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Prix des maisons: Montréal résiste

 

Publié le 26 mars 2009 à 06h36 | Mis à jour à 06h37

La Presse

 

(Montréal) Montréal résiste encore et toujours. Alors que les prix des maisons baissent au Canada, ils se maintiennent dans la région métropolitaine.

 

Selon un indice colligé par la Banque Nationale et la société Teranet, les prix des maisons ont reculé de 2,4% au Canada entre janvier 2008 et janvier 2009.Par contre, ils ont enregistré une croissance de 4,1% à Montréal.

 

La Chambre immobilière du Grand Montréal a constaté la même tendance au niveau des statistiques de ventes du système MLS (Multiple Listing Services).

 

«Les prix augmentent moins vite qu'avant, mais le Québec fait bien meilleure figure que le reste du Canada, a commenté le chef de la direction de la chambre immobilière, Michel Beauséjour, en entrevue avec La Presse Affaires. C'est généralement lié à l'économie: l'économie québécoise est un peu moins affectée qu'ailleurs.»

 

Selon l'indice Teranet-Banque Nationale, les prix des maisons ont diminué de 2,4% à Toronto entre janvier 2008 et janvier 2009, d'un respectable 4,2% à Vancouver et d'un considérable 8,2% à Calgary.

 

Marc Pinsonneault, économiste principal à la Banque Nationale, a expliqué que le nombre de maisons disponibles par rapport à la demande était beaucoup plus élevé dans ces villes qu'à Montréal.

 

«Il y a eu surconstruction», a-t-il déclaré.

 

À Calgary, les prix des maisons ont bondi de 45% en 2006, ce qui a incité les promoteurs et les constructeurs d'habitations à s'en donner à coeur joie.

 

«Avec la baisse inattendue du prix du pétrole, on s'est aperçu qu'il y avait eu surconstruction», a affirmé M. Pinsonneault.

 

À Vancouver, les prix des maisons, déjà extrêmement élevés, ont augmenté 24% en 2007. La spéculation s'est mise de la partie.

 

«Il n'y a pas un Canadien qui peut acheter une maison ou un condo au centre-ville de Vancouver, a affirmé M. Beauséjour. Les prix sont tellement élevés qu'il fallait que ça dégonfle. Maintenant, Vancouver est dans le marasme depuis un an.»

 

De son côté, la région torontoise a été frappée par la crise manufacturière, notamment dans le secteur de l'automobile, a ajouté M. Beauséjour. Le secteur de l'immobilier s'en est ressenti.

 

«Au Québec, nous sommes plus diversifiés en termes d'économie, a affirmé le patron de la Chambre immobilière du Grand Montréal. La PME se comporte assez bien. La récession est là, mais on n'a pas encore d'impact majeur au niveau des pertes d'emplois.»

 

Il a rappelé qu'un des facteurs qui influencent l'achat d'une maison, le niveau des taux hypothécaires, était encore très favorable.

 

M. Pinsonneault, de la Banque Nationale, a indiqué que les prix des maisons avaient connu de bonnes hausses au cours des dernières années à Montréal, notamment en 2002 (15%), mais il a soutenu qu'il ne s'agissait pas d'une vague de spéculation et que cela n'avait pas donné lieu à de la surconstruction.

 

«C'était du rattrapage à la suite d'années de vaches maigres», a-t-il affirmé.

 

Il a noté que Montréal avait connu une baisse des prix des maisons, sur une base mensuelle, pendant les trois derniers mois de 2008. Par contre, les prix ont très légèrement augmenté (0,1%) en janvier 2009 par rapport à décembre 2008.

 

M. Beauséjour a affirmé que les Québécois qui avaient l'intention d'acheter une maison au cours des deux prochaines années avaient toujours cette idée en tête, mais qu'ils envisageaient de retarder cette acquisition compte tenu de la situation économique.

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