Jump to content

ville-marie Esplanade Cartier (Projet global - 6 îlots)


IluvMTL

Recommended Posts

Pinned posts
Il y a 3 heures, acpnc a dit :

Je partage tout à fait cet avis. Pour ceux qui comparent cette vision avec GFT, devenu une sorte d'étalon de mesure ou plutôt un exemple à ne pas reproduire, ils ont raison. Ici on retrouve dans les évocations et les intentions exprimées du promoteur, une belle variété d'immeubles autant au niveau des hauteurs que des design et des revêtements.

il y a 55 minutes, Rocco a dit :

Malheureusement Griffintown a été développée par de nombreux promoteurs, donc une vision d'ensemble était du wishful thinking. Et il ne faut pas compter sur la Ville de Montréal pour faire une planification digne de ce nom.

 

Tout se tient, ça explique pour une large part les différences marquées entre Griffintown et (la vision) Esplanade Cartier.  C'est beaucoup plus facile pour un promoteur unique d'avoir une vision d'ensemble et de la concrétiser, parce qu'il contrôle la totalité du site.  Le site d'Esplanade Cartier profite aussi d'avantages supplémentaires: table rase -- pas de bâtiments patrimoniaux à conserver, à intégrer et à harmoniser; voisinage correct au nord (Sainte-Catherine) et à l'est (Parthenais), et attrait du pont Jacques-Cartier avec ses dessous verdis à l'ouest.

Griffintown est beaucoup plus qu'un vaste site à redévelopper: c'est un quartier entier, certes déstructuré mais renfermant quand même nombre de bâtiments à valeur patrimoniale; plusieurs lots étaient vacants, mais bien plus encore étaient/demeurent occupés par des structures désuètes souvent laides mais ayant conservé une certaine valeur d'usage en attendant leur démolition.  Une trame de rues couvre l'ensemble du quartier, et certaines ont une fonction plus large que la simple desserte du quartier.  A cause du morcellement des propriétés, un promoteur doit insérer son projet dans un environnement qu'il ne contrôle pas  -- si ce n'est que le zonage lui fournit des indications sur la forme future (mais pas l'apparence) des futurs bâtiments voisins; il ne sait pas non plus quand ces futurs développements se réaliseront: c'était clairement le cas des "pionniers", les premiers promoteurs à lancer des projets immobiliers.  A mesure que le développement se poursuit, le contexte devient plus précis pour les projets conçus plus tard.

La Ville de Montréal aurait-elle pu mieux planifier le redéveloppement du quartier?  -- Incontestablement.  D'abord, elle avait l'occasion d'exproprier à moindre coût des terrains pour fins d'utilité publique avant que la valeur de ceux-ci n'explose.  La trame de rues aurait pu être réorganisée là où c'était souhaitable.  Elle aurait pu aussi décréter un zonage qui aurait permis des perspectives plus harmonieuses.  Cependant, elle n'aurait pas été en mesure d'imposer un rythme de développement forçant les multiples propriétaires à céder leurs terrains (ou bâtiments à démolir), là et quand elle le souhaitait, et forçant les promoteurs à investir dans les mêmes circonstances.  Finalement, la Ville aurait pu se montrer plus exigeante à l'égard des qualités architecturales des nouveaux bâtiments, mais je ne suis pas en mesure de préciser ce que cela aurait impliqué en pratique.

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

Il y a 3 heures, Né entre les rapides a dit :

Tout se tient, ça explique pour une large part les différences marquées entre Griffintown et (la vision) Esplanade Cartier.  C'est beaucoup plus facile pour un promoteur unique d'avoir une vision d'ensemble et de la concrétiser, parce qu'il contrôle la totalité du site.  Le site d'Esplanade Cartier profite aussi d'avantages supplémentaires: table rase -- pas de bâtiments patrimoniaux à conserver, à intégrer et à harmoniser; voisinage correct au nord (Sainte-Catherine) et à l'est (Parthenais), et attrait du pont Jacques-Cartier avec ses dessous verdis à l'ouest.

Griffintown est beaucoup plus qu'un vaste site à redévelopper: c'est un quartier entier, certes déstructuré mais renfermant quand même nombre de bâtiments à valeur patrimoniale; plusieurs lots étaient vacants, mais bien plus encore étaient/demeurent occupés par des structures désuètes souvent laides mais ayant conservé une certaine valeur d'usage en attendant leur démolition.  Une trame de rues couvre l'ensemble du quartier, et certaines ont une fonction plus large que la simple desserte du quartier.  A cause du morcellement des propriétés, un promoteur doit insérer son projet dans un environnement qu'il ne contrôle pas  -- si ce n'est que le zonage lui fournit des indications sur la forme future (mais pas l'apparence) des futurs bâtiments voisins; il ne sait pas non plus quand ces futurs développements se réaliseront: c'était clairement le cas des "pionniers", les premiers promoteurs à lancer des projets immobiliers.  A mesure que le développement se poursuit, le contexte devient plus précis pour les projets conçus plus tard.

La Ville de Montréal aurait-elle pu mieux planifier le redéveloppement du quartier?  -- Incontestablement.  D'abord, elle avait l'occasion d'exproprier à moindre coût des terrains pour fins d'utilité publique avant que la valeur de ceux-ci n'explose.  La trame de rues aurait pu être réorganisée là où c'était souhaitable.  Elle aurait pu aussi décréter un zonage qui aurait permis des perspectives plus harmonieuses.  Cependant, elle n'aurait pas été en mesure d'imposer un rythme de développement forçant les multiples propriétaires à céder leurs terrains (ou bâtiments à démolir), là et quand elle le souhaitait, et forçant les promoteurs à investir dans les mêmes circonstances.  Finalement, la Ville aurait pu se montrer plus exigeante à l'égard des qualités architecturales des nouveaux bâtiments, mais je ne suis pas en mesure de préciser ce que cela aurait impliqué en pratique.

Ton verdict tout à fait juste se résume à une chose: l'incompétence du maire de l'époque Gérald Tremblay, qui avait abdiqué devant l'appétit vorace des promoteurs et qui n'a rien voulu voir des scandales de la construction et de la corruption à l'Hôtel de Ville.

J'espère que Montréal ne nommera jamais une infrastructure quelconque à son nom (à moins que ce ne soit un égoût), car il mérite de sombrer corps et âme dans les oubliettes de l'histoire.

C'est dire mon dégoût pour ce politicien qui a fait un grand tort aux finances publiques de la métropole et qui a miné la confiance et la fierté des montréalais. :thumbsdown:

  • Like 2
Link to comment
Share on other sites

4 minutes ago, acpnc said:

Ton verdict tout à fait juste se résume à une chose: l'incompétence du maire de l'époque Gérald Tremblay, qui avait abdiqué devant l'appétit vorace des promoteurs et qui n'a rien voulu voir des scandales de la construction et de la corruption. J'espère que Montréal ne nommera jamais une infrastructure à son nom, car il mérite de sombrer corps et âme dans les oubliettes de l'histoire. :thumbsdown:

C'est lui qui a quand même créé le Quartier des Spectacles. On pourrait y faire là une statue en son honneur avec un gros nez rouge pis des cheveux frisés de toutes les couleurs... 

  • Haha 1
Link to comment
Share on other sites

à l’instant, Rocco a dit :

C'est lui qui a quand même créé le Quartier des Spectacles. On pourrait y faire là une statue en son honneur avec un gros nez rouge pis des cheveux frisés de toutes les couleurs... 

Ce n'est pas une idée de Gérald Tremblay mais bien de l'ADISQ https://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_des_spectacles

C'est déjà en 2002 que ça se gâte, en commençant par le scandale des compteurs d'eau https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_des_compteurs_d'eau

Et la corruption s'est poursuivi jusqu'à sa démission en 2012 https://fr.wikipedia.org/wiki/Gérald_Tremblay

En fait le seul honneur qu'il mérite c'est de figurer sur la liste des pires maires de Montréal et qu'on oublie jamais les dures leçons qu'il a fallu en tirer.

 

Link to comment
Share on other sites

Il y a 15 heures, Né entre les rapides a dit :

Je reviens sur l'Esplanade Cartier: peut-on en tirer des leçons pour le redéveloppemnt des terrains de Molson, ceux de Blue Bonnets et d'autres qui deviendront disponibles notamment dans l'Est après leur décontamination?

Oui, la première leçon c'est qu'il faut planifier les besoins en infrastructures publiques et réserver les terrains nécessaires avant d'ouvrir le secteur aux promoteurs. Ensuite il faut un PPU qui sera passé au travers des consultations publiques, afin de s'assurer que la population aura son mot à dire dans le développement futur de son quartier.

Finalement appliquer les meilleures pratiques urbanistiques pour que ces nouveaux milieux de vie répondent adéquatement au développement durable. Cela implique aussi des exigences supplémentaires en matière d'aménagement du territoire et de qualité architecturale. Il est d'ailleurs prouvé que cette dernière a une incidence positive réelle à long terme sur le bien-être des résidents.

  • Like 1
Link to comment
Share on other sites

NÓS, c'est la même firme d'architecture derrière le projet de Esplanade Cartier.

Each year, montreal’s musée des beaux-arts (MBAM; montreal museum of fine arts) calls for proposals for an ephemeral installation on the avenue de musée. this year’s winner is canadian design firm, NÓS, who has created moving dunes, an experiential mirage that extends from the museum’s current exhibition, from africa to the americas: face-to-face picasso, past and present.

https://www.designboom.com/art/nos-moving-dunes-mirage-montreal-11-03-2020/?fbclid=IwAR3eeYTq1ODR9pZypiZz_LWIo599vLyhulWHIpq2hAGpN_wHS_s_A1sBjEo

image.png.e5d32f71c25f831a21cb563df70c7f33.png

Link to comment
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
×
×
  • Create New...