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  1. par: http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (Le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) par:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/ (le présent du passé) plein d'autres:http://www.flickr.com/photos/[email protected]/
  2. http://journalmetro.com/actualites/montreal/169134/trois-idees-que-montreal-devrait-importer/ Montréal accueillera du 11 au 13 octobre un important sommet sur le patrimoine canadien. Si Montréal tire plutôt bien son épingle du jeu en termes de sauvegarde du patrimoine, elle pourrait quand même s’inspirer d’autres villes. Décryptage. Gérer le parc Jean-Drapeau à la vancouvéroise À Vancouver, l’équivalent du parc du Mont-Royal s’appelle le parc Stanley. Cette ancienne zone militaire de 400 hectares est le troisième plus grand parc urbain en Amérique du Nord, devant Central Park. Sa particularité? Comme les autres parcs de Vancouver, il est géré par sept administrateurs qui sont élus par les citoyens pour un mandat de trois ans. «Les candidats doivent notamment présenter leur vision de développement avant d’être élus et doivent ensuite rendre des comptes aux citoyens de façon mensuelle, dans le cadre d’assemblées publiques», explique Dinu Bumbaru, directeur des politiques d’Héritage Montréal. Selon lui, ce mode de gestion devrait être importé, notamment à la Société du parc Jean-Drapeau, qu’il qualifie de «baronnie». La Société du parc Jean-Drapeau a souvent fait les manchettes à cause des salaires mirobolants de ses dirigeants et de sa gestion opaque (l’ancien directeur général, qui fut un temps directeur d’Union Mont*réal, s’est fait mettre à la porte récemment). «Le parc Jean-Drapeau est un lieu d’histoire où s’est tenue l’Expo. Il mériterait qu’on lui donne une structure démocratique», clame M. Bumbaru. Malgré son mode de fonctionnement plus ouvert, le parc Stanley n’a pas été épargné par les politicailleries. En 2009, l’opposition dénonça ainsi les tentatives d’ingérence du maire Gregor Robertson dans les affaires du Board of Parks and Recreation. Promouvoir l’art public comme Calgary «L’art public, à Montréal, on en parle; à Calgary, on agit», lance Dinu Bumbaru qui cite en exemple la nouvelle promenade décorée d’œuvres récemment aménagée le long de la rivière Bow. Dans la métropole albertaine, pour chaque projet municipal qui dépasse le million de dollars, 1 % du projet va à la réalisation d’une œuvre d’art destinée à être exposée sur le site. De 2004 à 2011, 31 œuvres totalisant 10,2 M$ ont ainsi été créées et 17 pro*jets étaient en cours d’élaboration. Si la valeur artistique est inégale, M. Bumbaru pense que Montréal devrait quand même s’inspirer de ce programme. «J’ai d’ailleurs proposé aux membres d’Héritage Montréal qu’on aille voir ce qui se fait à Calgary pour y puiser des idées», rigole M. Bumbaru. Si la Ville de Montréal a adopté en 2010 un nouveau cadre d’intervention en art public qui contient plusieurs engagements, elle n’a toutefois fixé aucun échéancier pour l’intégration des œuvres aux futurs projets d’architecture. Calgary travaille, comme Montréal, à trouver une nouvelle vocation à son ancien Planétarium, mais a déjà réhabilité son square Viger, deux dossiers qui traînent à Montréal. Sauver les vieilles publicités murales comme à Lyon Montréal compterait encore plus d’une centaine de vieilles publicités peintes sur les murs à la gloire notamment des phonographes Lindsay, des fourrures John Henderson et des cigarettes Turrets. L’écrivaine Réjane Bougé a publié un livre sur le sujet qui sort en librairie cette semaine : Sur les murs d’un Montréal qui s’efface. Selon elle, il faudrait étudier la possibilité de sauvegarder certaines de ces réclames qui jouent encore un rôle, même si les marques qu’elles vantent ont aujourd’hui disparu. «Le passé et le présent se chevauchent dans un dialogue éloquent qui fait prendre conscience de l’usure du temps», écrit-elle à leur sujet. Pour les sauver, on pourrait, par exemple, faire parrainer la restauration d’une publicité murale par une entreprise appartenant au même secteur d’activité, suggère-t-elle. Du même souffle, elle se questionne. «L’émotion que suscitent ces vieilles publicités tient au fait qu’on voit l’usure du temps et qu’on se dit qu’elles vont finir par disparaître. Je me demande si elles dégageraient la même chose, une fois restaurées», a-t-elle déclaré. Montréal pourrait s’inspirer de Lyon, qui a reconnu les murs peints comme des œuvres d’art lorsqu’elle a établi sa politique municipale d’aménagement et de mise en lumière des espaces publics, favorisant ainsi par la bande la restauration de ses vieilles réclames.
  3. Si des gens ont des bannières à suggérer pour mtlurb.com (^^^) faites le ici!! Celle des fêtes commence à se faire vieilles!
  4. http://www.goethe.de/ins/ca/lp/kul/mag/mod/fla/fr12792933.htm Une banlieue nommée Montréal Hantée par les spectres du passé et malmenée par l'idéologie du progrès qui s'affirme entre autres par la "banlieurisation" de ses quartiers, Montréal s'oublie et s'efface. Balade historique et critique avec le journaliste et historien-flâneur Jean-François Nadeau. Construite sur une île, Montréal tourne pourtant le dos à l’eau, prostrée sur elle-même. Pour s’en approcher, il faut savoir dénouer le fil d’une architecture routière des années 1950. Par ces voies rapides juchées sur des structures de béton, on imaginait alors l’automobile telle un aigle qui descend du ciel vers les lieux de travail des fourmis ouvrières. Montréal avait fait enterrer les rails de ses tramways, lesquelles reviennent néanmoins la hanter depuis chaque printemps après que, sous l’effet du gel de l’hiver, le vieux métal remonte à la surface des grandes artères pour en percer le bitume. Montréal est d’une autre espèce que la ville de Québec. Elle n’a pas ce charme lisse et la beauté plastique qui font la fierté de ces villes dites du patrimoine mondial. Les maisons aux lignes élégantes, les rues finement dessinées, fer forgé, grilles, tout cela n’est pas Montréal, sauf pour une toute petite portion de la vieille ville, celle qui était protégée autrefois des attaques amérindiennes par une palissade de bois. Vieilles choses, vieilles gens, c’est longtemps ainsi qu’on a voulu présenter le Québec aux visiteurs de l’Amérique. Par habitude, la vallée du Saint-Laurent a continué de se voir ainsi, de s’admirer à travers une tradition mortifère où le passé est envisagé tel un embaumement nécessaire à préserver l’idée d’un pays qui plait aux autres, un pays qui ne devient nôtre qu’à cette fin. Sur les rives du grand fleuve, «rien ne doit mourir, rien ne doit changer», observait Louis Émond dans son roman Maria Chapdelaine. «Notre maître, le passé», répétaient à sa suite les esprits en soutane. Pourtant, tout de ce passé éclate depuis longtemps à l’ombre des gratte-ciel, au pied du mont Royal, là où se regroupaient les tribus iroquoïennes. Cela continue à l’heure où l’on se gargarise d’avoir pris conscience du patrimoine, une idée commode dont se repaît volontiers une humanité satisfaite de ne pas avoir à penser plus loin quand il est question d’histoire et de vie collective. À Montréal, les façades des vieilles maisons qui bordent les artères commerciales ont éclaté. On le voit bien lorsqu’en marchant on s’adonne à regarder de l’autre côté de la rue: sous la poussée du petit et du grand commerce, des ajouts ont été greffés aux vieilles structures déjà en place. Cela donne des façades aux volumes très divers qui s’avancent ou s’éloignent de la rue, donnant lieu à des perspectives toujours mal assurées. Après la guerre, l’administration de la ville prit peur devant ces quartiers aux maisons basses issus des temps sombres de la colonie. L’image de ces maisons bancales aux toits de tôle ou d’ardoise ne correspondait pas au passé épique qu’on souhaitait forger au nom de l’avenir de cette métropole. Un court film des actualités de l’époque montre le maire Jean Drapeau expliquant comment il entend transpercer le cœur du vieux Montréal d’une voie rapide où les voitures fileraient comme des flèches. Ce projet ne fut pas réalisé. Mais on rasa néanmoins d’autres quartiers en entier. Du faubourg à la banlieue À l’Est, le faubourg à la mélasse fut entièrement détruit par des grues afin de faire place nette à un immense stationnement capable d’accueillir les ouvriers de la télévision et de la radio publiques. Même chose pour Victoriatown, un secteur situé près du vieux port. Au centre, le quartier dit du «red light», haut lieu des jeux illégaux, de la prostitution, de l’alcool et des fêtes nocturnes, disparut entièrement pour laisser place à des HLM. En rasant les maisons des pauvres, on croyait chasser la pauvreté. Pourtant le malheur des inégalités sociales restait à demeure. Me promenant au milieu de ces immeubles ternes et sans caractère de la fin des années 1950, j’y rencontrai un jour une dame âgée. Elle habitait là depuis la construction, me raconta-t-elle. Mais quelques jours à peine après y avoir aménagé avec son mari, celui-ci était tué par l’explosion d’une conduite de gaz. Depuis, elle vivait seule avec ses souvenirs. À Montréal, des dizaines de milliers de personnes furent ainsi déplacées puis oubliées. Et on a continué de raser depuis. Le boulevard Saint-Laurent, ancien haut lieu du théâtre burlesque en Amérique, ne propose désormais aux regards qu’une suite peu avantageuse de terrains vagues et d’immeubles abandonnés entrecoupés il est vrai par des immeubles tout neufs aux allures froides de l’architecture dite internationale, celles qu’aime s’offrir l’argent dans tous les pays du monde. Même chose rue Sainte-Catherine où parmi un groupe d’autres immeubles le Spectrum, scène mythique de la musique, a été rasé avant même que l’on obtienne des assurances solides que quelque chose d’autre y serait reconstruit avant longtemps. Disparu dans le même pâté de maisons le restaurant Anatolia dont j’aimais les gâteaux sucrés servi sans façon. Dans le quartier Griffentown, les anciennes usines et les vieilles maisons tombent les unes derrières les autres. Il n’y a pas si longtemps, j’étais allé y voir La femme image, un film surréaliste de mon ami photographe Guy Borremans. Je n’arrive plus même à savoir où cette projection a pu avoir lieu lorsque je me promène à pied dans les environs. Montréal m’échappe petit à petit tandis que les projets du genre de celui de Griffentown se multiplient, sans vision d’ensemble. La vie de Montréal a migré vers ses marges, sans qu’on reconnaisse pour autant à celles-ci droit de cité. Les représentations hautaines et distantes que l’on fait sans cesse de la vie à Longueuil, Laval, Brossard, Repentigny et autres banlieues unies par un indicatif téléphonique commun, le 450, empêchent de concevoir ce que Montréal est à devenir globalement. Devant le pont Champlain qui menace semble-t-il de s’affaisser, une de ces banlieues a poussé en quelques mois à peine, au milieu de champs de culture. On trouvait là auparavant des maisons de ferme en pierres avec leurs toitures à coyaux. Elle dataient du milieu du XIXe siècle, au temps où ceux qui y vivaient avaient tenté de se soulever sans succès contre l’Empire britannique. Ces maisons ont été rasées ou abandonnées pour laisser place à des rangées complètes de maisons d’une architecture composite d’inspiration victorienne où domine la pierre de synthèse, l’aluminium, les reproductions de statues grecques, les cheminées Renaissance. L’esthétique du collage règne. Montréal est aussi devenue cela. Mais comme dans toutes les grandes villes, on continue de croire que cette ceinture ne tient rien d’autre que ses propres boursouflures, qu’elle ne fait pas corps avec le squelette de la ville. La banlieue apparaît pourtant aujourd’hui comme le lieu suprême d’un oubli volontaire qui a permi à la disneylandisation de s’établir sur toute une ville. À Montréal comme ailleurs, c’est le triomphe de la culture de la distraction dont parlait déjà Walter Benjamin. Jean-François Nadeau historien et journaliste au quotidien Le Devoir est notamment l’auteur de Bourgault (2007) et de Adrien Arcand, führer canadien (2010). On peut l’entendre régulièrement sur les ondes de Radio-Canada. Copyright: Goethe-Institut Kanada Mai 2014 Si vous avez des questions sur cet article, écrivez-nous! Mail [email protected] MTL/MUC: Blogue urbain Le long des rues de leur ville, Éric à Montréal et Verena à Munich, ils gardent l’œil ouvert pour dénicher des coins de rues, cafés et vitrines riches de singularités. Suggestions Allemagne: faits et réalités Services offerts par le Goethe-Institut Signandsight
  5. Vers les Olympiques - Moderniser Pékin sans faire disparaître le patrimoine architectural? Jules Nadeau Édition du samedi 26 et du dimanche 27 juillet 2008 L'ouverture des Jeux de Pékin dans quelques jours sera un immense moment de fierté pour les Chinois, une fierté qui, au-delà de la puissance économique, se décline aussi sous les facettes urbanistique, médiatique, sociale et scientifique. Trois aspects d'une Chine en transition sous la plume de notre collaborateur, le journaliste sinologue Jules Nadeau. Pas facile pour Charles Chauderlot, artiste «plus chinois que bien des Chinois», de défendre le fier passé architectural de Pékin alors que les pelleteuses olympiques s'acharnent sur tout bâtiment à un seul étage. Pendant la Révolution culturelle, de 1966 à 1976, afin d'accélérer le passage à une société communiste, Mao Zedong ordonna de détruire ce qu'il appelait les «quatre vieilleries», soit les vieilles coutumes, la vieille culture, les vieilles moeurs et les vieilles pensées. Les Gardes rouges ont tellement bien appliqué sa directive que bon nombre de trésors historiques ont alors été démolis d'un bout à l'autre du pays: temples, monuments et antiquités. Depuis quatre ans, c'est maintenant au tour de la révolution olympique de chambarder l'urbanisme. Les autorités et les médias chinois ont conféré à Charles Chauderlot beaucoup d'honneurs sans que ses cris d'alarme soient écoutés au beau milieu de cette opération de destruction et de reconstruction. Sa mission: perpétuer la mémoire des hutong, souvent joliment boisés. Ce sont les venelles emblématiques des vieux quartiers où subsistent ce que les résidants appellent des siheyuan: des maisons carrées agrémentées de portes ouvragées, de murs-écrans et de pierres de seuil. Le Français Charles Chauderlot parle en spécialiste après dix ans d'immersion pékinoise. Le sinologue a exceptionnellement été autorisé à exercer son art pendant deux ans dans la partie hors des limites de la Cité interdite, rare privilège pour un laowai (étranger). Les formes et les détails prennent vie dans ses tableaux en noir et blanc, selon des techniques chinoises. Il a participé à une soixantaine d'expositions, dont une dizaine en solo, dans quelques pays. Né à Madrid dans une famille d'artistes, il a étudié les beaux-arts à Bordeaux et appris les idéogrammes dès son arrivée à Pékin. Sacrifier 500 ans pour 15 jours Avec ses pinceaux et son encre de Chine, il passe des heures la tête penchée sur son papier Arches de Canson. Tous les passants s'arrêtent devant le fumeur de pipe en méditation. Chez lui, lors d'un long séjour à Macao, dans le studio d'un septième étage où nous conversons, je vois sur les rayons de sa bibliothèque qu'il a bien absorbé les ouvrages des écrivains européens et asiatiques qui ont décrit avec admiration le vieux Pékin. Lui-même a présenté ses oeuvres dans des albums traduits en quelques langues, dont le chinois -- avec l'imprimatur du gouvernement. Détail cocasse, me confie-t-il dans un courriel récent: «Une agence de voyages m'a offert une somme rondelette pour servir de guide [à Pékin] au mois d'août.» Mais l'homme de 56 ans préfère exposer en Corse, puis à Strasbourg, «l'architecture chinoise de 500 ans, détruite et sacrifiée pour 15 jours d'Olympiades... Un officiel chinois, qui va se déplacer pour l'occasion, m'a avoué que le peuple a besoin de dirigeants plus humains, moins politiciens et moins corrompus. Je deviens, à mon corps défendant, le représentant de la Chine, avec le soutien de ceux-là mêmes qui participent à sa disparition». L'«âme de Pékin» comptait 7000 hutong en 1949, estime-t-on, mais seulement 1300 en 2005. Les étrangers ne s'aventurent pas facilement dans ces hutong surpeuplés. Il y a trois ans, un mémorable festin de canard laqué au très prolétaire restaurant Liqun Kaoya (près de la porte Qianmen, au sud de la place Tiananmen) me donna une occasion de plus de me balader dans ces quartiers typiques. «Le manque d'air frais, d'eau courante et de WC dont souffrent les occupants l'emporte sur le romantisme que les touristes en cyclopousses y attribuent», d'affirmer un habitué local. Mais était-ce nécessaire de faire disparaître un si grand nombre de ces résidences à un étage? Plus d'un million d'occupants en auraient été évincés depuis 1991. Pour et contre les hutong Lisa Carducci, auteure installée à Pékin depuis deux décennies, où elle a notamment travaillé pour les médias officiels, exprime de grandes réserves: «Sous les Yuan, il y avait 9000 hutong à Pékin. Quand il n'en resterait que quelques dizaines, bien préservés, la plupart des siheyuan ayant été transformés en bureaux d'État dans le style original, ce serait bien suffisant pour garder une fenêtre ouverte sur le passé. Je ne vois pas de quoi se mêlent les étrangers, qui détruisent tout chez eux mais interviennent dans le plan d'urbanisation de la Chine -- laquelle est consciente de l'aspect historique à ne pas faire disparaître et, à la fois, du besoin des gens d'aujourd'hui de vivre comme des gens d'aujourd'hui», écrit la Montréalaise, qui a entre autres traduit un livre de Chauderlot. Après plusieurs années à Hong Kong et à Shanghai, l'avocat Pierre Saint-Louis exerce maintenant sa profession à Pékin, ville qu'il «aime». Le Montréalais dénonce chez les expatriés le préjugé automatique contre tout ce que décident leurs hôtes chinois: «Il n'y avait plus rien à sauver avec les hutong. Les gens ne veulent plus vivre là. Les JO transforment Pékin comme l'Expo 67 a transformé Montréal. L'Opéra de Pékin, c'est fantastique, un chef-d'oeuvre, mais construit à la mauvaise place», explique-t-il, tout en qualifiant de «fantastique» le métro hyperpropre, maintenant long de 200 kilomètres, où le billet, de deux yuan, coûte six fois moins cher que celui de Montréal. La polémique autour des hutong ne passionne pas que les «longs nez» comme nous. Dans un premier cas, un talentueux graphiste de Hangzhou, marié avec une camarade pékinoise, m'a surpris par la véhémence de ses propos, lui un grand patriote dont le paternel obéissait jadis aux ordres du commissaire Deng Xiaoping. «Ma femme a vécu 20 ans dans le quartier de Chongwen, près de la porte Qianmen. Il y a quatre ans, on n'a pas pu trouver la moindre trace de son hutong: que des tours modernes et des grandes rues. Quelle honte! Les hutong, c'est Pékin. Je suis pour la modernisation, mais pas ça.» Il ajoute une charge contre les fonctionnaires corrompus qui n'ont jamais consulté personne et ont payé des étrangers pour édifier des monstres: «Expensive garbage! Mon vieux Pékin a été rayé de la carte!» Dans la capitale, le septuagénaire Yang Qi, ancien cadre de WorldBest à Drummondville, réfléchit en grand philosophe. «Ma réaction à l'égard des constructions ultramodernes? Indécision et impuissance. Mais aussi une certaine compréhension. Quand une femme qui a été pauvre pendant longtemps gagne brusquement pas mal d'argent, elle doit avoir envie de dépenser pour des dîners de gala et de se farder avec des produits L'Oréal! Mais si j'étais président de la république, j'affecterais plutôt cet argent à l'environnement, à l'éducation et à l'aide aux régions moins prospères», conclut ce bon vivant. http://www.ledevoir.com/2008/07/26/199325.html
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