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La Presse Le vendredi 11 mai 2007

 

La vente du pavillon universitaire du Mont-Royal vient d'atteindre un point de non-retour. L'Université de Montréal (UdeM) a lancé un appel d'offres aux courtiers immobiliers dans le but de trouver un acheteur pour l'ancien couvent des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie.

 

L'édifice de brique, situé sur le flanc nord de la montagne protégée, avait été acheté au coût de 15 millions, en 2003. L'UdeM a injecté 18 millions pour le restaurer avant de s'apercevoir que la facture finale pouvait grimper à 150 millions. Elle a donc décidé de bâtir sur du neuf plutôt que sur du vieux.

 

«Le bras nous serait passé dans le tordeur si nous avions réalisé tous les travaux, explique Éric Filteau, vice-recteur adjoint à l'administration de l'UdeM. Et l'achat de la gare de triage d'Outremont, en 2006, a changé nos perspectives de développement.»

 

L'Université ne veut pas dévoiler son prix de vente, mais elle entend rentrer dans son argent. Elle n'a par ailleurs pas l'intention d'imposer une vocation d'enseignement au futur acheteur. Cette décision signifie qu'un promoteur pourrait tout aussi bien proposer de transformer le couvent en projet commercial ou d'habitation.

 

Des règles strictes

 

Le couvent, qui n'est pas classé patrimonial, est néanmoins situé dans l'arrondissement historique et naturel du Mont-Royal, ce qui lui confère une certaine protection. L'acheteur éventuel devra se conformer aux règles d'urbanisme et obtenir l'autorisation du gouvernement avant de transformer l'allure extérieure du bâtiment.

 

Le président du Syndicat général des professeurs de l'Université de Montréal, Louis Dumont, est déçu de la décision de la direction. Il aurait souhaité que des experts effectuent des études plus poussées sur les possibilités de densification du couvent.

 

«Tout est flou, décidé dans le secret, déplore M. Dupont. Il aurait fallu examiner ce qu'on peut faire pour éviter que le couvent ne soit défiguré. Je trouve que l'Université, en tant qu'institution de la montagne, est en train de passer un drôle de message à la population.»

 

L'arrondissement d'Outremont se dit de son côté préoccupé par la vente de l'ancienne maison mère des religieuses. Le porte-parole, Jean-Claude Patenaude, souligne qu'elle est située dans un des plus beaux endroits de la montagne. Une forêt mature borde l'endroit.

 

Le couvent

 

> Années de construction : 1924-1925

> Murs extérieurs : briques

> Planchers : structure de béton armé, recouverte de lattes de chêne

> Évaluation municipale : 24,5 millions

> Zonage actuel : enseignement, santé, culte et religion

> L'édifice de cinq à sept étages n'est pas classé patrimonial

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Très bel immeuble Beaux-Arts qui se prête bien à une conversion pour l'habitation entre autre à cause de sa localisation unique. Une belle conversion bien faite et respectueuse fut le Couvent Marie-Réparatrice, aussi à Outremont.

Il y a actuellement d'autres projets d'habitation qui sont en processus de d'approbation dans le périmètre, tel que sur l'avenue Cedar, le 265 Mont-Royal est.

Pour ce batiment, il y a certains éléments que devront être tenu en compte par tout promoteur; tel que la chapelle qui occupe 3 étages qui est une réplique d'une basilique romaine. Des travaux importants sous cette chapelle avaient débuté pour faire une bibliothèque pour la Fac de musique ( structure d'acier imposante etc etc.....).

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  • 1 year later...

Ancien couvent Mont-Jésus-Marie - Consultations sur le projet immobilier du Groupe Catania

 

Le Devoir

Jeanne Corriveau

Édition du mardi 17 février 2009

 

Mots clés : Groupe Catania, projet immobilier, couvent Mont-Jésus-Marie, Québec (province), Montréal

 

L'Université de Montréal (UdeM) a dû justifier hier sa décision de vendre l'ancien couvent Mont-Jésus-Marie à un promoteur immobilier. Lors d'une soirée de consultation sur le projet de condos du Groupe F. Catania, des citoyens se sont étonnés du fait que l'université ait si mal évalué l'ampleur des coûts de rénovation du bâtiment situé sur le flanc du mont Royal.

 

Le promoteur Catania a présenté hier soir ses intentions à l'égard de l'ancienne maison-mère des soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, au 1420, boulevard du Mont-Royal. Son projet prévoit la transformation de l'imposant bâtiment en 123 logements en copropriété et la construction d'un stationnement souterrain de 222 places.

 

La préservation

 

Le promoteur dit miser sur la préservation du bâtiment construit en 1925. La hauteur et le volume de l'édifice demeureront les mêmes et les interventions architecturales sur la façade avant seront minimales, a-t-on assuré. Quelques portes seront percées et les fenêtres seront remplacées, mais ces transformations seront peu visibles. À l'arrière, la fenestration sera augmentée. La chapelle sera conservée mais utilisée à des fins communautaires pour les résidants.

 

Huit des 70 arbres que compte la propriété seront coupés, mais 50 autres seront plantés. Catania promet également de reverdir les lieux sans modifier la topographie du site.

 

Le bois Saint-Jean-Baptiste sera préservé et le promoteur entend aménager des toits verts.

 

La soirée d'information tenue hier par l'Office de consultation publique de Montréal a attiré plus de 200 personnes. De nombreux citoyens ont réclamé des explications au vice-recteur de l'université, Guy Breton, concernant la transaction dont le montant demeure secret.

 

La rénovation

 

Rappelons qu'après avoir acheté l'édifice des religieuses en 2003 pour la somme de 15 millions de dollars, l'UdeM avait réalisé que les coûts de rénovation du bâtiment s'élèveraient à 130 millions au lieu des 54 millions prévus. La propriété avait alors été mise en vente. Construire un bâtiment neuf coûterait deux fois moins cher, a indiqué M. Breton en rappelant que l'université disposait maintenant de la cour de triage d'Outremont pour ses projets d'expansion.

 

«Comment l'université a-t-elle pu faire une telle erreur d'évaluation?», a demandé un citoyen. M. Breton a rétorqué qu'il avait été impossible d'évaluer l'ampleur des travaux requis dans la section cloîtrée du couvent.

 

D'autres citoyens se sont inquiétés des impacts du projet sur la circulation locale.

 

La consultation se poursuivra en mars avec le dépôt des mémoires. Certains éléments du projet sont susceptibles d'approbation référendaire. Comme le bâtiment est situé dans l'arrondissement historique et naturel du mont Royal, la transformation de l'ancien couvent devra être approuvée par le ministère de la Culture.

 

http://www.ledevoir.com/2009/02/17/234307.html (17/2/2009 4H45)

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  • 1 year later...

Couvent Mont-Jésus-Marie: le projet est adopté

 

Le conseil muncicipal de Montréal vient d'adopter à 35 voix contre 22 la modification du règlement de zonage permettant la transformation du couvent des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie en condominiums.

 

 

 

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a voté contre le changement de zonage permettant la transformation de l'ancien couvent des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie en édifice à condos, lequel sera vendu à l'entreprise de Frank Catania.

 

Les opposants au projet estiment que la transformation du bâtiment va à contre-courant de la vocation de l'arrondissement naturel et historique du mont Royal.

 

«Nous sommes en train de faillir à notre responsabilité dans ce dossier», a déclaré Richard Bergeron.

 

M. Bergeron a entre autres mis en doute le fait de vendre l'édifice à un «promoteur au-dessus de tous soupçons».

 

«Jamais de je voterai pour Frank Catania», a-t-il ajouté à la fin de son intervention.

 

M. Bergeron est membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et chef du deuxième groupe d'opposition, ce qui le met dans une position délicate dans ce dossier.

 

Plus de détails à venir.Plus de détails à venir.

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Je crois que la meilleure solution était le projet de condo de Catania.

 

 

***************************

 

Publié le 22 mars 2010 à 06h39 | Mis à jour le 22 mars 2010 à 06h40

 

La bataille perdue du couvent

 

 

 

Michèle Ouimet

La Presse

 

Vous savez à quel point la montagne me tient à coeur, à quel point je l'ai toujours défendue bec et ongles contre les promoteurs et l'ex-maire Pierre Bourque prêt à en vendre de larges pans au premier constructeur de condos venu.

 

Sauf que cette fois-ci, l'histoire est différente. En 2003, l'Université de Montréal a acheté le couvent des soeurs des Saints-Noms-de-Jésus-et-de-Marie, mais elle s'est vite rendu compte que les coûts de rénovation étaient astronomiques: 130 millions, soit trois fois l'estimation initiale.

 

 

 

L'Université a donc décidé de vendre le couvent. Aucune institution publique n'en voulait. Le Groupe immobilier F. Catania l'a acheté en 2008. Il veut transformer la vénérable institution en condos de luxe.

 

Le couvent est situé sur le boulevard Mont-Royal, une route tranquille qui longe le flanc nord de la montagne, au coeur de l'arrondissement historique et naturel.

 

Premier réflexe des défenseurs de la montagne: horreur!

 

Sauf que cette fois-ci...

 

Le projet de Catania a été passé au peigne fin par l'Office de consultation publique, le Comité ad hoc d'architecture et d'urbanisme, le Conseil du patrimoine, le Comité consultatif d'urbanisme, Héritage Montréal, les Amis de la montagne et le ministère de la Culture. Verdict: acceptable.

 

Il n'y aura aucune nouvelle construction (contrairement au projet Marianopolis, qui est une hérésie), l'accessibilité à la montagne sera améliorée car Catania cédera une parcelle de terrain à la Ville, la chapelle sera conservée et ouverte une fois par mois au public, les espaces de stationnement seront réduits et le terrain reverdi.

 

Plusieurs déplorent le fait que le couvent tombera entre les mains du privé. Moi la première. Sauf qu'aucune institution ne veut acheter cet immense bâtiment. On ne peut tout de même pas mettre un fusil sur la tempe de l'Université pour l'obliger à garder le couvent ou demander au gouvernement du Québec de sauver toutes les églises et couvents en péril.

 

C'est Catania ou un couvent abandonné avec des planches de contreplaqué dans les fenêtres.

 

J'ai fait mon choix.

 

* * *

 

Le couvent s'est retrouvé au coeur d'une bataille idéologique où s'affrontent la direction de l'Université de Montréal et les professeurs. Ces derniers s'opposent à la construction d'un deuxième campus dans la gare de triage d'Outremont. Ils insistent pour que l'Université prenne de l'expansion sur la montagne. D'où l'importance de conserver le couvent.

 

L'Université, qui se pique d'avoir les compétences pour piloter la construction d'un tout nouveau campus qui coûtera 1 milliard, est incapable d'évaluer les coûts de rénovation d'un couvent!

 

Elle devrait réfléchir au fiasco de l'îlot Voyageur de l'UQAM avant de se lancer tête baissée dans des projets immobiliers faramineux. Mais c'est une autre histoire.

 

* * *

 

Revenons à la montagne et à une autre bataille. Politique.

 

La Ville doit modifier le zonage, d'institutionnel à résidentiel, pour permettre à Catania d'aller de l'avant. Sinon, pas de condos.

 

C'est ce soir ou demain que le conseil municipal doit adopter la modification au règlement de zonage. Il faut s'attendre à une lutte serrée entre Louise Harel, qui s'oppose à la vente, et Gérald Tremblay, qui l'approuve.

 

Le couvent doit rester dans le giron public, croit Mme Harel. Elle veut que la charte de la Ville soit modifiée pour interdire la transformation d'immeubles institutionnels en condos. Une position trop rigide.

 

Et Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, qui, en principe, est dans l'opposition? Pas facile à suivre.

 

Son parti s'oppose vigoureusement à la vente du couvent. Pendant les audiences de l'Office de consultation publique, Projet Montréal a sorti son bazooka pour démolir le projet de Catania.

 

Richard Bergeron fait partie du comité exécutif avec l'équipe du maire. Il doit être solidaire de ses décisions. Donc en faveur de la vente du couvent. Au conseil municipal, il sortira pendant le vote. Ses troupes, elles, voteront contre.

 

En acceptant un poste au comité exécutif, Richard Bergeron a renoncé à son droit de parole sur les dossiers controversés. Pendant combien de temps son parti acceptera-t-il un chef à deux têtes?

 

J'ai demandé une entrevue à Richard Bergeron. Son attachée de presse m'a dit d'appeler le porte-parole de Gérald Tremblay.

 

Pardon? ai-je dit un peu éberluée. Richard Bergeron est dans l'opposition, pourquoi dois-je appeler le bureau du maire?

 

Mais ça dépend à quel Richard Bergeron vous voulez parler, a-t-elle précisé.

 

Parce qu'il y a plusieurs Richard Bergeron?

 

Il y a Richard-Bergeron-membre-du-comité-exécutif et Richard-Bergeron-chef-de-Projet-Montréal.

 

Je veux parler à Richard Bergeron-Richard Bergeron, ai-je répondu.

 

J'ai dû appeler le relationniste du maire. Et comme tout bon politicien embêté par un dossier délicat, Richard Bergeron a refusé de m'accorder une entrevue.

 

Gérald Tremblay peut dormir tranquille, la moitié de l'opposition est émasculée.

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:) Je suis d'accord, les conditions apportées par l'entrepreneur m'apparaissent très acceptables et c'est un bel édifice patrimonial qui aura une deuxième vie tout en préservant son enveloppe extérieure qui fait partie du paysage depuis des lustres.
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:) Je suis d'accord, les conditions apportées par l'entrepreneur m'apparaissent très acceptables et c'est un bel édifice patrimonial qui aura une deuxième vie tout en préservant son enveloppe extérieure qui fait partie du paysage depuis des lustres.

 

Je suis prêt à parier que le couvent passera au feu. C'est tellement typique de Catania.

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  • Administrator
Je suis prêt à parier que le couvent passera au feu. C'est tellement typique de Catania.

 

Typique de Catania?

J'ai du en manquer des bouts parce que je n'ai qu'un seul évènement en tête (contrecoeur).

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  • 4 months later...

Pas de référendum pour le 1420, Mont-Royal

 

L’ancien couvent du 1420, Mont-Royal, qui doit être transformé en condos de luxe, fait encore des vagues. Lundi, le conseil municipal devrait voter en faveur de l’annulation du référendum concernant notamment l’épineuse question des stationnements.

 

«Le maire rit de nous en faisant marche arrière, alors que c’est lui qui avait annoncé la tenue du processus», s’emporte Pierre Labelle, porte-parole du regroupement pour la sauvegarde de l’édifice. Les opposants comptaient sur cette brèche pour faire interdire la construction d’un stationnement intérieur de trois étages.

 

Cela aurait possiblement freiné le promoteur et poussé l’Université de Montréal, toujours propriétaire de l’édifice, à lui garder une vocation de lieu d’enseignement. Ils avaient d’ailleurs recueilli suffisamment de signatures pour qu’un référendum ait lieu.

 

Pour soustraire le 1420 à un référendum, la Ville a utilisé l’article 89 de la Charte qui lui permet d’aller à l’encontre d’un règlement d’arrondissement s’il s’agit d’un édifice de plus de 25 000 m2. Ce geste a été dénoncé par le parti Projet Montréal, qui votera contre cette décision au conseil municipal.

 

http://www.journalmetro.com/linfo/article/605868--pas-de-referendum-pour-le-1420-mont-royal

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