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Train Montréal-Sherbrooke


Marc.PMR

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Quelques propos discordants venant du député Denis Paradis : 

http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201708/24/01-5127416-projet-de-train-le-budget-de-90-m-est-justifie.php

Est-il possible de consulter les conclusions de l'étude de faisabilité ? Les quelques articles que j'ai lus ne sont pas très détaillés.

Je suis peut-être naïf, mais j'ose croire que le dossier avancera plus vite avec, à la barre, ce promoteur et des municipalités qui croient au projet plutôt que Via Rail ou l'appareil fédéral.

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  • 4 weeks later...
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Train : le fédéral devrait investir, selon Dusseault

Le député Pierre-Luc Dusseault est en faveur du... (Spectre Média, Jessica Garneau)

 

JONATHAN CUSTEAU
La Tribune
 

(Sherbrooke) La mobilisation du milieu est suffisante, selon le député Pierre-Luc Dusseault, pour que le gouvernement fédéral songe à investir dans le projet de train de passagers entre Montréal et Sherbrooke. Le député, comme plusieurs dizaines d'autres intervenants des milieux économique et politique, a participé à une balade en train entre Sherbrooke et Magog, lundi, où était dévoilée l'étude de marché du projet.

« J'ai déjà commencé à en parler dans les corridors du parlement pour obtenir un apport du gouvernement. Il va de soi qu'on supporte un tel projet, qui vise entre autres à réduire les émissions de gaz à effet de serre », lance-t-il.

Le projet de 90 M$ prévoit cinq allers-retours entre Montréal et Sherbrooke à une vitesse comparable à celle de la voiture, soit une moyenne de 88 km à l'heure. Selon l'étude de marché rendue publique par l'homme d'affaires François Rebello, les projections font état de 2050 passagers quotidiennement. La contribution attendue des municipalités s'élève à 8 M$, alors que celle du gouvernement fédéral s'élèverait à 26 M$.

« Ce qui m'a convaincu, c'est l'engouement de tous les élus des régions touchées par le projet de train et surtout le support et l'appui monétaire de certaines municipalités. C'est ce qui me permet de retourner à Ottawa avec un dossier qui est plus solide. C'est non seulement le projet d'une entreprise, mais celui de toute une communauté. C'est ce qui est demandé par le gouvernement fédéral. »

 

Le premier ministre Justin Trudeau, lors de son passage à Sherbrooke, avait mentionné qu'il faudrait d'abord une mobilisation de la communauté avant que son gouvernement pense à investir. La députée Marie-Claude Bibeau tenait le même discours.

« Les demandes sont raisonnables. Il reste à déterminer de quelle façon le financement prendra forme. Est-ce qu'on finance l'opération quotidienne du train ou la réfection des infrastructures? Ça reste à voir. Pour moi, il va de soi que le fédéral soit impliqué », ajoute M. Dusseault.

La Ville en « recherche d'information »

Le représentant de la Ville de Sherbrooke, Bruno Vachon, ne confirme toujours pas la participation de sa ville au projet. « Nous sommes en recherche d'information pour voir l'intérêt de la population et du milieu des affaires avant de nous positionner. Nous continuons d'être présents dans le processus pour nous assurer de nous impliquer de la bonne façon. Pour investir 3 M$ dans le projet, plus ce qu'il faudra dans la gare, il faut être capable de vendre le projet à la population et tirer des bénéfices équivalents à ce qu'on va investir. Si on est capable d'en faire un projet où on peut toucher à quatre ou cinq domaines avec le même dollar, pas juste le tourisme, on tiendra quelque chose. »

Candidate à la mairie, Hélène Pigot paraissait emballée... avec des réserves. « Il faut le regarder avec minutie, parce que ça désenclave Sherbrooke. On a besoin de sortir des liens Sherbrooke-Montréal uniquement avec les voitures et les autobus. Ce projet permet aussi une synergie entre les municipalités de l'Estrie. C'est une belle alternative pour avoir des moyens de transport différents, mais il faut s'assurer qu'il y a un retour sur l'investissement et voir combien il faudra investir dans la gare. »

Son adversaire Steve Lussier apprécie lui aussi le projet. « Je crois réellement qu'un train Sherbrooke-Montréal, ce serait bien. Je le prendrais moi aussi. Le projet est plus réaliste que l'aéroport de Sherbrooke pour l'instant. »

Farnham et Bromont embarquent

Rappelons que les villes de Farnham et Bromont se sont déjà engagées à contribuer au projet de train, qui comprendrait aussi un voyage de nuit vers Boston tous les jours.

Les candidats à la mairie de Lac-Mégantic ont semblé prêts à considérer sérieusement la venue d'un train qui filerait jusque dans le Maine.

« J'étais là comme observatrice. La Ville de Lac-Mégantic est venue avec des gens de la Société de développement économique. Ce qui est intéressant, c'est l'amélioration de la qualité des rails pour mettre un train touristique. Vous comprendrez que nous sommes pour ça », dit Julie Morin.

L'autre aspirant, Ronald Martel, pense qu'il faut des activités touristiques, des attractions dans la région. « À Lac-Mégantic, il faut que ça se développe. C'est un projet qui doit venir à Mégantic. C'est une manière de voyager qui est intéressante, pratiquement un incontournable pour amener les gens chez nous. »

Le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, y voit un enjeu pour la mobilité de la main-d'oeuvre pour la MRC de Brome-Missisquoi.

Des élus du Maine, mais aussi de Coaticook, Waterville, Farnham, Brigham et Sutton, entre autres, ont fait partie du voyage.

http://www.lapresse.ca/la-tribune/actualites/201709/25/01-5136550-train-le-federal-devrait-investir-selon-dusseault.php

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  • 1 month later...
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train vers montréal, une «bonne idée» selon couillard

Dans l’optique où le gouvernement provincial souhaite aider les entreprises des régions à attirer la main-d’œuvre dont elles ont besoin, un train de passagers reliant Montréal et Sherbrooke serait-il bénéfique?

« C’est un intéressant projet structurant. Mes collègues m’en ont parlé, je sais que ça éveille de l’intérêt », a réagi le premier ministre Philippe Couillard lorsqu’interrogé à ce sujet vendredi.

Celui-ci s’est toutefois montré prudent quant à un éventuel engagement du gouvernement provincial en la matière. « Nous, on est intéressés à regarder ça. Ce n’est pas demain qu’on va annoncer ça, il y a des analyses à faire : Quelle sera l’entreprise? Quel sera l’exploitant? Quelles seront les infrastructures? Bon, tout ça, il faut le faire, c’est normal, mais si vous me demandez "Est-ce que c’est une bonne idée de faire un lien ferroviaire Sherbrooke-Montréal régulier?", oui, c’est une bonne idée, ça va nous aider et vous aider ici à plusieurs égards », a dit M. Couillard.

Il a réitéré le point de vue de multiples autres politiciens qui croient qu’il ne faut pas aller de l’avant de façon prématurée avec ce projet. « Ça fait partie d’une gamme de projets très intéressants qu’on va vouloir regarder et certainement aider pour des études qu’il faut faire [...], mais sans brûler les étapes. Il n’y a rien de pire pour tuer un projet que d’avancer trop rapidement et de tourner les coins ronds et de ne pas faire les études et les évaluations nécessaires. »

Toujours en attente de financement

Rappelons que le projet de train de passagers reliant Montréal et Sherbrooke, porté par l’homme d’affaires François Rebello avec sa compagnie Train-Hôtel inc., est toujours en attente de financement.
Les seules municipalités qui se sont engagées officiellement à mettre de l’argent dans cette affaire sont Bromont (1 M$) et Farnham (environ 465 000 $).

Le budget global du projet présenté par M. Rebello est estimé à environ 90 M$. Dans son montage financier, 38 M$ proviendraient de fonds privés, dont 25 M$ du propriétaire du chemin de fer. L’ensemble des villes serait appelé à injecter 8 M$, tandis que les 44 M$ manquants sont attendus des deux paliers de gouvernements, soit 18 M$ de Québec et 26 M$ d’Ottawa.

Selon les échéanciers dont dispose M. Rebello, le train pourrait accueillir ses premiers passagers à l’automne 2019. Ce sont 2050 déplacements quotidiens qui sont envisagés à maturité du programme.

https://www.latribune.ca/actualites/train-vers-montreal-une-bonne-idee-selon-couillard-a688038b48d5658b916bd576a7daa726

 

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Tant mieux si ça commence à éveiller un peu d'intérêt du côté de Québec!

Je me demande aussi si cette technologie de l'hydrogène pourrait être envisagée. Ce n'est pas donné, mais la technologie serait plus propre que le diesel et je me dis que ce serait quand même moins cher que l'installation et l'entretien de caténaires pour une éventuelle alimentation électrique. 

https://mtlurb.com/index.php?/topic/15564-h2-technology-turning-pretty-nifty/ (merci Flo, pour l'info)

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/video-alstom-met-sur-les-rails-les-premiers-trains-a-hydrogene-1302152.html

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L'hydrogène, c'est du Greenwashing provenant des compagnies compagnies d'énergie fossiles. 48% est produit avec du gaz naturel, 30% avec du pétrole, 18% avec du charbon, et seulement 4% par électrolyse. C'est plus efficace et moins polluant de brûler du diesel pour faire tourner une génératrice. Par contre, sur le long terme, le portrait pourrait changer. La recherche se concentre actuellement sur la production d'hydrogène à partir d'énergie solaire et la technologie semble prometteuse.

Edited by Enalung
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La région de Farnham prête à embarquer. La municipalité de Farnham- souhaite créer un mouvement d'entraînement pour que se concrétise l'initiative.

https://www.lavoixdelest.ca/actualites/la-region-prete-a-embarquer-90fdb3dacd5422fdc0425aa01e585ae9

Edited by Enalung
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11 hours ago, Enalung said:

L'hydrogène, c'est du Greenwashing provenant des compagnies compagnies d'énergie fossiles. 48% est produit avec du gaz naturel, 30% avec du pétrole, 18% avec du charbon, et seulement 4% par électrolyse. C'est plus efficace et moins polluant de brûler du diesel pour faire tourner une génératrice. Par contre, sur le long terme, le portrait pourrait changer. La recherche se concentre actuellement sur la production d'hydrogène à partir d'énergie solaire et la technologie semble prometteuse.

Le stockage pose encore plus problème. L'hydrogène est l'élément le plus léger. Son pouvoir énergie/masse est important mais il est très difficile de stocker une masse importante. Il faut une pression de réservoir importante pour avoir une quantité significative d'hydrogène. (pour avoir un pouvoir énergétique similaire au Diesel par exemple). Ensuite il faut non seulement que le réservoir supporte la pression interne, mais qu'il résiste au choc sinon c'est une petite bombe en puissance. (Contrairement au diesel qui va brûler avec intensité.)

Le Diesel c'est polluant, mais c'est aussi un produit très dense énergétiquement et relativement abordable. 

L'électrification de la ligne serait encore mieux vu nos coûts d'énergie mais c'est l'implémentation qui est très coûteuse. Le retour sur investissement prendra du temps. Je me dit cependant que l'on devrais faire un effort tout de même... 

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Merci, Enalung. Je n'avais pas du tout vu ces chiffres sur la fabrication de l'hydrogène, mais je me doutais bien que cette technologie avait aussi son empreinte écologique. Par contre, cet article-ci laisse entendre que l'hydrogène vert serait tout de même envisageable à terme : 

http://www.liberation.fr/futurs/2017/11/14/un-train-a-l-hydrogene-est-ce-vraiment-propre_1609799

Enfin, sachant qu'il n'y a même aucun tronçon électrifié à l'heure actuelle dans le corridor Québec-Windsor de Via, je me disais simplement que cette technologie serait une option plus réaliste pour une nouvelle ligne régionale. J'avoue que j'ignore presque tout de cette technologie, mais il semblerait qu'on cherche activement à rendre les techniques de production plus propres, y compris au Québec : 

https://www.lenouvelliste.ca/actualites/centre-du-quebec/filiere-hydrogene-une-invitation-a-choisir-becancour-c6a020d785be5dbd01b4c1c217e4121a

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Malheureusement, la production d'hydrogène est loin d'être le seul problème de cette technologie. Les piles à hydrogènes sont sensible au carbone. Hors, on en relâche des tonnes et des tonnes dans l'environnement sous diverses formes. Il faut également noter que ces piles n'ont une efficacité que de 40 à 60%. Le reste du potentiel énergétique est perdu sous forme de chaleur, ou par le relâchement d'hydrogène n'ayant pas réagit dans la pile. À cela, il faut ajouter le fait que c'est une molécule tellement petite qu'il est très difficile d'empêcher les fuites. Il y a donc des pertes d'un bout à l'autre de la chaîne d'approvisionnement. C'est sans compter le fait que la livraison d'hydrogène se fait généralement avec un véhicule qui roule avec du diesel ou de l'essence. Ce genre de détail est souvent omis du calcul dans ces articles qui prétendent que l'hydrogène, c'est la solution verte. Au final, l'efficacité de l'hydrogène atteint même pas le 20%. De par n'importe quel standard, c'est abysmal.

Il y a aussi la question de l'infrastructure. Tu dis qu'il n'y a pas de tronçon électrifié, mais à ce que je sache, autres que pour les usages industriel, il n'y a pas vraiment de chaîne d'approvisionnement et de distribution d'hydrogène sur le genre d'échelle qui serait requis pour déployer cette technologie. Sinon, l'Ontario est en train de se préparer à réaliser un premier tronçons de TGV entre Toronto et Waterloo. Donc, la mise en place d'un réseau électrifié ne saurait tarder. Ça va prendre encore minimum une décennie avant que l'hydrogène soit mature comme technologie, et encore, ça, c'est en étant optimiste.

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Je me rappelle avoir lu que l'hydrazine pourrais aussi être une alternative pour les piles à combustible. Étant liquide à pression et température ambiante, il est beaucoup plus facile a stocké. 

Sinon, je lance une idée farfelu, mais pourquoi ne pas faire une pierre deux coups en utilisant les voies ferré comme  ligne de transport et vice versa. 

Certes ça prendrait des pylônes spéciaux. Mais à mon avis il serait facilement possible d'en construire ou 2 voies de train passerait sous leur emprise. Les emprise de lignes électrique sont des endroit peut désirable déjà et on ne peux rien y construire ou presque. De plus le courant serait déjà la et il suffirait de construire des postes de tension là ou nécessaire. 

Il y a probablement des questions de sécurité à prendre en compte aussi (rupture d'un câble ou d'un pylône). Mais je me demande si c'est insurmontable?

J'imagine que l'acceptabilité sociale d'une ligne haute tension serait moindre si elle viendrait aussi avec un service de train haute fréquence...

 

Après, Hydro Québec serait certainement contre vu qu'elle devrais se plier au trajet du train (qui lui doit tenir compte du relief) la ou une ligne haute tension peut facilement aller en ligne droite et surmonter les obstacles. C'est une idée comme ça... Folle peut être, mais des fois il faut penser out of the box. 

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