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Desjardins : Le Québec est en récession


ErickMontreal
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Le Québec est en récession, estime Desjardins

 

Éric Desrosiers

Édition du vendredi 06 février 2009

 

La crise s'annonce moins grave qu'en 1991

 

Au nombre des mauvaises nouvelles dont a tenu compte le Mouvement Desjardins, on compte le fléchissement de la confiance des ménages ainsi que la baisse des ventes au détail.

 

Le Québec est probablement en récession depuis le mois de novembre, estime le Mouvement Desjardins. Ce recul de l'économie devrait durer au moins jusqu'à l'été, mais s'annonce moins grave que la dernière crise, il y a 18 ans.

 

Les statistiques officielles sur le produit intérieur brut (PIB) pour le mois de novembre au Québec ne seront pas connues avant le 25 février. Les plus récentes données sur le marché du travail, la consommation, le secteur immobilier, les exportations et les marchés financiers permettent cependant de conclure que l'économie québécoise a déjà commencé à se contracter, a affirmé hier le Mouvement Desjardins, au moment de dévoiler la plus récente lecture de son Indice précurseur. Ces statistiques donnent en effet à penser qu'après avoir fait du surplace en octobre, le PIB réel a reculé en novembre de 0,5 % à 1 %.

 

«Ce recul devrait marquer officiellement le début de la récession au Québec», a noté Hélène Bégin, économiste senior de l'institution financière. Il faudra toutefois patienter encore quelques mois, a-t-elle dit, pour avoir une idée plus précise de l'ampleur de la récession.

 

Pour le moment, l'économiste a dit s'attendre à un recul de 0,5 % du PIB réel pour l'ensemble de l'année 2009, soit une baisse relativement modeste en comparaison de la dernière, qui avait été de - 2,7 % en 1991.

Sombres statistiques

 

Faisant la synthèse de plusieurs statistiques économiques, l'Indice précurseur Desjardins (IPD) a fléchi de 0,8 % au mois de décembre. Cette baisse était la troisième consécutive, le mois d'octobre ayant accusé un premier recul de 0,5 %, et le mois de novembre une autre chute de 0,7 %.

 

Au nombre des mauvaises nouvelles dont a tenu compte le Mouvement Desjardins, on compte le fléchissement de la confiance des ménages ainsi que la baisse des ventes au détail. Le marché du travail a aussi reculé, avec 7400 pertes d'emplois en décembre qui ont fait grimper le taux de chômage de 7,2 % à 7,3 %. «D'autres mises à pied sont attendues d'ici le printemps, a prévenu Hélène Bégin, ce qui fera grimper le taux de chômage autour de 8,5 %.»

 

La chute du nombre de transactions sur le marché immobilier a amené, jusqu'à présent, une stabilisation du prix des maisons, a observé l'économiste. Mais «une détérioration plus importante de la conjoncture économique risque de provoquer une situation de surplus qui pourrait entraîner des baisses de prix».

 

Après les 11 premiers mois de 2008, les exportations québécoises accusaient un retard de 3,6 % par rapport à la même période l'année d'avant. À voir la gravité de la crise aux États-Unis, la situation continuera à se dégrader.

 

Dans l'espoir d'aider la reprise économique, la Banque du Canada a déjà réduit son taux directeur à un niveau jamais vu de 1 %. «Étant donné l'assombrissement des perspectives économiques au pays et le repli de l'inflation, une autre diminution est prévue en mars», a annoncé Hélène Bégin.

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