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Le baseball renaît au Québec

 

Denis Poissant

15/02/2011 01h13 - Mise à jour 15/02/2011 08h52

 

Le baseball au Québec a dépéri pendant dix ans au même rythme de la lente agonie des Expos, de la désolante vente de feu de 1995 au départ de l’équipe pour Washington. Les terrains de soccer ont poussé comme des champignons là où, autrefois, les jeunes pratiquaient l’art du double-jeu et de l’amorti. Mort et enterré, le baseball ? Au contraire. Il revit grâce à l’expertise et à l’ingéniosité de passionnés d’un bout à l’autre de la province.

 

Tandis que les camps du baseball majeur démarrent leurs activités, on se prépare à une nouvelle saison dans les rangs mineurs québécois. L’optimisme règne: au cours des trois dernières années, le nombre de joueurs de catégorie novice, atome et moustique a progressé de 17 %.

 

«On sent un engouement renouvelé pour le baseball, constate Robert Brousseau, directeur des opérations à Baseball Québec. C’est encourageant.»

 

Oui, les Expos sont partis; mais d’autres modèles sont là pour inspirer la jeunesse, les inciter à envahir les losanges.

L’impact de Russel Martin

 

Le premier sur la liste est, bien sûr, le receveur Russell Martin, qui fête ses 28 ans, aujourd’hui, en réalisant un rêve d’enfance: porter le célèbre uniforme rayé des Yankees.

 

«Pour nous, c’est une vitrine incroyable, dit Brousseau. Non seulement il atteint les majeures, mais il joue maintenant pour l’équipe la plus prestigieuse dans un marché gigantesque. Cela aura un impact incroyable sur les jeunes, d’autant plus que les Québécois pourront aller le voir jouer à New York, qui est beaucoup plus près que Los Angeles, où il était auparavant.»

 

50 joueurs de haut niveau

 

Plusieurs autres Québécois jouent de la «grosse balle», comme on dit dans le jargon.

 

Plus d’une cinquantaine d’athlètes de haut niveau s’exercent à ce sport dans l’antichambre des majeures ou dans les rangs collégiaux américains.

 

Ce n’était pourtant pas le cas au début des années 1990, quand de jeunes Expos fringants enfiévraient la province. Quelques joueurs bourlinguaient dans les rangs mineurs professionnels, et c’est tout.

 

Comment expliquer le phénomène? La pratique du sport est en hausse, mais demeure à des années-lumière des 45000 jeunes baseballeurs de 1995; malgré cela, les Québécois grimpent mieux les échelons.

 

Programmes innovateurs

 

«Le contraste est frappant, souligne Brousseau. La grande différence, c'est l'implantation des programmes de haute performance, comme l’Académie de baseball et les Ailes du Québec, de même que les sportsétudes. Avant, tous ces jeunes jouaient au baseball trois mois par année. Maintenant, c'est 12 mois. C’est important pour bien se développer, car le baseball est un sport de répétition. Le succès vient en répétant sans cesse les mêmes gestes. Oui, on a moins de joueurs, mais on les amène plus loin.»

 

Ces programmes de développement ont fait leur apparition au début des années 1990. Au Québec, l’école Édouard-Montpetit a fait office de précurseur avec le sports-études.

 

Le nouveau retraité Éric Gagné y a appris les rudiments du baseball, de même que Martin.

D’une génération à l'autre

 

Deux gants, une balle. C’est tout ce que ça prend au début. L’amour du baseball se transmet souvent d’une génération à l’autre par le simple geste de «se pitcher».

 

«Plusieurs de nos entraîneurs jouaient du baseball de haut calibre au début des années 1990, dit Brousseau. Maintenant qu’ils sont pères de famille, ils initient leurs enfants à ce sport. Ils possèdent des connaissances considérables et sont capables de les transmettre. On s’aperçoit d’ailleurs que le calibre dans les divisions atome a augmenté énormément.»

 

Des joueurs comme Josué Peley, 24 ans, de l’organisation des Red Sox, n’hésitent pas à donner des conférences pour former les entraîneurs.

 

«Ces joueurs n’oublient pas leurs racines et redonnent au baseball», poursuit Brousseau.

 

Cette expertise est d’autant plus importante que le baseball, avec ses règles complexes, s’avère plus long à maîtriser que le soccer, pour les plus jeunes, au début.

 

L’exemple du karaté

 

Le regain de vie du baseball est aussi attribuable aux nouvelles méthodes mises de l’avant dans le baseball mineur.

 

Les matchs à neuf contre neuf n’y sont plus une obligation. On privilégie l’apprentissage des techniques. On s’est même inspiré du karaté pour implanter un système de couleurs comme les ceintures.

 

Les plus jeunes veulent bouger. Ainsi, on a aussi mis sur pied des duels à six contre six qui ne nécessitent plus de «jouer à la vache» dans le champ.

 

«On entend dire que le baseball n’évolue pas et reste ancré dans de veilles traditions; il faut changer cette perception, dit Brousseau. Le soccer s’est adapté, les jeunes jouent sur de petits terrains. On l’a fait, nous aussi, et cela donne de très bons résultats.»

 

Qui aurait prédit, en 2004, que le baseball rebondirait ainsi?

http://fr.canoe.ca/sports/nouvelles/baseball/archives/2011/02/20110215-011334.html

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Une bonne nouvelle, en ce qui me concerne. Le Baseball est le seul sport professionnel que j'aime vraiment. J'ai bien essayé de donner le goût à mon fils de s'y inscrire, mais l'attrait du soccer (et les amis qui y jouent) ont été trop forts. Snif.:(

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Une bonne nouvelle, en ce qui me concerne. Le Baseball est le seul sport professionnel que j'aime vraiment. J'ai bien essayé de donner le goût à mon fils de s'y inscrire, mais l'attrait du soccer (et les amis qui y jouent) ont été trop forts. Snif.:(

 

C'est mon sport professionnel préféré aussi. Je suis quand même surpris qu'on a quelque chose en commun! :silly:

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if you guys haven't seen un ete sans points ni coup surs, then go rent the bluray immediately ! it's not exactly about the expos, but it tells the story of a quebec that, although we all grew up in, somehow just vanished in the recent decade...

 

don't forget your tissue box if you're the nostalgic type ;)

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Content d'entendre ça!! J'ai joué au baseball pendant toute ma jeunesse! J'ai toujours détesté voir le soccer gagner du terrain d'année en année, et le départ des expos m'a solidement attristé. Bonne chose, c'est vraiment un beau sport qui gagne à être connu!

 

Entièrement en accord avec toi! :highfive: Je suis quand même très surpris de lire des tel commentaires venant des Montréalais!

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if you guys haven't seen un ete sans points ni coup surs, then go rent the bluray immediately ! it's not exactly about the expos, but it tells the story of a quebec that, although we all grew up in, somehow just vanished in the recent decade...

 

don't forget your tissue box if you're the nostalgic type ;)

 

Thanks for the recommendation! Unfortunately for me, I'm too young to remember much of anything from the time when baseball was really popular (1994 and earlier) in Quebec. But it should still be interesting!

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  • 2 months later...

http://www.cyberpresse.ca/sports/baseball/201105/05/01-4396620-nouvelle-tentative-pour-ramener-le-baseball-a-montreal.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_nouvelles_476_section_POS2

 

Cela fait des années que la Ligue Can-Am tente de faire une percée à Montréal. Et cela fait des années que des gens comme Marc Griffin font des démarches afin de ramener une équipe de baseball dans la région métropolitaine. Peut-on espérer davantage de leur plus récente initiative?

 

Ils se retrouveront lundi au centre-ville en compagnie de Mark Routtenberg, un ancien actionnaire des Expos, de l'ex-lanceur Éric Gagné, ainsi que d'autres intervenants intéressés à mettre leurs réseaux en commun afin de concrétiser le projet.

 

«C'est le fun de relancer cette affaire-là», a lancé Griffin, ancien analyste aux matchs des Expos et nouveau vice-président de Baseball-Québec.

 

«Il y a des nouveaux visages autour de la table, Baseball-Québec est plus motivé que jamais, la ligue Can-Am veut aussi faire avancer ses projets... Bref, il y a de bonnes vibrations dans l'air.

 

«Il faut être créatif, mais cette fois-ci il faut mener les choses à terme. Il ne faut plus juste jaser.»

 

Le commissaire de la Can-Am, Miles Wolff, reste modeste dans ses attentes.

 

«Mais il y a en ce moment plus d'éléments en place pour que les choses débloquent que ce que j'ai vu depuis dix ans», note toutefois celui qui était propriétaire des Capitales de Québec jusqu'en octobre dernier.

 

L'enjeu: trouver un terrain

 

Avec les années, les enjeux reliés à la venue d'une équipe de baseball à Montréal n'ont pas changé.

 

L'absence d'un stade de 5000 à 7000 est toujours aussi criante.

 

«Mais d'après ce que je comprends, la ville semble plus intéressée depuis un an à ramener du baseball à Montréal», confie Miles Wolff.

 

Mais facilitera-t-elle pour autant l'accès à un terrain?

 

Car trouver un emplacement où construire un stade s'est avéré une embûche de taille jusqu'ici. Dans ses tentatives précédentes, Marc Griffin avait les yeux sur un terrain à Verdun et un autre sur le campus du Collège Champlain, à Saint-Lambert.

 

Un autre groupe tentait de son côté d'attirer la Can-Am à Boisbriand ou encore au Lac-Mirabel.

 

Cinq ans plus tard, aucun site n'a encore été choisi et on continue d'espérer que le financement d'un nouveau stade passe par des deniers publics.

 

Les intentions du privé restent à définir. À ce stade-ci, il ne faudrait pas considérer Mark Routtenberg comme le futur «Joey Saputo du baseball»!

 

«Il est intéressé à écouter, mais il n'y a aucun engagement financier de sa part», a précisé M. Wolff.

 

Vers une ligue canadienne

 

Le voeu de ramener le baseball à Montréal, fût-ce dans le cadre d'une ligne indépendante, motive autant Baseball-Québec que la Can-Am.

 

La fédération, ayant constaté le regain de popularité du baseball chez les jeunes de Québec en raison du succès des Capitales, voudrait provoquer un essor semblable à Montréal.

 

De plus, la Baseball-Québec aimerait quitter ses bureaux du Stade olympique pour établir sa permanence dans le nouveau stade.

 

Miles Wolff, de son côté, voit Montréal comme la pièce maîtresse permettant la transformation de son circuit.

 

«Montréal ouvrirait la porte à la création possible d'une ligue canadienne, a expliqué M. Wolff. J'ai parlé à des villes qui seraient intéressées par l'idée. Mais si l'on veut faire quelque chose de nouveau avec notre ligue, on a besoin de Montréal comme point d'ancrage.»

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Not gonna happen. Who's gonna pay for a minor league stadium. DO they expect the tax payers to pay for this again??? Quand tu as gouté à "the real deal", le baseball mineur c'est une joke.

 

Si ils peuvent se trouver quelqu'un qui est prêt à investir 30-40 millions dans un stade de 5,000 à 7,000 places, ce sera bien pour eux. Mais je ne veux pas voir l'argent des contribuables investit dans ce projet!

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