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Biotechnologies : lutte Québec-Ontario à Atlanta

PRESSE CANADIENNE,15 mai 2009

 

 

Alors qu'une grave crise frappe le secteur des biotechnologies, le premier ministre Jean Charest sent le besoin de participer au plus important événement de l'industrie, le congrès Bio International 2009, qui s'ouvre lundi à Atlanta.

 

Même s'il continue de dominer dans le domaine pharmaceutique, le Québec a perdu, il y a deux ans, son statut de principal centre biotechnologique au pays, au profit de l'Ontario.

 

"Lorsqu'on voit des choses comme ça, ça nous brise le coeur", lance Michelle Savoie, directrice générale de Montréal InVivo, la grappe des sciences de la vie de la région métropolitaine, au cours d'un entretien téléphonique.

 

Le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, recevra d'ailleurs, la semaine prochaine, le prix annuel de leadership international remis par l'organisation du congrès Bio.

 

L'industrie ontarienne des biotechnologies emploie plus de 43 000 personnes, alors que les entreprises québécoises du secteur comptaient, en 2007, 40 500 travailleurs. Il faut dire qu'au cours des dernières années, l'Ontario s'est largement inspiré des mesures incitatives mises en place par le Québec.

 

"Je ne suis pas prête à dire que l'élève a rattrapé le maître, mais on est dans une situation où le maître doit se remettre à bouger", a reconnu Mme Savoie.

 

"Avec le gouvernement, on travaille à s'assurer que le Québec reprenne sa pole position", a-t-elle ajouté, en pressant le ministère du Développement économique de dévoiler rapidement sa stratégie pour l'industrie biopharmaceutique. L'industrie attend aussi que Québec mette en oeuvre les derniers éléments de sa récente politique du médicament.

 

M. McGuinty et M. Charest ont déjà participé à des éditions antérieures du congrès Bio International, qui regroupera cette année des participants d'une soixantaine de pays. Une vingtaine d'exposants sur les 1800 au total proviendront du Québec. Parmi eux: Investissement Québec, Génome Québec, le Pôle Québec International, Montréal InVivo, Montréal International, de même que des firmes comme Algorithme Pharma et Medicago (TSXV:MDG).

 

Entreprises vulnérables

 

La crise financière a donné un coup dur aux biotechs, puisqu'elle a tari leurs sources de financement. En 2008, six PME québécoises du secteur ont fermé leurs portes, faisant perdre leur emploi à quelques centaines de personnes.

 

Selon un sondage mené au début de l'année par BioQuébec, un lobby de l'industrie, 66 pour cent des entreprises contactées ne possédaient pas suffisamment d'encaisse pour survivre plus de 12 mois, 33 pour cent n'en disposaient que pour six mois et un autre tiers n'en avait plus que pour trois mois.

 

Il y a tout de même de l'espoir: après avoir plongé de 46 pour cent en 2008 par rapport à l'année précédente, les investissements en capital de risque, dont dépendent la plupart des biotechs, ont crû de 33 pour cent au premier trimestre de 2009 par rapport à la même période de l'an dernier.

 

A cela s'est ajouté la création récente du "fonds de fonds" Teralys, qui sera financé à hauteur de 825 millions $ par Québec, la Caisse de dépôt et placement, le Fonds de solidarité FTQ de même que des investisseurs institutionnels privés.

 

BioQuébec est toutefois déçu que Québec soit resté sourd, jusqu'ici, à ses demandes d'aide financière et fiscale, qui visaient à donner un coup de pouce d'urgence aux PME biotechnologiques en difficulté.

 

Les participants québécois à Bio 2009 chercheront à conclure des partenariats avec des entreprises et des grappes biotechnologiques de l'Amérique du Nord et du reste du monde. La présence de M. Charest à Atlanta sera "très bénéfique", a estimé Michelle Savoie.

 

"La collaboration entre les différents pôles biotechnologiques du monde facilite la recherche d'investissements étrangers", a-t-elle fait remarquer, en relevant par exemple que les champs de spécialisation des entreprises du Massachusetts et du Connecticut sont complémentaires à celles des biotechs québécoises.

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le problème avec cette industrie, sur 100 entreprises, combien créent quelque chose de réellement utile et profitable pour la société ?? ? 1, 2 entreprises?

 

le reste fait faillite.

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