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    Après le mile-End, voici le Mile-Ex.

     

    Source: Face/Ad/Bloghttp://www.faceadblog.com/mileex/

    Photos: Julia Marois

     

    Un bout de ville entre deux mondes

     

    Le Mile-Ex est un secteur de Montréal en ébullition. Ce quartier charnière qui se trouve entre le Mile-End et Parc-Extension vit actuellement un renouveau inspirant. Depuis quelques années, on y sent une fébrilité créative et un désir d’éclosion.

     

    D’anciens entrepôts sont transformés en lofts d’artistes, des petites maisons d’ouvriers font place à des édifices créés par des architectes audacieux, des bars branchés ouvrent leurs portes, des petits restaurants dans l’air du temps rénovent des espaces défraîchis pour accueillir une nouvelle faune dynamique, éclectique et affamée.

     

    Le Mile-Ex est définitivement un nouveau pôle attractif dans la métropole.

     

     

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    La croisée des contrastes

     

    À cause de la géographie qui enclave ce petit quartier entre les grands axes que sont l’avenue du Parc à l’Ouest et le boulevard Saint-Laurent à l’Est ainsi que l’avenue Jean Talon au Nord et la rue Beaubien au Sud, il y règne une sorte d’autarcie unique où se côtoient des contrastes forts et authentiques.

     

    Les artistes en manque d’espaces à prix abordables ont trouvé dans le Mile-Ex de véritables lofts industriels avec des plafonds à la hauteur de leurs idées. Les résidents qui s’y sont installés ont trouvé des logements lumineux non loin du centre ville, du Plateau Mont-Royal et de la Petite Italie. Le marché Jean Talon est à quelques minutes à pied. Les grands axes tout proches permettent de filer vers le Nord ou de se rendre au centre-ville très facilement.

     

    L’ambiance conviviale du Mile-Ex est le fruit du mélange des genres. Autrefois, les industries côtoyaient les petites habitations ouvrières. Aujourd’hui, les résidences modernes jouxtent les studios de photographes, les agences de communications, les bureaux de multimédias, les lofts d’artistes et même encore les ateliers de manufactures.

     

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    Un environnement éclectique

     

    Le Mile-Ex qui s’est bâti avec les industries à l’aube du siècle dernier, revit avec l’industrie de la création et un nouveau dynamisme contagieux. Derrière sa trame urbaine décousue se cachent des trésors ancrés dans l’air du temps. Les architectes contemporains y créent des habitations actuelles au design innovateur. Dans leur diversité de vocations, les bâtiments du Mile-Ex foisonnent de matériaux divers : panneaux d’acier galvanisé, béton, brique, bois,… Un régal pour les curieux et les esthètes.

     

    La multitude de projets de construction, de rénovation, de bureaux, d’atelier d’artiste ou de nouveaux commerces incite à la balade dans ce quartier voué à la mixité. Il offre un regard neuf sur la ville qui se réinvente. Une échelle humaine dans un écrin urbain.

     

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    Pour un dîner rétro, on va à “La Dinette Triple Crown” —>

    https://www.facebook.com/DinetteTripleCrown

     

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    Pour croquer dans ce hamburger, on va au “Mile-Ex” —>

    http://www.restaurant-mile-ex.com/

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    Comme tant de quartiers new-yorkais désormais incontournables, les artistes sont presque toujours les premiers à les "dévoiler". Après, arrive la gentry et les promoteurs. Ce qui n'est pas un mal! Mais j'espère qu'il restera de la place pour ces créatifs stimulants, souvent à petits budgets.

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    • 1 year later...

    Je ne sais pas si ça va ici vraiment ici, mais c'était le seul thread vraiment sur le Mile-End

     

    Via le blogue de Julien Brault dans LesAffaires :

     

    Le Mile-End est le véritable quartier des start-ups à Montréal

    Publié le 06/08/2014 à 11:24

     

    Le Quartier de l’innovation, un organisme sans but lucratif, veut faire de Griffintown et de la Cité du Multimédia le cœur de l’écosystème technologique montréalais. L’initiative est pilotée par l’ÉTS et l’Université McGill, qui souhaitent créer dans ladite zone un écosystème où chercheurs, entrepreneurs et artistes tisseront des liens et innoveront.

    Le Centech, l’incubateur de l’ÉTS, a d’ailleurs été agrandi dans le cadre du projet. De concert avec McGill, l’ÉTS a également converti l’ancienne brasserie Dow en espace à bureaux pour les entreprises innovantes baptisé Carrefour d’innovation INGO. Un deuxième immeuble devrait être converti dans une deuxième phase du projet évaluée à 35 millions de dollars.

    On ne peut pas être contre la vertu et on ne peut qu’applaudir la volonté de deux universités québécoises de contribuer à la communauté de start-ups. Cependant, comme le soulignaitl’assistant-professeur Raphaël Suire dans Le Devoir, l’initiative ignore les préférences exprimées par la communauté.

    Alors que la Cité du Multimédia était populaire auprès des start-ups avant l’éclatement de la bulle techno, la nouvelle génération de fondateurs de start-ups a décidé de s’installer ailleurs. Nombre d’entre eux ont ainsi été attirés par les loyers plus abordables et la vie de quartier du Mile-End.

    La nouvelle génération de start-ups montréalaise s’est en effet établie dans le Mile-End et aux abords du boulevard St-Laurent, entre Sherbrooke et Mont-Royal. On trouve notamment dans cette zone les start-ups Busbud, Frank & Oak,PasswordBox, Provender, Transit App, Nexalogy et Breather. Et c’est sans mentionner Ubisoft et les innombrables start-ups qui ont élu domicile à la Maison Notman, située coin Sherbrooke et Saint-Laurent.

    Comme le Downtown Project à Las Vegas ou le Communitech Hub à Waterloo, cette zone a été choisie par des entrepreneurs et on peut y louer des bureaux très bon prix. Il suffit d’une connaissance minimale de l’économie des start-ups pour comprendre que ces entreprises n’ont aucun intérêt à s’établir dans les quartiers les plus chers.

    Au centre-ville de Toronto, le MaRS Discovery District est tout sauf une histoire à succès, pour la simple raison que les loyers y sont trop élevés. À Londres, le quartier Tech City, dont le succès initial est indéniable, perd de plus en plus de start-upsau profit d’emplacements moins coûteux, comme Birmingham.

    Il y a plusieurs entreprises technos dans le Quartier de l’innovation et l’initiative pourrait en attirer d’autres. Ce n’est pas alarmant, puisque le succès d’un quartier n’enlève rien aux autres. Par contre, les entrepreneurs technos ont déjà fait leur choix et, si la ville de Montréal et nos universités publiques veulent maximiser leur impact, elles devraient soutenir ces derniers plutôt que de prendre l’initiative.

    Je parviens à cette conclusion en constatant que le Quartier de l’innovation viole la première des quatre règles édictées par Brad Feld dans son livre Startup Communities: Building an Entrepreneurial Ecosystem in Your City, soit que les entrepreneurs doivent être les leaders de la communauté. Or, aucun des membres du conseil d’administration du Quartier de l’innovation, où siège notamment le pdg du Cirque du Soleil Daniel Lamarre, n’est un fondateur de start-ups.

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