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Québec se surpasse, Ottawa rate sa cible


ChrisDVD
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Québec se surpasse, Ottawa rate sa cible

Publié le 16 avril 2014 à 08h15

 

C'est fait: les derniers chiffres montrent que le Québec a réduit ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6,8% entre 1990 et 2012, ce qui signifie qu'il a surpassé son objectif. Du côté d'Ottawa, ce que tout le monde savait est maintenant officiellement confirmé: le Canada a complètement raté les cibles qu'il s'était engagé à atteindre en signant le protocole de Kyoto et semble en très mauvaise posture pour atteindre les objectifs pourtant beaucoup moins ambitieux qu'il s'est fixés par la suite. Explications.

 

Le Québec - 6,8%

 

C'est la réduction des émissions de GES du Québec entre 1990 et 2012. Le Québec s'était engagé à réduire ses émissions de 6% entre 1990 et 2012 et a donc dépassé son objectif.

 

«Les bonnes nouvelles sont rares dans le dossier du réchauffement climatique et en voici une. Je pense qu'il faut saluer la chose», souligne Hugo Séguin, chercheur en enjeux énergétiques et politiques climatiques au CERIUM.

 

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada, note que, compte tenu de la croissance du PIB pendant cette période, l'intensité des émissions par rapport à la taille de l'économie a diminué de 30% au Québec entre 1990 et 2012.

 

Hugo Séguin, du CERIUM, ne le cache pas: le ralentissement économique qui a frappé le Québec à la suite de la crise financière mondiale de 2008 a sans aucun doute aidé la province à atteindre sa cible. Des fermetures d'usines, notamment dans les secteurs du magnésium et des pâtes et papiers, ont aussi aidé la cause.

 

«La conjoncture explique une partie des diminutions. Mais l'analyse des données montre que l'action gouvernementale dans certains créneaux a aussi eu des impacts très importants», dit M. Séguin. L'expert cite notamment les programmes qui ont permis aux particuliers et aux entreprises de troquer le mazout pour des sources de chauffage moins polluantes.

 

Le Canada + 18,3%

 

C'est l'augmentation des émissions de GES au Canada entre 1990 et 2012.

 

Le 11 décembre 1997, le Canada avait pourtant signé le protocole de Kyoto, s'engageant à ramener en 2012 ses émissions à 6% sous les niveaux de 1990.

 

Le Canada a ensuite annoncé une nouvelle cible beaucoup moins ambitieuse, soit une réduction de 17% en 2020... mais sous les niveaux de 2005. Or, les émissions du pays ont bondi de 25% entre 1990 et 2005.

 

Comme le Québec, l'Ontario a réduit considérablement ses émissions entre 1990 et 2012, avec une baisse de 5,6%. La décision de fermer les centrales au charbon, notamment, a contribué à cette réduction.

 

Un coup d'oeil aux chiffres montre cependant que les efforts des deux provinces ont été complètement noyés par les augmentations en provenance de l'Alberta, où le secteur des sables bitumineux a crû en flèche.

 

Pendant la même période, les émissions y ont bondi de 46% pour atteindre 249 000 mégatonnes de CO2, soit plus que le Québec et l'Ontario réunis.

 

Patrick Bonin, de Greenpeace Canada, note que le secteur du pétrole et du gaz a maintenant surpassé celui des transports pour devenir le plus important émetteur de GES au pays.

 

http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/changements-climatiques/201404/16/01-4758112-quebec-se-surpasse-ottawa-rate-sa-cible.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_environnement_263_accueil_POS1

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Avec cet article de La Presse http://www.lapresse.ca/environnement...3_accueil_POS1 , nous sommes face à un cas de conscience qui nous met dans une situation des plus inconfortables. D'un côté une sorte d'urgence exprimée par l'intensification toujours plus grande d'une exploitation effrénée des sables bitumineux, qui vise le revenu et la richesse maximum dans le court terme. Et de l'autre une responsabilité morale qui fait que nous nous enrichissons en occultant et minimisant volontairement les conséquences dramatiques à long terme, sur toute la planète.

 

Si la ressource était rare ou commandait un besoin essentiel auquel il fallait répondre sérieusement et dans des délais immédiats, on pourrait s'en accommoder en tentant d'en limiter les dégâts. Mais nous ne sommes pas du tout dans cette logique. Nous sommes plutôt comme l'envahisseur qui essaie d'occuper le plus grand territoire possible, pour ensuite offrir éventuellement un retrait stratégique, déguisé en bonne intention. Comme personne n'est dupe et on sait que ce ne sera jamais un retrait complet mais bien calculé, on aura sauvé la face et notre cupidité apparaitra quasi pardonnable. D'autant que l'on sait que cette exploitation est parmi les plus polluantes au monde et qu'on nous empêche d'en connaitre toute l'étendue.

 

On ne peut même pas plaider la nécessité, car le but premier est d'enrichir une industrie avide, qui ne recule devant rien pour satisfaire son appétit insatiable. Bien sûr que c'est agréable d'avoir d'énormes surplus matériels et de payer les dettes que nos services imposent et que l'on continue de multiplier somptueusement. Nos problèmes sont des problèmes de riches, qui relèvent bien davantage de la gestion de l'abondance et des difficiles choix à faire avec cet argent facile. Nous sommes alors bien mal placés pour déplorer une situation environnementale qui pourtant menace l'avenir du monde, et nous-mêmes de surcroit.

 

Loin de moi l'idée de vouloir être alarmiste, mais les chiffres qui sont publiés sonnent un appel de réveil qu'il faudra bien finir par entendre un jour. Ne demandons pas aux riches de nous dire quand ils auront suffisamment d'argent, ils répondront invariablement jamais. Alors tournons-nous vers les plus pauvres, car notre ascension toujours plus haute au paradis de la surconsommation, risque de les enfoncer encore plus bas dans l'enfer de la survie. Même si nous voulons croire que nous ne vivons pas sur la même planète, la réalité pourrait bien vite nous rattraper.

 

Nous avons une responsabilité morale qui nous engage à agir, si nous voulons préserver la crédibilité de ce pays envers la communauté internationale. Notre action nous isole de plus en plus et les conséquences de notre indifférence pourraient nous couter beaucoup plus cher qu'on ose l'imaginer, et pourrait même conduire à des sanctions économiques dans le pire des cas. Une hypothèse qui pourrait se confirmer avec le temps.

 

J'endosse alors le verdict des groupes écologistes qui pointent du doigt une exploitation hyper polluante devenue hors contrôle, et dont on continue obstinément à encourager la croissance, sans fixer aucune limite dans le temps. Le Canada va dangereusement à contre-courant par sa cupidité, qui lui donne une image d'État voyou sur le plan environnemental, et nous discrédite totalement aux yeux du monde.

 

Pendant que les deux provinces les plus populeuses du pays font un effort louable, qui traduit un engagement sérieux contre le réchauffement planétaire. Notre gouvernement central, avec la complicité de sa base électorale de l'ouest, agit en éliminant totalement les effets de ces sacrifices et cette discipline, sans aucun scrupule. Tout cela au nom d'une économie qui devient de plus en plus dépendante et déséquilibrée, basée sur une des pires ressources de la planète.

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