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ErickMontreal
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L'Ontario roule à deux vitesses

 

3 octobre 2008 - 06h28

La Presse

Martin Vallières

Est-ce la pire crise en 15 ans pour l'industrie automobile? Pas de doute pour GM, Ford et Chrysler qui, pris de court par l'effondrement du marché de leurs véhicules les plus rentables, quémandent une aide de 25 milliards auprès de Washington.

 

Mais cette situation cache une industrie à deux vitesses. Alors que les Trois Grands américains souffrent, les constructeurs de véhicules plus efficaces, d'origine asiatique surtout, continuent d'améliorer leurs parts de marché.

 

En Ontario, cette conjoncture est flagrante dans le «couloir de l'automobile», le long de l'autoroute 401, qui va de la région de Toronto jusqu'à la ville frontalière de Windsor. Martin Vallières l'a parcouru récemment. Et ramène un constat tout en contrastes.

 

Morosité économique à un endroit, prospérité persistante ailleurs.

 

La situation tout en contraste s de l'industrie automobile nord-américaine s'étale de façon particulière en Ontario, le long des centaines de kilomètres d'autoroute qui relient la région de Toronto à la ville frontalière de Windsor.

 

À l'extrémité ouest de la 401, en face de Detroit, la région de Windsor et ses 275 000 résidants subissent de plein fouet les graves revers des trois grands constructeurs américains: GM, Ford et Chrysler.

 

Leurs fournisseurs de pièces et composantes écopent aussi, au point de mettre en péril la réputation de «capitale canadienne de l'automobile» de Windsor.

 

Pourtant, il suffit de rouler 300 kilomètres vers l'est, en direction de Toronto, pour voir de petites villes qui profitent encore de l'industrie automobile.

 

C'est le cas de la localité d'Alliston, au nord de la Ville reine, où le vaste complexe manufacturier de Honda continue de rouler à haut régime pour suffire à la demande de la compacte Civic.

 

Aussi, Honda vient d'y inaugurer une usine de moteurs: 154 millions investis et au moins 340 emplois directs pour fournir jusqu'à 800 unités par jour à la chaîne d'assemblage des Civic, voisine immédiate.

 

Dynamisme semblable à Cambridge et Woodstock, où est implanté Toyota, qui résiste mieux que les Trois Grands américains au ressac du marché.

 

À Woodstock, Toyota inaugurera très bientôt sa deuxième usine au Canada: au moins 1400 emplois directs et 1 milliard de dollars investis, en plus de l'apport de nouveaux fournisseurs.

 

En raison du ralentissement actuel, Toyota démarrera cette usine d'assemblage des VUS compacts RAV-4 avec un seul des deux quarts de travail prévus à l'origine.

Chantier

 

N'empêche. Le Tout-Woodstock est en chantier: boulevard principal et accès autoroutier en réfection, plusieurs projets commerciaux et hôteliers.

 

«L'implantation de Toyota et de ses fournisseurs a provoqué un mini-boom ici. Nos affaires vont super bien, malgré l'arrivée de concurrents», commente Judith, chef de quart à la réception de l'hôtel où La Presse Affaires fait escale.

 

Et dans le centre commercial voisin tout neuf, on croise des groupes d'ingénieurs et de techniciens japonais qui font des emplettes au supermarché Loblaw, qui s'est doté d'un rayon d'aliments asiatiques.

 

C'est plutôt inédit dans cette région semi-rurale de l'Ontario, comparativement à la diversité ethnique de la région voisine du grand Toronto.

 

À une soixantaine de kilomètres de Woodstock, encore par l'autoroute 401, on arrive à Cambridge où, là aussi, la crise de l'industrie automobile semble passer inaperçue.

 

Le principal employeur des environs depuis une décennie, Toyota, fonctionne encore à plein régime pour produire ses populaires compactes Corolla.

 

Dans le parc industriel voisin, pas le moindre signe de ralentissement économique. D'ailleurs, le taux de chômage régional se maintient à 6%, mieux que tout l'Ontario.

Fonds publics

 

Pendant ce temps, à Windsor, le taux de chômage vient d'atteindre 10%, le plus élevé parmi les principales régions urbaines au Canada.

 

Le marché immobilier y peine aussi gravement: mises en chantier amputées d'un tiers, affaissement du prix de revente des maisons.

 

En parcourant la ville, on constate que les seuls chantiers d'importance dépendent des fonds publics: amélioration de l'accès routier vers l'important poste-frontière de Detroit et préparatifs pour la construction d'un second pont frontalier, expansion récente du centre des congrès et du casino au centre-ville.

 

Encore tout beau, ce complexe touristique est situé en face de la rivière frontalière qui sépare Windsor du centre-ville de Detroit, où dominent les hautes tours cylindriques de verre du siège social de GM.

 

La viabilité des ambitions touristiques de Windsor reste cependant à faire. «Le nombre de visiteurs américains a chuté avec les mesures de sécurité à la frontière depuis le 11 septembre (2001). La baisse du dollar américain nous nuit aussi», admet Lindsay Booth, président de la Chambre de commerce de Windsor-Essex.

 

Mais il ne désespère pas. «Nous bénéficions de la plus longue saison de golf en Ontario et de l'est du Canada!» souligne-t-il.

 

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