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Un GPS, S.V.P!

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Nathalie Collard

La Presse

Un visiteur arrive à Montréal par l'autoroute 40, direction ouest. Arrivé à l'intersection de l'autoroute 25, on lui offre deux possibilités: à gauche, le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine. À droite: Hull/Ottawa. Aucune indication pour Montréal ou son centre-ville!

 

 

Scénario semblable en provenance des États-Unis, via le poste douanier de Lacolle. En territoire américain, on annonce Montréal. Mais une fois sur le réseau routier québécois, il faut attendre St-Jean-sur-Richelieu avant qu'on nous indique à nouveau la direction de la métropole.

 

À Montréal, ça laisse à désirer. À la sortie du métro Champ-de-Mars, par exemple, le touriste se trouve face à une colonne Astral plutôt discrète affichant un plan du quartier. Les abords du métro sont souvent jonchés de débris. Une affichette rouge et or en piètre état indique l'hôtel de Ville et le Vieux-Montréal. Rappelons qu'avec le métro Place d'Armes, le métro Champ-de-Mars est LA station du Vieux-Montréal, celle où descendent les touristes qui se dirigent vers la place Jacques-Cartier. Or les visiteurs, déboussolés, doivent s'en remettre à la politesse des usagers du métro pour trouver leur chemin.

 

Les exemples de signalisations déficientes sont nombreux à Montréal et dans ses environs. Invisibles aux yeux de ceux qui connaissent bien la métropole, les pancartes offrent une information insuffisante aux touristes qui en sont à leur première visite.

 

En janvier dernier, lors d'une sortie très médiatisée pour dénoncer la saleté de la Ville, le pdg de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, avait critiqué au passage la pauvre qualité de la signalisation touristique. Six mois ont passé, l'été bat son plein mais rien n'a changé.

 

Nous ne sommes pas les seuls à déplorer le peu d'attention portée au dossier crucial de la signalisation, dossier qui concerne aussi bien le gouvernement provincial que municipal. Au cours des dernières années, plusieurs rapports et mémoires ont insisté sur ce facteur primordial pour toute ville désireuse d'attirer des touristes ainsi que des congrès et des événements d'envergure. Que ce soit la Société du palais des Congrès qui déplorait la signalisation à la sortie de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau ou encore l'Université McGill qui proposait que les universités soient annoncées sur les pancartes routières comme c'est le cas aux Etats-Unis, il y a beaucoup à faire pour améliorer la situation.

 

À commencer par une refonte des petites affiches bleues qui semblent être tombées dans l'oubli. Il faut s'assurer que ces indications mènent le visiteur à bon port. À l'heure actuelle, ce dernier est souvent abandonné en plein parcours. Un exemple: boulevard René-Lévesque, face au Complexe Desjardins, une de ces pancartes indique à l'automobiliste qu'il doit tourner à droite sur Jeanne-Mance pour se rendre au mont Royal. Mais une fois au pied de la montagne, avenue du Parc, plus rien. Il faudrait ajouter une autre pancarte pour indiquer le stationnement et le chalet de la montagne, un des plus beaux points d'observation de la ville.

 

Le maire a promis au pdg de Tourisme Montréal que le problème serait réglé d'ici la fin de l'année. Il lui reste donc six mois pour remplir sa promesse.

 

Montréal devrait également se doter d'une carte officielle de la Ville semblable à la célèbre carte de Paris commanditée par Les Galeries Lafayette. Comme nous possédons beaucoup moins de lieux historiques que la Ville-Lumière, pourquoi ne pas y indiquer les lieux de design qui valent le détour (tirés de la liste de gagnants du concours Créativité Montréal). Après tout, Montréal n'est-elle pas devenue une ville de design selon l'Unesco? Cette carte pourrait être distribuée partout: aéroport, hôtels, comptoirs d'information touristique, métroet deviendrait un outil de repérage incontournable.

 

Il y a également un effort à faire du côté des taxis qui devraient tous être équipés d'une carte numérisée de la ville fixée au dossier du chauffeur. Trop dispendieux? Une carte plastifiée serait déjà un bon début.

 

Bref, il est urgent que le ministère des Transports, la Ville de Montréal et chacune des agglomérations coordonnent leurs actions et leurs efforts pour rendre notre ville plus conviviale. Notre crédibilité en tant que destination touristique en dépend.

 

 

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