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  1. Le mercredi 21 mars 2007 (Presse Canadienne )Les Canadiens riches et instruits s'inquiètent du réchauffement du climat, mais pas suffisamment pour renoncer à leurs VUS énergivores, révèle un sondage rendu public jeudi. On y apprend aussi que les Québécois sont les plus préoccupés par l'environnement et davantage enclins à faire quelque chose de concret à ce sujet, tandis que les Albertains sont ceux qui s'en soucient le moins. Le tiers des Canadiens estiment que les changements climatiques constituent le plus important des problèmes auxquels fait face l'humanité aujourd'hui, selon le sondage mené sur Internet et dont les résultats ont été communiqués à la Presse Canadienne. La seule fois que l'environnement a autant préoccupé les Canadiens remonte aux années 1980, quand les craintes au sujet des précipitations acides et de la pollution avaient donné lieu à la mise en place, un peu partout, de programmes de collecte de matières recyclables. En revanche, les Canadiens bien nantis et instruits sont les plus réticents à changer leur comportement pour aider à préserver l'environnement. Selon Angus Reid, les personnes interrogées ne sont pas prêtes à opter pour des véhicules moins énergivores, ou à abaisser le thermostat chez elles. Ce sondage auprès de 3500 personnes a été effectué au début du mois et comporte une marge d'erreur n'excédant pas 1,9 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
  2. L'ancien premier ministre du Québec dénonce les emprunts de la Caisse de dépôt pour financer ses placements, en donnant en garantie les pensions des Québécois. Pour en lire plus...
  3. Les dirigeants du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), qui représente plus de 262000 fonctionnaires québécois se sont dits rassurés et écoutés par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. Pour en lire plus...
  4. Des experts s'interrogent sur l'avenir de la papetière au moment où elle s'apprête à dévoiler ses résultats du dernier trimestre 2008. La vente de ses actifs québécois pourrait être une solution à son manque de liquidités. Pour en lire plus...
  5. Quand on parle de découvrir du pétrole au Québec, il y a beaucoup de sceptiques. Mais chez Pétrolia, une «junior» québécoise d’exploration pétrolière et gazière, on est optimiste. Pour en lire plus...
  6. Le Québec serait assis sur des milliards liquides 27 août 2008 - 11h56 LaPresseAffaires.com Olivier Bourque Si on en croit l’Institut économique de Montréal, le Québec serait assis sur une véritable mine d’or alors que l’exportation d’eau douce à grande échelle rapporterait plusieurs milliards par année au trésor québécois. Dans un cahier de recherche publié par l’Institut, l’auteur et vice-président Marcel Boyer souligne «qu’il est urgent de s’intéresser sérieusement à la valorisation de notre or bleu» tout en indiquant qu’un plan de développement et de mise en marché est nécessaire. Car pour ce think tank qui prône le libéralisme économique, le Québec serait gagnant sur toute la ligne. L’exportation de 10 % de ses réserves lui permettrait de générer des revenus de 65 G$ par année avec un coût de 65 cents par mètre cube – prix actuel du dessalement de l’eau de mer. Même si la province ne touchait que 10% des revenus générés, cela amènerait 6,5 G$ dans le trésor québécois soit environ cinq fois plus que le dividende payé par Hydro-Québec à l’État québécois, souligne l’Institut. Le cahier d’étude indique que le Canada possède la plus grande réserve d’eau douce au monde, soit 8% du stock mondial. Pour le Québec, c’est 3% de toutes les réserves qui se retrouvent sur son territoire, soit treize fois plus d’eau douce par habitant qu’aux États-Unis. Pour Eau Secours, l'étude est simpliste Du côté de la coalition Eau Secours, les termes utilisés pour qualifier l’étude sont corrosifs. «C’est carrément simpliste et ça ne tient pas la route au niveau éthique, environnemental mais également économique», assure Martine Ouellet, présidente de l’organisme. Selon elle, l’eau sera essentiellement acheminée vers les États-Unis. Le hic, c’est que personne ne voudrait en acheter car elle serait trop dispendieuse. «Les coûts de production seraient trop élevés pour aller la chercher dans le Nord québécois. Donc, ce ne serait pas rentable», assure-t-elle. La tentation serait alors très grande de la puiser plus au Sud, ce qui aurait un impact sur notre bassin hydrographique, avance Eau Secours. L’organisme ne voit pas non plus dans cette proposition un véritable moteur de développement économique pour le Québec. «Il n’y aurait pas de création d’emplois. Selon moi, ça ressemble beaucoup plus à un développement tiers-mondiste». Pour la présidente d’Eau Secours, un autre problème est éthique. À l’heure actuelle, l’eau est considérée comme «une chose commune». À partir du moment où elle serait commercialisée à grande échelle, elle deviendrait un bien de consommation comme les autres. «L’eau, ce n’est pas un produit, c’est essentiel à la vie. Tout le monde doit y avoir accès», assure-t-elle. À l’heure actuelle, selon l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), il est impossible de commercialiser des contenants d’eau de plus de 20 litres. Donc dans le cas d’une exportation massive, de nouveaux accords devraient être signés. Du point de vue environnemental, Eau Secours s’inquiète également des répercussions. «On ne sait toujours pas comment on assurerait la distribution de l’eau… Est-ce qu’on va détourner des rivières pour y parvenir ?», se demande la présidente. Un autre organisme, Nature Québec, émet également de nombreux bémols. «À plusieurs égards, nous connaissons bien mal notre ressource. Je pense que nous devons faire le ménage avant de vouloir l’exporter», croit Christian Simard, directeur général de Nature Québec. M. Simard croit que le Québec devrait tout d’abord retirer des redevances de la vente de bouteilles d’eau et devrait appliquer le principe d’utilisateur-payeur et pollueur-payeur comme cela était inscrit dans la Politique québécoise de l’eau entrée en vigueur en 2003. Il croit toutefois que la province devrait mieux protéger l’eau et assurer sa souveraineté sur son abondante ressource. «Je crois qu’il faut faire attention car la pression américaine va devenir de plus en plus en forte dans le futur», admet M. Simard. Ce n’est pas la première fois que cette question controversée revient sur le tapis. Mais à chaque occasion, les projets d’exportation de l’eau douce ont été balayés du revers de la main. L’Institut économique de Montréal se décrit comme un «organisme de recherche et d’éducation économique indépendant, non partisan et sans but lucratif». Sur son conseil d’administration de 14 membres, plusieurs viennent principalement du milieu corporatif québécois comme Marcel Dutil, président du conseil de Canam, Jean-Pierre Ouellet, vice-président du conseil de RBC Marchés capitaux et l’ex-président de la Banque Nationale, Léon Courville.
  7. Le Québec est soulagé: l'histoire d'amour entre le Cirque du Soleil et les Québécois va pouvoir se prolonger. Pour en lire plus...
  8. Les manufacturiers québécois qui brassent des affaires dans l'empire du Milieu ne regrettent par leur choix, mais commencent à explorer de nouvelles avenues. Pour en lire plus...
  9. Deux sondages récents indiquent que les Québécois n'entendent pas réduire significativement leurs achats pour le temps des Fêtes, et ce, en dépit des menaces de récession au pays. Pour en lire plus...
  10. Les Québécois affranchis de l'impôt le 19 juin 13 juin 2008 - 06h43 Presse Canadienne Agrandir À l'échelle canadienne, le jour d'afranchissement arrive le 14 juin. Photo: Archives La Presse L'Institut Fraser a fixé au 19 juin la journée d'affranchissement de l'impôt pour les Québécois. Cliquez pour en savoir plus : Média | Institut Fraser | Finances (général) | Journaux Cela constitue une amélioration par rapport à l'an dernier, cette journée étant alors tombée le 24 juin. Cette année, la famille québécoise moyenne gagnera 76 489 $. Elle paiera un total de 35 454 $ en impôts, soit 46,4% de son revenu total. À l'échelle nationale, la journée où les Canadiens finissent de payer leur fardeau fiscal imposé par le gouvernement et commencent enfin à travailler pour eux-mêmes, arrive le 14 juin, soit quatre jours plus tôt qu'en 2007. L'organisme indépendant de recherche fait remarquer que la baisse de la taxe sur les produits et services (TPS) par le gouvernement fédéral de6 à 5%, en vigueur depuis le 1er janvier 2008, a devancé la journée d'affranchissement de l'impôt de deux jours. Le fait que 2008 soit une année bissextile permet également de devancer d'une journée la date de l'affranchissement de l'impôt. Le Québec, est l'une des trois dernières provinces canadiennes à atteindre l'affranchissement avec la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador. Nathalie Elgrably-Lévy, économiste principale pour le Québec et la francophonie à l'Institut Fraser, souligne que le fardeau fiscal des Québécois est parmi les plus lourds au Canada. Elle fait remarquer qu'en Ontario, par exemple, les contribuables célèbrent la journée d'affranchissement de l'impôt 10 jours avant les Québécois. L'Alberta est la première province à atteindre la journée de l'affranchissement de l'impôt, soit le 28 mai. Elle est suivie par le Nouveau-Brunswick (3 juin) et l'Île-du-Prince-Édouard (4 juin). Viennent ensuite le Manitoba (8 juin), l'Ontario (9 juin), la Nouvelle-Écosse (12 juin), la Colombie-Britannique (13 juin) et le Québec (19 juin). La Saskatchewan arrive à l'avant-dernier rang (20 juin) et Terre-Neuve-et-Labrador est la dernière province à célébrer la journée d'affranchissement de l'impôt, soit le 30 juin. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080613/LAINFORMER/80613006/-1/LAINFORMER01
  11. Parmi le million de golfeurs québécois, on retrouve de nombreux professionnels qui jouent pour faire des affaires. Quels terrains choisissent-ils ? Pour en lire plus...
  12. Tous les avocats québécois devront bientôt retourner sur les bancs d'école. Pour en lire plus...
  13. Google : Le Québécois Patrick Pichette à la tête des finances * Yannick Clérouin, Journal Les Affaires * 16:14 Le Québécois Patrick Pichette accède au poste de vice-président principal et chef de la direction financière de Google, à Mountain View, en Californie. M. Pichette était jusqu’à présent président des opérations de Bell Canada. Il y travaillait depuis 2001. Auparavant, M. Pichette a notamment travaillé pour McKinsey & Company, Call-Net Enterprises. Il est diplômé en administration des affaires de l’Université du Québec à Montréal et en sciences économiques et politiques de l’Université d’Oxford, en Grande-Bretagne. Il est toujours président du conseil de l’association canadienne Ingénieurs Sans Frontières. M. Pichette entrera en poste le 1e http://www.lesaffaires.com/article/0/technologies/2008-06-25/479565/le-queteacutebeteacutecois-patrick-pichette-etagrave-la-tetecircte-des-finances-de-google.fr.html
  14. Reportage La métamorphose de Montréal LE MONDE | 18.04.08 | 17h29 • Mis à jour le 18.04.08 | 17h29 On ne se doute de rien, vu d'avion. Le mont Royal et son lac des Castors surplombent toujours la ville quadrillée à angles droits, à bonne distance du fleuve Saint-Laurent. D'un côté de cette "montagne", le grand campus de l'université de Montréal (francophone), de l'autre celui de l'université McGill (anglophone). A peine remarque-t-on une recrudescence de pistes cyclables le long des parcs et des artères. Il faut descendre dans les multiples centres de cette grande île (48 km de long, 16 km de large) pour réaliser combien Montréal a changé ces dernières années. Les Américains ne viennent-ils pas de décerner à la seule métropole francophone du continent le titre de troisième ville américaine "la plus branchée", après San Francisco et New York ? Et l'Unesco a, en 2006, désigné Montréal "ville du design" pour son développement créatif. Hors la forêt de buildings élevés au coeur de la ville à partir des années 1970, Montréal a longtemps hésité sur son devenir architectural, présentant du coup un visage hétéroclite contrasté et des quartiers ethniques "sectorisés". D'heureuses synthèses ont émergé entre le passé, le présent et l'avenir, tandis que la ville se bigarre plus volontiers. De grosses erreurs visuelles ont été récemment corrigées. Ainsi, le blockhaus au modernisme soviétique de l'Institut du tourisme et de l'hôtellerie du Québec, près du métro Sherbrooke, a été remodelé dans de chatoyantes couleurs, tout comme le Palais des congrès. Le gros des changements a commencé dans les quartiers historiques du Vieux-Montréal et du Vieux-Port, où seuls les touristes se rendaient jusqu'au début des années 2000, après l'époque révolue des "boîtes à chansons" (et à chansonniers). Le fleuve, bordé d'entrepôts vétustes, était caché par quantité d'installations rouillées, le port ayant déménagé plus à l'est. Miracle : les Montréalais se sont réapproprié le "vieux", avec vue ouverte sur le fleuve majestueux. Face au quai des Convoyeurs, un musée d'archéologie aux lignes futuristes a été construit à "Pointe à Callière", à l'endroit même où le Champenois Chomedey de Maisonneuve a, en mai 1642, fondé Montréal. Le quai King-Edward a été nanti d'un centre des sciences, et le bassin Bonsecours est devenu plaisancier. A l'ouest, derrière d'anciens silos classés, un café (celui des Eclusiers) offre, enfin, de mai à septembre, une terrasse ensoleillée au bord du Saint-Laurent. Promenades et pistes cyclables partent vers le canal Lachine, l'ancienne "smoky valley" (vallée de la fumée) industrielle devenue paradis des lofts, des entreprises multimédias et des appartements de vedettes. Les rues pavées du Vieux-Montréal, dont les immeubles rénovés mettent au jour de belles originalités architecturales, ne sentent plus la frite grasse : on y mange bien, soit à des prix abordables dans de sympathiques cafés-boulangeries, soit, pour un peu plus cher, de la cuisine raffinée d'inspiration européenne. Au sommet des toques locales, le chef normand Laprise a investi, avec son restaurant Toqué, les abords de la nouvelle place Jean-Paul-Riopelle. Ce célèbre artiste québécois, mort en 2000, y a imaginé une sculpture-fontaine dont des cercles de feu cernent, le soir, les eaux. On dort aussi mieux dans le "Vieux", envahi par les professions libérales et les nouveaux résidents de copropriétés : les rénovations d'immeubles anciens ont permis à de petits hôtels très confortables de trouver des styles originaux, mêlant l'ancien et l'ultra moderne. "D'une façon générale, les architectes, designers et décorateurs montréalais se distinguent des New-Yorkais par un grand respect du lieu qu'ils aménagent et par un côté ni trop fini ni trop léché de leurs réalisations", estime Sylvie Berkowicz, rédactrice en chef de Créativité Montréal, publication mais aussi concours, organisé chaque année, depuis 1996, visant à récompenser onze commerçants "pour la qualité du design intérieur de leur établissement". Lancé au départ par la municipalité, ce concours a encouragé l'émulation des créateurs locaux. Le "Vieux" était autrefois coupé du reste de la ville par quelques grands "stationnements" (on ne dit pas "parking" au Québec francophone) près d'une affreuse autoroute, maintenant entièrement recouverte. L'achèvement du Centre mondial du commerce (sur les anciennes fortifications françaises) et l'extension du Palais des congrès, tous deux reliés à la ville souterraine et à ses 30 km de galeries commerçantes, ont créé le trait d'union. Tout aussi méconnaissable est le boulevard Saint-Laurent. Cette longue artère nord-sud qui partage les côtés ouest et est de la métropole (et les numéros de rues) continue de refléter dans ses commerces les vagues d'immigrants successives : le quartier chinois en son bas, puis les juifs d'Europe de l'Est, les Grecs, les modestes francophones autrefois venus de la campagne coloniser le plateau mont Royal, puis les Italiens de la Petite Italie et les Portugais. De populaire et humble, ce boulevard est devenu branché, parsemé de boutiques, de cafés et de bars à vins. A peine reconnaît-on les toujours vaillantes épiceries des Quatre Frères, charcuterie de la Vieille Europe, restaurant Schwartz, modeste lieu-culte de la "smoked meat" (viande fumée) montréalaise ou les "habits sur mesure" du tailleur Giovanni. Un peu plus à l'est, rue Saint-Denis, la mode et le design s'exposent toujours plus et mieux. Le styliste québécois Philippe Dubuc y a ses boutiques de mode masculine. "L'homme québécois est celui qui soigne le plus son habillement au Canada, idem pour la femme", dit-il. D'où l'éclosion de talents multiples à des prix moins onéreux que les importations européennes, toujours bien représentées. De l'avis général, Montréal allie une qualité de vie exceptionnelle, une densité d'artistes en tout genre unique et un grand respect de la liberté de chacun, sur fond de vitalité économique retrouvée. A la vitrine de beaucoup de commerces figure souvent, en français et en anglais, l'affichette "On embauche". Martine Jacot Article paru dans l'édition du 19.04.08.
  15. Intégration difficile des immigrés au marché du travail 21 novembre 2008 - 06h37 La Presse Vincent Brousseau-Pouliot Déclenchée sur fond de crise financière, la campagne électorale québécoise accorde une grande place à l'économie. Comme les partis politiques ont décidé d'en faire leur principal enjeu électoral, La Presse Affaires leur pose cette semaine cinq grandes questions économiques. Aujourd'hui : faut-il augmenter l'immigration afin de régler la pénurie de main-d'oeuvre ? Carlos Leitao est né au Portugal. Il a suivi ses parents au Québec à l'âge de 17 ans. Trente-cinq ans plus tard, il est l'un des économistes les plus réputés de sa terre d'adoption - l'agence Bloomberg le place même au deuxième rang des meilleurs économistes en Amérique du Nord! S'il y a un économiste qui devrait penser que l'immigration peut régler le problème de pénurie de main-d'oeuvre au Québec, c'est bien lui. Et pourtant, l'économiste en chef de la Banque Laurentienne ne croit pas à cette théorie. «Il faut augmenter le nombre d'immigrants, mais pas pour régler la pénurie de main-d'oeuvre, dit Carlos Leitao. J'ai une vision plus humaniste de l'immigration. Pour la pénurie de main-d'oeuvre, la solution numéro un reste la formation de la main-d'oeuvre. Dans ce contexte-là, on peut toujours aller chercher des immigrants dans des domaines spécialisés, mais l'immigration ne réglera pas la pénurie de main-d'oeuvre de façon générale.» Carlos Leitao sait de quoi il parle. Pendant qu'il faisait ses études en économie, ses parents gagnaient honorablement leur vie dans l'industrie du vêtement et de la construction. Aujourd'hui, la famille Leitao aurait beaucoup plus de difficulté à joindre les deux bouts dans la même situation. «L'économie québécoise a beaucoup changé au cours des 35 dernières années, dit-il. Quand mes parents sont venus au Québec, il y avait plein d'emplois non spécialisés avec lesquels il était tout à fait faisable de mener un niveau de vie décent. Ce genre d'emplois est très rare aujourd'hui.» Les plus récentes statistiques concluent que l'intégration des immigrants au marché du travail se fait plus difficilement au Québec que dans le reste du Canada. Selon Statistique Canada, le taux de chômage chez les immigrants est supérieur de 1% au taux de chômage moyen des Canadiens en 2007 (7,0% pour les immigrants canadiens contre 6,0% pour les Canadiens en général). Au Québec, l'écart est de 3,3% (10,5% pour les immigrants québécois contre 7,2% pour les Québécois en général). Selon une étude du professeur Pierre Fortin, les nouveaux arrivants au Québec (moins de cinq ans de séjour) ont beaucoup plus de difficultés à trouver un emploi que ceux qui s'établissent en Ontario. Chez les minorités visibles (arabe, africaine, sud-asiatique, orientale, etc.), l'écart du taux de chômage des immigrants par rapport à celui de la population en général est de 16% au Québec contre 6% en Ontario. Quant aux immigrants de race blanche, l'écart par rapport à la moyenne provinciale est de 11% au Québec contre 4% en Ontario. «La situation économique des immigrants au Québec est tragique comparativement à celle des autres provinces du pays, dit Pierre Fortin, qui enseigne l'économie à l'UQAM. Le Québec intègre très mal ses immigrants à son économie.» Même si le taux de chômage des immigrants est plus élevé que la moyenne québécoise, le gouvernement Charest soutient que les choses s'améliorent. L'an dernier, le taux de chômage des immigrants québécois est passé de 12,0% à 10,2%. Les immigrants arrivés au Québec depuis moins de trois ans font encore mieux: leur taux de chômage a diminué de 13,4% à 10,7% l'an dernier, selon les chiffres d'Emploi-Québec. Au cours des prochaines années, le gouvernement Charest espère attirer environ 9000 immigrants supplémentaires au Québec - ce qui porterait le total à 50 000 nouveaux arrivants annuellement. Un contingent qui comblerait une partie des 700 000 emplois disponibles au Québec d'ici 2011. «Si nous ne réglons pas la pénurie de main-d'oeuvre, ça peut signifier une décroissance économique pour le Québec», dit le ministre québécois de l'Emploi et de la Solidarité sociale Sam Hamad, lui-même né à Damas, en Syrie. Selon la plupart des économistes, l'idée du gouvernement Charest d'accepter plus d'immigrants ne règlera pas le fond du problème: l'intégration difficile des immigrants au marché du travail québécois. «Il y a encore beaucoup de contraintes qui font en sorte que des immigrants médecins ou ingénieurs ne sont pas capables de pratiquer leur métier au Québec, dit Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint du Mouvement Desjardins. Faire immigrer des médecins de l'extérieur pour les faire travailler dans un Tim Hortons, ça ne donne rien.» Mauvaise nouvelle pour les futurs immigrants québécois: leur intégration risque de continuer d'être difficile au cours des prochaines années. Le problème: ils sont surqualifiés! Près de la moitié - 48% en 2006 - des immigrants québécois détiennent une formation universitaire. Or, le Québec aura surtout besoin de nouveaux travailleurs dans les secteurs techniques d'ici 2011. Selon les prévisions d'Emploi-Québec, le Québec formera suffisamment de diplômés universitaires afin de combler les emplois universitaires disponibles sans l'apport de l'immigration. Le ministre Hamad tempère les conclusions de son ministère. Selon lui, il y a un besoin urgent d'immigrants qualifiés dans certains domaines universitaires comme l'ingénierie. «Nous avons besoin d'ingénieurs au Québec à l'heure actuelle, dit-il. Et avec les travaux d'infrastructures qui auront lieu au cours des prochaines années, il faudra des ingénieurs supplémentaires.» Conscient des défis entourant l'intégration des immigrants, le ministre Hamad fait valoir que le Québec a modifié ses critères d'évaluation des demandes d'immigration afin de mieux refléter les besoins de son marché du travail. «Nous croyons que l'immigration peut combler nos besoins de main-d'oeuvre», dit-il. L'économiste Pierre Fortin n'est pas d'accord avec les conclusions du ministre Hamad. «Avant d'augmenter le nombre d'immigrants, qu'on concentre plutôt nos efforts sur ceux qui sont déjà chez nous, dit-il. Nous sommes déjà débordés de néo-Québécois qu'on est incapable d'intégrer.» POUR Le Québec a besoin de 700 000 nouveaux travailleurs d'ici 2011. Près de la moitié des immigrants québécois ont un diplôme universitaire. CONTRE L'intégration des immigrants au marché du travail se fait plus difficilement au Québec que dans le reste du Canada. Au cours des prochaines années, le Québec aura surtout besoin de nouveaux travailleurs dans les secteurs techniques et non dans les secteurs universitaires. LA PÉNURIE DE MAIN-D'OEUVRE EN CHIFFRES 2012 Début de la crise de la pénurie de main-d'oeuvre (la population d'âge actif commencera alors à décliner au Québec...) 700 000 Nombre d'emplois à combler au Québec d'ici 2011 246 000 Nouveaux emplois engendrés par la croissance économique d'ici 2011 454 000 Emplois disponibles à la suite de départs de la retraite d'ici 2011 L'IMMIGRATION EN CHIFFRES 26 509 Nouveaux immigrants au Québec en 1998. 46 300 Nouveaux immigrants au Québec en 2007. 50 000 Pourcentage des immigrants québécois qui sont des immigrants économiques (en 2006). 41%
  16. Les dangers de l'interventionnisme avec la Caisse 19 novembre 2008 - 06h32 La Presse Vincent Brousseau-Pouliot Déclenchée sur fond de crise financière, la campagne électorale québécoise accorde une grande place à l'économie.Commeles partis politiques ont décidé d'en faire leur principal enjeu électoral, La Presse Affaires leur pose cette semaine cinq grandes questions économiques. Aujourd'hui: la Caisse de dépôt doit-elle stimuler davantage l'économie québécoise? Message des économistes aux politiciens: laissez la Caisse de dépôt et placement du Québec tranquille. «La Caisse de dépôt, c'est pas touche!» dit l'économiste Pierre Fortin d'un ton catégorique. Et pourtant, le PQ et l'ADQ souhaitent que la Caisse s'implique davantage dans l'économie québécoise. Seul le PLQ est en faveur du statu quo. Les libéraux sont toutefois sur la même longueur d'onde que les économistes consultés par La Presse Affaires: le gouvernement ne devrait pas mêler le développement économique aux activités de la Caisse. «Les deux rôles de rendement et de développement économique sont contradictoires, dit Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint du Mouvement Desjardins. Je serais très mal à l'aise si la Caisse devait remplir un double rôle.» Autre problème pour les partisans d'un plus grand interventionnisme à la Caisse: le bas de laine des Québécois grossit plus vite que l'économie québécoise, ce qui explique en grande partie pourquoi ses actifs québécois sont passés de 32,1% à 17,0% de la valeur globale de son portefeuille entre 2002 et 2007. «Il faut tenir compte de la réalité, dit Carlos Leitao, économiste en chef à la Banque Laurentienne. La Caisse est un acteur énorme même à l'échelle canadienne et il ne faut pas limiter son champ d'action.» La Caisse serait-elle devenue trop grosse pour l'économie québécoise? «Ce serait une façon arrogante de présenter les choses, répond Mark Boutet, vice-président des affaires publiques de la Caisse. En chiffres absolus, nous avons quand même augmenté la valeur de nos investissements au Québec au cours des cinq dernières années.» Le contexte économique a aussi changé. En 2002, la Caisse investissait surtout dans le secteur public québécois, qui constituait alors 57% de ses actifs québécois. Cette proportion est passée à 38% en 2007. «Les besoins de financement des gouvernements et des sociétés d'État québécoises ont été moins grands au cours des dernières années, dit Mark Boutet. Comme il y avait moins d'offre, nous avons dû trouver d'autres occasions d'investissement ailleurs.» La Caisse fait aussi valoir qu'elle a augmenté ses investissements dans le secteur privé québécois de 14 à 23 milliards de dollars entre 2002 et 2007. Mais les explications de la Caisse ne convainquent pas tous les partis politiques. Actuellement, la Caisse détient 15% de ses placements privés et 17% de ses placements totaux (privés et publics) au Québec. Selon l'ADQ, c'est définitivement trop peu. «À rentabilité égale, la Caisse doit donner la préférence aux investissements québécois plutôt que d'acheter du papier commercial ou des aéroports à Londres, dit le député adéquiste Gilles Taillon. J'ai l'impression qu'on regarde un peu trop de l'autre côté de la clôture à la Caisse.» L'économiste Pierre Fortin a une solution pour les politiciens qui trouvent que la Caisse n'investit pas assez dans l'économie québécoise: faites-le vous-mêmes. «Si le gouvernement veut stimuler l'économie québécoise, qu'il en prenne lui-même le risque, dit le professeur de l'UQAM. Intervenir dans l'économie est une fonction du gouvernement. La Caisse n'a pas ce mandat-là.» Selon Pierre Fortin, le mandat de la Caisse n'est pas seulement qu'un débat économique. Il s'agit aussi d'un enjeu moral. «Jouer avec les fonds de la Caisse, ce n'est pas juste de la mauvaise économie, c'est immoral, dit-il. La Caisse n'appartient pas au gouvernement mais aux épargnants. Et les épargnants n'ont pas donné le mandat au gouvernement de piger dans leurs économies.» Au contraire de l'ADQ, le Parti québécois demande à la Caisse de prévenir de nouvelles acquisitions d'entreprises québécoises par des intérêts étrangers en créant un nouveau fonds de 10 milliards. Ce fonds serait financé à la fois par les déposants de la Caisse et le gouvernement québécois. «Nous sommes inquiets qu'il y a ait encore des prises de contrôle des sociétés québécoises par des intérêts étrangers en raison de la baisse des marchés boursiers», dit le député péquiste François Legault. Peu importe l'issue des élections du 8 décembre, la Caisse entend continuer d'augmenter ses investissements au Québec. Elle s'oppose toutefois à être tenue un jour de respecter un seuil minimal d'investissements québécois. «Il ne faut pas oublier que la Caisse ne travaille pas dans un monde isolé, dit Mark Boutet, vice-président des affaires publiques de la Caisse. Il ne doit pas y avoir de distorsions sur les marchés. Dans tous les marchés, il y a des cycles. Au cours des dernières années, le financement était tellement facile que les entreprises québécoises n'avaient plus autant besoin de la Caisse. Elles allaient voir des banques québécoises ou étrangères pour obtenir du financement. Si nous avions dû détenir un pourcentage minimal d'actifs québécois, il aurait été difficile à respecter.» Le resserrement du crédit pourrait toutefois aider la Caisse à investir davantage dans l'économie québécoise au cours des prochaines années. «La situation est appelée à changer, dit Mark Boutet. On peut s'attendre à plus de demandes de financement des entreprises québécoises à la Caisse.» POUR L'intervention de la Caisse permettrait de stimuler l'économie québécoise en période de ralentissement économique. CONTRE L'intervention de la Caisse au Québec au-delà d'un certain seuil augmente les risques de voir ses rendements diminuer. L'économie québécoise n'est peut-être pas assez vaste pour satisfaire les critères d'investissement de la Caisse.
  17. 15 idées pour un Québec fort Les « lucides ne vont pas assez loin, affirme Daniel Audet, ex-conseiller de Boisclair et de Landry. Sa recette pour redresser l’économie est celle dont bien des gens rêvent, mais que personne n’ose dire tout haut ! par Daniel Audet publié dans L'actualité du 15 octobre 2007 Ancien délégué général du Québec à Londres, l’auteur est revenu en politique en juin 2006, comme conseiller spécial du chef du Parti québécois, André Boisclair. Dans les années 1990, il a pratiqué le droit au cabinet Lapointe Rosenstein, a été directeur de cabinet du vice-premier ministre Bernard Landry, puis est devenu vice-président de Vidéotron, en 1997. Avant de replonger dans l’univers politique, il a dirigé le Cabinet de relations publiques National à Montréal. Il est maintenant premier vice-président du Conseil du patronat du Québec. Daniel Audet signe cet essai à titre personnel. J’ai fait de la politique pendant 30 ans. D’abord au sein du Parti libéral, du Québec et du Canada. Ensuite au Parti québécois et au Bloc québécois. Je connais de nombreux élus ou ex-élus, des dirigeants politiques de tous les gouvernements, certains étant de mes amis. Mes relations dans le monde des affaires et les médias sont du même niveau. Je pourrais presque en dire autant des milieux syndicaux, communautaires et caritatifs. De mes conversations avec les représentants de cette élite québécoise, j’ai acquis la conviction que le Québec est prêt pour son big-bang ! Depuis des années, nombre de leaders s’entendent en privé sur des solutions aux problèmes du Québec. Toutefois, quand vient le temps de les proposer publiquement, la plupart battent en retraite. Il est vrai qu’au tribunal populaire des médias plusieurs ont été jugés coupables de crime contre l’humanité... Par exemple, quand Lucien Bouchard a émis une évidence sur le déficit de travail des Québécois, on l’a cloué au pilori. On a diabolisé des projets de façon irrationnelle et dogmatique. Le projet du Cirque du Soleil à Pointe-Saint-Charles ? Une hérésie ! L’investissement d’un milliard de Rabaska à Québec ? Un génocide assuré ! Le CHUM à la cour de triage d’Outremont ? Un complot de Power Corporation ! Si vous osez dire publiquement que vous soutenez une de ces initiatives, vous êtes un vendu, un conspirateur ou un fou. Toute discussion est écartée d’emblée. En ce qui concerne les propositions de réformes de l’État, ce n’est guère mieux. J’entendais récemment à la radio un journaliste s’offusquer du fait que l’on ose même soulever la question de la privatisation d’Hydro-Québec. Il ne faut pas s’étonner, dans un tel contexte, qu’un leader politique y pense à deux fois avant de lancer une idée courageuse… Il est urgent de mettre fin à cette démocratie du bâillon ! Le fruit des réformes est mûr. Le 26 mars dernier, les électeurs eux-mêmes ont exprimé leur ras-le-bol à une classe politique trop prudente. Nous avons une occasion en or, d’ici les prochaines élections générales, de prouver que les Québécois ne sont pas nés pour un « p’tit pain ». Le Québec peut et doit réaliser son miracle économique. Il en a le génie et les ressources. Le Parti québécois, qu’on taxait de droitisme sous André Boisclair, a recueilli 28,4 % des suffrages. La soi-disant conservatrice Action démocratique du Québec a mérité la confiance de 30,8 % des électeurs. Le Parti libéral, qu’on accuse de néolibéralisme depuis des années, a remporté la palme avec 33,1 % des voix exprimées. Le centre de gravité politique s’est déplacé, prenons-en acte ! Personne ne propose de dénaturer notre culture nationale. Toutefois, le Québec a besoin de grandes entreprises mobilisatrices et de réformes qui le rendront plus productif et plus attractif à l’échelle mondiale. Après 40 ans d’investissement dans le domaine social, il est temps que le Québec investisse dans la création de richesse, la productivité et l’esthétique. Il faut susciter une rumeur positive sur le Québec, en faire un point chaud mondial. Nous en avons le talent. Les leaders des trois grandes formations politiques en auront-ils l’audace ? Demandons-leur !
  18. Le conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ) s'est clos dimanche après-midi avec le discours de son chef Jean Charest. Dans son allocution, M. Charest a déclaré que la création de richesse du Québec passe par son ouverture aux immigrants. Il a d'ailleurs mis en garde contre le coût économique qu'entraînerait une attitude d'intolérance. Le chef libéral a accusé le Parti québécois et l'Action démocratique « d'exploiter la méfiance des Québécois » sur la question identitaire. « Au lieu de mettre l'accent sur nos différences, on va travailler ensemble pour bâtir le Québec et accueillir du monde », a-t-il martelé. M. Charest a indiqué que la création de richesse et la croissance démographique constitueront les priorités de son parti cet automne. Le gouvernement libéral a l'intention de présenter une stratégie manufacturière, favoriser davantage l'intégration de la main-d'oeuvre étrangère et soutenir les familles pour augmenter la natalité au Québec. « Si on veut avoir plus de monde au Québec, il nous faut une économie qui roule. On a besoin de plus de bras et de plus de cerveaux pour que le Québec puisse atteindre son plein potentiel économique », a insisté le chef libéral. En insistant sur le développement économique, les libéraux semblent ainsi ré-enfourcher le cheval de bataille qui avait bien servi Robert Bourassa dans les années 70 et 80.
  19. Les rigueurs du climat québécois irritent les immigrants Heidy Guzman a émigré de Colombie en décembre 2001. Comme plusieurs de ses concitoyens nés au Québec, elle exècre les froideurs hivernales. Photo André Tremblay, La Presse François Berger La Presse Le climat québécois est dur à supporter pour les immigrants nouvellement arrivés. Ils sont davantage irrités par le temps peu clément qui prévaut au Québec durant de longs mois que par les problèmes d'emploi ou d'intégration culturelle! Une enquête de Statistique Canada, portant sur la perception que les immigrants ont de leur pays d'adoption, montre qu'un immigré sur trois, parmi ceux établis à Montréal depuis quatre ans, trouve que le climat est la chose la plus déplaisante, loin devant le manque d'emplois (un sur six) ou tout autre problème d'intégration. À Toronto, un immigrant sur quatre trouve que le climat est la chose la plus déplaisante, au même rang que le manque d'emplois en tête de liste des griefs. À Vancouver, seulement un sur 15 se plaint d'abord du climat. Plus de 85% des immigrants au Canada s'installent dans l'une ou l'autre des grandes agglomérations urbaines que sont Toronto, Montréal et Vancouver, les trois villes canadiennes de «classe mondiale» selon la description qu'en donne l'agence fédérale des statistiques. L'enquête de Statistique Canada concerne les immigrés arrivés au pays en 2001 et interviewés la dernière fois en 2005. Elle analyse entre autres les difficultés auxquelles ont fait face ces nouveaux arrivants et leurs griefs à l'endroit du Canada. Le climat canadien, l'un des plus rigoureux au monde, vient au troisième rang des plus grandes difficultés éprouvées par l'ensemble des nouveaux immigrants au pays, après l'obtention d'un emploi jugé approprié et l'apprentissage d'une nouvelle langue (anglais ou français). Cependant, l'irritation face au climat est plus importante à Montréal que dans les autres grandes villes. Seulement 10% des immigrants récents à Montréal disent y aimer le climat plus que toute autre chose, contre 14% à Toronto et 48% à Vancouver. Montréal est la plus froide des grandes villes, avec une température moyenne annuelle de 6,2 degrés Celsius, comparativement à 7,5 à Toronto et 10,1 à Vancouver, selon le Service météorologique du Canada. La métropole québécoise est aussi celle qui reçoit le plus de neige, soit 215 centimètres par an en moyenne, comparativement à 123 à Toronto et 53 à Vancouver. «Le climat est une réalité que l'on ne peut pas changer», a commenté le porte-parole du ministère québécois de l'Immigration et des Communautés culturelles, Claude Fradette. Toutefois, dit-il, le gouvernement québécois s'efforce de présenter à l'étranger une image «positive» de l'hiver, en mettant l'accent sur les plaisirs associés à cette saison, notamment les sports. Les Québécois nés ici ont, vis-à-vis de l'hiver, une attitude semblable à celle des immigrants, signale M. Fradette. Il est rare qu'un Québécois d'origine ait «hâte que l'hiver arrive», note-t-il. En font d'ailleurs foi le demi-million de Québécois qui séjournent en Floride durant la saison froide... L'étude de Statistique Canada montre aussi que les réfugiés politiques et les immigrants ayant suivi un parent au Canada ressentent davantage les inconvénients du climat que les immigrants dits économiques, qui ont choisi d'emblée d'y déménager. Ces derniers savaient manifestement davantage à quoi s'attendre! L'agence des statistiques n'a pas analysé la perception du climat en fonction de l'origine des immigrants. Mais des études ont montré que les gens en provenance de pays chauds ont plus de difficulté à s'acclimater à une région froide. Par exemple, un Haïtien immigré à Montréal risque de trouver l'hiver plus dur à supporter qu'un Russe établi à Toronto (Montréal accueille la majorité des Haïtiens immigrant au Canada, et Toronto la majorité des Russes). Une étude publiée par l'université ontarienne McMaster, en mai dernier, note que les immigrés «économiques» en provenance d'Asie du Sud (Inde, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka) ont tendance, à partir de l'âge de 60 ans, à déménager en Colombie-Britannique, où l'hiver est le plus doux au pays. Aux États-Unis, les analyses des migrations internes tiennent compte de plus en plus souvent du climat depuis qu'on y a remarqué une intensification des déménagements du «Snow Belt» vers le «Sun Belt», c'est-à-dire du Nord plus froid vers le Sud plus chaud. Toronto, de loin la préféréeToronto reçoit à elle seule 52% de tous les immigrants entrant au Canada; Montréal et Vancouver en reçoivent chacune 17%. Chaque année, la région métropolitaine de Montréal accueille quelque 40 000 immigrants. Les trois quarts des immigrants arrivés au Québec l'an dernier venaient de pays au climat chaud.
  20. Le télédifuseur québécois Astral Media entame l'exercice 2009 avec une hausse des ventes et du bénéfice net au premier trimestre. Pour en lire plus...
  21. Le gouvernement québécois vient d'infliger toute une gifle à Bell Canada en octroyant à sa concurrente Telus un contrat de presque 1 milliard de dollars qui couvrira une bonne partie des besoins de télécommunications de l'État. Pour en lire plus...
  22. (12/04/2007 )Les subventions annoncées par le gouvernement du Québec à Alcan (AL) constituent une perte pour la société québécoise, soutient une étude de l’Institut économique de Montréal rendue publique jeudi. L’organisation montréalaise qualifie d’«erreur» cette façon de faire, qui «ne doit pas être répétée dans les négociations avec Alcoa (AA) ou dans la renégociation des contrats à risques partagés avec d'autres grands consommateurs d'électricité». Les deux professeurs soutiennent que dans le cadre de la subvention accordée à Alcan pour son projet d’aluminerie au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le gouvernement renonce à 2,7G$ de recettes, en contrepartie d'un investissement par Alcan de 2G$, pour la création de 740 emplois. «Le coût total de la subvention à Alcan, pour le gouvernement, équivaut à près de 300 000$ par emploi par année durant 35 ans. Le coût véritable de l'électricité octroyée découle du coût d'opportunité de cette électricité pour l'État québécois. Le coût d'opportunité équivaut à la solution de rechange la plus avantageuse. Dans le cas présent, c'est le prix à l'exportation qu'on obtiendrait en vendant notre électricité sur le marché à nos voisins américains», indiquent les deux chercheurs. «Si nous considérons le coût de développement des nouvelles sources d'électricité au Québec ainsi que le marché de l'exportation, la vente de l'électricité à faible prix aux alumineries constitue une perte pour la société québécoise. La politique industrielle du gouvernement québécois ne reflète pas encore cette nouvelle réalité», avancent les deux chercheurs.
  23. Le Québec en force Photo: © 2007 Alliance Atlantis Communications Marc Labrèche dans L'âge des ténèbres Le cinéma québécois fait encore une fois bonne figure aux nominations des Prix Génie, qui récompenseront, le 3 mars prochain, les meilleures productions cinématographiques canadiennes de l'année. Les films québécois Continental, un film sans fusil et L'âge des ténèbres sont en nomination dans la catégorie du meilleur film en vue de la 28e cérémonie des Génie. Ce sont les films Promesses de l'ombre de David Cronenberg et J'ai serré la main du diable de Roger Spottiswoode qui ont reçu le plus grand nombre de nominations, soit 12, dans la catégorie du meilleur film. Dans la même catégorie, on retrouve aussi Loin d'elle de Sarah Polley. Les films québécois en nomination: L'âge des ténèbres (Denys Arcand); Continental, un film sans fusil (Stéphane Lafleur); Les 3 p'tits cochons (Patrick Huard); Nitro (Alain Desrochers); Bluff (Marc-André Lavoie, Simon-Olivier Fecteau); Ma fille mon ange (Alexis Durand-Brault); Roméo et Juliette (Normand Chaurette); Surviving my mother (Émile Gaudreault); Ma tante Aline (Gabriel Pelletier); Silk (François Girard). Par ailleurs, Roy Dupuis, acteur principal dans J'ai serré la main du diable, Marc Labrèche (L'âge des ténèbres) et Claude Legault (Les 3 p'tits cochons) ont recueilli des nominations dans la catégorie du meilleur acteur. Les Québécoises Anne-Marie Cadieux (Toi) et Béatrice Picard (Ma tante Aline) sont finalistes dans la catégorie de la meilleure actrice. Dans les catégories des rôles de soutien, on retrouve les acteurs Guillaume Lemay-Thivierge, Gilbert Sicotte, Marie-Ginette Guay, Véronique Le Flaguais, Laurence Leboeuf et Fanny Mallette. Les 11 acteurs québécois en nomination: Anne-Marie Cadieux, Roy Dupuis, Marie-Ginette Guay, Laurence Leboeuf, Marc Labrèche, Véronique Le Flaguais, Claude Legault, Guillaume Lemay-Thivierge, Fanny Mallette, Béatrice Picard et Gilbert Sicotte. http://www.radio-canada.ca/arts-spectacles/cinema/2008/01/28/001-Prix-genie-nominations-quebec.asp
  24. Nous avions perdu depuis 1971 - 582,000 personnes pour d'autre provinces. Selon le Fraser Institute, des gens talenteux qui on apporter leurs talent ailleurs. De quoi etre fiere! Voici le lien http://www.lapresse.ca/actualites/201606/27/01-4996049-le-quebec-peinerait-a-attirer-les-residants-du-reste-du-pays.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_national_4572_section_POS1
  25. http://www.journaldemontreal.com/2015/05/14/concours-pour-rencontrer-u2-a-montreal--les-quebecois-non-admis Concours pour rencontrer U2 à Montréal: les Québécois non admis Bono vante les mérites du Québec – et surtout des fans québécois de U2 – dans une vidéo visant à présenter le concours. Visiblement, le chanteur de U2 ignorait que ceux-ci seraient inadmissibles au concours au moment de tourner le segment, puisqu’il parle directement aux fans montréalais du groupe. PHOTO D’ARCHIVES Bono vante les mérites du Québec – et surtout des fans québécois de U2 – dans une vidéo visant à présenter le concours. Visiblement, le chanteur de U2 ignorait que ceux-ci seraient inadmissibles au concours au moment de tourner le segment, puisqu’il parle directement aux fans montréalais du groupe. Marc-André Lemieux MARC-ANDRÉ LEMIEUX Jeudi, 14 mai 2015 16:33 MISE à JOUR Jeudi, 14 mai 2015 16:33 Que diriez-vous de rencontrer les membres de U2 après leur concert au Centre Bell le mois prochain? Ça tombe bien, Guy Laliberté organise justement un concours donnant la chance aux fans du groupe de remporter un tel prix. Le seul hic: les Québécois ne peuvent pas y participer. Le fondateur du Cirque du Soleil s’est associé à Prizeo, un site web hébergeant des concours de nature philanthropique, pour offrir la chance aux fidèles admirateurs de Bono et compagnie de gagner une journée avec leurs idoles, des billets VIP pour leur concert et une tournée des coulisses après coup. En prime, les heureux élus visiteront les quartiers généraux du Cirque du Soleil. Pour courir la chance de rafler cet énorme prix, rien de plus simple: faire un don de 5 $ (ou plus) à One Drop, la fondation de Guy Laliberté ayant pour mission d’assurer aux populations les plus démunies un meilleur accès à l’eau potable. Or, les Québécois sont exclus du concours en raison des lois en vigueur dans la Belle Province, nous confirme Pascal Chandonnet, directeur exécutif, marketing et communications chez One Drop. Il refuse toutefois d’entrer dans les détails concernant les points en litige. Des lois strictes Chose certaine, les règlements entourant la tenue de concours au Québec sont reconnus pour être stricts, note Jacques St-Amant, chargé de cours au département des sciences juridiques de l’UQAM. Les concours ayant lieu dans la Belle Province doivent respecter la Loi sur les loteries, les courses, les concours publicitaires et les appareils d’amusement, qui oblige entre autres les organisateurs à faire des dépôts de garantie, enregistrer leurs publicités, etc. Ces exigences entraînent bien entendu des coûts supplémentaires qui peuvent décourager certains organisateurs. En vigueur depuis 1978, ces lois visent à protéger le consommateur, notamment contre la fraude, précise M. St-Amant. L’exemple de One Drop et U2 n’est pas un cas isolé, ajoute M. St-Amant. Plusieurs concours sont fermés aux Québécois en raison des lois et règlements applicables. «Les formalités ne sont pas très lourdes, mais pour la plupart des compagnies, des organismes ou des groupes qui organisent ces concours, elles sont tout simplement de trop», déclare Jacques St-Amant, mentionnant au passage que Guy Laliberté et sa fondation One Drop avaient sans doute les «ressources nécessaires» pour se plier aux exigences légales du Québec s’ils l’avaient vraiment voulu. Mince consolation pour les fans québécois de U2 peinés par cette situation: les Québécois ne sont pas les seuls à être jugés inadmissibles. Les gens vivant à Cuba, en Iran, en Corée du Nord, en Irak, en Arabie saoudite, en Syrie et dans quelques autres pays reconnus comme étant répressifs sont aussi écartés. Bono salue ses fans québécois Ironie: Bono explique le concept du concours dans une vidéo sur Prizeo. Visiblement, le chanteur de U2 ignorait que nous serions *inadmissibles au concours au moment de tourner le segment, puisque pendant deux minutes, il parle directement aux fans montréalais du groupe, garnissant son discours de mots en français comme «la Belle Province» et «bonne chance». Il vante même les mérites du Québec, berceau du «Cirque du Soleil, Leonard Cohen et Arcade Fire». ♦ U2 donnera pas moins de quatre concerts au Centre Bell le mois prochain. Les spectacles des 12 et 13 juin affichent complet, mais quelques billets sont encore disponibles pour les 16 et 17 juin. sent via Tapatalk