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J'ai regardé ce documentaire l'autre soir à la maison, il est diffusé sur Illico dans la section des films quebecois.

On entend souvent parler des séparatistes de l'ouest.

N'étant pas séparatiste à la base, j'ai tout meme apprécier voir à quel point le Canada est plus divisé qu'on peut se l'imaginer et que ce n'est pas les franco contre les anglos, mais bien chaque province pour elle meme...

 

Je vous invite à la regarder, ca donne une perspective interessante sur notre pays, meme s'il s'agit de minorité.

On est aussi en droit de se demander ce que ces gens (de l'ouest) seront en mesure de demander vu leur pouvoir conomique grandissant... et ce qui arriverait à nos paiements de péréquations...

 

 

 

SYNOPSIS :

Vous croyez que seuls les Québécois ont des aspirations indépendantistes au Canada ?

Détrompez-vous. Il y a des séparatistes un peu partout dans le pays, d’une mer à l’autre…

 

 

FICHE D’INFORMATION :

De 2006 à 2011, Guylaine Maroist a rencontré les séparatistes du R.O.C. (Rest of Canada). Plusieurs Québécois croient à tort que le Canada anglais est homogène et que les Canadiens sont tous « unis » sous la feuille d’érable. Le Canada est constitué de plusieurs nations qui ne partagent pas forcément les mêmes valeurs. Les États-Désunis du Canada donne la parole aux citoyens canadiens qui, d’est en ouest, ne croient plus au pays fondé par John A. MacDonald.

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Même si je ne reçois pas Illico, et sans avoir vu le documentaire, j'adhère spontanément à cette idée d'un ensemble d'États bien distincts, que d'un pays fictif qu'on imagine homogène et d'une seule réalité. A l'intérieur de ce concept, le Québec s'y sentirait certainement plus à l'aise et n'aurait plus besoin d'insister dans l'affirmation de sa différence, puisque chaque entité en ferait autant à sa manière. La géographie joue déjà une sorte de rôle de division, où chaque province est un peu seule sur son territoire, par des distances immenses et un certain vide de population entre chacune. Donc des réalités locales assez diversifiées et des économies à échelles variables.

 

Aussi ironique que cela puisse paraitre, un Canada "divisé" pourrait être plus uni et plus stable que le Canada d'aujourd'hui. Puisqu'il est plus facile de reconnaitre l'autre quand on se sent détaché et plus indépendant. Bien sûr c'est une vision révolutionnaire qui transformerait profondément les rapports entre ses membres. Fini le clivage anglos francos et la domination centraliste des deux plus grosses provinces. L'Alberta se sentirait moins aliéné vis à vis de la puissante Ontario; la Colombie Britannique, à l'esprit côte ouest américaine et tournée vers l'Asie exprimerait elle aussi plus fort sa différence (et son indifférence); la Saskatchewan et le Manitoba continueraient de servir de grenier alimentaire par une économie plus agricole avec mentalité plus conservatrice; l'Ontario province industrielle et financière, la plus urbaine du pays et probablement la plus cosmopolite; le Québec société distincte aux pouvoirs élargis; finalement le bloc des Maritimes, aux industries saisonnières dont Terre-Neuve fait déjà bande à part.

 

Le lien fédéral qui chapeautrait tout ce beau monde aurait des pouvoirs réduits, puisqu'une bonne partie serait transférée aux provinces, éliminant du coup les chevauchements. Ottawa garderait bien sûr la Défense, la haute main sur la politique étrangère, les traités et les échanges commerciaux internationaux, mais avec obligation consultative. On ne touche pas non plus au judiciaire indispensable pour la cohésion du pays. Cependant un pouvoir de taxation modifié en conséquence, mais incluant toujours une forme de péréquation afin d'équilibrer les services et la capacité de payer des provinces les plus pauvres.

 

Rien ne dit non plus que le Québec serait encore un receveur universel. S'il réussit à développer davantage ses richesses naturelles et mieux les transformer sur place, il renforcera son économie régionale et améliorera simultanément son bilan emplois et ses revenus fiscaux. Il y a aussi bien sûr d'autres avenues d'enrichissement collectif, et le dynamisme de l'entreprise privée sera toujours le moteur principal de notre économie, et un facteur de développement et de diversification sur tout le territoire québécois.

 

Je reviens alors à l'objectif idéal pour le Québec, qui n'est pas de se séparer de la fédération, mais plutôt d'évoluer plus librement à l'intérieur d'un pays renouvelé et davantage à l'image des réalités d'aujourd'hui. Une meilleure répartition des pouvoirs éliminerait une foule de tensions entre les deux niveaux de gouvernement. On pourrait même oublier le mythe du bilinguisme pan canadien par une loi fédéral moins contraignante, mais qui protégerait néanmoins les droits acquis des minorités culturelles locales.

 

En fait il s'agirait de réinventer le sentiment d'appartenance et la volonté de resserrer ce qui peut l'être, tout en détendant tout le reste. Nous sommes un ensemble d'économies et de sociétés qui s'associent pour mieux se protéger et se distinguer du puissant voisin du sud. Il y a bien sûr de multiples avantages à demeurer unis, mais cela ne doit pas se faire au détriment de la volonté d'émancipation des provinces ou des nations. Un prix trop cher à payer. Car ce qui fait la force d'un pays, c'est le véritable désir de mettre en commun ses forces, tout en partageant des valeurs sur un territoire organisé, ouvert à tous, mais singularisé et à l'image de chacune de ses composantes. Des États dans l'État, un peu à l'image des grands ensembles continentaux qui s'organisent un peu partout dans le monde d'aujourd'hui.

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La conclusion du documentaire est quand même importante. Depuis que Harper est la, c'est beaucoup moins présent comme sentiement dans les proviences de l'ouest.

 

Et certainement plus marqué à l'est, dont le Québec et les Maritimes. On peut aussi supposer que le gouvernement Harper est en fin de règne et qu'il y aura un retour du balancier avec des valeurs moins conservatrices. L'élection d'un gouvernement majoritaire fédéral, sans l'appui du Québec, demeure quant à lui un accident de parcours qui risque peu de se reproduire avant longtemps. Quant au Québec particulièrement, il poursuivra son affirmation nationale quoiqu'il arrive, et seule une décentralisation vers les provinces ou une sorte d'assymétrie pourrait calmer le jeu.

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Effectivement le Canada risque d'évoluer vers une structure commune d'état de plus en plus indépendant, le Quebec et les autres, une sorte d'Union Europenne utilisant la devise Canadienne avec un pacte fiscal. Maintenant reste a voir ce que ca veut pour un Quebec avec peu ou pas de péréquation...

Edited by qwerty
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Effectivement le Canada risque d'évoluer vers une structure commune d'état de plus en plus indépendant, le Quebec et les autres, une sorte d'Union Europenne utilisant la devise Canadienne avec un pacte fiscal. Maintenant reste a voir ce que ca veut pour un Quebec avec peu ou pas de péréquation...

 

Il y a effectivement un mouvement dans ce sens, aucun doute là-dessus, mais il faudra qu'il devienne plus marqué pour que la vraie politique en tienne compte finalement. Ce qui peut supposer une décennie ou plus, ou une crise quelconque qu'on aura pas vu venir. Un referendum québécois gagnant pourrait aussi être un élément déclencheur, mais comme il est pour le moment improbable, le couvert demeure sur la marmite.

 

Quant à la péréquation, comme on l'a déjà dit: c'est un système permanent établi par Ottawa et qui redistribue l'argent que les provinces envoient dans les coffres du fédéral, sous forme de taxes, impôts et autres. Le Québec en envoie comme toutes les autres provinces, mais en reçoit un peu plus en retour selon des calculs complexes. Et il n'est pas le seul, même la riche Ontario en profite maintenant. Ne plus recevoir de surplus en péréquation, signifierait que la province génère plus de richesses et avec une économie plus prospère, contribue davantage à la péréquation qu'elle n'en retire de revenus.

 

De ce fait elle serait mieux perçue de l'ensemble canadien et gagnerait probablement davantage d'influence sur l'agenda politique. Bien sûr ce serait le scénario idéal, puisqu'un partenaire riche est plus intéressant qu'un pauvre. On est aussi plus disposé à lui faire des concessions et l'accommoder, afin de l'encourager à poursuivre sa participation positive dans l'ensemble canadien.

 

Un fait demeure cependant, le Canada est plus viable avec le Québec que sans ce dernier, riche ou pauvre. Et les quelques milliards que le Québec reçoit en surplus de péréquation, demeure une aubaine pour le pays. Parce qu'un territoire divisé ne pourrait que conduire à la très probable séparation de ses composantes, et rien ne garanti que ces provinces isolées ne se laisseraient pas en définitive séduire par les USA.

 

J'en conclue qu'une économie plus forte et plus prospère, serait dans tous les cas un grand avantage pour nous sur tous les plans. Cet objectif devrait faire partie de notre stratégie centrale, parce qu'en bout de ligne l'argent est bien souvent le nerf de la guerre. Un Québec plus riche devient plus indépendant financièrement et aussi de surcroit politiquement. Il devient aussi plus libre dans ses choix car il aurait les moyens de choisir l'option qui lui convient le mieux. On ne peut pas perdre à ce jeu et la donne évoluerait sûrement à notre avantage avec le temps.

 

Donc à mon avis une révolution tranquille, mais cette fois-ci économique, est la porte ouverte pour une nation plus souveraine. L'idée n'est pas autant d'être un pays indépendant, qu'une nation indépendante. Une nation qui a les pouvoirs nécessaires pour s'affirmer comme elle le souhaite, tout en protégeant ses acquis et son avenir. Une nation qui peut très bien poursuivre son association avec son partenaire canadien, mais dans un esprit d'égalité et de respect mutuel de nation à nation.

 

Il faut admettre que le génie est sorti de la bouteille, l'affirmation nationale québécoise ne plus retourner en arrière. Tous les canadiens doivent composer avec ce phénomène qui pèse de tout son poids sur la fédération. Encore moins dans une société mondialisée qui nivelle tout et réduit les pays à de simples consommateurs de produits et services, avec de moins en moins de pouvoir sur leur propre économie. Cette aliénation a pour conséquence que les autres valeurs fondamentales plus profondes n'ont alors d'autres choix que de prendre encore plus d'importance dans ce nouveau contexte. La culture, la langue et les valeurs communes deviennent ainsi encore moins négociables, car elles sont ce qui reste de l'identité d'un peuple, dans une économie de marché qui a pris tout le reste.

 

Or le défi est double pour nous. Un enrichissement collectif qui ne viendra pas atténuer notre affirmation nationale. Les deux objectifs doivent progresser parallèlement, c'est pour cela que j'appuie davantage un gouvernement nationaliste, car à quoi vaut la richesse si on a perdu son âme?

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En Europe il devrait y avoir des referendums en Ecosse et en Catalogne en 2014.Et la Belgique deviendra un pays Confédéral(attention la Suisse malgré son nom Confédération Helvétique)n'est pas une confédération.

Une confédération ce sont des pays indépendants(ne fusse qu'une minute)qui décident de mettre ou remettre certaines compétences en commun dans un objectif 'gagnant/gagnant'.

Souvent conserver la Défense,les Affaires Etrangères par exemple comme compétences gérées ensemble,une certaine péréquation et un libre échange.

Par contre tout le reste passe aux ex provinces ou états.Il peut y avoir un Premier Ministre ou Président avec une tournante comme dans l'UE,tous les six mois on change comme cela tout le monde est content.

 

http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/la-catalogne-demande-a-madrid-d-autoriser-le-referendum-sur-l-independance-52c1ec153570105ef7e08a10

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/11/25/l-ecosse-face-aux-delicats-defis-de-l-independance_3519743_3234.html

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