunité qui ne doit pas nous faire oublier ce qui s’est passé chez Desjardins et Capital One. Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique Les attaques informatiques ont d’ailleurs augmenté au même rythme que l’augmentation du nombre d’employés en télétravail, dit-il. Impossible cependant d’avoir un aperçu du nombre de tentatives de cyberattaque depuis le début de la pandémie pour des motifs de sécurité. « On n’a pas eu d’incidents à déplorer », assure M. Caire. Québec a mis le pied sur l’accélérateur pour déployer le centre gouvernemental de cyberdéfense, un chantier amorcé en septembre dernier. Quelque 55 postes d’expert en sécurité sont en voie d’être pourvus. « On est beaucoup mieux équipés qu’il y a 18 mois », ajoute celui qui vient tout juste de déposer sa politique gouvernementale de cybersécurité. Passé sous silence en raison de la pandémie de COVID-19, le nouveau document était pourtant très attendu dans le contexte des exemples récents de vols de données personnelles. La politique vise notamment à augmenter la résistance de l’État québécois face aux menaces externes et à gérer efficacement une éventuelle intrusion. « La grande nouveauté », souligne M. Caire, c’est qu’une « unité centrale » coordonne dorénavant tous les centres opérationnels de cyberdéfense (il y en a 27) des ministères et organismes gouvernementaux. À l’époque, ces entités opéraient en vase clos, ce qui limitait la prévention en amont et la réaction. « Potentiel incroyable » Difficile pour l’heure de chiffrer les « économies substantielles » qui profiteraient au gouvernement québécois en accroissant le travail à distance de ses fonctionnaires, mais le portrait sera connu sous peu, estime l’élu caquiste de La Peltrie. Celui-ci affirme que les équipes du Conseil du trésor « sont en train d’évaluer ça ». « Le potentiel d’économie est incroyable », n’hésite-t-il pas à dire, rappelant que le gouvernement loue 75 % des « espaces de travail ». « Si tu réduis les espaces de travail, la nécessité d’avoir des machines performantes et une ligne fixe à chaque bureau, c’est sûr que ça veut dire des économies », fait valoir M. Caire. Un projet-pilote sur le télétravail mené au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a permis de diminuer les coûts de loyer de moitié, dit-il. L’accroissement du télétravail dans la fonction publique aurait aussi des impacts positifs sur la circulation, l’environnement et la qualité de vie des employés, selon lui. « Il faut respecter nos employés dans le déploiement du télétravail post-pandémie, mais il y a des économies substantielles, un gain d’efficacité, des avantages. Je pense que le gouvernement n’a plus le droit de se priver de ça », dit-il. Le télétravail permettra aussi de mettre de l’avant le concept de « gestion par résultats », ce qui provoquerait un changement de culture offrant plus « d’autonomie » aux employés et rendrait « la fonction publique beaucoup plus dynamique, innovante et créatrice », rêve à haute voix le ministre Caire. Il admet que le plus grand obstacle aux visées du gouvernement sera « peut-être la résistance au changement » dans différents secteurs de l’État. « Mais pour moi, ça demeure un incontournable. » Vers un « portefeuille numérique » Le ministre délégué à la Transformation numérique explique ne pas perdre de vue ses visées de créer une identité numérique unique pour chaque Québécois. Ce qu’il appelle le « portefeuille numérique » regrouperait en un seul endroit virtuel les données personnelles de l’usager. Ainsi, s’il se rend à l’hôpital, reçoit une contravention ou communique avec Revenu Québec, il pourrait authentifier son identité par l’entremise de la même banque de données. Il n’aurait pas chaque fois à s’identifier ou à fournir ses informations personnelles, explique le ministre Caire. Cela réduirait par ailleurs le nombre d’intermédiaires et limiterait ainsi les fuites ou les vols. « Ça viendrait simplifier la vie des gens d’une façon incroyable, ajoute-t-il. Cette identité numérique, on veut qu’elle soit solide, robuste et sécuritaire, et qu’elle soit conviviale. » Elle pourrait aussi servir à s’identifier chez « les partenaires de confiance du gouvernement » comme les villes et les institutions bancaires. L’usager pourrait lui-même modifier ou mettre à jour ses données, toujours à un seul endroit. Québec prévoit déployer en quatre phases ce chantier numérique pour le terminer autour de 2025. Les syndicats d’accord, à condition d’être consultés Malgré certains enjeux techniques de départ, les milliers de membres de la fonction publique s’adaptent à la nouvelle réalité du télétravail. Les syndicats sont ouverts à poursuivre l’aventure après la pandémie à condition d’être consultés. « Ça se passe très bien. On n’a pas eu de difficulté à s’adapter », se réjouit la présidente du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Line Lamarre. « Il faut dire que ça fait déjà un bon moment que les professionnels réclament le télétravail, alors le mot d’ordre était qu’il fallait démontrer que c’est faisable. » Près de 90 % des membres du SPGQ offrent actuellement une prestation de travail à distance, selon un sondage interne. « Il y a une petite minorité de personnes qui n’arrivent pas à offrir une prestation complète à cause des enfants à la maison », ajoute Mme Lamarre, qui représente quelque 20 000 professionnels. Contrairement au SPGQ, où le télétravail faisait l’objet de projets-pilotes, au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), la chose était totalement nouvelle quand la crise de la COVID-19 a éclaté, soutient son président Christian Daigle. Chez nous, la quasi-totalité de nos gens ne faisait pas de télétravail avant l’arrivée du coronavirus. […] Mais nos membres se sont très bien adaptés et plusieurs ont vu des avantages dans tout ça. Christian Daigle, président du SFPQ Le déploiement à vive allure du télétravail pose encore des enjeux techniques. M. Daigle note que « plusieurs milliers » de ses membres travaillent encore avec leurs équipements informatiques personnels. « Il y a des [ministères] où on a permis aux employés d’aller chercher le matériel du bureau », précise-t-il. Si le télétravail est là pour de bon, ce genre de problème devra être réglé, dit-il. Le son de cloche est le même au SPGQ. « C’est clair que nos gens ne peuvent pas rester sur leur chaise de cuisine. […] La question du mobilier, de l’équipement et de l’utilisation de l’internet devrait être soulevée. Mais je pense qu’il y a une bonne volonté du côté de l’employeur », soutient Line Lamarre. « On n’est pas fermés à ça » Tant le SPGQ que le SFPQ se disent ouverts à poursuivre le télétravail une fois la pandémie derrière. « Ce qu’on voit du côté du Trésor, c’est qu’il pourrait y avoir une sorte de modulation à temps partiel. […] On n’est pas fermés à ça. On ne veut juste pas que ce soit, comme pour la pandémie, décidé de façon unilatérale », indique M. Daigle, qui représente quelque 40 000 membres de la fonction publique et parapublique. « Il y a des moyens d’organiser le travail, de limiter la présence au bureau sans l’enlever au complet. Ce qui est drôle, c’est que nos membres voulaient avoir du cinq jours semaines de télétravail [avant]. La pandémie vient de leur dire que c’est pas si le fun que ça, cinq jours par semaine », souligne Mme Lamarre. « Je pense qu’on peut rejoindre le gouvernement pour un régime à trois jours par semaine au bureau, ajoute-t-elle. Ça pourrait avoir de l’allure, pour nous et pour lui, et ça permet de faire une rotation du personnel qui peut aller au bureau. »
  20. Il n'y a pas de pieu sans feu. Je parle bien sûr du feu de l'action
  21. Il serait intéressant de savoir quand le plan d'urbanisme a été conçu et s'il a été modifié ultérieurement. L'ensoleillement est une caractéristique importante dans l'aménagement urbain et on devrait toujours en tenir compte avant d'accorder définitivement un permis de construction. Ceci me ramène au projet près de Square Dorchester où un immeuble en hauteur est prévu à l'ouest et qui pourrait priver de soleil la partie nord de la place publique nouvellement aménagée avec la fameuse fontaine de Cormier. C'est sûr que c'est extrêmement complexe de développer une ville, il y a tellement de contraintes en surface comme en sous-sol. Il y a des densités et des hauteurs à respecter, aussi des vues à protéger et des espaces verts à aménager, des entrées et des sorties de véhicules et des quais de livraison, etc.etc. C'est pour cela que le travail professionnel doit être fait en amont, afin de s'assurer que l'on tienne compte de tous ces aspects avant d'aller de l'avant.
  22. Tout de même incroyable de laisser aller un lieu public aussi central. Comme il n'y a présentement aucune activité au PdC, c'est le moment de réaménager ce bel espace et le remettre au goût du jour.
  23. Excellente nouvelle, l'amorce du développement de l'est prend de l'ampleur et ouvre un nouveau chantier à l'ouest du site Molson. J'ai bien hâte de voir les esquisses.
  24. L’hydroxychloroquine augmenterait le risque de décès PHOTO JOHN LOCHER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS Après avoir analysé les dossiers de tout près de 100 000 patients répartis sur six continents, le docteur Mandeep Mehdra, de l’Université Harvard, et ses collègues en viennent à la conclusion que le traitement à l’hydroxychloroquine semble mettre la survie des patients en péril. (Montréal) Les patients hospitalisés en raison du coronavirus et qui ont reçu de l’hydroxychloroquine (ou de la chloroquine) présentaient un risque de décès nettement plus élevé que les autres, prévient une nouvelle étude publiée par le journal médical The Lancet. Publié le 22 mai 2020 à 14h52 https://www.lapresse.ca/actualites/sciences/202005/22/01-5274633-lhydroxychloroquine-augmenterait-le-risque-de-deces.php Jean-Benoit Legault La Presse canadienne L’hydroxychloroquine est un antipaludéen dont le président américain Donald Trump a fréquemment vanté les mérites pour combattre la pandémie. Il a récemment révélé en prendre lui-même à titre préventif. Mais après avoir analysé les dossiers de tout près de 100 000 patients répartis sur six continents, le docteur Mandeep Mehdra, de l’Université Harvard, et ses collègues en viennent à la conclusion que ce traitement semble mettre la survie des patients en péril. Les patients qui avaient reçu de l’hydroxychloroquine étaient aussi plus à risque de souffrir d’une forme d’arythmie cardiaque susceptible de provoquer une mort soudaine. Des experts cités par différents médias de la planète croient que cette analyse rétrospective assène un coup mortel à l’utilité de l’hydroxychloroquine face à la COVID-19. « Je ne sais même pas pourquoi on parlait encore de ce médicament-là, a renchéri le chef de médecine à l’Institut de cardiologie de Montréal, le cardiologue Peter Guerra. Du début c’était des rapports anecdotiques, les études préliminaires ne semblaient pas suggérer de bénéfice, et là on a une étude qui démontre clairement une mortalité augmentée. » Résultats préoccupants Environ 15 000 des quelque 96 000 patients inclus dans cette étude ont été soignés avec de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine, soit seules, soit en combinaison avec des antibiotiques de la classe des macrolides. Les résultats sont inquiétants. Les patients qui ont reçu de l’hydroxychloroquine ont vu leur risque de mortalité augmenter de 34 % et leur risque d’arythmie bondir de 137 % ; ces hausses étaient, respectivement, de 45 % et de 141 % si on ajoutait un antibiotique au traitement. Dans le cas de la chloroquine, le risque de décès grimpait de 37 % et celui d’arythmie de 256 % (37 % et 301 % avec un antibiotique). « Ces médicaments-là sont tous connus pour avoir des effets au niveau des rythmes cardiaques, a dit le docteur Guerra. Ça change la façon dont les courants électriques passent dans le cœur et ça peut donner lieu à des rythmes cardiaques dangereux […] qui peuvent mener à une mort subite. » La Food and Drug Administration des États-Unis a dernièrement publié des lignes directrices très strictes concernant l’utilisation de l’hydroxychloroquine à l’extérieur des centres hospitaliers ou des essais cliniques. Quelques études ont aussi récemment jeté un doute sur l’utilité de l’hydroxychloroquine dans la lutte contre le coronavirus, en plus de mettre en relief les dangers qui y sont associés, mais d’autres études se poursuivent malgré tout.
  25. Merci de publier cette belle série de photos de la terrasse de l'Amati (ou est-ce plutôt de l'Élément? ). Quoi qu'il en soit les points de vue sont magnifiques et à cause du dégagement ils devraient être permanents (sans obstruction). Il est vrai aussi que la première version de l'Amati était plus intéressante et moins agressive par rapport au parc. Son dégradé aurait donné pratiquement autant de condos avec vue sur le parc sans pour autant créer ce lourd effet de mur envahissant. On vit en fait les conséquences de la mauvaise planification du quartier, initiée par l'ancienne équipe Tremblay, du temps où on avait pratiquement donné carte blanche aux promoteurs. A ce propos on peut affirmer que la Ville a grandement manqué de vision, en n'imposant pas des directives claires basées sur les meilleures pratiques urbanistiques. Malheureusement une fois les ententes signées, c'est extrêmement difficile de faire marche arrière sans de substantiels dédommagements aux constructeurs, puisque ces derniers défendraient vigoureusement leurs droits acquis. On ne le dira jamais trop: GFT est l'exemple parfait à ne pas suivre. Je me console toutefois en me disant qu'on a appris et que les projets autour du pont J-Cartier ont fait l'objet de beaucoup d'études et de consultations. Ces derniers continuent d'ailleurs à évoluer afin de mieux intégrer le nouveau avec l'existant et qu'en bout de ligne on obtienne un milieu de vie mieux adapté aux attentes des citoyens. Pour revenir à GFT, des efforts se font pour tenter de corriger dans la mesure du possible certaines erreurs et compenser pour d'autres. C'est sûr que le résultat ne sera jamais optimal et que l'on ne pourra jamais présenter ce quartier comme un modèle à suivre pour la communauté internationale. Donc le résultat demeurera (au mieux) passable, grâce notamment à l'initiative de l'administration actuelle (aussi celle de Coderre), qui a planifié et investi des sommes considérables en infrastructures diverses pour sauver les meubles. Mon verdict personnel: GFT jouit de tellement d'avantages à cause de sa proximité au c-v, à ses futurs rues, places et parcs aménagées et à la présence du canal, qu'il demeurera un endroit fort agréable à vivre. Il aura cependant perdu une occasion en or de devenir une véritable vitrine en matière de quartier urbain représentatif du 21è siècle. Ici on n'a pas tiré le gros-lot et il faudra se rabattre sur l'est de Montréal pour peut-être espérer cette fois-ci attirer l'attention à l'international. Mais le défi est grand et sans audace et innovation, on ne peut espérer améliorer l'image de prestige de la métropole et enfin la distinguer des autres.