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Desjardins un peu plus torontois

13 mars 2008 - 06h26

 

La Presse

 

Martin Vallières

 

La division de recherche de la filiale boursière du Mouvement Desjardins est encore affectée par des changements de personnel d'importance à Montréal, qui rehaussent l'influence de ses effectifs à Toronto, déjà plus nombreux.

 

Cette fois, c'est la direction même du service d'analyse financière des entreprises de Valeurs mobilières Desjardins (VMD) qui devient un peu plus torontoise, après le départ de son directeur qui était basé au siège social de Montréal.

 

Le vice-président principal et directeur de la recherche, Jon Reider, a quitté Desjardins à Montréal le mois dernier, a-t-on confirmé à La Presse Affaires mercredi.

 

Et il a été remplacé par deux codirecteurs de recherche provenant des rangs de VMD à Toronto, Patrick Bartlett et Joseph MacKay, qui est aussi un analyste d'expérience à Bay Street dans le secteur du commerce de détail.

 

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À la direction de VMD mercredi, on soulignait que M. Bartlett «est à Montréal deux ou trois jours par semaine. Mais il n'a pas donné suite à une demande d'un entretien par téléphone avec La Presse Affaires.

 

Avec ce changement, la direction de la recherche chez VMD cohabite désormais à ses bureaux de Toronto avec sa direction de stratégie d'investissement.

 

Cette dernière relève de Peter Gibson, qui avait été embauché tambour battant par VMD à Toronto en mai 2004, supplantant du coup son stratège montréalais.

 

Ce transfert de mandat vers Bay Street au sein de la filiale boursière de Desjardins avait provoqué une controverse dans le milieu financier à Montréal.

 

Par ailleurs, le nombre d'analystes boursiers de VMD à Montréal continue de diminuer, au détriment de sa couverture d'entreprises québécoises d'importance.

 

Cette fois, le départ de l'analyste Jesse Hayem, confirmé en début de semaine, incite la filiale boursière de Desjardins à cesser le suivi d'entreprises comme Saputo, Alimentation Couche-Tard, Dorel et Gildan Activewear.

 

Il s'agit d'entreprises dirigées de Montréal dont la valeur boursière individuelle dépasse le milliard de dollars, et avoisine même les 5 milliards dans le cas de Saputo et de Gildan.

 

Aussi, quatre autres entreprises québécoises de valeur boursière intermédiaire sont délaissées par VMD, dont Mega Brands, Uni-Sélect, Quincaillerie Richelieu et Atrium Innovations.

 

En tout, ces entreprises québécoises mises au rancart par le service d'analystes de la filiale boursière de Desjardins totalise 15 milliards de dollars de valeur en Bourse.

 

VMD a annoncé cette décision à ses clients-investisseurs mardi, dans quelques lignes inscrites à la fin de son bulletin quotidien des commentaires et recommandations d'analystes.

 

Et mercredi, on ne pouvait indiquer chez VMD si cette interruption de suivi était permanente ou temporaire, le temps de réaffecter ces entreprises auprès d'autres analystes, à Toronto surtout.

 

Selon le site Internet de VMD, seulement cinq de ses 17 analystes principaux sont encore à ses bureaux de Montréal, les autres sont tous à ses bureaux de Toronto.

 

Il faut dire que la situation n'est guère mieux chez sa principale concurrente au Québec, la Financière Banque Nationale (FBN).

 

Seulement deux des 21 analystes principaux de la FBN sont encore à ses bureaux de Montréal, selon la liste la plus récente fournie à La Presse Affaires.

 

Les autres sont surtout à Toronto, et quelques-uns sont à Calgary, pour le suivi des entreprises pétrolières.

 

Par ailleurs, comme pour tous ses documents d'analystes, c'est en anglais que Valeurs mobilières Desjardins a averti ses clients-investisseurs, mardi, du départ d'un analyste montréalais et de l'interruption du suivi de plusieurs entreprises québécoises.

 

Aussi, dans la portion francophone du site internet des clients de Valeurs mobilières Desjardins, c'est en anglais seulement que l'on retrouve la longue liste de rapports de ses analystes.

 

Même les commentaires des deux principaux analystes francophones de VMD encore en poste à Montréal y sont publiés en anglais seulement.

 

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/article/20080313/LAINFORMER/803130647/-1/LAINFORMER

 

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VMD a licencié certains haut dirigeants parce qu'ils ne faisaient pas la job. Ils ont nommé des gens à l'interne pour remplacer le directeur de la recherche institutionelle et ces gens sont plutot basé a Toronto qu'à montréal. Ce sont des directeurs par intérims.

 

VMD a des bureaux et des employés à Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver comme toutes les banques d'affaires au pays et surtout VMD n'a rien à voir avec les caisses, c'est la filiale de courtage de Desjardins qui offre des services de transactions bousières, financement corporatif et recherche (évaluation de compagnie publique + strategie d'investissement), il y a aussi le segment des courtiers de détails qui fait parti du groupe (un courtier en valeurs mobilières comme on l'entend généralement).

 

En en toute franchise, les raisons pour lesquelles elle a de la misères à faire des profit c'est précisement parce qu'elle s'est restreint au marché québécois au lieu de foncer dans le marché canadien. VMD tout comme Desjardins doit sortir du Québec pour prospérer et que des torontois y occupe des postes d'envergure est normal (tout comme des québécois occupe des postes importants dans les filiales de courtage des autres banques canadiennes), le centre de décision de Desjardins est à Montréal pour y rester.

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