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Rénovation de l'Hôtel de ville de Montréal

Travaux de rénovation de l'Hôtel de ville de Montréal. Les travaux commenceront en 2019 et dureront 3 ans, jusqu'en 2022. Les coûts prévus sont de 140 millions de dollars. La certification LEED Or V4 est visée. Les activités de l'hôtel de ville déménageront dans l'édifice Lucien-Saulnier durant les travaux. Ce dernier sera rénové au coût de 8.3 millions de dollars durant un an (début des travaux avril 2018).

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  • 1 year later...
Il y a 19 heures, yarabundi a dit :

Ce serait peut-être une bonne idée mais totalement superflue. Tout d'abord parce que l'édifice ne connait pas une circulation vraiment très importante et que le coût pour un tel branchement pourrait être perçu comme étant une dépense qui ne profiterait qu'à une minorité. 

Le coût serait d'autant plus exorbitant que le lien le plus proche se trouve au métro Champs-de-Mars !!

Ça permettrait un accès intérieur à la Place Jacques-Cartier et à la place Vauquelin non? 

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  • 3 months later...

http://journalmetro.com/actualites/montreal/1479807/le-futur-ancien-hotel-de-ville-de-montreal/

Montréal se rafistole un hôtel de ville

Journal Métro
Mathias Marchal
 
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Lucien Saulnier est un ancien élu montréalais qui a été bras-droit de Jean Drapeau.
Josie Desmarais

Transformer un ancien palais de justice en hôtel de ville temporaire pour reloger 65 élus et quelque 150 fonctionnaires : telle est la mission que doit relever le Service de la planification immobilière de la Ville de Montréal en vue d’une restauration en profondeur de la maison des Montréalais à compter du printemps 2019. Avant le grand déménagement dans l’édifice Lucien-Saulnier, ce dernier bâtiment doit lui-même être revampé. Métro vous emmène dans les coulisses de cet immeuble afin de découvrir un défi de rénovation peu commun.

Architecture

L’édifice Lucien-Saulnier a été inauguré en 1856. Il a longtemps servi de palais de justice. «C’était avant même la création de la Confédération canadienne, alors on peut dire qu’il préfigure l’établissement de l’état moderne», souligne le directeur des politiques d’Héritage Montréal, Dinu Bumbaru.

«Les deux architectes derrière le bâtiment principal, [John Ostell et son neveu Henri Maurice Perrault], sont des pionniers. Il faut se placer dans le contexte de l’époque: il s’agissait d’édifices énormes. L’acheminement des grosses pierres grises à partir de carrières, comme celles du Mile End, n’était pas chose facile, d’autant plus qu’ailleurs, la construction allait bon train, la population de Montréal doublant tous les 15 à 20 ans», mentionne M. Bumbaru. Ce dernier aimerait bien que ce chantier soit aussi l’occasion de mettre en valeur le patrimoine civique de Montréal.

La magnifique coupole qui a abrité la bibliothèque du palais de justice a été construite en 1890, au moment où un étage a été ajouté. Quand le comité organisateur des Jeux olympiques de 1976 s’y est installé, elle est devenue une simple salle de ventilation. «Ce n’est pas parce qu’un édifice est public qu’il est forcément traité aux petits oignons», avise M. Bumbaru.

Travaux

Heureusement, le bâtiment n’a pas trop subi les assauts du placoplâtre, ajoute M. Bumbaru. Il espère que la création de salles et de bureaux temporaires se fera dans une perspective de préservation, car la modernisation de l’édifice, qui accueillait jusqu’à récemment la direction des finances de la Ville de Montréal, a déjà perdu ses vieux ascenseurs en fer forgé.

Métro a eu l’occasion de visiter l’édifice avant le lancement des travaux de 8,3M$, qui doivent débuter en avril et s’échelonner sur un an. L’ancienne salle d’audience principale, qui hébergera la salle du conseil, semble plus petite. Elle comporte aussi plusieurs piliers qui s’avèreront un défi: il faut installer jusqu’à 75 personnes tout en s’assurant qu’aucun élu ne se retrouve caché derrière un pilier, sachant que le conseil est webdiffusé.

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Le vieux prélart sera recouvert d’un plancher qui cachera le réseau filaire, alors que les murs auront droit à une simple couche de peinture pour les rafraîchir. On est ici plus dans le «home staging», sachant que les élus n’y siègeront que durant trois ans et qu’il faut faire des économies. Les travaux de rénovation de grande ampleur aura plutôt lieu après le départ des élus en 2022.

Réinstaller 280 élus et fonctionnaires a nécessité un travail d’analyse du flux des personnes et des documents afin de limiter les pertes de temps. Le bureau pressenti pour la mairesse fait face à la cour d’appel.

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Il a aussi fallu répondre aux besoins des pompiers (installation de gicleurs et de colonnes d’eau dans certaines zones), de la sécurité (caméras et système de contrôle des accès), des normes d’accessibilité universelle (rampes d’accès) et celles de la Régie du bâtiment (mains courantes plus ergonomiques sur les vielles rampes en bois).

Sans oublier les exigences du ministère de la Culture et des Communications, étant donné que l’édifice est classé patrimonial. Ainsi, la Ville de Montréal a dû faire venir une firme spécialisée pour gratter les couches de peintures accumulées et découvrir la couleur d’origine, qui devra être utilisée pour repeindre le pourtour des 185 fenêtres. Il faudra aussi stabiliser le fronton, qui est en mauvais état.

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Au petit jeu de la relocalisation, l’immense section des archives sera plutôt déménagée dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie alors que le bureau de l’ombudsman sera relocalisé dans le centre-ville. Pas sûr aussi que les journalistes en sortent gagnants. La future salle du conseil ne comportera pas de mezzanine et l’acoustique du futur salon, où la mairesse fera ses points de presse, tient plus de la boîte de conserve. En outre, leur bureau de travail est minuscule. Les optimistes souligneront qu’au moins, les journalistes n’ont pas été relégués à l’ancienne prison du sous-sol, où une cellule dispose encore d’un anneau pour enchaîner les prisonniers.

Et ensuite?

Après trois ans, quand les élus réintègreront l’hôtel de ville, ce sera au tour de l’édifice Lucien-Saulnier d’entrer en phase de rénovation majeure. Qui fera alors office d’inspecteur général du patrimoine, sachant que que le ministère de la Culture doit, d’ici septembre 2018, transférer certains de ses pouvoirs en matière du patrimoine à la Ville, dans le cadre de la Loi sur le statut de métropole?

«Tout cela simplifiera les règles, mais ça pose aussi des questions d’équité, car il ne serait pas normal que la Ville n’exige pas d’elle-même ce qu’elle exige de simples propriétaires de bâtiments patrimoniaux», souligne Dinu Bumbaru, d’Héritage Montréal.

«J’ai donc hâte de voir quelles seront les propositions de la nouvelle administration», confie M. Bumbaru, qui note que l’administration Coderre avait suggéré de dissoudre le Conseil du patrimoine de Montréal. Ce dernier pourrait faire office de chien de garde et devenir plus qu’un organe essentiellement consultatif.

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Le 03/10/2016 à 19:24, acpnc a dit :

 

Je partage ton opinion surtout pour les étages inférieurs, dont celui au niveau de l'entrée principale. Je garde personnellement un excellent souvenir de cette bâtisse qui fut le siège social du COJO (1973 à 1976) où j'ai travaillé. Le grand hall avec l'escalier monumental est magnifique, tout comme les grandes salles auxquelles il donne accès. C'est effectivement un édifice historique, donc nécessairement protégé. Si mon souvenir est bon les étages supérieurs avaient déjà perdu une partie de leur aspect original à l'époque. Mais bon je fais confiance au ministère des Affaires Culturelles et aussi à Héritage Montréal, pour garder un oeil sévère sur les travaux.

Le maître-mot ici est VIGILANCE.Ce type de rénovation on sait quand ça commence, on ne sait jamais quand ça finit, même si l'échéancier est connu. Je ne fais confiance à personne dans cette entreprise. L'intérieur de l'Hôtel de Ville est un véritable joyau. Ils ont intérêt à rénover de façon très très respectueuse, car ça va hurler dans les chaumières. Surtout, qu'on ne se retrouve pas finalement avec un résultat bâtard avec des "touches de modernité" un peu partout qui dénaturent l'endroit, car les gens vont vite monter aux barricades, moi le premier. 

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  • 1 month later...

Huit millions de dollars pour l'« hôtel de ville temporaire » de Montréal : Des travaux évalués à plus de huit millions de dollars en vue du déménagement, l'an prochain, de l'actuel hôtel de ville, qui sera rénové de fond en comble.
 

 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1099106/demenagement--hdv-montreal-renovation-hotel-ville-edifice-lucien-saulnier

Huit millions de dollars pour préparer l'« hôtel de ville temporaire » de Montréal

Publié aujourd'hui à 17 h 24

Le bâtiment est situé à mi-chemin entre l'hôtel de ville et le palais de justice.
L'édifice Lucien-Saulnier, rue Notre-Dame, dans le Vieux-Montréal. Photo : Radio-Canada

 

L'administration municipale de Montréal vient d'entreprendre d'importants travaux de mise à jour de l'édifice patrimonial Lucien-Saulnier, situé juste à côté de l'hôtel de ville. Ces travaux, évalués à plus de huit millions de dollars, sont rendus nécessaires en vue du déménagement, l'an prochain, de l'actuel hôtel de ville, qui sera rénové de fond en comble.

« Ce n'est pas un luxe, ce n'est pas une lubie, c'est une nécessité, explique François Limoges, leader de la majorité à l'Hôtel de Ville de Montréal. Le bâtiment est désuet. »

La rénovation complète de l'intérieur du bâtiment commencera en 2019. Les travaux coûteront plusieurs dizaines de millions de dollars.

L'hôtel de ville sera fermé pendant près de trois ans au total. Pendant cette période, l'administration municipale sera déménagée juste à côté, dans l'édifice Lucien-Saulnier, un immeuble patrimonial construit en 1856, qui a hébergé tour à tour le palais de justice de Montréal, un poste de police et, tout récemment, le service des finances de la Ville.

« On fait des travaux pour déménager l'entièreté de l'hôtel de ville : l'administration, la mairesse, les élus, le conseil municipal et 200 employés », énumère François Limoges.

Les travaux de préparation de ce futur « hôtel de ville temporaire », évalués à 8,3 millions de dollars, viennent de commencer et doivent durer un an.

« Et dans un an, on prévoit deux mois de déménagement, précise M. Limoges. Donc au début de l'été 2019, l'administration municipale déménage dans l'édifice ici, et les grands travaux de l'hôtel de ville peuvent commencer pendant trois ans. »

Des équivalents seront créés pour chaque pièce de l'hôtel de ville. On aménagera ainsi une nouvelle salle Peter-McGill pour le comité exécutif, un salon Maisonneuve pour les réceptions, un hall d'honneur, etc.

La configuration actuelle de l'édifice Lucien-Saulnier présentera bien sûr un défi d'aménagement, convient François Limoges, mais rien d'infaisable.

L'éclairage, par exemple, sera refait, mais pour des raisons d'économie, il n'y aura pas de climatisation.

En principe, le retour des employés et élus à l'hôtel de ville est prévu à l'automne 2021, soit un peu avant ou après la prochaine élection municipale.

Presque 150 ans d'existence

L'hôtel de ville de Montréal a été inauguré en 1878 après quatre ans de construction.

En septembre 2017, la Ville estimait que la rénovation complète de l'actuel hôtel de ville coûterait plus de 87 millions de dollars, mais ce montant pourrait être revu, puisque l'administration dévoilera sous peu d'autres détails sur ce projet.

À l'origine, l'hôtel de ville devait déménager temporairement au début de 2018, mais le projet a été reporté d'un an.

D'après le reportage de Jacques Bissonnet

 

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1100481/renovation-facture-moderniser-hotel-de-ville-montreal-grimer-140-millions

La facture pour « moderniser » l’hôtel de ville pourrait grimper à 140 millions

Publié aujourd'hui à 11 h 03 Mis à jour il y a 52 minutes

L'édifice historique de l'hôtel de ville de Montréal va fermer ses portes au printemps 2019. D'importants travaux visant à remettre aux normes le bâtiment et à le « moderniser » sont prévus. Une facture de 140 millions de dollars est évoquée.

Un texte de Romain Schué

L’hôtel de ville fermera complètement ses portes durant trois ans. Sa réouverture est prévue pour l'été 2022.

De nombreux travaux de mise aux normes et de restauration patrimoniale sont au programme. La Ville compte notamment rendre plus lumineux cet édifice.

L’ensemble de ces rénovations avait été estimé à 72 millions de dollars, selon le dernier Programme triennal d’immobilisations.

Cependant, afin d’optimiser la fonctionnalité du bâtiment et d’obtenir une certification LEED, la facture est estimée à ce jour à 116,4 millions. Une incertitude demeure et d’autres analyses sont en cours, a précisé la Ville.

Le coût final pourrait grimper jusqu’à près de 140 millions, afin d'offrir « de très hauts standards en matière de développement durable », a mentionné l'administration.

Une hausse des coûts

Ce chiffre n'a cessé de grimper depuis quelques années. En 2015, on parlait d'une facture de 30 millions. Deux ans plus tard, une somme globale d'environ 88 millions avait été évoquée.

En raison de la désuétude des lieux qui s'aggraverait, ce chantier est primordial, a expliqué vendredi Benoit Dorais, le président du comité exécutif.

« Ces travaux vont permettre de préserver la valeur immobilière de l'hôtel de ville et sa valeur patrimoniale », a-t-il ajouté, en précisant que les fenêtres actuelles souffrent d'un manque d'étanchéité et qu'elles seront toutes remplacées.

Réfection complète

Les réseaux de chauffage, de ventilation, de climatisation seront rénovés, tout comme le toit, les ascenseurs, les réseaux électriques, informatiques et la plomberie. Toute la tuyauterie sera remplacée et des douches et des vestiaires seront ajoutés.

« On ne peut même pas brancher [actuellement] deux affaires simples sur une prise, ça peut sauter , a précisé M. Dorais. Il fait froid, les plafonds sont hauts. Plusieurs personnes ont même des chaufferettes. »

Le bâtiment sera également désamianté et la moisissure sera enlevée.

Le marbre, la boiserie, le bronze, le revêtement de sol et la peinture seront revus, tout comme le célèbre balcon qui a accueilli le général de Gaulle en 1967.

Le célèbre balcon ouvert aux visiteurs

Le balcon de l'hôtel de ville
Le balcon qui a accueilli le général de Gaulle en 1967 va être rénové. Photo : Radio-Canada/Julie Marceau

Il sera par ailleurs possible, dès 2022, de visiter ce balcon au cours de visites organisées, a précisé M. Dorais. Jusqu'à présent, seuls les élus et quelques dignitaires qui en faisaient la demande pouvaient y accéder.

« Les Montréalais veulent s'approprier ce moment de l'histoire, a souligné M. Dorais.

Ce dernier a également mentionné que ces rénovations permettront aux citoyens « de vivre une autre expérience » de cet édifice situé au cœur du Vieux-Montréal.

Des murs y seront enlevés afin d'agrandir le hall d'entrée et davantage d'expositions y seront proposées. Les visiteurs pourront aussi « redécouvrir des éléments architecturaux et patrimoniaux qui ont été enterrés avec le temps », a avancé M. Dorais.

Déménagement des élus dans l'édifice Lucien-Saulnier

Pendant les travaux , les élus et les fonctionnaires vont déménager à l’édifice Lucien-Saulnier, voisin de l'hôtel de ville actuel .Des travaux estimés à 9,5 millions sont d'ailleurs en cours pour adapter ce bâtiment qui était occupé, ces dernières années, par le service municipal des finances.

Les archives seront également relocalisées durant la durée des travaux.

Lieu historique national, l’hôtel de ville de Montréal a ouvert ses portes en 1878.

Un incendie a ravagé l’édifice en 1922, entraînant la reconstruction du bâtiment entre 1923 et 1926.

Avec les informations de Julie Marceau

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  • 5 months later...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1131320/pomerleau-firme-gestion-projet-construction-chantier

Rénovation de l'hôtel de ville de Montréal : l'opposition craint des dépassements de coûts

Publié il y a 56 minutes
Mis à jour il y a 18 minutes

L'opposition officielle à Montréal craint que l'octroi d'un important contrat à la firme Pomerleau pour gérer le chantier de rénovation de l'hôtel de ville n'entraîne des dépassements de coûts.

Un texte de Jérôme Labbé

Le contrat en question, d'une valeur de 12,8 millions de dollars, a été accordé par le comité exécutif de la Ville de Montréal la semaine dernière.

Selon le sommaire décisionnel, Pomerleau « sera responsable du respect du budget, des coûts, de l’échéancier, de la portée, des méthodes de construction et des stratégies d’approvisionnement, ainsi que de la qualité des travaux ».

« Mais qu'est-ce qui reste? C'est lui [Pomerleau] qui va prendre quasiment toutes les décisions », a déploré le chef de l'opposition officielle, Lionel Perez, lors de la séance du conseil municipal de lundi.

On lui a tout donné, sauf les clés de la bâtisse.

Lionel Perez, chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville

« Ce qu'on est en train de demander au plus bas soumissionnaire, c'est carrément de devenir le maître de chantier, de prendre toutes les décisions », a-t-il résumé, précisant ne pas en avoir contre la firme Pomerleau, mais bien contre le mandat qui lui a été accordé.

Car les responsabilités transférées à Pomerleau incombent normalement à la Ville elle-même. « C'est très préoccupant qu'on soit en train de donner, de déléguer ces pouvoirs, ce mandat, à un tel niveau, à une firme externe », s'est alarmé M. Perez, pour qui l'administration Plante est en train de créer « un précédent ». « On aurait pu s'attendre à ce que, justement, le service de la planification immobilière ait un plus grand rôle à jouer. »

« Le modèle qui est choisi [...], c'est une recette quasiment assurée que les frais vont être dépassés », a-t-il estimé, ajoutant que sa formation, Ensemble Montréal, exprimerait sa dissidence dans l'octroi de ce contrat.

Sa collègue Karine Boivin Roy croit elle aussi qu'« il pourrait y avoir des dérapages, tant au niveau du budget que des échéanciers ». Car Pomerleau, rappelle-t-elle, « fait de la gérance de construction, oui, mais n'est pas un spécialiste en économie de la construction; il est plutôt reconnu comme un entrepreneur général ».

Selon elle, la Ville de Montréal « aurait dû, pour ce projet comme pour les autres projets d'envergure, se doter d'une équipe d'économistes de la construction indépendante et neutre, présents en amont et durant tout le chantier ».

Un dossier apolitique et complexe, fait valoir l'administration

Mme Boivin Roy préside pourtant la Commission permanente d'examen des contrats, qui a donné son aval au contrat, fait valoir le cabinet de la mairesse Valérie Plante.

Le dossier de la restauration patrimoniale et de la mise aux normes de l'hôtel de ville est un projet de longue date, rappelle-t-on, et il relève de la Commission de la présidence du conseil.

En outre, le dossier est d'une telle complexité qu'il n'existe aucun comparatif, insiste le cabinet, soulignant que la Ville de Montréal n'est pas un entrepreneur général.

C'est aussi ce qu'a répliqué à l'opposition officielle le leader de la majorité, François Limoges − qui est aussi vice-président de la Commission de la présidence du conseil.

« Le choix d'aller en gérance de la construction, premièrement, c'est un choix qui a été fait depuis longtemps, dont on a hérité, mais qu'on a continué parce que c'est un choix stratégique étant donné l'ampleur du chantier [et de] ses niveaux de complexité », a-t-il expliqué.

Contrairement aux craintes de l'opposition officielle, c'est justement pour « respecter autant le budget que les échéances » que le comité exécutif a accordé ce contrat en gérance de construction, a indiqué M. Limoges.

On est optimistes sur le fait [...] qu'on devrait arriver dans l'enveloppe et dans les temps.

François Limoges, leader de la majorité à l'Hôtel de Ville

Le contrat a finalement été approuvé à la majorité des voix par le conseil municipal, lundi. Il devrait maintenant être soumis jeudi au conseil d'agglomération qui, à moins d'une surprise, devrait également lui donner son aval.

Une facture qui ne cesse de grimper

Les travaux de rénovation de l'hôtel de ville de Montréal devraient normalement débuter en juin 2019 et prendre fin trois ans plus tard, au début de l'été 2022.

Entre-temps, les employés et les élus de la Ville de Montréal devront déménager de l'autre côté de la place Vauquelin, dans l'édifice Lucien-Saulnier. Huit millions de dollars ont déjà été investis pour préparer cet « hôtel de ville temporaire ». Le déménagement devrait avoir lieu au printemps.

En septembre 2017, la Ville estimait que la rénovation complète de l'actuel hôtel de ville coûterait plus de 87 millions de dollars, mais l'estimation s'est gonflée depuis. Aux dernières nouvelles, le projet était évalué à environ 115 millions, mais le coût final pourrait atteindre les 140 millions, a mentionné l'administration en mai dernier.

Plus de 20 millions ont déjà été engagés dans ce projet. Un contrat de 7,3 millions a notamment été accordé à la firme Beaupré Michaud et Associés Architecte pour la réalisation des plans et devis, en 2017.

Au final, la facture sera assumée à 61 % par la Ville de Montréal; les 39 % restants le seront par l'agglomération, c'est-à-dire les 16 municipalités qui composent l'île de Montréal. Cette répartition a été faite en fonction de la surface physique occupée par les différents services municipaux basés à l'hôtel de ville.

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  • 3 weeks later...

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1134388/projet-renovation-hotel-ville-montreal-auditorium-verdun

La Ville de Montréal revoit à la hausse deux contrats d'architecture

Publié aujourd'hui à 19 h 38

 

Les coûts liés aux projets de rénovation de l'hôtel de ville de Montréal et de l'Auditorium de Verdun ont plus que doublé depuis la première estimation des travaux. Les honoraires des architectes de ces projets devront donc être revus à la hausse, une dépense imprévue de 2 millions de dollars, qui devrait être avalisée par le comité exécutif mercredi matin.

Un texte de Jérôme Labbé

D'abord estimé à 53 millions de dollars, le projet de restauration patrimoniale, de mise aux normes et de certification LEED de l’hôtel de ville avoisine aujourd'hui les 140 millions.

Or, « les honoraires professionnels pour les services de base des architectes et des ingénieurs sont rémunérés suivant la méthode à pourcentage, laquelle comporte le paiement d'un montant basé sur un pourcentage du coût estimé des travaux, en phase de conception », peut-on lire dans le sommaire décisionnel soumis aux membres du comité exécutif.

Ainsi, la somme de 7,34 millions de dollars accordée aux firmes Beaupré Michaud et Associées, NCK et Martin Roy et Associés sera majorée de 1,27 million, soit 17,3 %, pour atteindre 8,62 millions, taxes, contingences et incidences incluses.

« Un éventuel retard à l’obtention de l’autorisation de la hausse des honoraires des professionnels [...] pourrait retarder la livraison des plans et devis, et l’octroi des contrats de travaux du projet », prévient la Ville.

Les travaux de rénovation devraient normalement débuter en juin 2019 et prendre fin trois ans plus tard, au début de l'été 2022 – le tout sous la supervision de la firme Pomerleau, que la Ville a récemment désignée comme « gérant de construction ». L'opposition officielle s'est d'ailleurs inquiétée de ce transfert de responsabilités, qui pourrait selon elle entraîner des dépassements de coûts.

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  • 5 months later...

https://journalmetro.com/actualites/montreal/2315462/43-m-pour-les-deux-premieres-phases-de-renovation-de-lhotel-de-ville/

43 M$ pour les deux premières phases de rénovation de l’hôtel de ville

10:11 1 mai 2019
Par : Henri Ouellette-Vézina
Métro

La Ville de Montréal a injecté mercredi près de 43 M$ pour financer les phases 1 et 2 des travaux de rénovation «majeurs» qui doivent être réalisés à l’hôtel de ville dans les trois prochaines années, tel qu’il était prévu au budget municipal.

Dès la semaine prochaine, les occupants de l’hôtel de ville – incluant élus, fonctionnaires, médias ou agents de la sécurité – devront faire leurs boîtes et déménager dans l’édifice Lucien-Saulnier pour toute la durée des travaux. Inauguré en 1856, ce bâtiment a longtemps servi de palais de justice. Sa coupole qui fait tourner les regards a été érigée un peu avant le début du 20e siècle.

Sur la rue Notre-Dame, dans un premier temps, la «mise aux normes des systèmes de protection» comme l’alarme incendie, les issues de secours ou encore les accès universels sera effectuée. La toiture doit également être refaite.

La Ville veut procéder à la «restauration du patrimoine intérieur» de l’hôtel de ville, lit-on dans des documents officiels du comité exécutif, et y ajouter «des éléments de développement durable».

Une fois mis aux normes, l’hôtel de ville de Montréal sera le premier bâtiment municipal «à être certifié LEED (Leadership in Energy and Environmental Design)». D’après les élus, cela exigera «des changements dans les façons de faire et ouvrira la voie au verdissement de tout le parc immobilier» à l’échelle de la métropole.

Montréal rénovera de plus toute «la structure et l’enveloppe du bâtiment actuel», autrement dit «le patrimoine bâti extérieur» de celui-ci.

«Plusieurs travaux de maçonnerie et de correction de problèmes structuraux sont nécessaires à court terme pour assurer la sécurité des usagers et la protection de l’actif», souligne la Ville.

Les réseaux de télécommunication ainsi que les systèmes «électromécaniques» seront également revampés «afin d’atteindre une meilleure performance énergétique et de diminuer les coûts d’exploitation et d’entretien». Plusieurs fenêtres seront aussi remplacées au sous-sol et au deuxième étage dans cette même optique.

«L’hôtel de ville est un édifice unique au Canada qui doit être mis en valeur et son patrimoine restauré suite à diverses interventions passées malheureuses.» -La Ville de Montréal, dans des documents municipaux.

En mars 2017, la Ville avait approuvé un premier emprunt d’un peu plus de 23 M$ pour lancer les travaux. Ceux-ci sont estimés au total à environ 143 M$. Ils devraient normalement s’échelonner jusqu’en 2021.

Métro avait visité en avril l’édifice Lucien-Saulnier, qui logera les élus lors des prochains conseils municipaux, dès le 13 mai. Après trois ans, quand les élus réintègreront l’hôtel de ville, ce sera au tour de l’édifice Lucien-Saulnier d’entrer en phase de rénovation majeure.

Les 15 et 16 avril derniers, les élus avaient souligné à leur manière le tout dernier conseil municipal à l’hôtel de ville avant le début des rénovations. Une photo de groupe avait notamment été prise pour l’occasion.

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