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Habsfan
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Voici quelques articles que j'ai trouvé bon sur toute la merde qui se passe avec la FTQ. JE n'en reviens pas que le gouvernement charest ne fait rien dans ce dossier. Je commence vraiment à croire que les Libéraux de Charest commencent à ce croire invincible et qu'ils commencent à croire qu,ils seront au pouvoir éternellement! Ça fait 7 ans qu,ils sont au pouvoir...il serait temps d'un petit changement!

 

Pour revenir au sujet original, comme j,ai souvent dis, les syndicats s'en viennent de plus en plus puissant et corrompus. Vous n,avez qu'à lire ces article sur toute la crosse qu'il se passe dans le monde de la construction au Québec pour réaliser qu,on se fait avoir. On se demande pourquoi tout coûte 30% de plus au Québec...et bien vous avez votre réponse. Les osties de syndicats croches et remplis de criminels!

 

Si Charest avait des couilles, il ferait quelque chose pôur nettoyer cette merde qu'est les syndicats!

 

Vraiment dégoutant!!

 

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201003/12/01-4259902-la-ftq-est-intouchable.php

 

«La FTQ est intouchable»

 

Denis Lessard

La Presse

 

 

(Québec) Paul Sauvé, l'entrepreneur qui avait alerté la police sur les dérapages du monde de la construction, l'intimidation, le blanchiment d'argent et les liens avec le crime organisé, est furieux.

 

Après avoir craint pour sa vie et pour celle de sa fille et failli perdre son entreprise, celui qui avait mis le feu aux poudres est outré «de l'hypocrisie du gouvernement Charest, qui refuse de faire le ménage dans une industrie corrompue».

 

 

 

«La FTQ est carrément intouchable», lance celui qui était allé voir la SQ il y a trois ans pour dénoncer le motard Marvin Ouimet ainsi que le patron des Grues Guay, Louis-Pierre Lafortune, et un de leurs amis, Jocelyn Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction pendant 11 ans.

 

 

Avec les accusations portées mercredi contre Jocelyn Dupuis pour fraude et fabrication de fausses factures, les trois individus visés à l'époque font finalement l'objet d'un mandat d'arrêt. Seul Lafortune a été épinglé jusqu'ici, à l'aéroport Montréal-Trudeau, en décembre 2009.

 

On reproche à Dupuis, essentiellement, d'avoir demandé le remboursement de dépenses indues à l'époque où il était à la direction de la FTQ-Construction. «On a un gars qui va payer pour des dépenses injustifiées, mais le problème est bien plus profond», déplore Sauvé.

 

M. Sauvé est amer. Le gouvernement aurait dû aller beaucoup plus loin. «Quand je regarde avec un peu de recul tout ce qui ne s'est pas fait et qui aurait pu être fait pour mettre en lumière une industrie qui trébuche depuis si longtemps, je suis fâché! Le gouvernement Charest avait la chance de faire le ménage important qu'il avait promis. On promettait de casser le cartel... Or, ce qu'on voit, c'est que la FTQ et le gouvernement Charest parlent d'une seule voix. On prouve qu'il y a des Hells Angels dans la cabane, qu'il y en a qui font de l'extorsion, des menaces, du blanchiment... on devrait faire plus qu'arrêter un gars pour des remboursements de dépenses!» dit M. Sauvé, dont l'entreprise de maçonnerie, LM Sauvé, avait été infiltrée par le crime organisé.

 

À la suite de sa dénonciation à la police et d'accrochages avec la FTQ-Construction et le Fonds de solidarité, Paul Sauvé avait vu son entreprise péricliter. Il a toutefois évité la faillite et travaille désormais dans des chantiers plus modestes. «Les choses se replacent, mais la pilule a été dure à avaler», résume Paul Sauvé.

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http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201003/11/01-4259545-des-accusations-de-fraude-deposees-contre-jocelyn-dupuis.php

 

Des accusations de fraude déposées contre Jocelyn Dupuis

 

Hugo Meunier

Cyberpresse

 

 

Des accusations de fraude et de fausse facturation ont été déposées mercredi contre l'ancien directeur général de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis.

 

Jocelyn Dupuis devra répondre de trois chefs d'accusation. Il est accusé, dans un premier temps, de fraude pour un montant de plus de 5000 $.

 

Il est aussi accusé d'avoir soumis, entre décembre 2007 et novembre 2008, un total de 208 faux rapports de dépenses hebdomadaires et faux reçus de restauration, afin d'inciter la FTQ-Construction à lui rembourser ces sommes.

 

Le troisième chef, enfin, l'accuse d'avoir conseillé à Eddy Brandone - alors secrétaire-trésorier de la FTQ-Construction - de faire une fausse facture au montant de 11 300 $, afin de voir la FTQ-Construction défrayer l'installation de nouvelles portes et fenêtres chez M. Yves Mercure, le nouveau président de la FTQ-Construction.

 

 

Jocelyn Dupuis serait présentement en vacances en Floride.

 

Le mandat d'arrêt émis contre l'ancien dirigeant de la FTQ-Construction survient environ un an après la découverte de ses liens avec des membres du crime organisé, notamment avec Marvin «Casper» Ouimet, un Hells Angels influent toujours en cavale depuis l'opération SharQC.

 

Lorsque ces relations étonnantes avaient été mises à jour, La Presse avait appris que la Sûreté du Québec enquêtait depuis deux ans sur une affaire de blanchiment d'argent dans le milieu de la construction. C'est cette enquëte qui avait mis les policiers sur la piste des relations entre Jocelyn Dupuis et le crime organisé.

 

La Presse avait révélé que M. Dupuis et le président de la FTQ-Construction, Jean Lavallée avaient été contraints de quitter précipitamment leurs postes en septembre 2008 à la demande expresse du président de la FTQ, Michel Arsenault. M. Dupuis, qui avait dirigé durant 11 ans le syndicat de 70 000 membres, s'était aussi retrouvé dans l'eau chaude pour s'être fait rembourser 125 000$ de dépenses en six mois.

 

Outre les relations entre Dupuis et Marvin Ouimet, Radio-Canada avait aussi révélé que M. Dupuis entretient des liens étroits avec le criminel notoire Raynald Desjardins, associé au clan du chef de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto.

 

Durant son enquête, la police -une escouade mixte spécialisée dans les fraudes fiscales- avait apparemment reçu plusieurs plaintes d'entrepreneurs forcés d'accepter la présence d'employés peu recommandables sur leur «pay roll», avec la bénédiction de la FTQ-Construction.

 

 

 

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201003/11/01-4259741-construction-lopposition-reclame-encore-une-enquete-publique.php

 

Construction: l'opposition réclame encore une enquête publique

 

Denis Lessard

La Presse

 

 

(Québec) La «gangrène» frappe l'industrie de la construction, et seule une commission d'enquête publique pourrait révéler l'ampleur du problème, selon Pauline Marois.

 

L'ADQ croit pour sa part que l'attentisme du gouvernement Charest devant la crise dévoilée par les médias s'explique simplement: Québec a «peur de la FTQ», résume Sylvie Roy.

 

Les révélations récentes de Radio-Canada sur l'intimidation qui règne dans les chantiers de construction, ajoutées au mandat d'arrêt lancé contre Jocelyn Dupuis, ex-directeur général de la FTQ-Construction, ont donné un nouveau souffle à l'idée d'une enquête publique sur cette industrie.

 

«Est-ce que le gouvernement va attendre qu'il y ait un saccage, qu'on se tape sur la gueule avant d'agir?» a demandé Pauline Marois en point de presse, hier en fin de journée. Seule une enquête permettra «d'analyser la situation, de démontrer qu'il y a des systèmes organisés de corruption et d'agir pour les corriger, autant du côté des industries que des syndicats», a-t-elle soutenu. Ceux qui pensaient que, avec le temps, la population se lasserait de demander une telle enquête se sont trompés, dit-elle: «Tout le monde pensait qu'il y aurait diversion à cause du temps des Fêtes; on est revenu avec des demandes aussi fortes.»

 

 

Le mandat d'arrêt contre Jocelyn Dupuis est selon elle une goutte d'eau dans l'océan. «Dans l'ensemble de l'industrie, il n'y a pas eu grand-monde d'accusé...» En se contentant d'enquêtes policières, le gouvernement Charest soigne un cancer avec des emplâtres, estime-t-elle.

 

En marge de l'annonce d'un contrat d'Hydro-Québec avec le Vermont, le premier ministre Charest a dit, au sujet des cas d'intimidation signalés par Radio-Canada: «Si c'est exact, c'est inacceptable. Le gouvernement n'acceptera pas ce genre de comportement, et tous les moyens seront déployés pour assurer que les choses se passent correctement.»

 

À l'Assemblée nationale, le député péquiste François Rebello avait déjà croisé le fer avec le titulaire du Travail, Sam Hamad, toujours opposé à une enquête publique. «Le ministre va devoir changer d'idée avant qu'on se retrouve avec des saccages dans nos chantiers», a-t-il dit. Les lois adoptées depuis un an, les plus sévères au Canada, ont permis que des accusations soient portées sur l'intimidation dans ce secteur, a rétorqué le ministre Hamad.

 

Dès le début de la journée, hier, l'ADQ avait placé le dossier de la construction en tête de sa liste. Sylvie Roy, députée de Lotbinière, croit que Québec devrait immédiatement appliquer l'une des recommandations de la commission Cliche, qui remonte à 1974, et instituer un service unique de placement dans la construction pour retirer cette responsabilité des mains des syndicats. La mainmise syndicale entraîne souvent de la discrimination à l'embauche à l'égard des membres des autres centrales, explique-t-elle. La CSN comme le Conseil du patronat sont aussi en faveur de cette solution.

 

Mme Roy estime qu'il y a quelque chose de ridicule à voir le gouvernement légiférer pour interdire l'intimidation dans les chantiers de construction alors qu'il s'agit d'un délit déjà prévu au Code criminel.

 

 

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/yves-boisvert/201003/12/01-4259859-ca-sent-la-commission.php

 

Ça sent la commission

 

Yves Boisvert

La Presse

 

 

Les accusations autorisées contre Jocelyn Dupuis et les nouvelles révélations de Radio-Canada sur la mafia syndicale de la construction nous rapprochent un peu plus d'une commission d'enquête.

 

Pourquoi? Parce que, on le voit de plus en plus clairement, on n'est pas en face d'incidents isolés mais de systèmes qui pourrissent tout un milieu, qui empêchent des gens de travailler, qui enrichissent indûment des gens et qui coûtent cher au Québec.

 

 

 

La stratégie policière du gouvernement Charest risque maintenant de se retourner contre lui. À mesure que seront portées les accusations criminelles dans le milieu de la construction, il pourra dire: vous voyez, la police fait son travail, nul besoin d'une commission d'enquête.

 

 

Le problème, c'est que les accusations risquent au contraire de confirmer le besoin de crever un abcès.

 

Le cas de Jocelyn Dupuis, maintenant accusé de trois crimes, en est l'exemple parfait. Certes, à première vue, il s'agit d'accusations relativement banales qui tournent autour de notes de frais gonflées. On parle du détournement d'environ 100 000$ de l'argent des membres. Mais rien de formidablement mafieux.

 

Ce n'est donc pas grand-chose, c'est-à-dire rien qui parle des liens de cet ancien directeur général de la FTQ-Construction avec le milieu du crime organisé. Car, on le sait, M. Dupuis a été en contact avec divers gens du milieu criminel, d'un membre des Hells à un ex-lieutenant de la mafia recyclé dans la construction.

 

Mais à part ces accusations de fraude et de fabrication de faux, il est aussi accusé d'avoir tenté de faire fabriquer une fausse facture pour rembourser des rénovations de 11 000$ au chalet d'Yves Mercure. Il a tenté de convaincre le secrétaire-trésorier de produire une facture pour faire rembourser Mercure. Le secrétaire-trésorier a refusé.

 

Cela nous montre qu'il y a des gens honnêtes à la FTQ-Construction. Mais ça nous indique aussi que Dupuis tentait d'obtenir un avantage frauduleux pour M. Mercure... qui est devenu président de la FTQ-Construction!

 

M. Mercure n'est accusé de rien. Mais que s'est-il passé pour que Dupuis se sente autorisé à faire une telle manoeuvre? Avait-il réussi par le passé? Était-ce un truc pour corrompre des dirigeants et les mettre de son côté?

 

Tout donne à croire que Dupuis manipulait beaucoup plus que ses notes de frais pharaoniques.

 

Qu'en est-il de son ancien supérieur, Jean Lavallée, qui était président de la FTQ-Construction et qui a quitté son poste à peu près à la même époque? Il n'a rien vu.

 

Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a dit qu'il se ferait rembourser ce qui aura été payé en trop. Mais la FTQ a versé une indemnité de départ de 140 000$ à Jocelyn Dupuis, qui a de nombreux appuis dans le milieu. A-t-il placé son monde avant de partir?

 

Dernier élément: la SQ enquête depuis maintenant trois ans sur le travail au noir dans la construction. C'est dans ce cadre qu'on a découvert les liens étonnants entre Dupuis et des gens du crime organisé. Mais c'est l'enquête de Radio-Canada qui a mis au jour l'histoire des dépenses exorbitantes de Dupuis. Ces accusations ne sont donc pas le fruit de l'escouade Marteau, créée en octobre 2009 pour répondre aux scandales dans le monde de la construction.

 

* * *

 

Pour ce qui est des révélations d'Enquête sur l'intimidation dans les chantiers de la Côte-Nord, elles confirment ce qu'a dit le juge Robert Lesage en 2005, dans l'enquête sur la Gaspésia. Il a recommandé de modifier les lois du travail pour mettre fin à la discrimination syndicale et à l'intimidation qui avaient pourri ce chantier.

 

Évidemment, à l'époque, la FTQ a dit que c'était un tissu de balivernes. Et comme il peut être dangereux physiquement ou financièrement de parler contre ce système, tout ça a été enterré.

 

Eh bien! cette fois, des travailleurs de la Côte-Nord ont parlé. C'est d'ailleurs la bonne nouvelle, dans tout cela: de plus en plus de travailleurs, de tous les syndicats, en ont marre et parlent.

 

Encore une fois, le gouvernement a demandé à la SQ d'enquêter... après une enquête journalistique.

 

Toutes ces enquêtes en pièces détachées, plus celles qui sont en cours, donneront peut-être des résultats. Mais elles ne tueront pas les systèmes.

 

Il faudra y venir, il faudra exposer le fonctionnement de ces petites mafias. Et recommencer le ménage entrepris après la commission Cliche.

 

Cette odeur, ce n'est pas seulement le printemps. Ça sent la commission...

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:relieved: Il ne faudrait pas mettre tous les syndicats dans le même bateau. Les sections FTQ et CSN construction ont une longue histoire de corruption et d'abus qui avait pris des proportions énormes lors des jeux olympiques et aussi durant la construction de la Baie James.

 

Ce n'est que cette culture de gros bras qui refait surface sporadiquement où s'installe un esprit de mafia et de vendetta. Ces gros syndicats brassent de grosses affaires partout dans la province et sont pratiquement incontournables dans tous les métiers de la construction.

 

C'est une sorte de contre-pouvoir qui doit régulièrement être nettoyé, discipliné et réglementé. Il faut un véritable courage politique pour affronter ces géants et briser les alliances internes qui minent leur crédibilité et leur réputation.

 

Les syndicats ont tendance à ressembler à leur membres les plus influents et le monde de la construction est une jungle où la loi du plus fort a toujours été la règle. N'oublions pas que les investisseurs, promoteurs et contractants jouent aussi très durement. Ils ont en quelque sorte favorisé l'émergence de cette atmosphère pourrie en encourageant la présence d'une contre-partie tout aussi vindicative.

 

C'est un peu la question de l'oeuf ou la poule, on ne sait pas trop qui vient en premier, mais on sait que l'un est la conséquence de l'autre. Je doute alors qu'on arrive un jour à pacifier véritablement ce monde car l'appât du gain de part et d'autre est le moteur principal qui fait marcher la roue et la fait déraper immanquablement.

 

Je dis donc oui à une enquête publique et à un ménage interne sérieux même si c'est le parti au pouvoir qui en paie souvent la note électoral. Car ici ce sont les intérêts supérieurs du Québec qui doivent primer sur le politique.

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Les syndicats en tant qu'institution ne sont pas necesserement le probleme. A mon avis, ils sont la resultante. Faudrait faire une refonte du code du travail et des principes de fonctionnement et d'adhesion/desadhesion aux syndicats.

 

Si on compare aux pays scandinaves qui sont aussi tres syndiques, ils sont cependant beaucoup plus flexibles.

 

Les votes a mains leves dans les syndicats au Quebec, c'est incroyable que sa puisse encore exister.

 

En assouplissant le code du travail, les syndicats reviendrait probablement a leur base qui est la defense des droits des travailleurs qui n'ont pas d'autres moyens de se faire entendre.

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Fonction Publique Conditions Salariales

21% de plus que dans le privé

 

 

 

Alors que les conventions collectives des employés de l'État arrivent à échéance et que les négociations n'ont pas permis de conclure une entente, le Journal de Québec a analysé les conditions salariales de certains groupes d'employés de la fonction publique du Québec pour constater qu'il y a d'importants écarts avec les PME, qui représentent 98 % des employeurs de la province.

 

En moyenne, les salaires des employés du gouvernement sont supérieurs de 21 % comparativement à ceux offerts dans le secteur privé.

 

L'analyse a été faite en considérant les taux horaires, mais également en incluant les avantages sociaux et les régimes de retraite offerts dans la fonction publique, alors qu'ils sont quasi absents dans le privé.

 

Il est évident que les conditions salariales de l'État sont considérablement plus élevées, soit en moyenne de 21 % au Québec, selon un rapport de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

 

Par exemple, un agent de bureau qui travaille dans un ministère gagne 16,78 $ l'heure dès son entrée en poste mais sa paie s'élève à 22,50 $ s'il est rendu à l'échelon supérieur. Et c'est sans compter sa sécurité d'emploi, ses avantages sociaux et son régime de retraite.

 

Pendant ce temps, les firmes de recrutement de personnel ont peine à trouver des agents de bureau aux fonctions comparables à qui l'on offre entre 14 et 18 $ l'heure, notamment dans les compagnies d'assurances et les services financiers qui proposent certains avantages sociaux.

 

C'est donc 2,78 $ de moins l'heure, en moyenne, sur le salaire d'un employé de l'appareil gouvernemental.

 

Commis

 

Les postes de commis dans les entrepôts du gouvernement sont parmi ceux qui sont les plus avantagés comparativement au privé et spécifiquement à la Société des alcools du Québec.

 

Dans la récente convention collective de cette société d'État, on apprend qu'un commis aux entrepôts de Québec et de Montréal, notamment celui qui est affecté au ramassage des bris et des bouteilles cassées, gagne 24,83 $ l'heure au premier avril prochain.

 

Par contre, au centre de distribution de Provigo, dans la région de Québec, la convention collective en vigueur dit qu'un commis aux fonctions similaires sera plutôt payé 12,82 $ l'heure à son embauche. Il n'atteindra jamais le salaire de son confrère de la SAQ puisque, même après 30 ans de service, il touche 23,16 $.

 

Infirmières

 

Bien qu'il soit difficile de comparer le travail des infirmières du réseau de la santé, il est toutefois établi que celles qui dénombrent sept années de services complétées sont présentement rémunérées au taux horaire de 26,60 $ depuis le 1er avril 2009.

 

C'est le plus grand groupe de salariés de la Fédération des infirmières du Québec, soit 32 000 syndiqués qui se trouvent à cet échelon salarial.

 

Leur rémunération est cependant de 11,6 % plus élevée que dans les établissements privés, comme celle de tous les travailleurs des établissements de soins de santé de la province. Avec les avantages sociaux, la dif férence passe à 22,4 %, selon l'étude de la FCEI.

 

Enseignants

 

Pour sa part, un enseignant en moyenne possède 10 ans d'ancienneté et 17 ans de scolarité au Québec. Avec 35,70 $ l'heure, il fait partie du plus grand groupe de syndiqués du réseau primaire et secondaire de l'éducation, soit 57 029 professeurs.

 

Il travaille 40 heures par semaine et son salaire est échelonné sur douze mois, précise-t-on au syndicat qui les représente.

 

La FCEI révèle que cet enseignant, comme l'ensemble du personnel du réseau de l'éducation de la province, reçoit un salaire supérieur de 5,2% sur les professeurs des écoles privées et de 11,6 % de plus si l'on considère ses avantages sociaux.

 

NDLR

 

Dans ses revendications au gouvernement, le front commun syndical de la fonction publique du Québec se base sur une donnée de l'Institut de la statistique du Québec qui soutient que la rémunération moyenne des employés de l'État accuse un retard de 8,7% sur l'ensemble des salariés au Québec. Or, c'est plutôt tout le contraire avec la plupart des métiers lorsqu'on les compare avec les salaires du secteur privé. Une ana-lyse du Journal de Québec, avec la collaboration de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, démontre que les salaires des employés de l'appareil gouvernemental au Québec sont 4,5% plus élevés que dans les PME de la province qui représentent 98% des employeurs. En considérant les avantages sociaux et les régimes de retraite, les salariés de la fonction publique du Québec gagnent donc 21% de plus que dans le privé, où l'on retrouve la majorité des travailleurs du Québec. Et c'est sans compter le concept de la sécurité d'emploi.

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