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Montréal 2008: le fardeau fiscal n'augmentera pas


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Montréal: le fardeau fiscal n'augmentera pas

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Le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

Photo David Boily, La Presse

 

 

 

Sébastien Rodrigue

La Presse

Le maire Gérald Tremblay a présenté ce matin un budget sans augmentation globale de l'impôt foncier en 2008 et comportant des sommes importantes pour la réfection des rues et des réseaux d'eau. Le budget de 3,97 milliards prévoit aussi une augmentation de la contribution municipale aux transports en commun.

 

 

Pour la première fois en deux ans, l'administration municipale écartera des augmentations des tarifs pour équilibrer son budget. Au cours des deux derniers exercices financiers, la Ville avait évité des hausses de taxes, mais les tarifs des parcomètres avaient augmenté.

Les effets du nouveau rôle d'évaluation continueront néanmoins de se faire sentir en 2008. À Montréal, la valeur des propriétés augmente progressivement pendant quatre ans. En 2008, la moitié de la variation de la valeur foncière s'appliquera sur l'avis d'impôt foncier. Les propriétaires d'immeuble qui subissent une hausse plus importante que la moyenne auront donc une augmentation de leur impôt foncier, tandis que ceux en dessous de la moyenne bénéficieront d'une réduction.

 

En 2007, les trois quarts des propriétaires ont reçu des avis d'impôt foncier à la hausse. La Ville ne perçoit pas de sommes supplémentaires au terme de cet exercice d'étalement de valeurs. Plusieurs arrondissements imposent toutefois des taxations locales portant à la hausse les avis d'imposition.

 

Montréal équilibrera surtout son budget avec les surplus réalisés en 2007 (31 millions) et les restrictions budgétaires imposées à ses différents services (70 millions). La Ville planifie notamment l'élimination par attrition de 1000 postes en trois ans. Cette mesure procure à elle seule des économies d'environ 20 millions de dollars par année.

 

Cette marge de manoeuvre tombe à point nommé puisque la Ville offre des augmentations de salaire de 2% à ses employés pour 2008 dans le cadre financier proposé dans les négociations avec tous les syndicats. Les sssalaires des fonctionnaires comptent pour près de la moitié des dépenses à la Ville de Montréal. L'administration municipale doit aussi faire face à une hausse inévitable des coûts de l'énergie et des services professionnels. Après une année de gel budgétaire, les 19 arrondissements voient aussi leur enveloppe croître pour passer de 870 à environ 888 millions.

 

Investissement dans les infrastructures

 

Le programme triennal d'immobilisation atteindra un sommet depuis l'arrivée au pouvoir de Gérald Tremblay en 2002, a-t-on appris de sources sûres. Pour garder le cap sur ses objectifs de rénovation des infrastructures, l'administration Tremblay-Zampino maintient la croissance prévue de la surtaxe sur l'eau. Montréal puisera ainsi 20 millions supplémentaires dans les poches des contribuables pour porter son fonds de l'eau à 105 millions. Hormis la réfection des réseaux d'eau et d'égout, la Ville doit aussi investir pour moderniser ses usines d'eau potable.

 

La surtaxe sur la voirie restera au même niveau en 2008, mais les investissements seront en augmentation pour la troisième année consécutive. Les sommes prévues pour la réfection de rues «artérielles» passeraient de 100 à 125 millions, a-t-on appris. L'administration Tremblay-Zampino aura recours aux emprunts pour combler ses manques de revenus pour y arriver. Les revenus croissants des contraventions vont aussi apporter un peu d'oxygène aux finances municipales. En 2007, les contraventions devaient rapporter environ 112 millions, soit 25 millions de plus qu'en 2006.

 

Montréal ne détient toujours pas de nouveaux pouvoirs de taxation puisque le projet de loi 22 n'a pas été adopté. Le maire Gérald Tremblay a déjà déclaré qu'il ne souhaitait pas taxer les billets de spectacle ou les additions de restaurant, comme le prévoit cette loi. Son administration pourrait néanmoins se servir du pouvoir de taxer les stationnements hors rue. Une telle taxation pourrait rapporter jusqu'à 50 millions de dollars par an. Le maire Gérald Tremblay demande l'instauration d'une taxe de vente municipale, mais Québec refuse.

 

L'administration Tremblay-Zampino poursuivra ses investissements dans les projets majeurs comme les centres hospitaliers universitaires, le Quartier des spectacles, la transformation de la gare de triage d'Outremont ainsi que les projets de modernisation de l'autoroute Bonaventure et de la rue Notre-Dame.

 

Cette année, un fonds d'investissement de 180 millions étalé sur trois ans a été mis en place pour ces projets d'envergure. Québec a d'ailleurs donné un coup de pouce avec l'octroi de 140 millions de dollars sur cinq ans pour des projets de développement économique.

 

La Ville de Montréal augmentera aussi sa contribution à la Société de transport de Montréal après une année de gel. En 2007, la Ville a versé 278 millions. Plusieurs sources indiquent que la STM recevra 310 millions de dollars. Il s'agit alors de la plus importante hausse de la contribution municipale depuis le recul enregistré en 1999.

 

Selon ce que La Presse a appris, la STM planifie une augmentation du nombre d'heures de service des transports en commun en 2008 avec cet argent frais. L'administration municipale s'est engagée durant son mandat à limiter les hausses de tarifs des transports en commun à l'inflation liée au transport. En 2007, le tarif mensuel avait tout de même augmenté de deux dollars pour atteindre 65$ et une augmentation similaire est attendue en 2008.

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Montréal, la ville la plus endettée au Canada

 

 

28 novembre 2007 - 09h09

LaPresseAffaires.com

Michel Munger

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La Ville de Montréal est trois fois plus endettée que la moyenne nationale au Canada, mais elle conserve quand même une bonne cote de crédit.

 

 

C'est ce qu'affirme le Frontier Centre for Public Policy dans une nouvelle étude de 69 pages intitulée The 2007 Local Government Performance Index.

 

Selon les calculs de cet institut économique de Winnipeg, la métropole québécoise a une dette nette de 8388 $ par ménage selon les chiffres de 2005, C'est plus du triple de la moyenne nationale.

 

Cette mesure des actifs financiers moins les sommes dues permet de dire que la dette montréalaise est drôlement élevée. L'institut considère que la moitié du montant est déjà élevé au niveau international.

 

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«En se basant sur les données de 2005, écrivent les auteurs de l'étude, Montréal est la ville la plus endettée au Canada. Les conséquences de ce niveau d'endettement incluent des taxes plus élevées sur la propriété et des dépenses municipales élevées. Un service de la dette très coûteux affecte ces résultats.»

 

En effet, les taxes sur la propriété étaient de 3622 $ en moyenne à Montréal, soit 73% de plus que dans l'ensemble du Canada. Aussi, la Ville tire 76% de ses revenus des taxes, contre 56% au niveau national.

 

Selon la Ville de Montréal, le ratio de la dette pour les municipalités du Québec est habituellement plus élevé que dans les autres provinces. Aussi, les villes assument plus de charges de développement au niveau de l'habitation et des infrastructures qu'ailleurs au pays.

 

Tout compte fait, Montréal conserve quand même une cote de crédit Aa2 auprès de l'agence Moody's.

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La Presse

Le jeudi 29 novembre 2007

L'administration Tremblay-Zampino garde le cap sur les infrastructures de l'eau et de la voirie dans son budget 2008, avec des investissements historiques de 477 millions en trois ans, mais une grosse part du gâteau va aux projets universitaires de grande envergure. Des investissements devenus inévitables grâce à des ententes déjà signées.

Au cours des trois prochaines années, pas moins de 133 millions de dollars seront dégagés pour aménager les rues, bretelles d'accès, tuyaux du réseau d'eau et d'égout autour des deux futurs grands hôpitaux universitaires et du projet de campus de l'Université de Montréal à Outremont.

 

En comparaison, la Ville de Montréal prévoit une somme de 67 millions sur trois ans pour refaire ses quelque 600 ponts, viaducs et tunnels qui tombent en décrépitude. Et une somme de 71 millions sur trois ans pour la transformation de l'autoroute Bonaventure.

 

Le projet de campus à la gare de triage d'Outremont, vertement critiqué depuis quelques jours par les partis de l'opposition, reçoit la part du lion, en 2008, avec un investissement de 22 millions qui triplera en trois ans, pour atteindre 90 millions en 2010. La direction de l'Université attend encore la confirmation d'une contribution provinciale de 30 millions, mais a obtenu une confirmation du fédéral.

 

Le projet de redéploiement du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM 2010), au centre-ville, nécessitera pour sa part un investissement municipal de 9,5 millions, en 2008, pour un total qui se chiffrera à 21 millions dans trois ans. La Ville de Montréal finance notamment des travaux pour enlever les tuyaux sous une portion de la rue De La Gauchetière, qui a été achetée par le CHUM.

 

L'administration va par ailleurs débloquer une somme de 32,6 millions, d'ici la fin de 2010, pour le projet du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), au site Glen. En 2008, le montant atteindra 4 millions. Des travaux pour aménager une nouvelle intersection et un tunnel ont déjà commencé, et la Ville entend contribuer à l'installation d'un mur antibruit.

 

Annoncée la semaine dernière, la modernisation de la rue Notre-Dame, dont on parle depuis près de 25 ans, va de l'avant avec un investissement prévu de 107 millions en trois ans, dont 24,3 millions en 2008, pour commencer les travaux dans le secteur Souligny.

 

Pleins feux sur les festivals

 

Tel que promis, le maire Tremblay donne un grand coup l'an prochain pour achever d'ici l'été 2009 la place des Festivals dans le Quartier des spectacles. Au total, 18 millions seront dépensés en 2008. Les investissements atteindront 72,5 millions en 2010. La contribution gouvernementale de ce projet, évalué à 120 millions, s'élève à 50 millions sur cinq ans.

 

Gérald Tremblay reste aussi fidèle à son engagement pris au Rendez-vous novembre 2007, en augmentant la contribution au Conseil des arts. En 2008, la Ville investira 10,2 millions, une somme qui sera indexée. Sur une période de cinq ans, le Conseil aura reçu 3,5 millions de dollars.

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Infrastructure: Tremblay pourrait être forcé de réduire ses ambitions

Tommy Chouinard

La Presse

Québec

Gérald Tremblay pourrait être forcé de revoir à la baisse l'ambitieux programme d'infrastructures qu'il a déposé mercredi avec son budget. Le gouvernement Charest refuse de s'engager à verser les 250 millions de dollars supplémentaires que réclame la Ville de Montréal pour financer ce programme triennal.

 

 

«J'imagine que c'est de bonne guerre de leur part de faire des projections. Mais à ce stade-ci, ce serait imprudent de garantir ou non cette somme-là», a affirmé hier Jonathan Trudeau, attaché de presse de la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau.

Mercredi, Gérald Tremblay a déposé un programme d'infrastructures pour les trois prochaines années qui prévoit des investissements record de 3,2 milliards de dollars. C'est un milliard de plus que dans l'exercice précédent. Le maire compte essentiellement sur Québec pour financer cette augmentation des investissements. Le versement de 750 millions de dollars est déjà garanti puisqu'il repose sur des ententes conclues entre Québec et Montréal dans le passé. Mais Gérald Tremblay a prévu qu'il toucherait 250 millions supplémentaires en provenance de Québec.

 

Or, le gouvernement Charest refuse de s'engager à verser à Montréal les sommes auxquelles la Ville s'attend. Aucune entente n'est intervenue entre Québec et Montréal à ce sujet. «C'est trop tôt pour garantir» le versement de 250 millions de dollars supplémentaires en trois ans», a dit Jonathan Trudeau.

 

Gérald Tremblay compte en particulier sur l'octroi de nouvelles sources de revenus. Mais les trois pouvoirs de taxation prévus au projet de loi 22 sont loin de permettre à la Ville de Montréal d'amasser 250 millions de dollars. Le maire a déjà écarté l'idée d'instaurer une taxe sur les billets de spectacle et une autre sur les repas au restaurant. L'opposition à ces deux mesures est trop forte. La Ville engrangerait 40 millions par année en instaurant une taxe sur les stationnements commerciaux.

 

Gérald Tremblay demande depuis des semaines au gouvernement Charest de profiter de la baisse de 1% de la TPS annoncée par Ottawa pour augmenter la TVQ d'autant. Il souhaite que les sommes recueillies -1,1 milliard de dollars par année- soient versées à Montréal et aux autres municipalités afin de financer le renouvellement des infrastructures. La Ville toucherait 250 millions.

 

Mais Québec a déjà rejeté toute hausse de la TVQ. «Le gouvernement fédéral a choisi d'augmenter le pouvoir d'achat des consommateurs québécois. On n'a pas l'intention de les priver de ce petit plaisir qui arrive si peu souvent», a expliqué Nathalie Normandeau plus tôt ce mois-ci.

 

Pour financer son plan, Gérald Tremblay pourrait instaurer des péages, puisqu'il en a déjà le pouvoir. Il pourrait récolter environ 275 millions par année. Mais Québec voit d'un mauvais oeil d'éventuels péages à plusieurs endroits dans la métropole. Il craint la grogne des banlieusards, du 450.

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