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http://journalmetro.com/actualites/national/419174/ces-eglises-qui-changent-de-vocation/

 

<header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px; position: relative !important;">Ces églises qui changent de vocation

 

Par Marie-Eve Shaffer Métro

 

</header><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; color: rgb(86, 86, 86); font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif; font-size: 15px; line-height: 27px; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;">actu-ecc81glises-saint-germaine-cousin02_c100.jpg?crop=0px%2C85px%2C2000px%2C1322px&w=618&h=408<figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 630px;">Archives MétroL’église Sainte-Germaine-Cousin, à Montréal, abritera sous peu une salle communautaire ainsi qu’un centre de la petite enfance.</figcaption></figure>

 

Depuis une décennie, pas moins de 285 églises du Québec ont changé de vocation, sinon elles sont sur le point de le faire.

La majorité de ces églises ont été converties. Elles ont été mutées en centres communau*taires, en bibliothèques, en salles de spectacle ou même en im*meubles à logements abordables, d’après une compilation scrupuleuse du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), un organisme à but non lucratif qui veille à la mise en valeur des biens et des immeubles de l’Église.

Parfois, les nouvelles fonctions de ces églises sont multiples. Par exemple, l’église Sainte-Germaine-Cousin, dans l’arrondissement de Rivière-des-Pariries–Pointe-aux-Trembles, abritera sous peu une salle communautaire ainsi qu’un centre de la petite enfance. À la place de l’ancien presbytère, un immeuble à logements pour des personnes âgées sera construit.

<aside class="related-articles" style="border-style: solid; border-color: rgb(218, 218, 218); border-width: 1px 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Arial, sans-serif; padding: 25px 0px;">À ce sujet:

 

 

</aside>Les activités de culte ne sont pas nécessairement écartées des projets. Plusieurs communautés religieuses ont d’ailleurs racheté ces églises. Dans d’autres cas, un espace plus restreint a été accordé aux religieux. À La Durantaye, dans Chaudières-Appalaches, l’église Saint-Gabriel a été trans**formée en centre multifonctionnel. Les bancs ont été retirés. Le chœur y est toujours, mais il est dissimulé derrière un rideau lors des activités laïques.

 

Dans moins de 1% des cas, les églises ont été modifiées pour abriter des condos. «Des projets de condos, ce n’est pas l’avenir, a indiqué le chargé de projet du CPRQ, Denis Boucher. Il y a toutes sortes de modifications qui doivent être faites et leur coût est énorme.»

 

D’après la professeure titulaire à la Faculté de théologie et des sciences de la religion à l’Université de Montréal, Solange Lefebvre, le Québec est en avance sur plusieurs pays, notamment européens, lorsqu’il est question de trouver un nouvel usage aux églises. «On est plus avancé dans la mesure où on en a déjà converti, a-t-elle dit. On a assumé déjà le fait qu’il fallait [convertir ces églises]».

 

Mme Lefebvre a notamment souligné la création de la Fondation du patrimoine religieux du Québec, en 1995, qui est devenue en 2007 le CPRQ, ainsi que le rapport de la Commission de la culture déposé en 2006, Croire au patrimoine religieux du Québec.

 

La deuxième vie des églises du Québec

actu-infographie-eglise2evie-fin2.jpg?

Infographie: Steve Proulx/37e avenue

 

Le gouvernement du Québec a en plus consacré près de 275 M$ dans la restauration du patrimoine religieux depuis 1995.

Bien que le Québec ait fait un pas de plus, il est encore trop souvent en mode réaction, a déploré l’architecte Ron Rayside. «Il faudrait que l’archevêché, les églises, la Ville et peut-être même le gouvernement du Québec s’assoient ensemble pour voir quel sera le plan pour les 20 prochaines années. Il faut qu’on ait une grande réflexion et surtout le temps de la faire», a-t-il fait savoir.

 

En 2006, la Commission de la culture a demandé en vain au gouvernement du Québec de décréter un moratoire «sur l’aliénation et la modification des bâtiments religieux».

 

Ron Rayside regrette que trop souvent, les communautés cherchent à la va-vite un nouvel usage à leurs églises. Lorsque celles-ci sont fermées, elles se détériorent rapidement, faute d’entretien. Et le temps que les communautés, sinon les promoteurs, trouvent un projet réalisable et le financement nécessaire, la dégradation s’accélère.

 

«Quand on trouve un acquéreur, il y a une facture de mise à niveau qui est énorme, a rapporté M. Boucher. Et je ne parle pas de mise aux normes et de tout ce que le bâtiment peut exiger selon l’usage qu’on veut en faire.»

 

Près de 100 ans de changement

 

Depuis près d’un siècle, des églises du Québec sont vendues, transformées sinon démolies.

Elles ont laissé leur place dans un premier temps à des développements immobiliers ou même autoroutiers. Sinon, elles sont devenues inutiles en raison de la fusion de deux communautés religieuses.

 

À partir des années 1990, la désertion des églises, le vieillissement de la communauté religieuse et la baisse des vocations religieuses ont poussé les diocèses et les fabriques à commencer à se départir de leurs bâtiments, dont l’entretien est onéreux. Une poignée d’églises changeaient alors de main à chaque année.

 

De 1900 à 2003, près de 250 églises ont été converties, selon l’évaluation de la Chaire de recherche en patrimoine urbain de l’Université du Québec à Montréal.

 

Au fil des ans, la cadence s’est accélérée. Tellement qu’aujourd’hui, près d’une église par semaine est fermée, vendue ou transformée. Au moins 50 églises délaissent annuellement en tout ou en partie leur fonction religieuse. Des travaux sont actuellement réalisés dans 13 d’entre elles.

***

 

Le financement, le nerf de la guerre

 

  • Le ministère de la Culture dispose d’une enveloppe budgétaire, dont une partie est gérée par le CPRQ, pour protéger le patrimoine religieux.
  • Le CPRQ accorde son aide financière à hauteur de 70% des coûts des projets. Il évalue ceux-ci selon la valeur patrimoniale de l’église – un classement des églises cons*truites avant 1945 a été fait –, la teneur des travaux et la participation de la communauté.
  • Du côté du ministère de la Culture, il finance en partie les projets situés sur des sites patrimoniaux, désignés par lui-même ou les municipalités.
  • «Dans le cas de la basilique Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal, il n’y a pas de problème, c’est une église reconnue qui est bien classée par le [CPQR]. Quand l’église n’est pas bien classée, elle n’est pas dans les “winners” qui ont accès à l’argent», a expliqué la professeure titulaire à la Faculté de théologie et des sciences de la religion à l’Université de Montréal et la titulaire de la Chaire religion, culture et société, Solange Lefebvre.

Par région

Nombre d’églises fermées, transformées ou en cours de transformation par région du Québec

 

  • Bas-Saint-Laurent: 15
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean: 14
  • Capitale-Nationale: 18
  • Mauricie: 14
  • Estrie: 30
  • Montréal: 58
  • Outaouais: 8
  • Abitibi-Témiscamingue: 15
  • Côte-Nord: 4
  • Nord-du-Québec: 0
  • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine: 4
  • Chaudière-Appalaches: 17
  • Laval: 1
  • Lanaudière: 5
  • Laurentides: 21
  • Montérégie: 47
  • Centre-du-Québec: 14
  • TOTAL: 285

Source: Le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Les chiffres sont basés sur un inventaire des lieux de culte réalisé en 2003 et mise à jour régulièrement par le CPRQ.

Série

Métro propose cette semaine une série sur le patrimoine religieux au Québec

 

  • Aujourd’hui. Ces églises qui trouvent une nouvelle vocation et Les rideaux du Théâtre Paradoxe prêts à s’ouvrir
  • Demain. Ces églises qui ne sont plus
  • Mercredi. Une conversion unique: un spa
  • Jeudi. Très-Saint-Nom-de-Jésus en attente
  • Vendredi. Le cas de l’Oratoire Saint-Joseph

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http://journalmetro.com/actualites/montreal/419171/les-rideaux-du-theatre-paradoxe-prets-a-souvrir/

 

<header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px; position: relative !important;">16/12/2013 Mise à jour: 15 décembre 2013 | 22:07

Ajuster la taille du texte

 

Les rideaux du Théâtre Paradoxe prêts à s’ouvrir

</header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(86, 86, 86); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;">actu_ecc81glise-aprecc80s02_c100.jpeg?w=618&h=408&crop=1<figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 630px;">Collaboration spécialeLe chœur de l’ancienne église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, dans Ville-Émard, a été converti en scène de spectacle.</figcaption></figure>

Après des mois de travaux de conver*sion ardus, l’ancienne église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours a fait place au Théâtre Paradoxe, une nouvelle salle de spectacle aty**********pi**que dans le Sud-Ouest qui sera dévoilée au grand public sous peu.

 

«Il ne reste que quelques travaux de finition avant que la coupe de ruban puisse avoir lieu!» s’exclame le directeur général du théâtre, Luc Laperrière. L’ancien propriétaire du Théâtre Corona cache difficilement sa joie d’être arrivé à bout de la métamorphose de l’église du quartier Ville-Émard, qui a coûté plus de 2,5 M$. Il faudra attendre le début du mois de février pour le lancement officiel. D’ici là, l’équipe teste la fonctionnalité des lieux en accueillant plusieurs évènements privés.

 

Bien plus qu’un théâtre, la salle, qui peut accueillir près de 900 personnes, permet la tenue de spectacles à grand déploiement, de concerts et de galas. Il a fallu tout enlever à l’intérieur du bâtiment pour revoir la configuration, raconte M. Laperrière. «Nous avons retiré les bancs et détruit le chœur pour faire place à la scène», dit-il, ajoutant du même souffle que le plus grand défi a été de changer le système électrique au complet et d’ajouter un système d’aqueduc pour alimenter les salles de bains, les bars et les loges.

<aside class="related-articles" style="border-style: solid; border-color: rgb(218, 218, 218); border-width: 1px 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Arial, sans-serif; padding: 25px 0px;">À ce sujet:

 

 

</aside>

«J’espère de tout cœur que le Théâtre Paradoxe participera à la revitalisation du boulevard Monk, de la même façon que le Théatre Corona a contribué à donner une nouvelle vie à la rue Notre-Dame.» – Luc Laperrière, directeur général du Théâtre Paradoxe et ancien propriétaire du Théâtre Corona

 

Avant l’ouverture, il reste à finaliser le travail audio, en recouvrant notamment la grande croix de panneaux acoustiques pour améliorer la qualité du son. Même si les vitraux, les portes et les signes religieux ont été maintenus pour des raisons patrimoniales, le décorum a beaucoup changé, conçoit M. Laperrière. «Mais le résultat est magnifique, c’est un beau mélange des genres et des époques», fait-il valoir.

Une série d’évènements sont déjà à l’agenda 2014 : le cirque Éloize, la troupe Les 7 doigts de la main, des prestations de la violoniste Angèle Dubeau et du pianiste Alain Lefèvre, un festival folk… «L’église est prête à entamer sa deuxième vie!» conclut-il.

 

Le presbytère converti en logements

Le presbytère de l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours sera transformé en 12 logements pour les jeunes en réinsertion. Le Groupe Paradoxe, propriétaire de l’église depuis le printemps 2013, est à la base un organisme de réinsertion sociale. Depuis 1997, l’entreprise aide les jeunes adultes de 18 à 35 ans sans travail à apprendre un métier dans le domaine du spectacle. Ceux-ci font donc partie de l’équipe technique du Théâtre Paradoxe.</article>

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Une belle récupération et une salle culturelle de plus. On conserve ainsi un édifice phare qui a marqué le quartier et qui continue d'occuper une place centrale dans le paysage urbain. Quand c'est possible et rentable, c'est de loin la meilleure solution. Les églises par leur présence monumentale font partie de l'identité des quartiers, villes et villages. Elles appartiennent au patrimoine et font littéralement partie de l'histoire, au même titre que tout autre bâtiment qui a joué un rôle important dans la société et la communauté en particulier.

 

Ici généralement, l'église était la structure dominante, et c'est encore plus vrai dans les campagnes. Surtout qu'on les voit de loin, elles font donc partie intégrante de l'environnement. De ce fait elles ont une valeur culturelle encore plus importante que l'édifice lui-même. On entre alors dans la protection des paysages eux-mêmes, valeur reconnue et promue de plus en plus comme trésor patrimonial immatériel à protéger.

 

Certaines reconversions ne sont peut-être pas les meilleures solutions, mais elles ont au moins le mérite de donner une seconde vie à un immeuble qui autrement serait probablement disparu. Tant que la structure demeure viable, d'autres vocations peuvent suivre et ainsi assurer peut-être la pérennité des lieux.

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http://journalmetro.com/actualites/national/419876/quand-les-eglises-rendent-lame/

<header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px; position: relative !important;">

Quand les églises rendent l’âme

Par Marie-Eve ShafferMétro

</header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(86, 86, 86); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;">actu-decc81molition-ecc81glise-saint-sauveur-montrecc81al_c100.jpg?w=618&h=408&crop=1<figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 623.625px;">Archives La Presse CanadienneDémolition de l’église Saint-Sauveur, au centre-ville de Montréal, en 2011. L’édifice, qui était situé au soin des rues Saint-Denis et Viger, a été détruit pour laisser la place au nouveau CHUM.</figcaption></figure>

 

Pas moins de 40 églises sont redevenues poussière au Québec depuis 10 ans.

D’après le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), la majorité de ces démolitions est attribuable à la volonté humaine. Environ le quart a été causé par des sinistres.

Ces disparitions d’églises s’ajoutent aux quelque 130 autres destructions qui ont eu lieu entre 1900 et 2003 et qui ont été répertoriées par la Chaire de recherche en patrimoine urbain de l’Université du Québec à Montréal.

<aside class="related-articles" style="border-style: solid; border-color: rgb(218, 218, 218); border-width: 1px 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Arial, sans-serif; padding: 25px 0px;">À ce sujet:

 

 

</aside>«On ne peut pas tout sauver, a indiqué le chargé de projet du CPRQ, Denis Boucher. Tout dépend de l’état physique du bâtiment. Vient un temps où il faut évaluer les défis techniques qui se présentent.»

«Il y a aussi une logique financière qui doit prévaloir, à savoir jusqu’où on peut aller collectivement pour sauver un bâtiment, a ajouté M. Boucher. Il faut que l’investissement qu’on va faire pour le bâtiment puisse servir de levier pour la communauté et non pas lui ajouter une charge à long terme.»

Le coût d’un projet de transformation d’une église est très variable, mais dans plusieurs cas, il a dépassé 1 M$.

À titre d’exemple, 6,3 M$ ont été investis pour déménager la bibliothèque municipale de Joliette dans l’ex-église Saint-Pierre-Apôtre. À l’opposé, le prix de l’aménagement d’un centre d’escalade dans l’ancien*ne église Christ-Roi, à Sherbrooke, s’est limité à 500 000 $.

En comparaison, le coût de démolition d’une église oscille entre plusieurs dizaines de milliers de dollars et quel*ques de centaines de milliers de dollars, selon le bâtiment. La démolition est, dans certains cas, moins coûteuse, ce qui pousse des promoteurs ayant acquis une église et ayant tenté en vain d’y réaliser un projet à la laisser à l’abandon, en attendant que son état soit si exécrable que la destruction devienne la seule option.

«Il faut que l’investissement qu’on va faire pour le bâtiment puisse servir de levier pour la communauté et non pas lui ajouter une charge à long terme.» – Denis Boucher, chargé de projet du CPRQ

«Parfois, l’intérêt des promoteurs, ce n’est pas tellement l’église que le site, a indiqué Denis Boucher. Les municipalités doivent appliquer leur règlement et intervenir dans le cas où un bâtiment est laissé à l’abandon ou sans entretien.»

Le CPRQ croit que toutes les églises méritent d’être sauvées, dans la mesure où des projets réalistes sont proposés. Malheureusement, le dialogue entre les communautés religieuses, les communautés civiles et les municipalités est trop souvent déficient.

«On attend que l’église soit à vendre pour lui trouver un nouvel usage. Le projet de garderie est terminé, l’école de l’autre côté de la rue a été agrandie, mais on n’a jamais pensé à l’église. La fabrique aurait pu avoir un intérêt à vendre la sacristie ou à louer un espace au sous-sol», a expliqué M. Boucher.

 

En chiffre

Environ 40 % des églises peuvent être sauvées, d’après le titulaire de la Chaire de recherche en patrimoine urbain de l’UQAM, Luc Noppen.

Dans ses écrits, il propose de miser sur celles qui «obtiennent un taux d’affection patrimoniale pour que leur survie pérenne puisse compter sur l’apport de fonds publics.»

L’État et les municipalités devraient assumer davantage de responsabilités pour préserver le patrimoine religieux et lui trouver un nouvel usage, d’après M. Noppen. Il a suggéré de regrouper les fabriques en une fiducie foncière, qui prendrait en charge la restauration et la mise aux normes de ces bâtiments.

 

Démolies

Nombre d’églises démolies par région du Québec depuis 10 ans

 

  • Bas-Saint-Laurent 0
  • Saguenay–Lac-Saint-Jean 0
  • Capitale-Nationale 7
  • Mauricie 1
  • Estrie 4
  • Montréal 5
  • Outaouais 3
  • Abitibi-Témiscamingue 2
  • Côte-Nord 0
  • Nord-du-Québec 0
  • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine 0
  • Chaudière-Appalaches 1
  • Laval 0
  • Lanaudière 1
  • Laurentides 2
  • Montérégie 14
  • Centre-du-Québec 0
  • TOTAL 40

Source : Le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Les chiffres sont basés sur un inventaire des lieux de culte réalisé en 2003 et mis à jour régulièrement par le CPRQ.</article>

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Suite du dossier dans le Journal Métro :

 

Une église convertie en spa

 

18/12/2013 Mise à jour: 18 décembre 2013 | 8:22

 

Par Marie-Eve Shaffer

Métro

 

2013-12-18 09-20-55.jpg

Les croyants ne se massent plus sur le perron du Sanctuaire du Rosaire et de Saint-Jude, rue Saint-Denis, depuis plusieurs années. Ils ont été remplacés depuis le printemps par des adeptes de l’entraînement physique et du bien-être.

 

 

Le Saint-Jude Espace Tonus se veut à la fois un spa et un centre sportif. Il est le résultat d’une conversion unique au Québec, d’après le Conseil du patrimoine religieux du Québec. «Et même au Canada», a tenu à préciser un des trois propriétaires du centre d’entraînement privé, Tony Attanasio.

 

 

L’église néogothique du Plateau-Mont-Royal a été cons*t*ruite en 1905, selon les plans de l’architecte Alphonse Piché. Elle a porté le nom de St. Agnes dans un premier temps, puis elle a été baptisée Sanctuaire du Rosaire et de Saint-Jude, en 1954, lorsque les Pères dominicains l’ont acquise. Ces derniers ont tenté, un demi-siècle plus tard, de démolir l’église pour y construire des condos, mais l’arrondissement s’y est opposé. Après cet échec, les dominicains se sont résolus à vendre la bâtisse. Bien qu’elle fût en piteux état, M. Attanasio et ses deux partenaires d’affaires ont sauté sur l’occasion pour réaliser leur projet de spa et de centre sportif.

 

 

La Ville de Montréal a mis près de deux ans pour approuver la conversion proposée par les trois hommes. Dès que le permis a été délivré, en 2010, les travaux ont été lancés. Les plans ont été dessinés par l’architecte et professeur de l’Université de Montréal Tom Balaban.

 

 

«On voulait garder le patrimoine, a expliqué Tony Attanasio. On a construit une nouvelle structure en acier et en béton à l’intérieur. On a ajouté deux étages et demi dans la nef.»

 

 

Ainsi, des tables de massothérapie ont été installées dans l’ancien chœur de l’église. Dans le reste de la nef, on a déménagé des salles de cours, des vestiaires, un sauna, un lounge, un hammam et une aire de relaxation. Des salles d’entraînement se trouvent au sommet, plus près de la voûte. À l’extérieur, au-dessus de l’ancien garage du curé, des bains d’hydrothérapie ont été disposés, entourés de grandes cloisons pour que les gens puissent s’y détendre à l’abri des regards indiscrets. En dessous des bains, un restaurant doit un jour ou l’autre être aménagé.

 

 

Plusieurs matériaux sont mis en relief, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’ancienne église. «Il y avait un certain désir de contraste, a expliqué l’architecte Tom Balaban. On est partis du concept du spa, où on passe du très chaud au très froid. On a créé des contrastes entre la pierre, qui est dure et froide, et le bois, qui est souple et mou.»

 

 

M. Balaban a aussi joué sur la dichotomie entre le vieux et le neuf. Les murs de briques de l’église et ses fenêtres à vitraux côtoient aisément la nouvelle structure de béton et d’acier fraîchement peinte. Les différentes technologies dernier cri que les trois propriétaires ont installées – les multiples exerciseurs offrant des options impensables, les tablettes pour consulter son programme d’entraînement et les bracelets qui donnent accès aux différentes pièces – renforcent cette opposition.

 

 

Bien que l’idée d’aménager un spa dans une ancienne église soit inusitée, le Conseil du patrimoine religieux du Québec juge que c’est une vocation qui convient à un ancien lieu de culte. «Ce sont des espaces qui se prêtent bien au recueillement, au silence et au repos, a indiqué le chargé de projet du conseil, Denis Boucher. Les lieux proposent une quiétude naturelle.»

 

 

L’architecte Ron Rayside, qui trouve intéressant ce genre de conversion inusitée, croit que le défi sera de rentabiliser les nouvelles fonctions, considérant que les coûts d’entretien sont importants. «Il faut s’assurer que le spa sera encore là dans 15 ans», a-t-il dit.

 

 

M. Attanasio est d’accord. Il prévoit que le Saint-Jude Espace Tonus sera rentable quand il dépassera 600 mem***bres. Il en a présentement 300. «On est dans une bonne période et le lendemain de la dinde, c’est une très bonne période», a dit l’homme d’affaires en souriant.

 

 

Le Saint-Jude Espace Tonus

 

 

Ancienne église construite en 1905

Investissement (achat et rénovation) : 5 M$

Aucune subvention ou aide financière publique

Nombre d’emplois créés : 35

Nombre de membres actifs : 300

Seuil de rentabilité : 600 membres

Edited by ScarletCoral
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http://journalmetro.com/actualites/national/420882/tres-saint-nom-de-jesus-toujours-en-attente/

 

<header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px; position: relative !important;">Très-Saint-Nom-de-Jésus toujours en attente

 

 

</header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(86, 86, 86); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; box-sizing: border-box; padding: 6px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important;">actu-ecc81glise-trecc80s-saint-nom-de-jecc81sus-intecc81rieur_c200.jpg?crop=0px%2C88px%2C1600px%2C1057px&w=618&h=408<figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 6px 6px; padding: 10px; position: absolute; width: 630px;">collaboration spécialeL’église Très-Saint-Nom-de-Jésus, d’inspiration byzantine et romaine, a été construite entre 1903 et 1906. Fermée depuis juillet 2009, elle attend toujours de connaître son sort.</figcaption></figure>

L’église Très-Saint-Nom-de-Jésus, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, connaî*tra son sort au début de l’année 2014.

L’Archevêché de Montréal souhaite rouvrir les portes de l’église aux croyants. Il attend un rapport d’ingénierie pour attacher les dernières ficelles de son projet, tant pour ce qui est de l’échéancier que du montage financier.

«C’est une question de semaines», a indiqué la directrice des communications de l’Archevêché, Lucie Martineau. Elle a souligné que l’intention de l’archevêque, Mgr Christian Lépine, de rouvrir ce lieu de culte délaissé depuis 2009 est «ferme». «Pour qu’il recule, il faudrait que quelque chose de majeur arrive», a ajouté Mme Martineau.

<aside class="related-articles" style="border-style: solid; border-color: rgb(218, 218, 218); border-width: 1px 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Arial, sans-serif; padding: 25px 0px;">À ce sujet:

 

 

</aside>Mgr Lépine n’a pas voulu discuter avec Métro de son projet. Il préfère attendre que la planification soit complétée avant d’en parler publiquement.

Une réouverture de l’église au printemps a toutefois été évoquée par l’Archevêché auprès de la députée d’Hochelaga, Carole Poirier. «On m’a dit que des travaux se feront de façon plus accélérée dans les prochains mois», a-t-elle rapporté.

Est-ce que des activités culturelles seront organisées dans l’église après sa réouverture? L’Archevêché n’a pas voulu répondre par l’affirmative, arguant qu’il est tôt pour le dire. Mme Poirier a de son côté indiqué qu’une offre culturelle faisait partie des plans.

«[L’Archevêché] a dit qu’il commencerait à faire les travaux et qu’il arriverait avec une offre culturelle pour faire rejouer l’orgue au bénéfice de tout le monde», a-t-elle dit.

La députée a dit ignorer comment l’Archevêché entend financer son projet. Aucune demande de subvention n’a été présentée au du gouvernement du Québec, selon elle.

L’église Très-Saint-Nom-de-Jésus a fermé ses portes en 2009. L’année suivante, l’Archevêché de Montréal a annoncé son intention de la démolir et de la remplacer par un immeuble à loyers modiques, tant les coûts d’entretien, qui s’élevaient à environ 100 000$ par année, étaient importants. Il souhaitait aussi vendre le célèbre orgue Casavant à une autre église.

La communauté s’est mobilisée et a formé un comité de sauvegarde de l’église, qu’a présidé jusqu’au mois de juin, Robert Cadotte, de l’Atelier d’histoire d’Hochelaga-Maisonneuve. Après de longues discussions, un projet de Maison de l’orgue, chiffré à quelque 6 M$, a été proposé. «L’idée, c’était de créer un centre d’expérimentation, où les gens auraient pu essayer toutes sortes de choses, a expliqué M. Cadotte. Tout aurait été centré sur l’orgue parce que c’est un instrument extraordinaire.»

Le comité de sauvegarde avait obtenu l’appui financier du gouvernement du Québec et de l’arrondissement Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. La Commission de la construction du Québec avait aussi offert que ses étudiants travaillent à la restauration de l’église.

Le cardinal Jean-Claude Turcotte, qui agissait à titre d’archevêque de Montréal à l’époque, avait accepté de ven*dre l’église et l’orgue au prix symbolique de 1 $, à la suite d’une longue bataille. «[Mgr Turcotte] disait que l’orgue et l’église appartenaient à l’archevêché, s’est rappelé Robert Cadotte. Je leur disais qu’ils appartenaient aux gens du quartier qui l’ont construit à la sueur de leur front. Ce n’était pas parce qu’ils leur appartenaient qu’ils allaient nous les faire payer deux fois.»

Lorsque Mgr Christian Lépine a été nommé à l’Archevê*ché de Montréal, en 2012, il a décidé de mettre un frein aux ventes d’églises et de faire mar*che arrière concernant la vente de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus et l’orgue Casavant.

Malgré cela, Carole Poirier croit que le retour des messes et l’organisation d’activités culturelles autour de l’orgue peuvent très bien cohabiter dans l’église. Reste à voir ce que l’Archevêché proposera. «On apprend à la pièce ce qu’il veut faire», a déploré la politicienne.

Le comité de sauvegarde de l’église, auquel prend part Mme Poirier, s’est retiré, le temps que l’Archevêché peaufine son projet, mais il ressuscitera lorsqu’il sera question des activités culturelles, a dit la députée.

Historique

 

  • 1903 à 1906 Construction de l’Église Très-Saint-Nom-de-Jésus selon une inspiration byzantine et romaine. Les architectes Charles A. Reeves et Albert Mesnard signent les plans.
  • 1915 Installation de l’orgue Casavant. À l’époque, c’était le sixième orgue le plus imposant du monde.
  • Années 1970 En raison du sol instable, la structure de l’église doit être solidifiée. Des câbles d’acier sont installés dans la nef de l’église.
  • Juillet 2009 Fermeture de l’église.
  • Novembre 2009 Un rapport de l’ingénieur en structure, François Goulet, statue que le bâtiment est dangereux.
  • Septembre 2010 L’Archevêché de Montréal annonce qu’il fera don de l’orgue Casavant à une église du Québec et il propose de démolir Très-Saint-Nom-de-Jésus pour y construire un immeuble à loyers modiques avec l’aide du gouvernement. Héritage Montréal en fait l’un des sites les plus menacés dans la métropole.
  • Mars 2013 L’Archevêché de Montréal revient sur sa décision et annonce qu’il veut rouvrir Très-Saint-Nom-de-Jésus au culte.

Conversion complexe

 

Quel que soit le projet qui sera retenu pour donner un second souffle à Très-Saint-Nom-de-Jésus, sa transformation s’annonce complexe.

Ses dimensions immenses font en sorte que les coûts de restauration seront importants, a fait savoir le chargé de projet du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), Denis Boucher.

«Très-Saint-Nom-de-Jésus fait partie des églises montréalaises qui présentaient, au niveau structural, des problématiques particulières qui ajoutent un autre défi à la transformation», a mentionné M. Boucher.

L’abandon de l’église au cours des dernières années a accéléré sa détérioration, croit le CPRQ. Le chauffage maintenu au minium au cours des dernières années a entraîné le bris d’une conduite de gicleur. Des mor*ceaux de la toiture de cuivre ont aussi été volés.

Série

Métro propose cette semaine une série sur le patrimoine religieux au Québec

 

À lire

 

Chambly Express: Des citoyens de Rougemont mobilisés pour sauver l’église Saint-Michel

Granby Express: Une nouvelle vocation pour près de 400 églises du Québec

Journal Le Guide: Une nouvelle vocation pour près de 300 églises au Québec

La Revue: Les paroisses doivent collaborer davantage, selon l’archidiocèse de Gatineau

Le Courrier du Saguenay: Une triste réalité, mais une même foi pour Mgr André Rivest

Le Courrier du Saguenay: Nos églises vouées à de nouvelles vocations

Courrier Laval: Une seule église a changé de vocation à Laval

Le Progrès de Coaticook: Six églises ont été transformées dans la Vallée

Le Reflet du Lac: Memphrémagog: des conversions d’église reconnues partout au Québec

Le Reflet du Lac: L’Estrie en tête de peloton pour la conversion des lieux de cultes

Le Reflet du Lac: L’Église Saint-Pie-X vendue et possiblement démolie

L’Avantage: Près de 300 églises ont changé de vocation au Québec

L’Avantage: Dix-huit églises sont vendues ou en voix de l’être

L’Avantage: Rimouski ne pourra pas conserver six églises

Le Courrier Sud: La Route des Clochers pour conserver les églises

Le Courrier Sud: «C’est toujours un deuil d’avoir à séparer de son église» – Mgr André Gazaille

Le Courrier Sud: Église multifonctionnelle de Sainte-Françoise: un exemple pour plusieurs municipalités

Le Courrier Sud: Deux églises converties dans la MRC de Bécancour

Le Courrier Sud: Quelques églises transformées dans Nicolet-Yamaska

Le Courrier Sud: Une nouvelle vocation pour près de 300 églises au Québec

Valleyfield Express: Combien restera-t-il d’églises à la toute fin?

Coup d’oeil: L’Église Saint-Jacques-le-Mineur convertie

Journal l’Étoile du Lac: un défi de taille

Journal Le Lac-St-Jean: La survie de l’église d’Hébertville-Station est assurée

Nouvelles Hebdo: Des ressources mises en commun

Vallée du Richelieu Express: Dure période pour les églises de toutes les confessions

Vallée du Richelieu Express: Des églises en mutation

L’Avenir et des Rivières: Près de 100 ans de conversion

Journal Le Guide: Près de 100 ans de conversion

Granby Express: Près de 100 ans de conversion

L’Avenir et des Rivières: Une nouvelle vocation pour près de 300 églises au Québec</article>

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<header id="page-header" style="color: rgb(135, 135, 135); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px; position: relative !important;">L’Oratoire Saint-Joseph, parmi les cas à part

</header><article class="primary-article" style="margin-bottom: 25px; color: rgb(86, 86, 86); font-size: 15px; line-height: 1.8em; font-family: adelle, Adelle, Georgia, serif;"><figure class="current-photo" style="display: inline-block; margin: 0px; max-width: 100%; background-color: rgb(255, 255, 255); box-sizing: border-box; padding: 0px 7px; position: relative; border: 1px solid rgb(227, 227, 227) !important; text-align: center; width: 634px; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;">actu-ecc81glises-oratoire-st-joseph_c100.jpg?crop=0px%2C675px%2C1990px%2C1315px&w=618&h=408<figcaption style="background-color: rgba(0, 0, 0, 0.8); bottom: 0px; box-sizing: border-box; color: rgb(255, 255, 255); font-family: Arial, sans-serif; font-size: 12px; left: 0px; line-height: 1.4; border-style: solid; border-color: rgb(255, 255, 255); border-width: 0px 7px 7px; padding: 10px; position: absolute; width: 632px;">

Le budget de l’Oratoire Saint-Joseph atteint près de 13 M$.

Yves Provencher/Métro<nav style="float: left; margin: -8px -10px -10px 10px;">Previous photoNext photo</nav>

</figcaption></figure>

 

 

Des églises ferment et d’autres se transforment. Bien que ce mouvement prenne de l’ampleur d’année en année, certains lieux de culte résistent. La basilique de l’Oratoire Saint-Joseph, qui est un des sites de pèlerinage les plus fréquentés dans le monde, est du nombre.<aside class="related-articles" style="border-style: solid; border-color: rgb(218, 218, 218); border-width: 1px 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Arial, sans-serif; padding: 25px 0px;">À ce sujet:

 

 

</aside>Pas moins de deux millions de visiteurs se rendent chaque année sur le mont Royal pour visiter l’immense basilique, qui a pour origine une modeste chapelle construite à la demande du frère André, en l’honneur de Saint-Joseph. «Avec tous ses visiteurs, l’Oratoire a des revenus réguliers pour assurer sa survie», affirme le recteur du site, le père Claude Grou. Il évoque notamment les dons des bienfaiteurs et des touristes qui sont versés à l’Oratoire, ainsi que les profits réalisés grâce à la boutique de souvenirs.

Le budget de l’Oratoire s’élève à environ 13 M$ par année. Cet argent sert à rémunérer les quelque 200 employés, à acheter du matériel, à assurer l’entretien des bâtiments et à organiser des activités. «Ce n’est pas toujours chose aisée de boucler notre budget, explique le recteur. S’il n’est pas équilibré, on demande aux chefs de département s’il n’y a pas des ajustements à faire. On finit toujours par obtenir un budget équilibré.»

 

Aucune subvention n’est accordée pour le fonctionnement de ce lieu de culte. Les gouvernements fournissent une aide financière ponctuelle, comme cela a été le cas pour la réparation des toitures ou la restauration de l’orgue von Beckerath.

 

Des activités peuvent être organisées pour financer le fonctionnement de l’Oratoire, mais ce n’est pas la norme, précise le père Grou. «Autrement, on fait des activités parce qu’on considère qu’elles sont importantes, dit le dirigeant de l’Oratoire. On s’assure que les activités s’autofinancent et, dans certains cas, on amène un surplus.»

 

En tant qu’organisme à but non lucratif, la basilique de l’Oratoire Saint-Joseph ne doit pas enregistrer de profits ou, du moins, si elle le fait, elle doit les réinvestir.

 

Et les projets ne manquent pas. Des investissements sont faits tous les ans pour préserver les bâtiments, mais aussi les biens précieux. Par exemple, les escaliers de sortie au jardin du chemin de croix ont été remplacés cette année.

 

Parallèlement, un vaste projet d’aménagement a été lancé en 2003. Le chemin d’entrée et les stationnements ont été réaménagés, et des ascenseurs ont été installés. Ce projet doit culminer avec l’ouverture d’un centre d’observation dans le dôme de l’Oratoire, en 2017, à temps pour le 375e anniversaire de Montréal.

 

Avant d’entamer les travaux, l’Oratoire devra trouver de nouvelles sources de revenus pour financer la construction de l’observatoire, évaluée à près de 80 M$. Pour le moment, il peut compter sur Québec, qui s’est engagé en 2012 à verser 26 M$.

 

L’Oratoire a un plan vert

La basilique de l’Oratoire Saint-Joseph s’est dotée, il y a quatre ans, d’un plan vert. Un des apports de ce plan a été de sensibiliser les employés à l’importance de respecter l’environnement, d’après le père Claude Grou. Tous ont été encouragés, par exemple, à recycler les matières et à délaisser les verres de styromousse.

 

Cette préoccupation s’est aussi fait remarquer dans les projets de rénovation. En 2008, un nouvel éclairage DEL a été installé dans la croix de la basilique. «Ce n’est pas toujours évident [de faire des modifications au profit de l’environnement], dit le père Grou. Toutes nos équipes examinent comment on peut être plus respectueux de l’environnement, tant pour ce qui est du chauffage que pour ce qui est de l’électricité.»

 

Historique

 

  • 1904 Construction d’une petite chapelle sur le flanc du mont Royal en l’honneur de Saint-Joseph. Le frère André est à l’origine de ce projet.
  • 1908 Premier agrandissement
  • 1909 Deuxième agrandissement. Une boutique de souvenirs, un restaurant, une salle d’attente et une chambre pour le frère André sont construits.
  • 1910 Troisième agrandissement
  • 1912 Quatrième agrandissement. Aménagement d’un presbytère.
  • 1914 La Congrégation des frères de Sainte-Croix autorise la construction d’une basilique.
  • 1915 Début des travaux
  • 1931 à 1937 Arrêt des travaux en raison de la crise économique
  • 1967 Parachèvement de la basilique

</article>

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Très-Saint-Nom-de-Jésus toujours en attente

 

MARIE-EVE SHAFFER, JOURNAL MÉTRO . les affaires.com . 27-12-2013 (modifié le 27-12-2013 à 12:24)

 

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Crédit : Yves Provencher/Métro

 

4/5. L’Archevêché de Montréal souhaite rouvrir les portes de l’église aux croyants. Il attend un rapport d’ingénierie pour attacher les dernières ficelles de son projet, tant pour ce qui est de l’échéancier que du montage financier.

 

«C’est une question de semaines», a indiqué la directrice des communications de l’Archevêché, Lucie Martineau. Elle a souligné que l’intention de l’archevêque, Mgr Christian Lépine, de rouvrir ce lieu de culte délaissé depuis 2009 est «ferme». «Pour qu’il recule, il faudrait que quelque chose de majeur arrive», a ajouté Mme Martineau.

 

Mgr Lépine n’a pas voulu discuter avec Métro de son projet. Il préfère attendre que la planification soit complétée avant d’en parler publiquement.

 

Une réouverture de l’église au printemps a toutefois été évoquée par l’Archevêché auprès de la députée d’Hochelaga, Carole Poirier. «On m’a dit que des travaux se feront de façon plus accélérée dans les prochains mois», a-t-elle rapporté.

 

Est-ce que des activités culturelles seront organisées dans l’église après sa réouverture? L’Archevêché n’a pas voulu répondre par l’affirmative, arguant qu’il est tôt pour le dire. Mme Poirier a de son côté indiqué qu’une offre culturelle faisait partie des plans.

 

«[L’Archevêché] a dit qu’il commencerait à faire les travaux et qu’il arriverait avec une offre culturelle pour faire rejouer l’orgue au bénéfice de tout le monde», a-t-elle dit.

 

La députée a dit ignorer comment l’Archevêché entend financer son projet. Aucune demande de subvention n’a été présentée au du gouvernement du Québec, selon elle.

 

L’église Très-Saint-Nom-de- Jésus a fermé ses portes en 2009. L’année suivante, l’Archevêché de Montréal a annoncé son intention de la démolir et de la remplacer par un immeuble à loyers modiques, tant les coûts d’entretien, qui s’élevaient à environ 100 000$ par année, étaient importants. Il souhaitait aussi vendre le célèbre orgue Casavant à une autre église.

 

La communauté s’est mobilisée et a formé un comité de sauvegarde de l’église, qu’a présidé jusqu’au mois de juin, Robert Cadotte, de l’Atelier d’histoire d’Hochelaga-Maisonneuve. Après de longues discussions, un projet de Maison de l’orgue, chiffré à quelque 6 M$, a été proposé. «L’idée, c’était de créer un centre d’expérimentation, où les gens auraient pu essayer toutes sortes de choses, a expliqué M. Cadotte. Tout aurait été centré sur l’orgue parce que c’est un instrument extraordinaire.»

 

Le comité de sauvegarde avait obtenu l’appui financier du gouvernement du Québec et de l’arrondissement Mercier–Hochelaga–Maisonneuve. La Commission de la construction du Québec avait aussi offert que ses étudiants travaillent à la restauration de l’église.

 

Le cardinal Jean-Claude Turcotte, qui agissait à titre d’archevêque de Montréal à l’époque, avait accepté de ven*dre l’église et l’orgue au prix symbolique de 1 $, à la suite d’une longue bataille. «[Mgr Turcotte] disait que l’orgue et l’église appartenaient à l’archevêché, s’est rappelé Robert Cadotte. Je leur disais qu’ils appartenaient aux gens du quartier qui l’ont construit à la sueur de leur front. Ce n’était pas parce qu’ils leur appartenaient qu’ils allaient nous les faire payer deux fois.»

 

Lorsque Mgr Christian Lépine a été nommé à l’Archevê*ché de Montréal, en 2012, il a décidé de mettre un frein aux ventes d’églises et de faire mar*che arrière concernant la vente de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus et l’orgue Casavant.

 

Malgré cela, Carole Poirier croit que le retour des messes et l’organisation d’activités culturelles autour de l’orgue peuvent très bien cohabiter dans l’église. Reste à voir ce que l’Archevêché proposera. «On apprend à la pièce ce qu’il veut faire», a déploré la politicienne.

 

Le comité de sauvegarde de l’église, auquel prend part Mme Poirier, s’est retiré, le temps que l’Archevêché peaufine son projet, mais il ressuscitera lorsqu’il sera question des activités culturelles, a dit la députée.

 

Conversion complexe

Quel que soit le projet qui sera retenu pour donner un second souffle à Très-Saint-Nom-de-Jésus, sa transformation s’annonce complexe.

 

Ses dimensions immenses font en sorte que les coûts de restauration seront importants, a fait savoir le chargé de projet du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), Denis Boucher.

 

«Très-Saint-Nom-de-Jésus fait partie des églises montréalaises qui présentaient, au niveau structural, des problématiques particulières qui ajoutent un autre défi à la transformation», a mentionné M. Boucher.

 

L’abandon de l’église au cours des dernières années a accéléré sa détérioration, croit le CPRQ. Le chauffage maintenu au minium au cours des dernières années a entraîné le bris d’une conduite de gicleur. Des mor*ceaux de la toiture de cuivre ont aussi été volés.

 

Quel que soit le projet qui sera retenu pour donner un second souffle à Très-Saint-Nom-de-Jésus, sa transformation s’annonce complexe.

 

Ses dimensions immenses font en sorte que les coûts de restauration seront importants, a fait savoir le chargé de projet du Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ), Denis Boucher.

 

«Très-Saint-Nom-de-Jésus fait partie des églises montréalaises qui présentaient, au niveau structural, des problématiques particulières qui ajoutent un autre défi à la transformation», a mentionné M. Boucher.

 

L’abandon de l’église au cours des dernières années a accéléré sa détérioration, croit le CPRQ. Le chauffage maintenu au minium au cours des dernières années a entraîné le bris d’une conduite de gicleur. Des mor*ceaux de la toiture de cuivre ont aussi été volés.

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  • 3 weeks later...

On pense souvent que le Québec profond est plus religieux que les grandes villes, mais non ! Dans mon village de Saint-Pacôme, au Bas Saint-Laurent, il y a eu une réunion il y a 3 ans pour essayer de sauver l’église du village, fort pittoresque, mais peu utilisée. J’étais présent, simplement comme curieux, athée féroce que je suis. Assis au premier rang (la 1e fois que je mettais les pieds dans cette église), j’ai fait une blague avec mon voisin de siège en lui disant que j’avais la solution au problème : une allumette ! Il n’a pas ri. Après les présentations d’usage, il s’est levé pour aller parler. C’était le curé (déguisé en gars ordinaire) !

 

Les responsables du diocèse indiquaient alors qu’il ne restait plus que 9 prêtres valides pour les 55 paroisses, et encore, ils avaient un âge moyen de 69 ans (donc 72 aujourd’hui). J’en sais quelque chose, mon oncle est curé pour 4 paroisses et il rase les 75 ans. Leurs statistiques montrent que 98,15 % de la population d’ici est catholique, mais ils sont assez hypocrites pour me compter encore même si j’ai abjuré officiellement.

 

Tout ça pour dire que le diocèse veut donner l’église à la Municipalité qui n’en voudrait pas pour tout l’or du monde. Ils savent ce que ça coute ! Un groupe de vieux encore attachés à ces choses s’est formé pour participer au sauvetage, mais au rythme où ils meurent, il n’en restera plus beaucoup t’à l’heure. Le presbytère a été donné en 2000 à un jeune couple qui en a fait une auberge qui fonctionne bien (table excellente et décor ancien), mais dans un village qui a déjà plusieurs salles multifonctionnelles (hôtel de ville, station plein-air, club de golf, bibliothèque moderne), on voit mal une utilisation communautaire.

 

Bref, ça va mourir de sa belle mort, et dans pas long long ! Donc, avis à tous les baby boomers qui ont assez d’argent pour entretenir une grande maison et qui voudraient prendre leur retraite dans un des plus beaux villages du Québec : golf, ski et pêche au saumon à ras la porte… Pas cher pas cher !

 

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