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Le Québec prêt à affronter une récession américaine, dit Charest


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Le Québec prêt à affronter une récession américaine, dit Charest

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« On a deux moteurs économiques importants : le programme d’infrastructures et le programme énergétique. Peu importe ce qui arrivera aux États-Unis, on va de l’avant avec nos projets », a dit le premier ministre Charest.

Photo PC

 

 

 

Malorie Beauchemin

La Presse

Sherbrooke

Le Québec n'est pas à l'abri d'une récession, mais il serait néanmoins bien préparé à faire face à un ralentissement important de l'économie américaine. Le premier ministre Jean Charest a estimé, hier, à l'entrée du premier caucus de ses députés en 2008, que son gouvernement avait pris des précautions en cas de récession chez nos voisins du Sud.

 

 

«On a voulu prévenir, se donner tous les outils pour faire croître l'économie du Québec, a dit M. Charest. On a deux moteurs économiques importants, le programme d'infrastructures et le programme énergétique. Peu importe ce qui arrivera aux États-Unis, on va de l'avant avec nos projets.»

«Évidemment, on n'est jamais à l'abri (d'une récession). On a une forte concentration de nos exportations aux États-Unis. Le marché québécois est petit. On est 7,7 millions d'habitants», a toutefois tempéré le premier ministre.

 

Ainsi, il est primordial, selon lui, d'élargir les perspectives de marché du Québec, en visant notamment l'Europe et les économies émergentes comme la Chine et l'Inde.

 

Prudent, le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, a estimé que l'économie du Québec «devrait s'en tirer dans les prochains 12 mois». «L'opinion générale des analystes, c'est que l'économie du Québec est costaude, elle est diversifiée, elle n'est pas concentrée dans un secteur, a souligné M. Bachand, en ajoutant que les baisses d'impôts consenties par les deux ordres de gouvernement contribueront à maintenir la santé économique des Québécois.

 

Pour le député de Laval-des-Rapides et économiste de formation, Alain Paquet, les investissements prévus de 30 milliards pour les infrastructures en cinq ans et d'environ 30 milliards sur 10 ans pour le développement hydroélectrique constituent un garde-fou qui stimulera l'économie québécoise face à une baisse des exportations aux États-Unis.

 

«Les décisions du gouvernement ont fait en sorte qu'on réduit de façon considérable l'impact d'une récession si elle avait lieu, a souligné M. Paquet. Si on est capable de se prémunir contre des chocs qui sont internationaux, ça démontre que le gouvernement fait des bonnes choses.»

 

L'hiver portera en priorité sur les questions économiques, a estimé pour sa part le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier. Qualité de vie, prospérité économique et développement occulteront, selon lui, santé, éducation, et même les questions identitaires, malgré le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, attendu pour la fin mars.

 

«L'identité des Québécois, ce qu'elle appelle, c'est surtout une meilleure qualité de vie et une économie prospère, ce à quoi nous nous attarderons, comme priorité», a souligné M. Fournier.

 

 

Langue française

 

 

À Sherbrooke, où se déroule un caucus de deux jours, M. Charest a par ailleurs rejeté la proposition de Pauline Marois de resserrer la loi 101 pour s'assurer que les petites entreprises servent leurs clients en français, après qu'une enquête du Journal de Montréal eut soulevé le débat, plus tôt cette semaine.

 

«Le problème ce n'est pas la loi, on en a une loi. Il faut s'assurer qu'elle soit respectée, a-t-il dit. C'est acquis au Québec, il n'y a pas de débat sur cette question-là. Qu'on soit anglophone allophone, francophone, peu importe, tout le monde reconnaît qu'on a le droit de se faire servir en français.»

 

«C'est quoi, une récession?»Récession, le mot était sur toutes les lèvres à l'entrée du caucus libéral de Sherbrooke. Mais le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, s'est offusqué qu'un journaliste lui demande de définir ce concept économique, allant jusqu'à blasphémer à deux reprises en répondant. «Antoine, si on n'était pas là, tu sais ce que je te dirais, hostie c'est deux trimestres consécutifs... C'est niaiseux, c'est comme le prix des pintes de lait, crisse, c'est quoi ce genre de politique-là? Appelons un chat un chat», a décoché le ministre, visiblement froissé. Il s'est excusé, plusieurs heures après, en ajoutant: «J'ai beaucoup de respect pour La Presse, vous savez, mais je m'attends aussi au même respect.»

 

En septembre 2001, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Gilles Baril, avait été incapable de répondre à cette même question, plaçant le gouvernement péquiste de l'époque dans l'embarras.

 

Hier, le premier ministre Jean Charest a lui aussi bien répondu à la question piège, en expliquant qu'on parle de récession lorsqu'il y a une croissance négative de l'économie pendant deux trimestres consécutifs.

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20080117/CPACTUALITES/801170823/1019/CPACTUALITES

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