Jump to content

Une compagnie américaine débauche des infirmières québécoises


mtlurb
 Share

Recommended Posts

  • Administrator

Une compagnie américaine débauche des infirmières québécoises

bilde?Site=CP&Date=20070917&Category=CPACTUALITES&ArtNo=709170573&Ref=AR&Profile=6488&MaxW=300&Q=85plusgrand.gif

Les infirmières Mélanie, Marie et Lyhn devant l'hôtel Ritz-Carlton, où des représentans américains leur ont vanté les avantages de travailler aux États-Unis.

Photo André Tremblay, La Presse

 

 

 

Catherine Handfield

La Presse

Alors que la pénurie d'infirmières est criante au Québec, une entreprise américaine recrute des diplômées québécoises depuis plusieurs mois en leur promettant de meilleures conditions de travail et un milieu où il fait bon vivre. Une cinquantaine d'infirmières décideraient de partir chaque année, a appris La Presse.

 

Hier après-midi, des infirmières assistaient au quatrième séminaire d'information organisé par AmeriCANÀ Healthcare Solutions. L'entreprise du New Jersey recrute ici depuis mars 2006 pour combler le manque de personnel dans les hôpitaux des États-Unis.

 

Plus d'une trentaines d'intéressées, ainsi que quelques hommes, ont écouté les conseils dans une salle de réception du chic hôtel Ritz-Carlton, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal. Pat Chibbaro, infirmière new-yorkaise et consultante pour l'entreprise, y vantait les mérites de l'immigration chez nos voisins du Sud.

 

«Il y a tellement de bonnes raisons d'aller travailler aux États-Unis», a-t-elle indiqué à plusieurs reprises. Elle a insisté surtout sur la possibilité de se spécialiser, sur la flexibilité des horaires, le respect de la profession et, bien sûr, le salaire avantageux.

 

À leur arrivée, les candidates recevaient un porte-monnaie en cuir et une pochette d'information sur les avantages financiers de l'immigration aux États-Unis. Alors que le salaire annuel d'une infirmière varie entre 37 600$ et 56 000$ au Québec, il oscille entre 62 000$US et 74 000$US en Californie, par exemple.

 

«Au Québec, c'est le syndrome du burnout, a dit à l'assistance le président d'AmeriCANÀ Healthcare Solutions, Jacob Safran. Les infirmières travaillent trop et sont sous-payées.»

 

Mélanie Tremblay, qui vient tout juste d'être embauchée à l'Hôpital juif de Montréal, souriait pendant la présentation. Elle rêve depuis longtemps de travailler à New York, et la rémunération pèse aussi dans la balance. «Je me suis endettée pour faire mes études et, au Québec, le salaire n'est pas très bon pour la charge de travail.»

 

«C'est difficile pour moi de trouver un emploi parce que je ne maîtrise pas le français», a dit pour sa part Marie Tess, qui ne parle qu'anglais.

 

 

Un bureau à Montréal

 

 

AmeriCANA Healthcare Solutions, qui possède un bureau à Montréal, convainc une cinquantaine d'infirmières par année d'émigrer aux États-Unis. «Nous sommes en contact régulier avec 170 personnes, et nous avons établi une liste de 600 candidates potentielles», explique Jacob Safran.

 

L'entreprise n'est pas la première à convoiter les diplômées canadiennes, mais elle demeure la seule à cibler le Québec, selon M. Safran. «Le sentiment de fatigue est plus prononcé ici que dans les autres provinces», estime l'expert en recrutement. Le salaire au Québec est en effet le plus bas au Canada.

 

Les recruteurs utilisent surtout le bouche à oreille pour se faire connaître puisque les cégeps de la province ont refusé qu'ils rencontrent les étudiantes. Ils font aussi paraître une publicité... dans la revue officielle de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

 

«Le problème n'est pas la publicité, mais le manque de compétitivité des conditions de travail», se défend la présidente de l'Ordre, Gyslaine Desrosiers. Selon l'Association des infirmières et infirmiers du Canada, quelque 8000 nouvelles diplômées canadiennes de 2007 partiront travailler aux États-Unis.

 

Le ministère de la Santé estime qu'il manque 1500 infirmières actuellement, un nombre qui pourrait grimper à 5000 dans les prochaines années et à 17 000 en 2019. Le Bureau international du travail prévoit pour sa part une pénurie d'un million d'infirmières aux États-Unis en 2010.

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
 Share

×
×
  • Create New...
adblock_message_value
adblock_accept_btn_value