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Royalmount

Screen_Shot_2018-11-13_at_1_02.17_PM.png

Citation

Nom: Royalmount
Hauteur en étages:
Hauteur en mètres:
Coût du projet: 1.6 milliards
Promoteur: Carbonleo
Architecte:
Entrepreneur général:
Emplacement: Angle des autoroutes 15 et 40
(image tirée de Radio-Canada)
Royalmount.jpg
Début de construction:
Fin de construction: 2022
Site internet: www.royalmount.com
Lien webcam:
Autres informations: Centre commercial de 3 millions de pieds carrés. 600 000 pieds carrés de bureaux, 300 000 pieds carrés d'espaces verts, 575 000 pieds carrés pour un hôtel et un centre de conférence
Rumeurs:
Maquette:
Autres images:

Royalmount.jpg
centrecommercialpoche.jpg
Vidéo promotionnelle: 

Étude d'impact: http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/url/ITEM/7A8D1EE3B1F89036E0530A9301329036

 

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il y a une heure, acpnc a dit :

Pourquoi se débarrasser du Marché Central puisqu'il ne pose aucun problème à la fluidité de la Métropolitaine? C'est à l'intersection de l'autoroute 15 à Décarie que le problème se pose et se posera, parce qu'il faudra des voies de services pour le rejoindre et plusieurs entrées et sorties. Comme on sait ce sont les entrées et sorties qui ralentissent le plus la circulation et créent les bouchons.

Le Marché Central peut survivre s'il se concentre sur les très grande surfaces, ce sera à ses dirigeants à s'ajuster.  Peut-être que le Marché Central ne cause pas de problèmes de fluidité, mais il augmente plus la circulation qu'un centre comme le Royalmount par rapport à sa clientèle car un plus grand pourcentage de ses clients (et de ses employés) doivent se rendre au centre en voiture parce qu'il n'y a pas de métro (j'admet que les stations de train de banlieue sont une bonne chose mais ça ne se compare certainement pas au métro).  De plus, les utilisateurs de TEC sont pénalisés car ils doivent se déplacer à pied à l'intérieur du Marché Central et que celui-ci est fait pour que les client s'y déplacent en voiture d'un commerce à l'autre.  Bien que ce centre ne soit pas le pire à ce niveau, ça repousse les utilisateur de TEC qui vont très probablement préférer le Royalmount (avec raison).

Quand on est rendu à promouvoir le Marché Central pour combattre l'idée d'un centre comme le Royalmount parce qu'on trouve ce dernier trop pro-voitures...

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il y a 18 minutes, Efi018 a dit :

Mon point : peut importe comment on développe ce secteur, le MTQ va devoir intervenir un moment donné 

Oui mais l'ampleur de l'intervention nécessaire ne sera pas indépendante du mode de développement du site en question.  

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il y a une heure, acpnc a dit :

Soyons aussi réalistes, les entreprises qui ont dépensé des centaines de millions pour leur magasins entrepôts, leurs boutiques et services, ne vont pas tout simplement fermer boutique pour accommoder un concurrent? Et que faire de ces milliers d'emplois et tous les fournisseurs qui dépendent de la présence du MC? Sans oublier les taxes et impôts qui rapportent à la Ville et au gouvernement?

Les entreprises ne fermeront pas leurs boutiques pour accommoder un concurrent mails elles les déménageront au besoin pour accommoder leurs clients.  Si les clients préfèrent le Royalmount, les commerces suivront.  Quand ils se sont installés au Marché Central, les commerçants pensaient que c'était ce que leurs clients voulaient.  Peut-être qu'ils se sont trompés, peut-être que la clientèle a changé et qu'ils préféreront un centre accessible en métro (et plus agréable à marcher).  Il n'y a pas plus tout-à-l'auto que le Marché Central et les autres centres du genre, on ne devrait pas pleurer sur leur sort.  Les commerces qui s'installent à ce genre d'endroit ne souhaitent pas accommoder les clients qui n'ont pas de voiture parce qu'ils croient que ceux-ci vont se contenter de magasins qui ne leurs conviennent pas parce qu'ils n'auront pas le choix par manque de concurrence de quand même se rendre à leurs magasins, ou bien que la clientèle en voiture compensera amplement pour la perte des clients sans voiture (et que les économies liées à ne pas accommoder les clients sans voiture, comme la possibilité de marcher aisément d'un commerce à l'autre, seront supérieures aux pertes occasionnées par la perte de ces clients).

On a entendu parler que certains craignent pour les rues commerciales avec la venue du Royalmount.  Ces rues sont menacées seulement si les clients ne trouvent par leur compte en fréquentant ces rues.  Si les rues commerciales sont ce que préfèrent les clients, eh bien c'est là qu'ils iront !

Si le Marché Central fermait complètement (ce dont je doute, il pourrait rapetisser mais pas disparaître), les ventes seraient transférées au Royalmount (au ailleurs).  Dans le pire des cas, les fournisseurs livreront leurs marchandises au Royalmount et les employés iront y travailler (en métro plutôt qu'un voiture).  Puisqu'il n'y aurait aucune raison pour que les ventes totales qu'aurait occasionné le Marché Central disparaissent plutôt que d'être transférées ailleurs, les taxes collecter par les gouvernements seraient au moins aussi élevées, sauf qu'on aurait eu un investissement pour un centre commercial plus moderne et plus performant.  En ce qui concerne les taxes municipales, elle seraient à Ville Mont-Royal plutôt qu'à Montréal (qui pourrait réaménager son terrain par ailleurs), ce qui est de bonne guerre.  Ce serait du bullying de la part de Montréal d'utiliser son influence à la CMM pour bloquer le Royalmount et conserver ses taxes du Marché Central pour elle-même au détriment de Ville Mont-Royal.  Il faut aussi noter que la valeur foncière du Royalmount sera possiblement supérieure à celle du Marché Central, ce qui devrait se refléter sur le compte de taxes (ou à tout le moins le montant de taxes foncières collectées au total sera supérieur avec le Royalmount et un possible remplacement du Marché Central qu'avec le Marché Central actuel et ce qu'on retrouve sur l'emplacement actuel du Royalmount.  C'est donc gagnant-gagnant pour les gouvernements).

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Il y a 1 heure, acpnc a dit :

De l'autre côté, comment desservir un mégacentre commercial qui devra accommoder quotidiennement des dizaines de milliers de véhicules de clients consommateurs, des milliers, voire beaucoup plus, pour les employés, incluant les livraisons et les autres visiteurs, comme les touristes pour les restos, bars et spectacles? Et on ne parle même pas ici du volet hôtel et édifices à bureau, lui, risque de conduire à une thrombose fatale. 

Si on fait du terrain un quartier résidentiel, il y aura quand même du va-et-vient.  Les gens iront travailler, se divertir, magasiner et recevront des amis.  Peu importe ce qu'on fait, ça occasionnera de la circulation.  Si le Royalmount ne se fait pas là où il est prévu, il se fera ailleurs dans la région, et ça causera encore plus de circulation totale puisque le site ne sera pas accessible en métro et qu'un plus grand pourcentage de sa clientèle devra s'y rendre en voitures.  Et on se plaindra de l'étalement urbain.

Si la population augmente dans une ville (ce qui se passe à Montréal et qui est très bien), on peut soit:

-Développer de façon plus dense (tant au niveau résidentiel que commercial/divertissement, que milieux d'emplois) et vivre avec l'augmentation de la densité du transit.

-Accepter l'étalement urbain

Avec le Royalmount, il aura une augmentation de circulation automobile, mais aussi une augmentation de la circulation dans le métro.  C'est là la clé.  Il faut arrêter de se dire que des centres comme le Royalmount, avec son aquarium et son parc aquatique, sont trop gros et trop bien pour Montréal en essayant de se trouver plein de justifications.  On peut supporter un tel centre, et ce serait une bonne chose pour toute la région.

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il y a 35 minutes, Djentmaster001 a dit :

Just a question, the main photo of this project changed dramatically with all those condo towers and high rises. Is this the new or official proposal? or fantasy? cause it's new to me. 

It comes from the city of Montreal

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il y a 26 minutes, ToxiK a dit :

Si on fait du terrain un quartier résidentiel, il y aura quand même du va-et-vient.  Les gens iront travailler, se divertir, magasiner et recevront des amis.  Peu importe ce qu'on fait, ça occasionnera de la circulation.  Si le Royalmount ne se fait pas là où il est prévu, il se fera ailleurs dans la région, et ça causera encore plus de circulation totale puisque le site ne sera pas accessible en métro et qu'un plus grand pourcentage de sa clientèle devra s'y rendre en voitures.  Et on se plaindra de l'étalement urbain.

Si la population augmente dans une ville (ce qui se passe à Montréal et qui est très bien), on peut soit:

-Développer de façon plus dense (tant au niveau résidentiel que commercial/divertissement, que milieux d'emplois) et vivre avec l'augmentation de la densité du transit.

-Accepter l'étalement urbain

Avec le Royalmount, il aura une augmentation de circulation automobile, mais aussi une augmentation de la circulation dans le métro.  C'est là la clé.  Il faut arrêter de se dire que des centres comme le Royalmount, avec son aquarium et son parc aquatique, sont trop gros et trop bien pour Montréal en essayant de se trouver plein de justifications.  On peut supporter un tel centre, et ce serait une bonne chose pour toute la région.

(Je cite la totalité de ton message parce que c'est nécessaire pour préserver l'intégrité de l'argument, mais je m'attarde particulièrement au point suivant: ...«Si le Royalmount ne se fait pas là où il est prévu, il se fera ailleurs dans la région, et ça causera encore plus de circulation totale ...» )

C'est fort possible.  Toutefois, je pense que la notion de «circulation totale» est problématique.  Elle fait abstraction d'une autre mesure, celle de l'impact sur la congestion routière aux points où celle-ci est la plus critique.  Une augmentation du débit de circulation sur des routes quand ça n'a pas d'effet notable sur la congestion n'est certes pas «désirable» en soi, mais on peut faire valoir que c'est beaucoup moins dommageable qu'une aggravation de la congestion quand celle-ci affecte des centaines de milliers d'usagers.  

Plus généralement, ça nous renvoit à la question de l'étalement urbain.  Il y a des avis différents sur le degré optimal de densité dans une agglomération urbaine.  Le sens commun nous indique qu'une densité très faible est substantiellement sub-optimale.  Doit-on conclure pour autant qu'une densité maximale est invariablement optimale?  Je ne fixe pas de seuils, notamment parce que j'ai remarqué que des «études» à prétention scientifique (parce qu'elles s'appuient sur des données quantifiables) aboutissent à des résultats éloignés les uns des autres, selon les orientations (idéologiques?) des auteurs.  Pour les fins de l'argument, je préfère l'analogie avec une «fonction de production»  mettant en relation le coût marginal de l'augmentation de la production avec le niveau de production;  typiquement, la forme de cette «courbe» et un «U».  Ça signifie que dans la première phase, le coût marginal est décroissant (on appelle ça des économies d'échelle); mais vient le temps où un accroissement supplémentaire entraîne un coût plus élevé.  On peut «étirer»  la forme de la courbe, mais ça nécessite des changements dans le mode de production (des équipements plus modernes par exemple).  Si on transpose cette analogie dans l'économie urbaine, on commence à admettre la possibilité que «plus dense» n'est pas toujours mieux.  Le niveau ou point optimal n'est pas intangible pour autant: il peut varier en fonction de l'importance relative qu'on appose (accorde) à divers critères; par exemple, la conversion de terres arables en sites urbanisés, ou la convivialité des secteurs résidentiels.

Mais il faut redescendre sur terre et se poser concrètement les questions qui concernent spécifiquement le site où s'établirait le projet Royalmount.  Je souhaite simplement que les décisions s'appuient principalement sur des facteurs spécifiques, plutôt que seulement sur des principes généraux.

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    • Par paulmtl
      Désolé je sais pas où  mettre cette discussion.  Test de sol cette après midi dans le même secteur Viger coin Saint-Dominique .

    • Par _mtler_
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      http://plus.lapresse.ca/screens/efd4a09e-5d8a-4998-b408-ceb3277c36e2|_0.html
      QUARTIER DES SPECTACLES LE JARDIN DOMTAR SACRIFIÉ POUR UN PROJET IMMOBILIER
      SUZANNE COLPRONLA PRESSE Le Jardin d’arbres de la Domtar, adossé à une bouche du métro Place-des-Arts, sera bientôt chose du passé. Aménagé et géré par la papetière Domtar mais ouvert au public, ce coin de verdure unique dans le Quartier des spectacles sera vendu sous peu à un promoteur immobilier, a-t-on appris.
       
      Dans un mot adressé aux employés, le 28 juillet, le premier vice-président, Développement corporatif, Patrick Loulou, précise qu’on y construira un immeuble regroupant un hôtel et des appartements. « Toutes les mesures seront prises pour minimiser les inconvénients durant la construction et de plus amples informations vous seront transmises à une date ultérieure », indique-t-il.
      M. Loulou ajoute que le Centre de la petite enfance Origami, situé à la Maison Domtar, pourra continuer à occuper une parcelle clôturée du jardin comme aire de jeu. Cet espace extérieur, assure-t-il, sera amélioré à la suite de la construction de l’immeuble.
      Quand les travaux vont-ils débuter ? Qui est le promoteur immobilier ? « Nous n’avons aucun commentaire à faire pour le moment », nous a dit par courriel Bérangère Parry, conseillère aux communications.
      UN JARDIN PRIMÉ
      Inauguré en 2002, le Jardin Domtar, l’un des rares jardins au centre-ville, a reçu deux prix en 2003 : le prix des designers de l’Association des architectes paysagistes du Québec et le prix Orange en design urbain de Sauvons Montréal. Ce projet, disait-on à l’époque, est un exemple de société qui contribue à la conscience écologique des centres-villes.
      Situé sur un ancien terrain de stationnement, acheté en 2000 à la Ville de Montréal, au coin de la rue De Bleury et du boulevard De Maisonneuve, il occupe une superficie de plus de 2800 mètres carrés.
      Le président et chef de la direction de la papetière, John D. Williams, avait déclaré en 2012 : « Le Jardin Domtar illustre parfaitement une de nos valeurs clés : l’engagement. L’engagement à être une société durable pour notre environnement, nos employés et nos communautés. »
      Le lieu, dont le thème est « Une forêt pour tous pour toujours », se divise en deux parties. Le côté nord symbolise la forêt de l’est du Canada, tandis que le côté sud est plus urbain. D’un bord, on trouve une végétation indigène : chêne, érable à sucre, bouleau. De l’autre, des arbres utilisés et transformés par Domtar dans ses activités : chêne, frêne, peuplier.
      Une large passerelle relie l’accès au métro Place-des-Arts et l’entrée principale du siège social de Domtar. Le jardin est ouvert tous les jours, de 7 h à 21 h. Les gens du quartier sont nombreux à le fréquenter, surtout à l’heure du lunch.
      « C’est vraiment malheureux qu’on le détruise, c’est un choc », lance Malaka Ackaoui, présidente de l’agence d’architecture du paysage, d’urbanisme et de design urbain WAA, qui a réalisé le jardin en 2002.
      « Il n’y a pas assez d’espaces verts au centre-ville. Que va-t-on faire des arbres devenus matures ? »
      — Malaka Ackaoui, présidente de l’agence WAA
      Une question à laquelle personne ne semble en mesure de répondre.
      « Le Jardin Domtar est un espace privé, ouvert au public selon la volonté du propriétaire, rappelle Gabrielle Fontaine-Giroux, du service de communications. La Ville de Montréal n’a pas reçu de demande de permis de construction à cet endroit à l’heure actuelle. »
      « UNE PERTE POUR MONTRÉAL »
      C’est La Presse qui a appris l’existence du projet immobilier à Michel Saulnier, qui a réalisé la sculpture baptisée Écho, plantée au cœur du jardin : une œuvre en forme de totem à quatre mâts composée de 17 têtes d’ours en bois. L’ours est le symbole de la sagesse dans les cultures amérindiennes, explique l’artiste. « Sa présence nous rappelle sur ce site la nécessité d’être “sage” afin de conserver et de protéger la forêt ou la biodiversité des écosystèmes. »
      Après vérification, M. Saulnier a appris que son œuvre serait entreposée durant les travaux de construction et déplacée par la suite, sans doute dans l’espace extérieur réservé au Centre de la petite enfance. « C’est dommage, dit-il, parce qu’il n’y a pas tellement d’espaces verts dans cette partie de la ville. »
      C’est aussi La Presse qui a appris l’existence de ce projet à Héritage Montréal, dont la mission est de promouvoir et protéger le patrimoine architectural, historique, naturel et culturel de Montréal.
      « Domtar a fait un très bel effort en créant ce jardin, note Dinu Bumbaru, directeur des politiques d’Héritage Montréal. Aujourd’hui, faut-il exproprier ? Je ne sais pas. Mais ça mériterait une discussion. Le quartier dans lequel se trouve ce jardin est en train de devenir hyper dense et très congestionné. »
      « Ce n’est pas un jardin public, c’est un jardin d’entreprise, ajoute Bernard St-Denis, professeur à la faculté d’aménagement de l’Université de Montréal. Si la société renonce à le garder, on ne peut pas faire grand-chose. Mais c’est dommage parce qu’il n’y a pas beaucoup de jardins au centre-ville et qu’il n’y a pas beaucoup de jardins publics tout court. »
      Selon M. St-Denis, un jardin offre une qualité d’expérience que d’autres espaces publics n’offrent pas. « Quand on entre dans un jardin, on est ailleurs. La disparition du Jardin Domtar est une perte pour Montréal. »
      La papetière, d’après nos informations, aurait pris cette décision en partie parce que la Société de transport de Montréal (STM) menaçait depuis quelques années d’exproprier le tiers du jardin pour y construire un poste de ventilation à côté de la bouche de métro.
      Il n’est toutefois plus question d’expropriation, assure Amélie Régis, conseillère aux affaires publiques de la STM. « Le poste de ventilation mécanique serait intégré à un projet d’un promoteur dont on ne peut révéler les détails, car nous sommes tenus à la confidentialité », précise-t-elle.
      La Ville pourrait-elle racheter ce terrain pour conserver le jardin ?
      « Oui, sans doute, répond Bernard St-Denis. Mais ça veut dire des millions de dollars. »
      DOMTAR EN BREF
      La papetière québécoise Domtar fournit des produits à base de fibre : des papiers de communication, de spécialité et d’emballage, et des produits hygiéniques absorbants. Elle compte près de 10 000 employés dans plus de 50 pays. Ses ventes s’élèvent à 5,1 milliards US par année, et ses actions ordinaires sont cotées aux Bourses de New York et de Toronto. Domtar conçoit et fabrique des produits d’incontinence pour adultes, comme les culottes protectrices, les culottes ajustables, les protège-draps, les serviettes et les débarbouillettes ainsi que les couches pour bébés et les culottes d’entraînement. Elle possède 10 usines : une à Windsor, au Québec, une à Espanola, en Ontario, et huit aux États-Unis.
    • Par cgohier@gmail.com
      https://groupemontoni.com/fr/portfolio_page/teamster/