Jump to content

Parc des îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre


Recommended Posts

Publié le 20 septembre 2011 à 07h32 | Mis à jour à 13h05

 

Trois îles à protéger contre les promoteurs à Laval

 

Charles Côté

La Presse

 

Les cinq députés libéraux de Laval, la ministre Michelle Courchesne en tête, ont réitéré ce matin leur appui à la protection de trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles, entre Laval et Terrebonne.

 

«Nous sommes sensibles à la valeur et au potentiel écologique des iles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre», ont souligné les députés lavallois dans un communiqué commun, dans lequel ils «réitèrent l'importance de protéger les trois grandes îles de la Rivière des Mille Îles».

 

Hier, une étude réalisée à la demande de Mme Courchesne a été publiée par l'organisme Sauvons nos trois grandes îles. L'étude réalisée par Éco-Nature affirme qu'il faut agir rapidement pour les préserver.

 

«En raison de la situation précaire de nombreuses espèces et des pressions grandissantes sur l'habitat, il apparaît capital d'assurer la protection de ces habitats le plus rapidement possible», affirme le rapport.

 

Les auteurs du rapport ont passé en revue différents inventaires de la faune et de la flore réalisés au cours des dernières années, en plus de faire de nouvelles études sur le terrain.

 

Les îles sont situées juste à l'ouest de l'autoroute 25, entre le quartier Saint-François de Laval et la ville de Terrebonne. Elles totalisent près de 200 hectares, le quart de la superficie du parc des Îles-de-Boucherville.

 

«À elles seules, les trois grandes îles abritent 245 espèces végétales, dont 14 sont actuellement en péril et deux représentent des plantes d'intérêt. Ces habitats diversifiés supportent une richesse animale tout aussi impressionnante avec 226 espèces observées», précise le rapport.

 

On trouve une forêt ancienne dans l'île aux Vaches, la plus grande. Cette érablière à érables noirs serait la plus vaste du Québec. On trouve aussi dans l'archipel de nombreux noyers cendrés, une présence «remarquable» pour cet arbre actuellement menacé dans toute l'Amérique du Nord par une maladie.

 

Parmi les espèces animales observées, certaines sont en péril, comme l'aigle royal, l'alose savoureuse, l'esturgeon jaune ou la tortue géographique.

 

«Ces îles contribuent à la biodiversité de la Rivière des Mille Îles, assurent le maintien de nombreuses espèces en péril et constituent une composante naturelle majeure dans le paysage urbain de la grande région de Montréal», conclut le rapport.

 

«Tout ce qu'on demande, c'est que le gouvernement soit l'instigateur d'un projet d'acquisition aux fins de conservation», dit Huguette Larochelle, de l'organisme Sauvons nos trois grandes îles, qui a recueilli une pétition de plus de 40 000 signataires à l'appui de son projet de parc de conservation.

 

Une filiale de la firme immobilière Monit, de l'homme d'affaires Alex Kotler, est propriétaire de la majeure partie de l'île aux Vaches. La Ville de Laval évalue son terrain à 5,6 millions. Monit détient aussi l'île Saint-Pierre, évaluée à 627 000$. L'île Saint-Joseph, la seule à être reliée par un pont, appartient en majeure partie à une société dirigée par Luigi Liberatore. Les terrains détenus par la société de M. Liberatore valent 2,4 millions.

Link to comment
Share on other sites

  • 5 months later...

Publié le 28 février 2012 à 07h58 | Mis à jour à 07h58

 

Québec protège trois îles de Laval

 

Charles Côté

La Presse

 

 

Trois îles de Laval ont été mises en réserve en vue de leur conservation, hier, ce qui marque un nouveau jalon dans une bataille qui dure depuis plus de 20 ans.

 

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, en a fait l'annonce hier.

 

«Le gouvernement a mis une somme d'argent de côté [en vue d'une acquisition], a indiqué M. Arcand en entrevue avec La Presse. La prochaine étape est de négocier avec les propriétaires actuels. On a déjà une étude sur la valeur écologique. On veut protéger, mais à un prix qui est juste.»

 

La mise en réserve empêche toute transaction ou changement de vocation pour les îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre pendant deux ans. Elle est renouvelable pour une seconde période de deux ans.

 

Les trois îles se situent entre Laval et Terrebonne, à l'ouest de l'autoroute 25. Au total, elles font 197 hectares, soit autant que le parc du Mont-Royal.

 

L'île Saint-Joseph est la seule à être reliée à la terre par un pont. Selon des informations datant de l'automne dernier, son principal propriétaire est le promoteur immobilier Luigi Liberatore, dont les terrains valaient 2,4 millions selon l'évaluation municipale de 2009. Une filiale de la firme immobilière Monit, de l'homme d'affaires Eliasz Kotler, est propriétaire de la majeure partie de l'île aux Vaches. En 2009, la Ville de Laval évaluait son terrain à 5,6 millions. Monit détient aussi l'île Saint-Pierre, évaluée à 627 000$.

 

Ceinture verte

 

«Laval est une ville qui grandit à un rythme très rapide et, comme gouvernement, c'est un geste important de protéger ces îles, a dit M. Arcand. Et elles font partie du concept de ceinture verte autour de Montréal.»

 

Les îles ont perdu leur zonage agricole en 1989. La société Monit a proposé, en 1991 et en 2002, que l'île aux Vaches devienne un lotissement de plus de 1000 maisons.

 

Une modification de zonage adoptée en 2001 par la Ville de Laval aurait pu ouvrir la voie au projet, mais sa légalité a été contestée par des citoyens et elle a été annulée en 2009.

 

Par la suite, l'organisme Sauvons nos trois grandes îles a recueilli plus de 41 000 signatures pour appuyer son projet de conservation, un élément qui a été déterminant, selon le ministre Arcand. «À un moment donné, on sent que c'est une priorité pour les gens», dit-il. «On est très soulagés», reconnaît Hughette Larochelle, de l'organisme Sauvons nos trois grandes îles.

 

Île Charron

 

Le dossier des «trois grandes îles» rappelle celui de l'île Charron, à Boucherville. Dans ce cas, un promoteur immobilier a obtenu 15 millions en 2011 pour 20 hectares payés 6 millions 4 ans plus tôt.

 

Mais s'il y avait des doutes quant à la valeur écologique de l'île Charron, il n'y en a pas dans le cas des «trois grandes îles». Le MDDEP signale qu'elles abriteraient plus de 245 espèces végétales, dont 14 considérées comme menacées. Plus de 40% des espèces de reptiles du Québec s'y retrouvent, dont la tortue géographique, considérée comme vulnérable. L'île aux Vaches possède l'une des plus grandes érablières à érable noir du Québec, couvrant 14,5 hectares.

Link to comment
Share on other sites

Ces trois iles ont une surface suffisamment importante pour garantir la survie de la biodiversité de ce secteur de la rivière des Milles-Iles. C'est un des derniers oasis de verdure qui fait totalement corps avec la rivière et attire de nombreuses espèces animales dont beaucoup d'oiseaux migrateurs. On peut d'ailleurs admirer ces iles encore sauvages du haut d'une jolie tour-belvédère au parc de la Rivière à Terrebonne. Les eaux calmes qui les bordent sont idéales pour la navigation de plaisance sans moteur et se prêtent bien à la pêche et autres activités nautiques en accord avec l'environnement. Il est clair que les générations futures apprécieront l'effort de conservation que l'on s'apprête à leur donner, comme nous profitons aujourd'hui du Mont-Royal grâce à la vigilance de ceux qui nous ont précédé.

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...