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Agrandissement du TNM : un projet de 12,5 millions en attente

Publié le 23 janvier 2013 à 10h42 | Mis à jour à 10h42

 

 

Depuis sa revitalisation de 1996-1997, le Théâtre du Nouveau Monde n'a cessé d'accroître ses activités. Il souhaite donc s'agrandir. Sa directrice Lorraine Pintal veut que ce projet de 12,5 millions se réalise avant le 375e anniversaire de Montréal, en 2017, mais Québec n'a pas d'argent. Du moins, pas pour l'instant.

 

L'agrandissement du TNM est dans les plans du théâtre depuis plusieurs années. «On veut rattraper le manque d'espaces qu'on n'a pu avoir en 1996-1997, dit Lorraine Pintal à La Presse. J'avais dit à Jacques Parizeau à l'époque que cette revitalisation ne répondrait pas à toutes les fonctions du TNM.»

 

Le théâtre a connu une forte croissance de sa fréquentation. Avec quelque 10 500 abonnés, il ne répond pas adéquatement à cette affluence. «On est occupé 300 jours sur 365», assure Mme Pintal.

 

Proche du Café du Nouveau Monde, très populaire, l'aire d'accueil ne serait pas assez grande pour servir correctement le public les soirs de représentation.

 

«C'est une vraie course à obstacles, souligne la directrice. Il faut aller à la billetterie, bifurquer vers le vestiaire, revenir vers la salle, ça crée des cohues.»

 

Ajout d'un étage:

Le projet comprend l'ajout d'un étage pour installer une deuxième salle de répétition, de nouveaux espaces administratifs et de production pour tenir compte de la croissance du personnel, et des espaces d'entreposage et de présentation de la collection de costumes et de rideaux de scène.

 

Mme Pintal dit que le théâtre est dans une zone où de nouveaux bâtiments ont surgi avec une belle architecture moderne (l'Adresse symphonique, le 2-22, la Maison du développement durable) et que, «tout en rendant hommage au talent de Dan Hanganu», le TNM a besoin de «revoir sa signature architecturale».

 

Projet réduit:

Le projet avait été transmis à l'ex-ministre de la Culture Christine St-Pierre il y a cinq ans. Elle l'avait trouvé trop onéreux. Le TNM l'a donc ramené de 18 millions à 12,5 millions, soit à peu près le coût de la revitalisation de 1996-1997.

 

«Le projet a été approuvé par le Conseil des arts et des lettres du Québec, rappelle Mme Pintal, mais le nouveau ministre de la Culture, Maka Kotto, nous a prévenu qu'il n'y a pas d'argent pour l'instant pour le réaliser.»

 

Le TNM estime qu'il serait capable d'aller chercher deux millions sur les 12,5 millions du projet. Québec aurait donc à verser 7 millions et Ottawa, 3,5 millions. Mais si Québec et Ottawa ne sont pas capables d'avancer de telles sommes, Lorraine Pintal est-elle prête à aller chercher un commanditaire privé?

 

«Je ne ferme aucune porte si ça nous permet de procéder plus rapidement à la rénovation, répond-elle. Je pense que le conseil d'administration serait très ouvert à cette possibilité.»

 

Lorraine Pintal verrait d'un bon oeil la création d'un Espace culturel portant le nom d'une grosse entreprise.

 

«On n'a pas été considéré, lors du dernier budget, comme une priorité, ce que je peux comprendre», dit Lorraine Pintal.

 

«Le milieu théâtral a quand même profité d'un maintien d'actifs. J'espère que 2013 sera plus faste et suscitera davantage de projets de développement, dont le nôtre!»

 

http://www.lapresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/theatre/201301/23/01-4614176-agrandissement-du-tnm-un-projet-de-125-millions-en-attente.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_arts_244_accueil_POS1

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«On n'a pas été considéré, lors du dernier budget, comme une priorité, ce que je peux comprendre», dit Lorraine Pintal.

«Le milieu théâtral a quand même profité d'un maintien d'actifs. J'espère que 2013 sera plus faste et suscitera davantage de projets de développement, dont le nôtre!»

 

Je suis content d'entendre cette attitude de la part de Mme Pintal. Souvent, la "Culture" a une attitude que tout leur est dû. (imaginez, je suis dans ce milieu à tous les jours). Ce qui ramène à un autre article qui court dans les journaux ces temps-ci. Le Québec est en manque de philanthropies et c'est ce que le TNM aurait besoin, pas une commandite corporative.

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La culture c'est l'identité d'un peuple, c'est ce qui le distingue de tout autre. Plus sa culture sera vivante, plus ce peuple sera épanoui et rayonnera davantage à l'extérieur de son territoire national, tout en exportant ses propres créations. C'est la meilleure façon de grandir aux yeux des autres et ainsi s'affirmer en tant que nation. On pourrait ainsi considérer la culture comme une industrie créatrice de richesse, qui fait vivre des centaines de milliers de personnes, et cela dans une foule de domaines. Elle a de surcroit le pouvoir d'attirer tout autant de visiteurs locaux, qu'internationaux. La culture, qu'elle soit gastronomique, théâtrale, cinématographique, muséale ou autre, est un attrait certain pour l'étranger et contribue largement à développer le tourisme, lui aussi générateur de richesse. Elle contribue aussi largement à l'animation d'une ville, d'un pays, et est indissociable de la qualité de vie d'un endroit donné.

 

Les pays qui ont le mieux compris l'importance de ce phénomène identitaire, sont souvent les pays les plus populaires auprès des visiteurs étrangers, et ils engrangent bon an mal an, des centaines de millions de dollars en revenus de toutes sortes. On peut donc considérer la culture comme un investissement judicieux à l'intérieur d'une politique nationale, qui doit non seulement supporter à coût de millions cette industrie, mais surtout encourager davantage la philanthropie auprès de sa classe dirigeante (sans pour autant négliger l'apport individuel).

 

La culture appartient à tout le monde et nous en sommes responsables autant pour sa qualité, que sa diffusion. Notre langue, notre façon d'être et d'agir, manger, nous distraire, sont autant d'éléments culturels véhiculés à l'échelle individuelle. Nos institutions, nos créations, nos loisirs et nos festivals sont à l'échelle collective, et les deux découlent l'un de l'autre. Plus la chimie opère d'un niveau à l'autre, plus la culture est dynamique et enrichissante. Tout le monde gagne donc à y participer car c'est le trait le plus convainquant de la civilisation et sa promesse d'avenir.

 

On peut donc la considérer comme quelque chose d'aussi important que l'économie pour un peuple. Et je dirais par analogie, qu'elle est le sang du corps, ses émotions, sa créativité, et tout ce qui colore la vie. Elle est en fait complémentaire à l'économie puisqu'elle s'appuie sur les mêmes forces dynamiques de la créations et de la diffusion, pour engendrer de la richesse, tout cela en consolidant directement ou indirectement les acquis économiques. La nation qui a compris cette relation est nécessairement plus prospère, et son rayonnement nettement plus grand.

 

Il ne faut pas alors en négliger les détails, toutes les institutions doivent non seulement survivre à la concurrence des autres, mais aussi se développer selon leurs spécificités. Chacune apporte sa propre contribution au concert des arts et c'est l'ensemble qui fait le succès d'un peuple. Bien sûr il faut vivre selon nos moyens et les gouvernements ne sont pas des puits sans fond. C'est pourquoi la philanthropie peut et doit jouer un rôle primordial dans le soutien de la culture et des arts. C'est en même temps retourner l'ascenseur à la culture qui fait qu'une ville, un pays, bouillonnent d'activités économiques, car tout est relié et interdépendant.

 

Le projet du TNM est un bel exemple d'institution ancrée profondément dans son milieu et qui est devenu victime de son succès. Non seulement excelle-t-il par la qualité de sa programmation, mais il est aussi devenu un pilier du théâtre montréalais et québécois. Une source d'inspiration pour plusieurs et un des aimants du Quartier des Spectacles qui attire véritablement les foules. Ce ne serait que gratitude pour services rendus, que d'appuyer philanthropiquement un théâtre qui fait partie des pionniers de ce quartier montréalais devenu exceptionnel.

 

La philanthropie est encore marginale dans notre culture, il faut l'encourager en faisant bien comprendre son utilité tout autant auprès des institutions financières et économiques en général, qu'auprès d'autres organismes (hôtels, restos, bars, commerces) qui profitent de toute cette animation locale. Le gouvernement aurait lui aussi intérêt à établir une politique claire et bien diffusée, avec des incitatifs généreux vis à vis de tous supporters, publics ou privés. La culture est l'affaire de tout le monde, et elle doit se nourrir financièrement de sources diverses: revenus au guichet, subventions, commandites, philanthropie. Non seulement pour garantir ses capacités de création et de diffusion, mais surtout pour assurer son indépendance. Car créer dans la contrainte, financière ou autrement, c'est stagner, ou pire s'éteindre à petit feu.

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Si je donnais à chaque cause qui me tient à coeur, je quêterais dans la rue pour survivre. La question n'est pas de supporter individuellement un organisme en particulier, bien que pour certaines personnes fortunées ce serait un bon geste. Mais de sensibiliser ceux qui en ont les moyens, de contribuer plus directement à la culture. Tout est une question de prise de conscience et de sentiment de solidarité. Plus on réalise l'importance de la culture dans notre vie, plus on a envie qu'elle se développe et occupe toute la place qui lui revient dans notre société.

 

Le philanthropisme peut se manifester de différentes manières, c'est avant tout une action désintéressée à la faveur d'autrui. Le bénévolat en est une forme, mais celui qui nous intéresse est plutôt de nature financière et on sait que l'argent est "le nerf de la guerre". Plus on en parlera, plus l'idée fera son chemin, et rejoindra ceux qui se sentent concernés et qui peuvent vraiment faire la différence. A ce chapitre les anglophones ont une longueur d'avance, il serait d'ailleurs intéressant de connaitre leur histoire sur le sujet et les motivations qui les ont guidés. On a toujours à apprendre des autres, et ici la culture anglophone pourrait nous inspirer dans notre propre cheminement.

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Le ministre Luc Fortin annonce des investissements de 8,4 M$ pour la rénovation et l’agrandissement du Théâtre du Nouveau Monde

Montréal, le 3 octobre 2016. – Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, M. Luc Fortin, a annoncé aujourd’hui, à l’occasion du lancement médiatique de la 65e saison du Théâtre du Nouveau Monde (TNM), une aide financière de 1 398 300 $ pour le maintien des actifs ainsi qu’un accord de principe de 7 M$ pour les travaux de rénovation et d’agrandissement des installations du théâtre.

Ces investissements majeurs pour le TNM visent essentiellement à moderniser le théâtre, fondé en 1951, afin qu’il réponde plus adéquatement aux défis techniques croissants de la pratique théâtrale d’aujourd’hui et aux besoins de la clientèle.

« En 65 ans d’existence, le Théâtre du Nouveau Monde a confirmé sa place à l’avant-scène de la culture québécoise. C’est donc avec fierté que notre gouvernement le soutient dans son projet d’agrandissement de ses espaces de création et de production. Haut lieu de la création théâtrale, le TNM pourra poursuivre son rôle phare dans la diffusion des grands classiques des répertoires international et national, d’hier et d’aujourd’hui », a mentionné le ministre Fortin.

« Le Théâtre du Nouveau Monde est une institution réputée qui accueille nos plus grands artisans et artistes de théâtre. Cet investissement est porteur de retombées positives et contribue à la vitalité culturelle et économique de Montréal, renforçant ainsi sa position de métropole culturelle », a fait valoir le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de Montréal, M. Martin Coiteux.

« Véritable carrefour des grands courants dramaturgiques classiques et contemporains, le Théâtre du Nouveau Monde souhaitait célébrer son 65e anniversaire en marquant avec force et puissance son territoire au cœur de la cité. Voilà que nos désirs se réalisent grâce à l’engagement du gouvernement du Québec envers le projet de mise à niveau et d’agrandissement de notre institution. Au nom de la grande famille du TNM, des artistes et du public, c’est avec beaucoup d’émotion que je remercie M. Luc Fortin d’avoir permis à notre rêve de devenir réalité », a ajouté Mme Lorraine Pintal, directrice artistique et générale du Théâtre du Nouveau Monde.

Situé en plein cœur du quartier des spectacles de Montréal, le TNM restaurera ses espaces d’accueil et de diffusion, en plus d’actualiser sa facture architecturale. Une seconde salle de répétition et un espace polyvalent seront aussi ajoutés aux installations existantes.

– 30 –

Infographie_TNM_vF.png

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