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  1. La mairie http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40613589&_dad=portal&_schema=PORTAL Bureau du maire Biographie Allocutions Messages du maire Visite de l'hôtel de ville Joindre le maire http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5997,40647561&_dad=portal&_schema=PORTAL Vie politique Comité exécutif Conseil municipal Conseils d'arrondissement Conseil d'agglomération Présidence du Conseil Organisation municipale Consultations publiques Élus municipaux Conseils consultatifs Organismes indépendants http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40663559&_dad=portal&_schema=PORTAL Calendrier politique Comité exécutif Conseil municipal Conseil d'agglomération Conseils d'arrondissement Consultations publiques http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40667570&_dad=portal&_schema=PORTAL Démocratie participative Consultations publiques » Droit d'initiative en matière de consultation publique » Commissions permanentes » Chantier sur la démocratie » Charte montréalaise des droits et responsabilités » http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,76235669&_dad=portal&_schema=PORTAL Grands dossiers Accessibilité universelle - Plan d'action Affaires Communauté Culture Droits et réglementation Économie Environnement et développement durable Familles Habitation Urbanisme Politique et démocratie Patrimoine Sécurité http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,41103632&_dad=portal&_schema=PORTAL Administration municipale Organigramme de la Ville de Montréal Guide de conduite à l’égard des valeurs de l’organisation destiné aux employés de la Ville de Montréal Les services corporatifs http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40679561&_dad=portal&_schema=PORTAL Salle de presse Communiqués Recherche d’information Index A-Z Grands dossiers Réseau ACCÈS MONTRÉAL Les médias sociaux à la Ville [*]Les symboles officiels de Montréal » http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,40709559&_dad=portal&_schema=PORTAL
  2. Bonjour, J'espère que vous me permettrez cette petite "plogue" (Malek, ne te gêne pas pour m'aviser si ce n'est pas approprié), mais j'ai récemment commencé à écrire un blogue portant sur l'actualité urbanistique et municipale et sur la mobilité des personnes dans l'agglomération montréalise. En fait, il s'agit surtout d'une revue de presse quotidienne sur ces sujets, avec de temps en temps mes opinions ou montées de lait. Le lien: Montréalités urbaines La plupart des nouvelles mentionnées ne devraient pas vous être inconnues, mais pour vous tenir à jour, je crois que ça pourrait intéresser quelques uns d'entre vous. Il ne s'agit pas d'un forum de discussion (celui que vous lisez présentement rempli cette mission avec brio), mais plus d'une source d'information sur l'actualité. Au plaisir de vous y voir, et n'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires et suggestions
  3. Le Devoir Normand Thériault 30 avril 2011 Un projet de loi redéfinirait le rôle des villes Les élus municipaux agissent. À un sommet comme à des assises, ils se rencontrent, comme s'il y avait aussi temps libre hors des soirées des assemblées de conseil. Et pendant ce temps, leurs concitoyens s'occupent, leur laissant la responsabilité entière de cette «chose» aux appellations multiples que le mot municipalité recouvre. Connaissons-nous la vie municipale? Votre ville, vous connaissez? Vérifions. Et pour ce faire, quelques questions. Et pour une première: comment s'appelle dans le langage municipal le lieu où vous vivez? Un quartier, un arrondissement, une agglomération, une circonscription ou autre chose? Et la personne qui vous représente siège-t-elle à un conseil, à une assemblée ou à un autre organisme au nom moins usuel? Et qui est-elle au fait, cette personne qui vous représente? Un ou une édile, un échevin ou un conseiller? Et ainsi de suite. Répondre à de telles questions ne sera pas facile pour plusieurs, d'autant plus que certains d'entre eux sont aussi propriétaires d'une résidence secondaire où, là encore, ils ont droit de vote. Savent-ils s'il y a plus d'un parti présent sur leur scène municipale (ou paroissiale, car certaines villes ont gardé l'appellation de leur charte, à savoir une paroisse) et s'il y a division au conseil? Et même, sauraient-ils toujours appeler leur maire par son nom de famille? Et une fois franchi le portail démocratique d'entrée, on peut poursuivre l'enquête et discourir sur le pouvoir accordé aux villes. On sait qu'elles taxent, qu'elles ont la possibilité d'imposer des amendes de toutes sortes (le stationnement étant souvent le plus connu de ces fléaux), mais pour le reste, pour la majorité d'entre nous, une fois les vidanges ramassées, l'hiver les rues déblayées, on se demande bien ce que ces élus municipaux trouvent pour avoir matière à délibération lors de leurs rencontres (mensuelles? hebdomadaires? trimestrielles? ou...?). Sommet En ces temps d'enquête, quand toute la classe politique vit une période troublée, et que plus d'un citoyen affirme sa désaffection face à la chose politique, indépendamment du palier de pouvoir, et cela de la commission scolaire au sénat, s'il y avait une réflexion à faire, elle porterait presque sur la santé mentale de ceux et celles qui s'embarquent dans une telle galère. Et ce d'autant plus que les revenus que l'on peut tirer d'une telle activité sont souvent bas, et sans espérance d'une bonification à la retraite ou d'une compensation pour ce temps donné à qui les interroge ou les questionne sur la pratique municipale. Et comme si l'activité dans l'arène municipale ne suffisait pas à l'échelle locale, voilà que plus d'un et d'une de ces élus ont trouvé moyen de «sacrifier» un samedi pour se rendre à Boucherville afin de répondre à une demande de l'«union» qui les regroupe, celle des municipalités. Car il y avait sommet, une première dans le monde municipal, ce 19 mars dernier, et son thème avait une allure de slogan: s'investir, innover, agir. Et dans la salle se trouvaient élus et gestionnaires municipaux, agents socioéconomiques, représentants syndicaux, membres et personnel de commissions scolaires ou d'autres organismes et, comme à une assemblée du conseil, des citoyens. Et le ministre des Affaires municipales avait trouvé la chose suffisamment importante pour trouver moyen lui aussi de se rendre sur cette rive sud de l'agglomération montréalaise. Pouvoir Les villes se questionnent. D'une part, elles ont à réagir face à la vague de «scandales» qui les touche, au point que le président de l'UMQ a déjà fait une sortie publique pour rappeler qu'il ne faut pas étendre à toute une classe politique un jugement qui ne vaut, quand il y aura preuve, que pour qui s'avérera s'être mal conduit. Mais il y a aussi urgence car un projet de loi est déposé là où, si l'objectif déclaré concerne l'aménagement du territoire québécois, il aura, au moment de son application, plus d'une répercussion dans la gestion. Et là, on parlera du pouvoir très limité des villes pour assurer une augmentation de leurs ressources financières (et le citoyen en vous trouvera bien où appeler si le compte de taxes fait un bond trop brutal). Au quotidien, la municipalité, indépendamment de l'appellation qui la désigne, est le premier lieu de vie. Elle est refuge, lieu qui console ou désespère, et souvent l'endroit de tous les services qui ne sont pas liés au lieu de travail (et là, encore...). Aussi, du nid-de-poule à la bibliothèque, elle nous fait vivre des hauts et des bas. Malgré tout cela, combien d'entre nous considèrent toujours l'élu municipal comme un gestionnaire mineur, qui souvent est anonyme, comme le sont aussi les élus du monde scolaire ou de la santé? Et qui, en fait, une fois au moins dans sa vie, a eu le courage de se déplacer pour voir comment fonctionne l'appareil municipal? Pour plusieurs, être un bon citoyen se limite souvent à savoir à quel moment on doit mettre à la rue les résidus de toute nature. Pour le reste, récriminations et complaintes feraient bon ménage. Et si l'on vote à des élections concernant les paliers «supérieurs», qui le fait aux quatre ans, quand novembre revient? http://www.ledevoir.com/politique/villes-et-regions/322214/citoyens-municipaux-a-vos-devoirs
  4. Montréal: le fardeau fiscal n'augmentera pas Le maire de Montréal, Gérald Tremblay. Photo David Boily, La Presse Sébastien Rodrigue La Presse Le maire Gérald Tremblay a présenté ce matin un budget sans augmentation globale de l'impôt foncier en 2008 et comportant des sommes importantes pour la réfection des rues et des réseaux d'eau. Le budget de 3,97 milliards prévoit aussi une augmentation de la contribution municipale aux transports en commun. Pour la première fois en deux ans, l'administration municipale écartera des augmentations des tarifs pour équilibrer son budget. Au cours des deux derniers exercices financiers, la Ville avait évité des hausses de taxes, mais les tarifs des parcomètres avaient augmenté. Les effets du nouveau rôle d'évaluation continueront néanmoins de se faire sentir en 2008. À Montréal, la valeur des propriétés augmente progressivement pendant quatre ans. En 2008, la moitié de la variation de la valeur foncière s'appliquera sur l'avis d'impôt foncier. Les propriétaires d'immeuble qui subissent une hausse plus importante que la moyenne auront donc une augmentation de leur impôt foncier, tandis que ceux en dessous de la moyenne bénéficieront d'une réduction. En 2007, les trois quarts des propriétaires ont reçu des avis d'impôt foncier à la hausse. La Ville ne perçoit pas de sommes supplémentaires au terme de cet exercice d'étalement de valeurs. Plusieurs arrondissements imposent toutefois des taxations locales portant à la hausse les avis d'imposition. Montréal équilibrera surtout son budget avec les surplus réalisés en 2007 (31 millions) et les restrictions budgétaires imposées à ses différents services (70 millions). La Ville planifie notamment l'élimination par attrition de 1000 postes en trois ans. Cette mesure procure à elle seule des économies d'environ 20 millions de dollars par année. Cette marge de manoeuvre tombe à point nommé puisque la Ville offre des augmentations de salaire de 2% à ses employés pour 2008 dans le cadre financier proposé dans les négociations avec tous les syndicats. Les sssalaires des fonctionnaires comptent pour près de la moitié des dépenses à la Ville de Montréal. L'administration municipale doit aussi faire face à une hausse inévitable des coûts de l'énergie et des services professionnels. Après une année de gel budgétaire, les 19 arrondissements voient aussi leur enveloppe croître pour passer de 870 à environ 888 millions. Investissement dans les infrastructures Le programme triennal d'immobilisation atteindra un sommet depuis l'arrivée au pouvoir de Gérald Tremblay en 2002, a-t-on appris de sources sûres. Pour garder le cap sur ses objectifs de rénovation des infrastructures, l'administration Tremblay-Zampino maintient la croissance prévue de la surtaxe sur l'eau. Montréal puisera ainsi 20 millions supplémentaires dans les poches des contribuables pour porter son fonds de l'eau à 105 millions. Hormis la réfection des réseaux d'eau et d'égout, la Ville doit aussi investir pour moderniser ses usines d'eau potable. La surtaxe sur la voirie restera au même niveau en 2008, mais les investissements seront en augmentation pour la troisième année consécutive. Les sommes prévues pour la réfection de rues «artérielles» passeraient de 100 à 125 millions, a-t-on appris. L'administration Tremblay-Zampino aura recours aux emprunts pour combler ses manques de revenus pour y arriver. Les revenus croissants des contraventions vont aussi apporter un peu d'oxygène aux finances municipales. En 2007, les contraventions devaient rapporter environ 112 millions, soit 25 millions de plus qu'en 2006. Montréal ne détient toujours pas de nouveaux pouvoirs de taxation puisque le projet de loi 22 n'a pas été adopté. Le maire Gérald Tremblay a déjà déclaré qu'il ne souhaitait pas taxer les billets de spectacle ou les additions de restaurant, comme le prévoit cette loi. Son administration pourrait néanmoins se servir du pouvoir de taxer les stationnements hors rue. Une telle taxation pourrait rapporter jusqu'à 50 millions de dollars par an. Le maire Gérald Tremblay demande l'instauration d'une taxe de vente municipale, mais Québec refuse. L'administration Tremblay-Zampino poursuivra ses investissements dans les projets majeurs comme les centres hospitaliers universitaires, le Quartier des spectacles, la transformation de la gare de triage d'Outremont ainsi que les projets de modernisation de l'autoroute Bonaventure et de la rue Notre-Dame. Cette année, un fonds d'investissement de 180 millions étalé sur trois ans a été mis en place pour ces projets d'envergure. Québec a d'ailleurs donné un coup de pouce avec l'octroi de 140 millions de dollars sur cinq ans pour des projets de développement économique. La Ville de Montréal augmentera aussi sa contribution à la Société de transport de Montréal après une année de gel. En 2007, la Ville a versé 278 millions. Plusieurs sources indiquent que la STM recevra 310 millions de dollars. Il s'agit alors de la plus importante hausse de la contribution municipale depuis le recul enregistré en 1999. Selon ce que La Presse a appris, la STM planifie une augmentation du nombre d'heures de service des transports en commun en 2008 avec cet argent frais. L'administration municipale s'est engagée durant son mandat à limiter les hausses de tarifs des transports en commun à l'inflation liée au transport. En 2007, le tarif mensuel avait tout de même augmenté de deux dollars pour atteindre 65$ et une augmentation similaire est attendue en 2008.
  5. En résumé, les taxes foncières vont augmenter à Montréal même si le prix des propriétés a baissé Dans La Presse par Maxime Bergeron ce matin : Habiter à Montréal: les prix baissent, pas l'évaluation Publié le 07 novembre 2013 à 00h00 | Mis à jour à 08h32 (Montréal) La valeur marchande de votre propriété a reculé depuis un an et se retrouve aujourd'hui en dessous de la nouvelle évaluation municipale? Tant pis pour vous: il faudra attendre le prochain rôle triennal avant de pouvoir espérer, peut-être, corriger la situation. À Montréal, la Ville a expédié la semaine dernière les nouveaux avis d'évaluation aux centaines de milliers de propriétaires de l'île. La hausse de la valeur foncière atteint 21,2% en moyenne depuis le dernier rôle de 2010, et beaucoup plus dans certains arrondissements. Pour calculer les augmentations, les évaluateurs municipaux se sont basés sur la valeur marchande des propriétés au 1er juillet 2012. Or, dans bien des secteurs, les prix ont reculé depuis ce moment, si bien que nombre de propriétaires seraient aujourd'hui incapables de vendre leur résidence à la valeur estimée par la Ville. «Les gens se rendent compte qu'ils arrivent en bas de la valeur marchande et ils sont très surpris», remarque Simon Beauchemin, associé à la firme d'évaluation agréée PCG&Associés, qui a déjà reçu plusieurs appels de citoyens. Il faut dire que les propriétaires montréalais ont été habitués à la situation inverse. Le prix des propriétés a grimpé à un tel rythme, ces dernières années, que l'évaluation municipale était presque toujours inférieure à leur valeur marchande réelle. «Dans les 10 dernières années, c'était rare que les gens se plaignent», note avec humour M. Beauchemin. Or, la baisse des prix est bien réelle depuis juillet 2012 dans l'île de Montréal. La valeur de revente médiane d'une maison unifamiliale s'établissait alors à 385 000$ contre 362 500$ en septembre 2013, selon les données de la Chambre immobilière du Grand Montréal. Le prix médian des condos est passé de 279 000$ à 266 000$ pendant la même période. Pas un argument Qu'à cela ne tienne: cette baisse récente ne constituera en aucun cas un argument pour contester une évaluation municipale jugée trop élevée. «L'évaluateur souligne toujours que la valeur au rôle reflète le prix de vente le plus probable sur le marché au 1er juillet au 2012, dans le cas du rôle 2014-2016», explique Patricia Lowe, porte-parole à la Ville de Montréal. Elle poursuit avec l'exemple d'un citoyen dont le condo aurait été évalué à 200 000$. «Mais, en 2013, l'entrepreneur décide de vendre des unités similaires dans le même projet à des prix inférieurs. Malheureusement, la vente de ces condos n'aura aucune incidence sur la valeur du condo évalué à 200 000$, parce que l'évaluation reflétait la valeur réelle au 1er juillet [2012].» Il reste que les citoyens peuvent contester leur avis d'évaluation pour diverses autres raisons. L'évaluateur Simon Beauchemin fait toujours une analyse préliminaire des dossiers avant de lancer une procédure de révision en bonne et due forme. «Si c'est un écart de 5000$ ou 10 000$, ça ne justifie pas nécessairement une contestation à cause de tous les frais rattachés à ça», explique-t-il. Le nouveau rôle d'évaluation servira à déterminer l'impôt foncier des Montréalais pour les années 2014 à 2016. Chose certaine, les proprios ne doivent pas s'attendre à une hausse de taxes de 21,2%. Le taux de taxation sera modulé de façon à atténuer les hausses, mais les propriétaires des arrondissements centraux peuvent néanmoins s'attendre à des augmentations assez salées. Prix médian des propriétés, île de Montréal Juillet 2012 - Unifamiliale: 385 000$ - Condo: 270 000$ - Plex: 460 000$ Septembre 2013 - Unifamiliale: 362 500$ - Condo: 266 000$ - Plex: 438 000$ Source: CIGM
  6. Yves Boisvert le 8 novembre 2010 La Presse En écoutant le dernier épisode d'Enquête, on pourrait être absolument découragé du délabrement de la démocratie municipale au Québec. Il y a de quoi. Mais réjouissons-nous tout de même: la pourriture municipale est exposée. On a des noms, des dates, des faits. Ce qui ressort de cette série déprimante de portraits municipaux, c'est l'insignifiance des institutions de contrôle. Le Directeur général des élections manque toujours de preuve, le ministère des Affaires municipales est mou et tout continue comme avant. «Tout le monde» sait comment ça fonctionne... rien n'arrive. Comment se fait-il qu'encore une fois, ce sont des journalistes qui font le travail? On a vu, à visage découvert, l'entrepreneur Jean-Guy Ouellet dire à la caméra de Radio-Canada que le maire de Mascouche, Richard Marcotte, lui a demandé une maison gratuitement en échange d'un droit de construire. Rien que ça! On a vu le député péquiste de Masson, Guillaume Tremblay, dire qu'il a été intimidé par l'entrepreneur Normand Trudel, proche du maire de Mascouche. On n'a pas eu la version de MM. Marcotte et Trudel, qui ont refusé de répondre aux questions. En attendant, le reportage nous apprend que le maire de Mascouche a acquis pour 100 000$ deux copropriétés dans un nouveau complexe, copropriétés qu'il a revendues assez rapidement avec des profits de 35 000$ et 45 000$. Il a du flair, le maire. Se plaçait-il en conflit d'intérêts en achetant des copropriétés autorisées par son administration municipale? Ah, ça, on le saura quand la loi 109 aura été adoptée et un Code d'éthique des municipalités mis en vigueur, n'est-ce pas... Un code, c'est bien. Un sens de l'éthique, c'est mieux. *** La femme du maire de Sainte-Julienne, Marcel Jetté, travaille pour le cabinet d'avocats Dunton Rainville. Ce même cabinet a obtenu des contrats de la Ville. Ce n'est pas un crime, mais on aurait aimé voir le maire au moins reconnaître le début d'une apparence de conflit d'intérêts. C'était trop demander. Dunton Rainville, d'ailleurs, est un joueur majeur dans le monde municipal dans la grande région de Montréal. Dans plusieurs municipalités, le cabinet a des contrats de gestion des relations de travail et des mandats en droit municipal. Bien plus troublant encore, on voit que le monde municipal a conçu des stratégies pour soustraire au regard du public un certain nombre de projets. À Laval, où le monarque Gilles Vaillancourt règne depuis 21 ans, il n'y a aucun conseiller municipal de l'opposition. Zéro. Et le conseil municipal n'aime pas trop la contestation. La Ville a confié à un organisme à but non lucratif le projet d'une «Cité de la culture et des sports», évalué à près de 100 millions. Même s'il est dirigé par des hauts fonctionnaires de la Ville, l'organisme fonctionne hors du champ d'examen public. Enquête nous dit également que son conseil est composé de fonctionnaires municipaux. Son porte-parole est un avocat de Dunton Rainville payé par la Ville. S'il est vrai que les fonds injectés dans le projet sont publics à 80%, au nom de quoi permettrait-on que cet organisme ne soit pas public? *** Il y a 1104 municipalités au Québec. La moitié des maires y sont réélus par acclamation. Ils ne doivent pas être si mauvais. Mais là où il y a des élections, moins de la moitié des électeurs inscrits vont voter. L'intérêt et la surveillance des citoyens n'y sont tout simplement pas. On ne sera donc étonné qu'à moitié de voir la mollesse du ministère des Affaires municipales et du Directeur général des élections du Québec. Le meilleur exemple étant les élections clés en main?: comment des firmes de professionnels organisent des élections dans la région de Montréal en échange de contrats. Tout le monde le sait, on connaît les noms, on a les photos... un rapport a été fait là-dessus il y a bientôt 10 ans... mais personne n'a jamais été accusé. Manque de preuve hors de tout doute. Les projets de loi présentement à l'étude à Québec vont resserrer les règles. De nouveaux vérificateurs sont déjà à l'oeuvre pour enquêter sur les contrats municipaux. Mais ce n'est pas assez. Il faut centraliser dans un seul organisme la surveillance de la démocratie municipale, manifestement malade, et envoyer un signal clair. Tout comme les informations sur les contrats et appels d'offres - en ce moment disponibles ville par ville. Pourquoi un trottoir coûterait plus cher à Montréal qu'à Brossard? Les prix, les noms, les contrats doivent être connus de tous et facilement comparables. Voyez comment les prix des travaux municipaux ont chuté à Montréal. Pourquoi? Parce que les magouilleurs se sentent surveillés. À défaut de restaurer la vie démocratique municipale, qu'au moins on restaure la concurrence honnête. Ce sera déjà ça.
  7. PROPRIÉTÉ CENTRE-VILLE 1. Place Ville-Marie 1-5, Place Ville-Marie Superficie : 2 440 080 pi2 Année de construction : 1962 Étages : 41 Propriétaires : SITQ (Caisse de dépôt et placement du Québec) et Arca Investments (Caisse de retraite des employés de l’Alberta) (50/50) Évaluation municipale (2004) : 515 M$ Évaluation municipale (2007) : 616 M$ Rendement virtuel : 19,6 % QUÉBEC et ALBERTA 2. Le 1000 de La Gauchetière 1000, de La Gauchetière Ouest Superficie : 1 026 000 pi2 Année de construction : 1992 Étages : 51 Propriétaire : SITQ (CDP) Évaluation municipale (2004) : 191,6 M$ Évaluation municipale (2007) : 250,0 M$ Rendement virtuel : 30,5 % QUÉBEC 3. Tour IBM Marathon 1250, boulevard René-Lévesque Ouest Superficie : 1 059 423 pi2 Année de construction : 1992 Étages : 47 Propriétaire : Oxford Québec (OMERS) Évaluation municipale (2004) : 245 M$ Évaluation municipale (2007) : 283 M$ Rendement virtuel : 15,5 % ONTARIO 4. Tour de la Bourse 800, rue du Square-Victoria Superficie : 1 071 000 pi2 Année de construction : 1968 Étages : 47 Propriétaires : Jolino Capital (Lino Saputo) et Magil Laurentienne Évaluation municipale (2004) : 149 M$ Évaluation municipale (2007) : 180 M$ Rendement virtuel : 20,8 % QUÉBEC 5. Complexe Desjardins 150, rue Sainte-Catherine Ouest Superficie : 4 000 000 pi2 Année de construction : 1976 Étages : 32 Propriétaire : Place Desjardins inc. (Mouvement Desjardins) Évaluation municipale (2004) : 410,0 M$ Évaluation municipale (2007) : 520,4 M$ Rendement virtuel : 26,9 % QUÉBEC 6. Édifice Sun Life 1155, rue Metcalfe Superficie : 963 000 pi2 Année de construction : 1931 Étages : 26 Propriétaires : SITQ et Sun Life (50/50) Évaluation municipale (2004) : 134 M$ Évaluation municipale (2007) : 148 M$ Rendement virtuel : 10,5 % QUÉBEC et ONTARIO 7. Tour Bell Canada 700, rue de La Gauchetière Ouest Superficie : 950 000 pi2 Année de construction : 1983 Étages : 28 Propriétaire : Groupe Delek Évaluation municipale (2004) : 146,8 M$ Évaluation municipale (2007) : 171,3 M$ Rendement virtuel : 16,7 % ISRAËL 8. Tour Telus 630, boulevard René-Lévesque Ouest Superficie : 639 125 pi2 Année de construction : 1962 Étages : 34 Propriétaire : Groupe Redbourne Évaluation municipale (2004) : 87,0 M$ Évaluation municipale (2007) : 108,8 M$ Rendement virtuel : 25,1 % QUÉBEC 9. Le 1100 René-Lévesque 1100, boulevard René-Lévesque Ouest Superficie : 551 649 pi2 Année de construction : 1986 Étages : 26 Propriétaire : Oxford Québec (OMERS) Évaluation municipale (2004) : 75,0 M$ Évaluation municipale (2007) : 83,1 M$ Rendement virtuel : 10,8 % ONTARIO 10. Place Bonaventure 800-900, rue de La Gauchetière Ouest Superficie : 1 354 000 pi2 d’espace à bureaux et 315 000 pi2 de halls d’exposition Année de construction : 1967 Étages : 17 Propriétaires : Investissements PSP (Office d’investissement des régimes de pension du secteur public du Canada) et Corporation immobilière Kevric Évaluation municipale (2004) : 147,3 M$ Évaluation municipale (2007) : 192,8 M$ Rendement virtuel : 30,9 ONTARIO et QUÉBEC 11. Centre CDP Capital 1000, Place Jean-Paul-Riopelle Superficie : 567 977 pi2 Année de construction : 2002 Étages : 12 Propriétaire : SITQ (CDP) Évaluation municipale (2004) : 159,5 M$ Évaluation municipale (2007) : 170,4 M$ Rendement virtuel : 6,8 % QUÉBEC 12. Le 500 Sherbrooke 500, rue Sherbrooke Ouest Superficie : 484 428 pi2 Année de construction : 1983 Étages : 25 Propriétaires : SITQ (CDP) et Lotim inc. (Loto-Québec) (50/50) Évaluation municipale (2004) : 70 M$ Évaluation municipale (2007) : 83 M$ Rendement virtuel : 18,6 % QUÉBEC 13. Place du Canada 1010, rue de La Gauchetière Superficie : 397 931 pi2 Année de construction : 1963 Étages : 22 Propriétaire : Crédit Suisse First Boston Évaluation municipale (2004) : 36,9 M$ Évaluation municipale (2007) : 52,9 M$ Rendement virtuel : 43,4 % LUXEMBOURG 14. Cité du commerce électronique 1360, boulevard René-Lévesque Ouest Superficie : 958 000 pi2 Année de construction : 2003 Étages : 27 Propriétaire : Mouvement Desjardins Évaluation municipale (2004) : 97,5 M$ Évaluation municipale (2007) : 106,7 M$ Rendement virtuel : 9,4 % QUÉBEC 15. Place Mercantile 2001, McGill College Superficie : 525 944 pi2 Année de construction : 1982 Étages : 24 Propriétaire : SITQ (CDP) Évaluation municipale (2004) : 102,0 M$ Évaluation municipale (2007) : 114,9 M$ Rendement virtuel : 12,7 % QUÉBEC 16. Tour Scotia 1002, rue Sherbrooke Ouest Superficie : 331 456 pi2 Année de construction : 1990 Étages : 27 Propriétaire : Monit International (Famille Kotler) Évaluation municipale (2004) : 72,0 M$ Évaluation municipale (2007) : 84,8 M$ Rendement virtuel : 17,8 % QUÉBEC 17. Tour AXA 2020, rue University Superficie : 373 410 pi2 Année de construction : 1973 Étages : 26 Propriétaires : Gestion Canderel et Isralom Properties Évaluation municipale (2004) : 49,7 M$ Évaluation municipale (2007) : 65,0 M$ Rendement virtuel : 30,8 % QUÉBEC et ISRAËL 18. Tour CIBC 1155, boulevard René-Lévesque Ouest Superficie : 506 000 pi2 Année de construction : 1962 Étages : 23 Propriétaire : British Columbia Investment Management Corporation Évaluation municipale (2004) : 75,5 M$ Évaluation municipale (2007) : 82,5 M$ Rendement virtuel : 9,3 % COLOMBIE-BRITANNIQUE 19. Tour de la Banque Nationale 600, rue de La Gauchetière Ouest Superficie : 712 930 pi2 Année de construction : 1983 Étages : 28 Propriétaire : Banque Nationale du Canada Évaluation municipale (2004) : 110,6 M$ Évaluation municipale (2007) : 129,1 M$ Rendement virtuel : 16,7 % QUÉBEC 20. La Maison KPMG 600, boulevard de Maisonneuve Ouest Superficie : 557 407 pi2 Année de construction : 1987 Étages : 34 Propriétaires : Oxford Québec (OMERS) et le Fonds de pension du Canada (50/50) Évaluation municipale (2004) : 97,5 M$ Évaluation municipale (2007) : 109,0 M$ Rendement virtuel : 11,8 %
  8. Vincent Marissal http://www.cyberpresse.ca vendredi 17 avril 2009 ------------------------------------------------------------------------- Courriel récent d’une bonne source politique : « Dommage que vous ne vous intéressiez pas davantage à la politique municipale parce que nous sommes en pleine année électorale et, dans le monde municipal, c’est le far west, surtout dans les petites villes ! » Surtout dans les petites villes ? Vraiment ? Pour ce qui est des cowboys de la politique, Montréal n’a apparemment rien à envier aux petits bleds de province. Avec toutes ces histoires de contrats, d’apparence de conflits d’intérêts et de copinage, Montréal pourrait certainement se qualifier dans le club du far west. Il est vrai, malheureusement, qu’entre Ottawa et Québec, il me reste peu de temps pour explorer le far west du monde municipal, mais en ce qui concerne Montréal, mes collègues y travaillent avec acharnement. Un acharnement, n’en déplaise à Frank Zampino, qui ne vise qu’à fouiller et « sortir » les nouvelles. En cette année électorale, justement, il y a un autre aspect plus politique à toutes ces histoires, aspect dont a trop peu parlé : l’effet des odeurs de scandale sur l’électorat. Mine de rien, les Montréalais éliront leur maire et leurs conseillers dans sept mois et le climat malsain qui règne sur l’administration municipale, en plus de l’apathie proverbiale de l’électorat, risquent de faire chuter encore un peu le taux de participation déjà anémique. Le syndrome « c’est toute une gang de croches » qui semble se répandre à Montréal n’est certainement pas de nature à ramener les électeurs désillusionnés aux urnes. En 2005, lors des dernières élections municipales, Montréal a connu l’un de ses plus bas taux de participation électorale, 39,1%, une chute de 10% par rapport au taux (faible aussi) de 2001 et 1998. Chez les jeunes, c’est encore pire : on estime que seulement 20 à 30% des électeurs de moins de 30 ans ont voté en novembre 2005. Au lendemain des dernières élections municipales, tout le monde politique, à commencer par le maire Gérald Tremblay, affirmait qu’il fallait trouver des remèdes à l’apathie électorale des Montréalais. C’est raté. En plus de rebuter un électorat déjà froid, les « affaires » qui ébranlent l’hôtel de ville aggravent un autre phénomène navrant propre à Montréal : l’absence de candidatures de fort calibre au poste, pourtant prestigieux et important, de maire. En tout respect pour Benoît Labonté, chef de Vision Montréal, et de Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, la course vers la mairie n’a pas attiré, encore une fois, de grosses pointures. C’est ainsi que l’on se retrouve, en cette année électorale, devant une étrange fatalité : on gardera vraisemblablement Gérald Tremblay, maire par défaut, qui, en plus, est à moitié parti puisque tout le monde sait qu’il ne finira pas son dernier mandat s’il est réélu en novembre. Le plus ironique, c’est que la piètre performance du maire Tremblay et tous les problèmes de son administration ces derniers mois auront fortement contribué à dévaluer la fonction, rendant le poste encore moins attirant. La politique municipale, c’est le far west, Montréal est ingouvernable, le maire n’a pas de vrais pouvoirs à cause de Québec et de la structure des arrondissements... Tant pis, c’est comme ça et on n’y peut rien. On appelle ça du nivellement pas le bas dans une ville qui aurait pourtant bien besoin d’un peu d’élévation. Il est vrai que gouverner Montréal est une tâche pratiquement impossible dans le contexte politique actuel. Coincée entre le gouvernement du Québec, dont elle est la créature, et les arrondissements jaloux de leurs petits pouvoirs, la Ville est une bête politique édentée. Cette structure municipale avait été présentée comme un rapprochement avec les citoyens, mais dans les faits, elle a complètement dilué le principe de responsabilité. Lorsqu’un scandale frappe l’administration municipale, Québec s’en lave les mains (avez-vous entendu la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, parler récemment de l’affaire des compteurs d’eau ?). Lorsqu’un problème perdure à Montréal, la Ville blâme Québec ou les arrondissements, qui eux, relancent la balle à la Ville. Personne ne se mouille, c’est confortable pour tout le monde. Montréal est devenu ingouvernable, constate-t-on, résigné. Voilà précisément pourquoi il a plus que jamais besoin d’un maire fort et déterminé. À la fin de 2008, on a clairement senti le ras-le-bol chez certains gens d’affaires et personnalités influentes de Montréal devant les ratés de l’administration Tremblay. Opérations déneigement foireuses, problèmes éthiques, politiques et financiers à la SHDM, perte du Grand Prix, stagnation générale des grands projets de développement, les griefs étaient presque aussi nombreux que les nids-de-poule dans les rues de Montréal. Des noms ont circulé dans certains milieux (les noms de Gilbert Rozon, Pierre Marc Johnson, Michael Fortier, notamment), mais les discussions ne sont pas allées plus loin que les cocktails privés et les lunchs informels. Il paraît qu’on a les gouvernements que l’on mérite. Ce n’est pas flatteur pour les Montréalais.