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ONE (15, avenue Viger Ouest) – 9 étages


IluvMTL

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    On 2022-05-13 at 12:01 AM, Rocco said:

    On parlait de trois tours originalement, un peu à la Complexe Desjardins, mais minces. Ça avait ensuite été ramené à du 25 étages pour finalement finir en 2 blocs de 12 étages. Ci-bas des textes de 1974 et 1979 alors que la saga n'en finissait plus et que le trou le plus béant de l'histoire de Montréal languissait le long de Dorchester. Finalement inauguré en 1983.

    Screenshot_20220512-235359_Samsung Internet.jpg

    Screenshot_20220512-235207_Samsung Internet.jpg

    2 observations (qui ne changeront certes pas le cours de l'histoire erratique de Mtl au cours du dernier demi siècle):

    • Je suis étonné que l'idée d'une tour plus haute côté O que celle côté E ne semble pas avoir été explorée... Déjà qu'il y ait un effet escalier du côté N de RL depuis 1976 avec les tours S puis E du CD et d'HQ, qui mettaient la table pour une expansion du cv vers l'E tout en marquant une nécessaire transition des hauteurs. (Seules plDup et SRC étaient isolées du cv.) C'était sans compter que le QChin était déjà moins habité aux abords du PdC, dont les travaux ont d'ailleurs débuté vers 1977...
    • D'ailleurs, la population du QChin aura en grande partie dû s'exiler vers d'autres quartiers périphériques alors que des centaines de logements auront été démolis pour faire place aux CD et CGF. Bâtir des tours résidentielles plus hautes du côté l'O du site (avec au moins autant de jardins que l'on y retrouve aujd, sinon plus) n'a pas non plus été envisagé, pour y reloger davantage d'anciens résidents? (Oui, il doit y avoir des enjeux qui m'échappent, dont les fluctuations du financement d'Ottawa, car je crois que ces résidences soient en partie du logement social, non?)
    On 2022-07-27 at 7:34 AM, acpnc said:

    La première considération dans la construction d'immeubles hors-norme, c'est-à-dire dépassant les hauteurs prévues dans le PPU, est l'acceptabilité sociale. On ne peut imposer aux résidents n'importe quoi, sans s'assurer d'une bonne intégration dans le tissu urbain de tout projet, dans le but justement de ne pas nuire à la qualité de vie et notamment au confort au niveau de la rue. C'est pour cela que l'on fait entre autre des études de corridors de vents et d'ensoleillement. Quant à une formule de hauteur proportionnelle à la largeur de la rue où se situerait un immeuble. On tomberait totalement dans l'arbitraire, en faisant fi des règles élémentaires d'urbanisme qui s'appliquent à bien d'autres considérations bien plus importantes dans l'aménagement harmonieux du milieu urbain.

    L'acceptabilité sociale est très relative et non monolithique: l'on trouve des NIMBYs stricts, d'autres plus nuancés, idem pour les YIMBYs (clairement minoritaires au Qc).

    Tokyo permet les hauteurs les plus élevées sur des dizaines de ses artères même hors des principaux CBD, permettant la préservation d'immeubles de beaucoup plus petit gabarit sur le réseau local, qui est aménagé pour y dissuader le transit automobile, et y préserver une certaine quiétude et qualité de vie urbaine. Elle demeurerait pourtant l'une des 10 métropoles les plus denses au monde, bien que d'autres se densifient plus rapidement.

    Pour revenir à Mtl, j'avoue perso préférer "l'effet amphithéâtre" à "l'effet mur avec amphithéâtre caché derrière", mais je trouve que max 9 étages devant une emprise aussi large que Viger soit un brin incongru au pied du cv. Par contre, j'aurais également apprécié voir un certain recul des étages supérieurs de part et d'autre du boul. StLau.

    #tousLesGoûtsSontDansLaNature!

    On 2022-09-27 at 2:32 PM, Rocco said:

    Pose du revêtement. 

    20220927_142944.jpg

    Je trouve l'image un peu cocasse, comme si le promoteur aurait décidé de poser des plastiques à l'extérieur des fenêtres pour économiser en frais de chauffage! 🥶 :eek2:

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    Il y a 19 heures, FrancSoisD a dit :

    Pour revenir à Mtl, j'avoue perso préférer "l'effet amphithéâtre" à "l'effet mur avec amphithéâtre caché derrière", mais je trouve que max 9 étages devant une emprise aussi large que Viger soit un brin incongru au pied du cv. Par contre, j'aurais également apprécié voir un certain recul des étages supérieurs de part et d'autre du boul. StLau.

    Si on appliquait la logique de toujours vouloir construire plus haut parce qu'on est à proximité du centre-ville, on aurait vite épuisé le potentiel de développement, car le marché n'est pas aussi extensible qu'on le croit.

    Car construire plus haut suppose qu'il faut trouver davantage d'acheteurs de condos ou de locataires pour occuper les nouveaux logements. Or la croissance démographique montréalaise n'est pas suffisante pour multiplier les étages partout où on le souhaiterait. Ça c'est sur le plan mathématique.

    Vient ensuite l'aspect identitaire de chaque quartier que l'on tente de préserver et cela inclut l'incontournable acceptabilité sociale. Parce qu'une ville appartient en priorité à ceux qui y habitent en permanence et qui souhaitent en préserver le plus possible la qualité de vie pour le présent et l'avenir.

    De toute façon on peut très bien densifier sans nécessairement prioriser la verticalité. Ici personne ne me convaincra qu'une ville de canyons est l'idéal à atteindre au niveau urbanistique. C'est bien davantage le résultat d'une très forte demande sur un territoire urbain limité en expansion horizontale, ce qui est loin d'être la cas de la métropole. 

    Alors pour ceux qui se plaignent que la Ville pense petit, je répondrais que sauf exception, la planification d'une ville doit rechercher l'équilibre le plus harmonieux possible avec l'environnement immédiat déjà existant.

    C'est pour cela que l'on réserve des secteurs à très haute densité, d'autres de moyenne et d'autres à l'échelle du bâti des quartiers anciens. Dans le dernier cas on accordera des proéminences sur certaines rues, certains sites stratégiques près des transports en commun notamment ou des zones en friche qui profiteraient d'une plus grande densité.

    D'ailleurs quand on se base sur l'histoire de Montréal, le souci de limiter les hauteurs a toujours fait partie de l'ADN de la ville. Un phénomène purement culturel qui n'est pas apparu avec Valérie Plante, mais qui explique plutôt en partie son élection et sa réélection.

    Parce que le programme de PM, tout comme le RCM à son époque, correspondait à la vision d'une majorité de montréalais, dont la priorité est avant tout de perpétuer une ville à échelle humaine, sans pour autant nuire à son développement économique. Il y a certainement moyen de conjuguer les deux et je crois que c'est l'objectif politique autant que social que recherche à différents degrés l'ensemble de la population.

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    7 hours ago, acpnc said:

    Si on appliquait la logique de toujours vouloir construire plus haut parce qu'on est à proximité du centre-ville, on aurait vite épuisé le potentiel de développement, car le marché n'est pas aussi extensible qu'on le croit.

    Car construire plus haut suppose qu'il faut trouver davantage d'acheteurs de condos ou de locataires pour occuper les nouveaux logements. Or la croissance démographique montréalaise n'est pas suffisante pour multiplier les étages partout où on le souhaiterait. Ça c'est sur le plan mathématique.

    Vient ensuite l'aspect identitaire de chaque quartier que l'on tente de préserver et cela inclut l'incontournable acceptabilité sociale. Parce qu'une ville appartient en priorité à ceux qui y habitent en permanence et qui souhaitent en préserver le plus possible la qualité de vie pour le présent et l'avenir.

    De toute façon on peut très bien densifier sans nécessairement prioriser la verticalité. Ici personne ne me convaincra qu'une ville de canyons est l'idéal à atteindre au niveau urbanistique. C'est bien davantage le résultat d'une très forte demande sur un territoire urbain limité en expansion horizontale, ce qui est loin d'être la cas de la métropole. 

    Alors pour ceux qui se plaignent que la Ville pense petit, je répondrais que sauf exception, la planification d'une ville doit rechercher l'équilibre le plus harmonieux possible avec l'environnement immédiat déjà existant.

    C'est pour cela que l'on réserve des secteurs à très haute densité, d'autres de moyenne et d'autres à l'échelle du bâti des quartiers anciens. Dans le dernier cas on accordera des proéminences sur certaines rues, certains sites stratégiques près des transports en commun notamment ou des zones en friche qui profiteraient d'une plus grande densité.

    D'ailleurs quand on se base sur l'histoire de Montréal, le souci de limiter les hauteurs a toujours fait partie de l'ADN de la ville. Un phénomène purement culturel qui n'est pas apparu avec Valérie Plante, mais qui explique plutôt en partie son élection et sa réélection.

    Parce que le programme de PM, tout comme le RCM à son époque, correspondait à la vision d'une majorité de montréalais, dont la priorité est avant tout de perpétuer une ville à échelle humaine, sans pour autant nuire à son développement économique. Il y a certainement moyen de conjuguer les deux et je crois que c'est l'objectif politique autant que social que recherche à différents degrés l'ensemble de la population.

    Ta réponse sensée mérite que je clarifie ma pensée un tant soit peu (j'essaierai d'être bref mais c'est relatif pour nous qui aimons élaborer et illustrer nos points de vue!) Nos pdv. me paraissent tout de même davantage convergents que divergents. 😉

    * * *

    Eh non, je ne carbure pas au "toujours plus haut" ni pas tant aux quartiers en canyons sombres non plus... excepté sur qqs artères dont l'emprise dépasse les 20-30 m (comme RL, Shbk, Viger), et où le Soleil puisse percoler au sol au moins qqs h/jr!

    "Le marché n'est pas aussi extensible qu'on le croit" (ou qu'on le souhaite)... au présent moment du dév. de Mtl, certes non! Mais les dynamiques des marchés, tout comme celles plus vastes (économiques, politiques, socio-culturelles...) du développement d'une ville, s'inscrivent au fil des ans et des décennies.

    À ces égards, des lacunes de vision à moyen-long terme du PDU de VM (tout comme la quasi-absence d'arrimage entre ce PDU et le PPU de Gt, l'urbanisme du PMR) sautent malencontreusement aux yeux, avec des conséquences au potentiel de plus en plus lourd au fil du temps...

    (À moins qu'éventuellement le cv de Mtl ne finisse par devenir qu'un cv parmi de nombreux autres du GrMtl? Cela m'étonnerait fortement étant donné la géographie, la répartition de la densité, les divers réseaux de transport, les infras de l'eau...)

    Pour prendre un exemple dont tu connais bien le secteur: la hausse "brutale" des hauteurs au N-E du cv entre DM et Shbk, pour chuter à 4-5 du côté S-E de Shbk / Bleury (construction récente). Je n'irai pas dans le détail des plexes / maisons de ville récemment construits sur Anderson, Bleury, Overdale, PteN et S de l'ÎdS, etc.: same-same, AKA densité typique permise sur certaines artères du PMR en plein cv...

    Pour préciser, je serais pour des constructions de taille modeste mais plus hautes que la trame existante de plexes du cv (5-8 étages sur rues locales, moyennant un retrait de façade en hauteur), et de substantiellement plus de 6-8 sur des artères principales larges telles RL, Shbk, Viger, mais certes moins hautes sur des artères plus étroites, notamment commerciales telles Bleury, Peel, SteC, StLau...

    Le PDU aurait tout à gagner à être plus nuancé, adapté à la fois à l'expérience humaine ET à l'expansion qu'on souhaite encourager au cv.

    * * *

    Une autre problématique minant la qualite de vie dans les quartiers centraux est le manque de retrait des bâtiments face aux trottoirs (idem en hauteur). Au niveau piéton, ça limite l'espace de circulation tout comme le potentiel de reverdissement, en plus de complexifier le déneigement. Alors qu'en hauteur ça amplifie les corridors de vent (heureusement que cet aspect soit dorénavant de plus en plus considéré, mais on dirait que ce ne fut pas tant le cas dans Gt... ni sur Bleury par ailleurs, contribuant au sentiment d'écrasement...)

    * * *

    Je suis mi-figue mi-raisin quant à l'aspect identitaire des quartiers, un excellent point que t'apportes.

    L'exemple du VxMtl est patent: une majorité de membres de ce forum s'opposeraient probablement à la construction d'une tour de 200 m à l'E de l'ancienne RBC (360 StJac), dont moi-même, peu importe qu'elle serait de facture contemporaine ou affichant un cladding de pierres / granit s'agenceant avec les immeubles patrimoniaux du secteur! 😱

    Mais lorsque ledit quartier est situé en plein cv ou dans sa zone d'expansion récente, il me semble logique que cette zone puisse être densifiée substantiellement, notamment aux abords des axes de TeC et de secteurs commerciaux (moyennant les contraintes volumétriques que je mentionne ici... et sûrement éventuellement des contraintes architecturales). Il en va de freiner l'étalement urbain en augmentant l'offre au cv, idéalement en accroissant également sa mixité d'usages et de clientèles-cibles.

    Les constructions récentes relativement moins denses au cv (plexes), lorsqu'on analyse rétrospectivement le territoire bâti, font entrevoir un déficit de l'offre, qui devra être compensé en périphérie, forçant un plus grand nombre de ménages à perdre en qualité de vie en étant contraints à multiplier les heures perdues hebdomadairement en déplacements de plus en plus longs vers le boulot et/ou les études...

    D'autres dynamiques sont certes en jeu, telles la surspéculation immobilière et la surenchère des offres d'achat dans le marché pro-vendeurs de ces dernières années, AirBnb qui sape toujours l'offre globale même là où interdit, tout comme des loyers en spirale inflationniste, sans compter l'emballement du rôle d'évaluation qui suit ces dynamiques néfastes pour une majorité de citadins... Et les 3 paliers de gouvernance devraient sans faute s'attaquer aux dynamiques potentiellement ravageuses des marchés, pour encourager davantage d'équité que de vies brisées.

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