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Inauguration de l'Édifice Gaston-Miron

 

Le Devoir

Stéphane Baillargeon

Édition du mardi 24 février 2009

 

Mots clés : Édifice Gaston-Miron, Conseil des arts de Montréal, bibliothèque centrale, Montréal, Québec (province)

 

Lors de l'inauguration, Pierre Lebeau a lu des extraits de l'œuvre de Gaston Miron entouré du maire de Montréal et de Christine St-Pierre.

 

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Photo: Jacques Nadeau

 

La mutation est parachevée. L'ancienne bibliothèque centrale de Montréal est maintenant officiellement l'Édifice Gaston-Miron. Le bâtiment historique rénové, situé en face du parc La Fontaine, abrite le Conseil des arts de Montréal (CAM), le Conseil du patrimoine, des organismes culturels (comme BJM Danse) et des studios de répétition.

 

L'inauguration a eu lieu hier matin en présence du maire de Montréal, de la ministre de la Culture du Québec et de Denise Miron, soeur du poète Gaston Miron (1928-1996). Le comédien Pierre Lebeau a lu des extraits de son oeuvre, et le maire Tremblay a aussi cité quelques vers de L'Homme rapaillé: «Les mots que l'on regarde /nous demandent de partir avec eux /jusqu'à perte de vue.»

 

«Cet édifice est un formidable héritage de très grande valeur qui a influencé la vie culturelle de plusieurs générations de Montréalais», a commenté Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal, principal locataire du 1210, rue Sherbrooke Est. «Cet édifice devra maintenant composer avec les imaginaires débridés de nos danseurs, musiciens, comédiens et autres créateurs qui le fréquenteront.» Le CAM était depuis 1989 dans l'ancienne École des beaux-arts de Montréal, rue Saint-Urbain. L'organisme municipal soutient la création et la diffusion professionnelle contemporaine avec des budgets annuels d'environ 10 millions.

 

La restauration et la conversion de l'Édifice Gaston-Miron, propriété de la ville, a coûté près de 3,1 millions, dont 600 000 $ octroyés par Québec. Les espaces publics ont retrouvé leur splendeur. Le grand hall d'entrée déploie un plafond de verre en caisson et un entablement sur lesquels apparaissent les noms de grands écrivains universels et nationaux, de Platon à Fréchette, de Cicéron à Crémazie. Les studios de répétition (loués) occupent les ailes latérales. Les bureaux des organismes locataires se trouvent à l'étage. Des oeuvres d'art contemporain agrémentent la promenade sur la mezzanine.

 

La bibliothèque fut inaugurée en 1917, après des années de combat et de controverse sur fond de cléricalisme borné. Elle est demeurée la plus imposante du secteur municipal jusqu'à l'inauguration de la Grande Bibliothèque du Québec, où se trouvent les collections de la ville depuis 2005.

 

Le bâtiment monumental conçu par l'architecte Eugène Paquette conserve sa colonnade néoclassique et ses éléments décoratifs de granit. À la même époque, beaucoup de grands bâtiments officiels américains adoptaient ce style récupéré ensuite par des régimes totalitaires d'Europe pour en faire l'expression de leur propagande monumentale, jusqu'à l'hystérie architecturale. Eugène Paquette est également le concepteur de la plus sobre bibliothèque Saint-Sulpice, rue Saint-Denis, un édifice qui attend toujours une nouvelle vocation.

 

 

http://www.ledevoir.com/2009/02/24/235637.html (24/2/2009 2H02)

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