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Le logement n’a jamais été aussi inabordable depuis 30 ans

 

PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Les coûts de détention d’une propriété résidentielle couvrent désormais 54 % du revenu médian des ménages à la fin du premier trimestre 2022.

L’abordabilité du logement continue de se détériorer au pays, selon RBC.

Publié à 7h00

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2022-06-24/le-logement-n-a-jamais-ete-aussi-inabordable-depuis-30-ans.php

André Dubuc La Presse

Les coûts de détention d’une propriété résidentielle couvrent désormais 54 % du revenu médian des ménages à la fin du premier trimestre 2022. C’est du jamais-vu en une génération, indique un rapport de la Banque RBC publié jeudi.

La mesure de l’abordabilité de RBC indique la portion du revenu médian avant impôt des ménages qui serait nécessaire pour couvrir les versements hypothécaires (capital et intérêts), les impôts fonciers et les services publics, en fonction du prix de référence du marché.

L’abordabilité s’est dégradée dans tous les marchés, mais la situation est devenue extrême à Vancouver et dans la région torontoise. Ce n’est guère mieux dans le sud-ouest de l’Ontario et à l’intérieur des basses terres, dans le sud de la Colombie-Britannique.

La situation va se dégrader davantage, met en garde Robert Hogue, économiste en chef adjoint de la RBC. « La campagne "énergique" de relèvement des taux d’intérêt au Canada va encore gonfler les coûts de propriété à court terme, plaçant l’indice national d’accessibilité de RBC sur la voie des pires niveaux jamais atteints. Cependant, nous pensons que la correction des prix en cours apportera finalement un certain soulagement aux acheteurs. La valeur des propriétés, déjà en baisse, devrait chuter de plus de 10 % au cours de la prochaine année. »

Au Québec, RBC prévoit une baisse de 7 % du prix des maisons dans la prochaine année. Desjardins l’avait devancé en évoquant plus tôt ce mois-ci une baisse de prix de 12 %. L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec en doute toutefois. « Je trouve 12 % fort comme scénario de baisse, parce qu’on part d’un déséquilibre tellement fort entre l’offre et la demande », dit Paul Cardinal, économiste de l’association, dans un entretien avec La Presse.

La hausse des taux d’intérêt augmente le paiement mensuel des propriétaires de façon marquée. À titre d’exemple, « une hausse de 1 point de pourcentage augmente les paiements hypothécaires de plus de 600 $ par mois à Vancouver, de 554 $ à Toronto et de 481 $ à Victoria ».

À Montréal, « l’indice global de RBC a augmenté pour la sixième fois consécutive au premier trimestre pour atteindre 43,2 %, soit son plus haut niveau en 14 ans. Jusqu’à présent en 2022, les transactions résidentielles sont en baisse de près de 9 %. Malgré tout, les vendeurs ont gardé la main sur les prix jusqu’à ce printemps, en fait. Depuis, une vague de maisons mises en vente a récemment atténué [le manque d’offre] », lit-on dans le rapport.

La hausse du coût d’emprunt contribue à l’inabordabilité du logement au même titre que la hausse des prix des maisons. « Une hausse de 1 point de pourcentage des taux d’intérêt fait grimper l’indice global davantage à Vancouver (8,8 points de pourcentage), Toronto (7,8 points de pourcentage) et Victoria (6,4 points de pourcentage) que la moyenne nationale (5,5 points de pourcentage). » Au Québec, heureusement, la dégradation de l’abordabilité découlant d’une hausse des taux est inférieure à la moyenne canadienne.

Mesure de l’abordabilité RBC

Pourcentage du revenu médian moyen servant à couvrir les coûts de détention d’une propriété au premier trimestre 2022

Vancouver : 82 %

Toronto : 74,9 %

Ottawa : 43,6 %

Montréal : 43,2 %

Ville de Québec : 26,2 %

Canada : 54 %

Source : RBC

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2022-06-20/il-manque-100-000-habitations-au-quebec.php

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Montréal

Logements cherchent occupants

 

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, ARCHIVES LA PRESSE

Le déplacement de nombreuses familles vers les banlieues depuis la pandémie fait en sorte qu’il ne manque pas de logements à Montréal.

Le drame vécu par des familles plus vulnérables en ce 1er juillet masque le fait que le marché immobilier montréalais ne connaît pas de pénurie. Le déplacement de nombreuses familles vers les banlieues depuis la pandémie fait en sorte qu’il ne manque pas de logements dans l’île. Le problème n’est pas la disponibilité, mais plutôt l’abordabilité.

Publié à 5h00

https://www.lapresse.ca/actualites/2022-07-01/montreal/logements-cherchent-occupants.php

Suzanne Colpron La Presse

Disponibles, mais à quel prix ?

 

PHOTO PHILIPPE BOIVIN, LA PRESSE

Franck Gervais Marin a trouvé un logement en banlieue après deux mois de recherches à Montréal.

Franck Gervais Marin a répondu à une vingtaine d’annonces de logements à louer depuis deux mois. Des quatre et demie et des cinq et demie. Parfois trop petits. Souvent trop chers. Il vient enfin de trouver ce qu’il cherchait pour sa famille de deux enfants et lui : un quatre et demie construit en 2021 à 1260 $ par mois.

Où ? À Saint-Hubert, sur la Rive-Sud.

Depuis 2018 et encore plus depuis la pandémie, des milliers de Montréalais ont opté, comme lui, pour la banlieue, où le taux d’inoccupation est affreusement bas (1 %) et les loyers, plus chers que jamais. C’est ce qui explique en grande partie qu’on se retrouve à Montréal avec un taux d’inoccupation de 4,7 % sur l’ensemble du territoire, selon une étude menée en avril 2022 par la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ). Un taux supérieur à celui de 3,7 % mesuré en octobre 2021 par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

En 2019, avant la pandémie, ce taux était de 1,6 %.

Mais qu’il soit de 3,7 % ou de 4,7 %, une chose est sûre : l’offre de logements est relativement grande dans l’île de Montréal. En effet, le taux d’inoccupation est supérieur au seuil de 3 % qui est considéré comme le point d’équilibre. On parle de pénurie quand le taux est inférieur à 3 %.

En ce 1er juillet, de nombreux logements sont disponibles pour une occupation immédiate à Montréal, contrairement aux années passées.

Il suffit de consulter des plateformes de location pour s’en convaincre. Sur Kangalou ou LesPac, par exemple, 162 appartements à louer de deux chambres sont annoncés à un prix inférieur ou légèrement supérieur à 1135 $ par mois, qui est le loyer moyen pour un quatre et demie vacant dans l’île, selon la SCHL. Ce sont ces logements de deux chambres qui servent habituellement de référence. Kijiji en recense, de son côté, 210. Et sur Centris, on compte 307 offres.

Plusieurs appartements ont besoin de rénovations, comme La Presse a pu le constater, particulièrement dans les quartiers centraux. Mais d’autres sont en assez bon état. À Montréal-Est, un quatre et demie rénové est offert à 950 $ par mois. Dans Parc-Extension, près de la station de métro Parc, un appartement de 700 pieds carrés cherche preneur à un loyer de 1150 $. Près de l’Université de Montréal, un logement de deux chambres est à louer à 1099 $ par mois.

Mais attention, l’offre de quatre et demie à plus de 2000 $ par mois est encore plus importante sur le marché montréalais. On trouve un condo de deux chambres, rue William, à 7000 $. D’autres à 3000 $ ou 4000 $ par mois.

Une crise d’abordabilité

« La situation sur le terrain à Montréal va en s’améliorant, autant en disponibilité des logements qu’en diversité des logements », assure toutefois Benoit Ste-Marie, directeur général de la CORPIQ, qui s’attend à une stabilisation des prix des loyers, à Montréal, après deux années marquées par des hausses marquées.

Selon lui, plusieurs facteurs expliquent le haut taux d’inoccupation dans l’île. Le premier est l’exode vers les villes de première et de deuxième couronne. Entre juillet 2020 et juillet 2021, 232 000 personnes ont changé de région administrative de résidence au Québec, soit 19 % de plus que les 12 mois précédents, selon l’Institut de la statistique du Québec. Montréal a ainsi enregistré des pertes nettes de 48 300 habitants dans ses échanges avec les autres régions.

Le deuxième est la construction de nouveaux logements dans l’île. Depuis trois ans, il s’est construit 44 000 logements locatifs dans la région métropolitaine.

À Montréal, la crise du logement n’est donc pas une crise de disponibilité, comme celle à laquelle on assiste dans plusieurs banlieues et régions du Québec, mais plutôt une crise d’abordabilité. Il y a des logements, mais ils coûtent plus cher, grugent une part croissante du revenu et, surtout, sont au-delà des capacités de payer des ménages moins fortunés.

Malgré l’augmentation de l’offre de logements locatifs, le nombre d’habitations abordables pour les familles à faible ou moyen revenu n’a pas beaucoup bougé dans la métropole, alors qu’il était déjà très bas. Par exemple, on ne comptait que 78 109 logements sociaux au Québec, en 2021, selon la SCHL, contre 326 852 en Ontario. En tenant compte de la population, il y a 2,4 fois plus de tels logements dans la province voisine qu’au Québec.

Explosion des prix

« Il y a une absence presque totale de logements abordables à Montréal, constate Cédric Dussault, porte-parole du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ). C’est probablement une des raisons pour lesquelles ça a aussi explosé en région. »

Parce qu’il n’y a plus de logements abordables disponibles en ville, il y a une partie des locataires qui s’est déplacée en dehors des grands centres pour trouver des logements plus abordables. Ça a créé une baisse du taux d’inoccupation et ça a fait monter les prix.

Cédric Dussault, porte-parole du RCLALQ

Les loyers ont en effet augmenté de façon plus importante à l’extérieur de Montréal que dans l’île cette année. Et la demande de grands logements est en hausse partout, observe Cédric Dussault, du RCLALQ. Avec la crise sanitaire et l’expérience des confinements et du travail à domicile, les studios et les miniappartements ont moins la cote.

« À Sherbrooke, par exemple, on a 26,5 % d’augmentation par rapport à l’an passé, calcule M. Dussault. À Granby, on a une augmentation de 54,5 % par rapport à l’an passé. On a un loyer moyen à Granby, en ce moment, au-dessus de 1200 $ par mois. »

Dans plusieurs secteurs, les taux d’inoccupation vont rester faibles cette année, prévoit la SCHL. « Une des raisons, c’est que l’accession à la propriété devient de plus en plus difficile avec la hausse des prix, explique l’économiste Francis Cortellino. Les locataires vont demeurer locataires plus longtemps. »

Québec bonifie son aide pour les ménages dans le besoin

 

PHOTO JACQUES BOISSINOT,
ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales
et de l’Habitation

Québec a bonifié jeudi l’allocation-logement et des suppléments au loyer pour les Québécois dans le besoin. L’allocation-logement pourra désormais atteindre 170 $ par mois, ce qui correspond à une hausse de 70 %, selon la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. Quelque 134 000 ménages seront admissibles à cette aide financière pour payer leur loyer en 2022-2023. Le gouvernement rehausse aussi le loyer admissible dans le cadre du Programme de supplément au loyer qui permet à un ménage admissible de vivre dans un logement en ayant seulement 25 % de ses revenus à débourser. Le coût d’admissibilité des logements de ce programme est donc porté à 150 % du loyer médian.

La Presse Canadienne

Exemples de 4 1/2 que l’on peut louer à Montréal près de 1135 $/mois*

Rue Chapleau, dans le Plateau Mont-Royal (1200 $/mois)

 

PHOTO TIRÉE DU SITE KANGALOU

Logement rue Chapleau, dans le Plateau Mont-Royal (1200 $/mois)

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Rue Abelard, à Verdun (1149 $/mois)

 

PHOTO TIRÉE DU SITE KANGALOU

Logement rue Abelard, à Verdun (1149 $/mois)

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Rue Bannon, à LaSalle (1100 $/mois)

 

PHOTO TIRÉE DU SITE KANGALOU

Logement rue Bannon, à Lasalle (1100 $/mois)

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Boulevard Langelier, à Montréal-Nord (1125 $/mois)

 

PHOTO TIRÉE DU SITE KANGALOU

Logement boulevard Langelier, à Montréal-Nord (1125 $/mois)

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Rue Goyer, dans Côte-des-Neiges (1099 $/mois)

 

PHOTO TIRÉE DU SITE KANGALOU

Logement rue Goyer, dans Côte-des-Neiges (1099 $/mois)

 

Grand Boulevard, dans Notre-Dame-de-Grâce (1195 $/mois)

 

PHOTO TIRÉE DU SITE KANGALOU

Logement Grand Boulevard, dans Notre-Dame-de-Grâce (1195 $/mois)

 

Source : Kangalou

* Loyer moyen pour un quatre et demie vacant dans l’île de Montréal, selon la SCHL

Neuf chiffres pour mieux comprendre

On a construit des milliers de logements locatifs cette année à Montréal, mais cela n’aide pas les ménages moins fortunés parce que ces logements ne sont pas pour eux. Portrait de la situation en neuf chiffres.

930 $

Prix moyen d’un quatre et demie dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, soit le Grand Montréal, en 2021, selon les plus récentes données publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Ce prix tient compte de l’ensemble des logements de cette catégorie qui sont loués, y compris ceux qui sont loués pendant des années par la même personne et qui n’ont ainsi pas été touchés directement par les turbulences du marché immobilier.

1134 $ 

Loyer moyen pour un quatre et demie vacant, en 2021, à Montréal, selon les compilations très détaillées de la SCHL. Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) propose un chiffre plus élevé. Le loyer moyen pour un quatre et demie serait plutôt de 1421 $, affirme l’organisme, qui a compilé plus de 51 000 annonces de logements à louer sur le site Kijiji, entre le 4 février et le 31 mai 2022. La différence entre les deux données tient largement au fait que la SCHL pondère ses données, c’est-à-dire qu’elle tient compte de la proportion des différentes catégories de logements dans sa compilation.

1750 $

Loyer moyen d’un quatre et demie construit depuis moins de trois ans dans l’île. Cela permet de rappeler que le marché n’est pas homogène. Les logements récents sont plus coûteux, parce qu’ils sont plus attrayants et en meilleur état. Mais en plus, la construction de ces nouveaux logements a été en bonne partie destinée à une clientèle plus aisée avec des coûts de construction et des coûts de location nettement supérieurs à la moyenne.

4 %

Augmentation du loyer moyen d’un appartement de deux chambres, à Montréal, en 2021, par rapport à l’année précédente. La SCHL s’attend à une hausse semblable cette année. Le RCLALQ, de son côté, parle d’une hausse de 5,3 %, en 2022. Selon Francis Cortellino, économiste à la SCHL, les deux organismes ne mesurent pas la même chose. « Nous, on compare les loyers des mêmes immeubles, parce que lorsqu’il y a de nouveaux immeubles locatifs, les loyers sont souvent chers et ça tire la moyenne vers le haut, explique-t-il. La variation de 4 %, c’est parce qu’on suit les mêmes propriétaires deux années de suite et on compare les mêmes appartements, pour comparer des pommes avec des pommes, et on regarde comment les loyers ont augmenté. »

106

Nombre d’heures que les Montréalais doivent travailler en moyenne chaque mois pour maintenir le loyer d’un quatre et demie à 30 % de leurs revenus. Ce nombre d’heures est passé de 103 à 106 en un an. Les ménages locataires montréalais qui consacrent plus de 30 % de leurs revenus à leur loyer sont au nombre de 261 000, selon les données de la Communauté métropolitaine de Montréal, ce qui correspond à 35,9 % des ménages locataires du territoire.

13 500

De 2018 à 2021, on a construit 13 500 appartements locatifs, en moyenne, par année, dans la région de Montréal, contre 7600 condos. En 2021, 60 % des nouveaux logements ont été construits en banlieue. Et sur les 40 % construits dans l’île, 25 % l’ont été au centre-ville.

 

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Logements sociaux au centre-ville de Montréal

9,1 %

Les logements sociaux et communautaires représentent 9,1 % des logements locatifs de la région de Montréal, selon le plus récent portrait de l’habitation dans le Grand Montréal, publié en mai 2022. Cela représente un total de 76 700 logements. Le hic, c’est que, comme seulement 7,6 % des logements locatifs construits dans les cinq dernières années sont des logements sociaux et communautaires, leur proportion va en se réduisant au fil des ans. Ce pourcentage est nettement insuffisant, surtout quand on sait que 55 % des logements en HLM sont situés dans des immeubles en mauvais état.

620 000

La SCHL prévoit qu’avec les tendances actuelles, on comptera 4,57 millions de logements en 2030. Cependant, il faudrait en construire 620 000 logements de plus pour que la disponibilité et les mécanismes de l’offre et de la demande fassent baisser les prix et permettent de retrouver un niveau d’abordabilité souhaitable. Cela représente une augmentation de 14 %.

150 000

Nombre de ménages qui devraient s’ajouter dans la Communauté urbaine de Montréal d’ici 2031, selon l’Institut de la statistique du Québec.

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Des frais gouvernementaux qui s’en prennent à la densité, à Montréal comme ailleurs

Dans les trois plus grandes villes du pays, le poids des frais gouvernementaux imposés au moment de la construction de logements est nettement plus important pour les grandes tours qu’il ne l’est pour les maisons unifamiliales. Une situation « surprenante » dans un contexte où ces métropoles souhaitent valoriser la densification pour contrer l’étalement urbain.

C’est du moins ce qui ressort d’un rapport publié mardi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Cette dernière a mandaté le Groupe Altus pour analyser le rôle des frais gouvernementaux applicables à l’aménagement résidentiel sur le coût de construction des logements dans les régions de Montréal, de Toronto et de Vancouver. Il n’y a d’ailleurs pas que la facture des projets immobiliers qui est affectée par ces frais — essentiels pour financer les infrastructures publiques des villes — mais aussi l’échéancier de ceux-ci. « Plus vous avez de frais, plus vous avez des chances d’avoir des délais avant d’entamer la construction », résume l’économiste Francis Cortellino, de la SCHL.

« Tout ça fait en sorte que l’offre [de logements] peut arriver plus tard et à un coût plus élevé », ajoute-t-il.

Le document de 25 pages permet de constater que cette charge financière, qui comprend entre autres les droits reliés aux permis d’aménagement de même que les frais de parc et ceux reliés à la densité, est proportionnellement plus faible dans la métropole québécoise que dans les deux autres villes à l’étude. Ces frais gouvernementaux, en moyenne par pied carré, atteignent ainsi 86 et 70 dollars à Toronto et à Vancouver, respectivement, contre 24 dollars à Montréal.

« Dans l’ensemble, la structure des frais gouvernementaux à Montréal ne fait pas grimper les coûts de construction résidentielle autant qu’à Toronto et Vancouver », confirme ainsi le rapport.

Il faut toutefois prendre cette conclusion avec un grain de sel, nuance au Devoir le professeur à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal, Jean-Philippe Meloche. À Toronto et à Vancouver, des frais importants s’appliquent au moment de l’achat pour financer diverses infrastructures publiques, comme celles destinées au traitement des eaux et au développement du transport en commun. À Montréal, le paiement de ces infrastructures par les propriétaires se fait plutôt sur le long terme, par le biais d’une charge fiscale relativement plus élevée, explique l’expert. Mais au final, c’est sensiblement « la même charge » que paient les propriétaires de Toronto et de Montréal, analyse M. Meloche.

Une densité coûteuse

Le rapport a aussi analysé dans quelle mesure les coûts de construction seraient réduits, par type de logement, si les frais gouvernementaux qui sont imposés par ces trois métropoles étaient inexistants. À Montréal, le coût de construction diminuerait ainsi de 1,7 % pour une maison unifamiliale, mais de 11,8 % pour une copropriété située dans une tour d’habitations. Si cet écart est un peu moins grand à Toronto, il frappe l’esprit à Vancouver, où 19 % du coût de construction d’une copropriété dans une tour d’habitations est associé aux frais gouvernementaux, contre 3,7 % de la facture d’une maison unifamiliale.

Une situation que questionne la SCHL, au moment où les politiques publiques valorisent de plus en plus la densité pour contrer l’étalement urbain dans différentes régions du pays. « Dans un contexte où de nombreuses municipalités ont mis en oeuvre des politiques pour accroître la densité, il peut sembler surprenant que le type de logement le moins dense soit également celui dont les frais gouvernementaux représentent la plus faible proportion du coût total », relève le rapport, au sujet des maisons unifamiliales.

La SCHL estime ainsi que les villes étudiées devraient envisager d’augmenter la charge financière reliée à la construction de logements à faible densité et diminuer à l’inverse celle associée aux constructions en hauteur, afin d’encourager celles-ci pour combler le manque de logements dans ces métropoles. « Peut-être qu’on pourrait revoir les critères qui encadrent la fiscalité » municipale afin d’inclure de nouveaux critères qui valorisent le « développement durable », avance Jean-Philippe Meloche, qui salue la piste de réflexion avancée par l’organisme fédéral.

« Le but du rapport, c’est aussi d’amener des questions sur le financement des villes » afin d’inciter celles-ci à diversifier leurs sources de revenus et ainsi de moins dépendre du marché immobilier, relève également M. Cortellino. « Ce ne sont pas des questions faciles à répondre, mais je pense que si on veut arriver à notre but d’ajouter plus d’offres sur le marché, ce sont des discussions qui doivent avoir lieu », ajoute-t-il.

Moins cher en banlieue

Le rapport relève d’autre part que les frais chargés pour la construction de logements sont nettement plus élevés à Montréal qu’ils ne le sont à Brossard et à Terrebonne, deux villes en banlieue de la métropole. Cette situation est notamment attribuée, dans le rapport, au Règlement pour une métropole mixte de l’administration de Valérie Plante, en vigueur depuis le 1er avril 2021.

« Il y a des promoteurs qui vont préférer la banlieue à la ville parce que c’est plus simple, c’est plus facile », entrevoit ainsi M. Meloche. Ce dernier note cependant que la métropole demeure attrayante pour plusieurs constructeurs en raison de la forte demande pour de nouveaux logements, qui stimule les prix à la hausse.

https://www.ledevoir.com/societe/730296/des-frais-gouvernementaux-qui-s-en-prennent-a-la-densite-a-montreal-comme-ailleurs 

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Il y a 22 heures, MtlMan a dit :

Des frais gouvernementaux qui s’en prennent à la densité, à Montréal comme ailleurs

(titre de l'article cité, disponible au complet dans le message de MtlMan)

- A l'exception des deux derniers paragraphes, il s'agit des régions de Toronto, Montréal et Vancouver, pas seulement des villes centre. 

- Dernier paragraphe: la "forte" demande pour de nouveaux logements sur le territoire de la Ville de Montréal se manifeste comparativement davantage (que dans ses banlieues) pour le segment des logements plus chers; je conçois que pour ce segment du marché, les "frais gouvernementaux" plus élevés (entraînant des prix plus élevés) sont plus facilement acceptés par la clientèle spécifique, d'autant plus que ces prix demeurent bien inférieurs à ceux exigés à Toronto/Vancouver pour des sites comparables.  Par contre, lesdits frais nuisent à la construction de logements en haute densité à prix abordables.  

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  • 4 weeks later...

Les licences de Trigone de nouveau annulées

Dans une industrie qui fait trop souvent les manchettes pour ses pratiques douteuses, le jugement étoffé du Tribunal administratif du travail démontre que la Régie du bâtiment de Québec (RBQ) est capable de mettre de sérieux bâtons dans les roues des entrepreneurs sans scrupules, écrit notre chroniqueuse.

Marie-Eve Fournier La Presse

Les vacances de la construction risquent de se prolonger pour les employés d’Habitations Trigone. L’annulation de ses 19 licences, décrétée l’an dernier par la Régie du bâtiment, vient d’être confirmée par le Tribunal administratif du travail.

Publié à 6h30

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2022-08-02/les-licences-de-trigone-de-nouveau-annulees.php

La nouvelle avait créé une onde de choc, rappelez-vous. Toutes les licences détenues par les patrons d’Habitations Trigone avaient été annulées d’un coup, en septembre 2021. Les chantiers devaient cesser leurs activités sur-le-champ. Il y en avait une douzaine. On ne savait pas trop qui allait terminer les milliers de logements attendus par les clients.

C’est exactement ce que Trigone avait plaidé pour ravoir ses licences. Leur annulation mettait en péril la livraison de 2353 logements.

Lisez « Habitations Trigone perd toutes ses licences »

La démarche avait fonctionné. Le promoteur immobilier bien connu avait obtenu un « sursis d’exécution », mais sa contestation devait être entendue sur le fond.

Lisez « Habitations Trigone recouvre ses licences jusqu’en janvier »

Cette fois, son argumentation, qui s’étendait sur 85 pages, n’a pas convaincu le Tribunal. Le juge Jean Paquette a rejeté l’appel.

Les avocats de Trigone n’ont pourtant pas manqué d’imagination pour convaincre le juge que la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) avait erré dans son analyse.

Ils ont notamment fait valoir que la RBQ « impose des standards irréalistes de perfection, de sorte que toute problématique lui permet de conclure au manque de compétence de Trigone dans l’exercice de ses activités d’entrepreneur ».

La vérificatrice générale du Québec (VGQ) avait pourtant dénoncé exactement l’inverse il y a un an. À son avis, la stratégie de la RBQ « pour s’assurer de la compétence des entrepreneurs est insuffisante ».

Surtout, si les exigences étaient si élevées, on n’aurait pas vu toutes ces images décourageantes d’immeubles mal construits par Trigone et grugés par l’eau à l’émission La facture. Il n’y aurait pas eu 200 poursuites en 20 ans.

« Il appartient à Trigone d’établir qu’elle est de bonnes mœurs et qu’elle peut exercer ses activités d’entrepreneur avec compétence et probité et elle n’a pas satisfait ce fardeau », écrit le juge Paquette.

En pleines vacances de la construction, le jugement n’a pas d’effet choc sur les chantiers déserts.

Mais lundi matin prochain, les centaines d’employés et de sous-traitants de Trigone se pointeront-ils sur des sites ouverts ou fermés ? « Il est trop tôt pour le dire », m’a répondu l’un des propriétaires de Trigone, Patrice St-Pierre.

L’homme d’affaires en avait peu à dire sur la suite des choses puisqu’il se trouve à l’étranger et que le jugement était connu depuis quelques heures ouvrables seulement.

J’imagine qu’ils [nos avocats] vont regarder les recours que nous avons.

Patrice St-Pierre, l’un des propriétaires de Trigone

Son entreprise, qui aurait construit 25 000 logements depuis sa création, dispose de 30 jours pour amener l’affaire en Cour supérieure. Si c’est le cas, ses licences seront-elles maintenues le temps des procédures ? Ça reste à voir.

Mais à la RBQ, on va s’assurer que Trigone ne travaille pas sans permis, ce qui est une infraction passible de poursuites pénales, soutient son porte-parole Sylvain Lamothe.

« On est en train de faire des vérifications pour déterminer ce qui est en cours de travaux et on va faire des vérifications sur les chantiers, a-t-il poursuivi. Et s’il s’avère que la décision n’est pas respectée par l’entrepreneur, il pourrait y avoir des ordonnances de suspension de travaux. »

La RBQ ne sait pas combien de chantiers Trigone mène de front, ni le nombre de logements dont l’achèvement est compromis.

Les consommateurs inquiets qui attendent la livraison de leur logement devraient lire leur contrat pour voir si leur future propriété est couverte par un plan de garantie, suggère la RBQ.

Or, si les immeubles de quatre logements superposés ou moins sont obligatoirement protégés par le plan de garantie de GCR (Garantie de construction résidentielle), les tours plus hautes ne sont pas toujours garanties. Cette décision est à la discrétion de l’entrepreneur.

GCR affirme que trois immeubles actuellement en construction par Trigone sont couverts par sa garantie. Ceux-ci se trouvent dans le Domaine de l’équerre, à Laval. Le projet se fait en partenariat avec le groupe Charplexe. « Dans les prochains jours, on va communiquer avec les personnes concernées pour leur expliquer la procédure de réclamation », promet le porte-parole François-William Simard.

Sur le site de Trigone, la section « Découvrez nos projets » amène vers le site lokalia.ca, spécialisé dans les « espaces locatifs à dimension humaine ». Le copropriétaire de Trigone, Patrice St-Pierre, en est à la fois l’actionnaire principal et le président. On peut y voir des projets à Longueuil, Granby et Mascouche promis cet automne ou le printemps prochain. Tous les logements présentés y sont à louer.

Ce nouveau chapitre dans la saga Trigone est assez rassurant. Dans une industrie qui fait trop souvent les manchettes pour ses pratiques douteuses, le jugement étoffé du Tribunal administratif du travail démontre que la RBQ est capable de mettre de sérieux bâtons dans les roues des entrepreneurs sans scrupules.

Mais il aura fallu des reportages « scandaleux » de La facture pour que ça bouge, déplore le directeur général de l’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction (ACQC), Marc-André Harnois.

Et la fin de l’histoire n’est pas encore écrite.

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Le premier projet de cohabitat à Montréal se concrétise

Cohabitat Québec est un exemple et le premier cohabitat de la province. Photo: Gracieuseté – Village Urbain par Jean-Yves Fréchette

 

https://journalmetro.com/local/lachine-dorval/2875278/premier-projet-cohabitat-montreal-concretise/

 

Alexis Fiocco

1 août 2022 à 13h20 - Mis à jour 1 août 2022 à 16h10 3 minutes de lecture

L’organisme à but non lucratif Village Urbain a acquis un terrain sur la rue Notre-Dame, à Lachine, pour y construire le premier complexe de logements abordables en cohabitat à Montréal.

Le concept du cohabitat, c’est de partager l’espace avec ses voisins afin de créer un sens de la communauté. «Ce sont des logements complets plus petits, pour que les superficies soient rapportées aux espaces communs», explique la chargée de projet Lucy Chen. «Dans les condos, les gens ne se parlent pas, ne se connaissent pas», ajoute-t-elle. À l’inverse, la création d’espaces communs tels qu’un jardin communautaire, une cuisine collective et des espaces de détente encourage «l’entraide et le partage».

Village Urbain vise à développer un projet qui répond à plusieurs enjeux, notamment l’isolement social, qui s’est accru pendant la pandémie. Des personnes âgées, des familles d’immigrants, de jeunes professionnels; les logements rassembleraient «plein de profils différents pour créer un milieu diversifié et inclusif», estime la chargée de projet.

Selon Mme Chen, le partage encourage aussi à «réduire nos besoins matériels individuels». Le champ des possibles est vaste, tel que mettre en commun des outils dans un atelier, s’entraider pour réparer des vélos ou partager sa voiture.

Des logements abordables

Pourquoi à Lachine? Premièrement, parce que «les terrains se faisant rares, nous sommes allés chercher un terrain plus excentré, plus abordable», explique la chargée de projet. Mais aussi parce que Lachine est en phase de transition et «cherche à améliorer son réseau de transport et sa qualité de vie en général». L’objectif de l’arrondissement de changer son image de quartier industriel «nous encourage dans notre mission», affirme-t-elle.

Au-delà du partage, l’objectif du cohabitat est de rendre le logement plus abordable à long terme. Village Urbain souhaite établir une fiducie foncière qui inclut des clauses de vente pour assurer des prix abordables à la revente. «Éventuellement, ça peut répondre à la crise du logement en rendant [les unités] plus abordables», estime la chargée de projet.

Au sein de Village Urbain, environ 30 % des logements seront loués, tandis que les autres unités seront à vendre. L’organisme tient à offrir des logements locatifs «pour favoriser la mixité sociale [avec] une population diversifiée», explique Mme Chen.

Avec seulement 40 unités prévues sur la rue Notre-Dame, «la sélection pour ce projet sera un défi». Pour ce faire, l’équipe de Village Urbain «élabore une politique de sélection basée sur une charte des valeurs. Le cohabitat, ce n’est pas pour tout le monde; c’est un milieu de vie où les gens s’impliquent beaucoup», insiste-t-elle. Des activités seront organisées à l’automne pour sensibiliser des gens à la vie en cohabitat avant les réservations d’unités, qui commenceront au début de l’année 2023.

Par ailleurs, l’organisme prévoit «répliquer [son premier projet] partout au Québec». D’après Lucy Chen, un autre projet de village urbain verra peut-être le jour à Laval dans les prochaines années.

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Immobilier

Le marché résidentiel se corrige plus vite qu’anticipé

 

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Le prix des maisons dans la région montréalaise a baissé de 5 % par rapport à son sommet enregistré en avril et mai.

Les prix ont commencé à reculer au Québec

Publié à 5h00

https://www.lapresse.ca/affaires/marche-immobilier/2022-08-05/immobilier/le-marche-residentiel-se-corrige-plus-vite-qu-anticipe.php

André Dubuc La Presse

Avec la hausse subite des taux d’intérêt, le marché résidentiel se rééquilibre rapidement, indiquent les statistiques du marché de la revente de juillet publiées jeudi. Les prix ont commencé à reculer à Montréal, deux mois plus tard qu’à Toronto et Vancouver. Et ce n’est qu’un début.

La croissance du nombre de propriétés à vendre s’est accélérée le mois dernier, et les ventes ont poursuivi leur glissade. Résultat : le prix des maisons dans la région montréalaise a baissé de 5 % par rapport à son sommet enregistré en avril et mai. Et ce n’est qu’un début.

Le Mouvement Desjardins, qui anticipait en juin une baisse de prix cumulative de 12 % au Québec, prévoit maintenant un recul de l’ordre de 17 %, mentionne Hélène Bégin, économiste principale. Les baisses de prix vont s’étirer dans le temps jusqu’à la fin de 2023.

« Ce qui est impressionnant, c’est à quelle vitesse le marché de l’habitation au Québec est passé d’une situation de surchauffe à un retour vers l’équilibre », dit-elle, pour expliquer les ajustements à ses prévisions.

Jusqu’à maintenant, la baisse de prix est d’à peine 2 % au Québec par rapport au sommet, alors qu’elle est de 13 % en Ontario et de 9 % en Colombie-Britannique. « La correction au Québec a commencé deux mois plus tard que dans ces deux provinces. On commence juste à voir le début de la baisse de prix au Québec », dit Mme Bégin.

 

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Le marché immobilier résidentiel

Forte remontée du nombre de propriétés à vendre

Les statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données Centris et dévoilées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

On dénombre 3080 transactions résidentielles dans la RMR de Montréal en juillet, un déclin de 18 % par rapport aux 3772 transactions de juillet 2021. Toutes les catégories d’habitations sont touchées (maisons, condos, plex) et tous les secteurs géographiques, à l’exception de la Rive-Nord.

« On est encore à des niveaux proches de ce qu’on a connu entre 2017 et 2019, dit Charles Brant, économiste de l’APCIQ, dans un entretien. Il n’y a rien de catastrophique. On est encore dans de bons niveaux de transactions. Mais par rapport à ce qu’on a connu [au début de 2022], on n’est vraiment plus là. » Les cas de surenchère sont pratiquement chose du passé, ajoute-t-il.

L’augmentation des inscriptions en vigueur s’est poursuivie pour un sixième mois consécutif en juin dans la région métropolitaine. Les inscriptions ont atteint un total de 12 668, un gain de 28 % par rapport à juillet 2021.

Avec la hausse des taux d’intérêt, les acheteurs éprouvent des difficultés à satisfaire aux critères avance M. Brant pour expliquer la baisse de la demande. Avec le test de résistance exigé par le Bureau du surintendant des institutions financières, les emprunteurs doivent pouvoir contracter un prêt hypothécaire sur la base d’un taux de 7 à 8 % aujourd’hui.

Tout est en place pour qu’il y ait un décrochage au niveau des prix, et c’est déjà commencé. Dans un marché où il y a de la surenchère qui n’existe plus, il y a un effet toboggan. Il est possible qu’on vive une baisse rapide des prix d’ici la fin de l’année comme on le voit ailleurs au Canada.

Charles Brant, économiste de l’APCIQ

« Une correction normale », insiste-t-il, après l’épisode de surenchère folle du début d’année.

Le prix médian des maisons dans la RMR de Montréal s’est élevé à 550 000 $ en juillet, en hausse de 10 % par rapport au prix médian de juillet 2021, mais en baisse de 5 %, depuis le sommet de 580 000 $ en avril-mai.

Ailleurs au Québec, l’histoire est semblable. L’ampleur du ralentissement varie selon les régions. « Moins de reventes et plus d’inscriptions, tous ces marchés vont suivre cette dynamique, c’est imparable », dit M. Brant.

 

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

On dénombre 3080 transactions résidentielles dans la région de Montréal en juillet, un déclin de 18 % par rapport aux 3772 transactions de juillet 2021.

Au Canada

Les marchés immobiliers de Toronto et de Vancouver ont continué à dégringoler en juillet, les ventes et les prix des maisons ayant baissé pendant un mois de plus alors qu’il devient plus difficile d’obtenir des prêts hypothécaires et que les acheteurs attendent de voir jusqu’où les prix peuvent descendre.

Dans la région de Toronto, les reventes de maisons ont chuté de 47 % en juillet par rapport au même mois l’an dernier et ont diminué de 7,3 % par rapport à juin sur une base désaisonnalisée, selon la chambre immobilière de Toronto. Dans la région de Vancouver, les reventes ont diminué de 43 % d’une année à l’autre et étaient inférieures de 23 % à celles de juin, selon la chambre immobilière locale.

Les prix des maisons ont également continué à baisser dans les deux marchés les plus chers du pays, de 13 % à Toronto et de 12 % à Vancouver.

Avec La Presse Canadienne

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