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Le fil de la crise économique


Atze
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C'est un sujet qui me passionne, je crée un fil pour partager des articles intéressants au lieu de créer plein de fils différents.

 

 

 

 

Pas 1929, 1873!

 

Le Devoir

Antoine Robitaille

Édition du jeudi 09 octobre 2008

 

Mots clés : Histoire, Crise financière, Crise économique, Économie, Québec (province), États-Unis (pays)

 

La grave crise économique du XIXe siècle a plusieurs points en commun avec les problèmes de 2008

 

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Photo: Agence Reuters

 

Québec -- «Le moindre problème économique est tout de suite appelé une "crise", et une véritable crise est tout de suite comparée à LA crise, celle de 1929», notait le collègue Éric Desrosiers en début de semaine. C'est sans compter que, selon l'historien américain Scott Reynolds Nelson, le fameux krach n'est pas le meilleur parallèle historique pour la situation actuelle.

 

Car 1929, c'est d'abord une affaire de surproduction, d'inventaires débordant, doublée d'un effondrement total des Bourses; le tout aggravé par l'incapacité de l'Allemagne à payer ses dettes de guerre, ce qui s'est répercuté sur les réserves d'or anglaises, explique Nelson dans The Real Great Depression, un texte disponible sur le site Chronicle for Higher Education (chronicle.com). Aucun facteur de ce type ne caractérise vraiment ce que nous vivons actuellement, dit-il. Les entreprises contemporaines exercent un contrôle serré de leur production; les problèmes boursiers font suite à des problèmes bancaires qui ont commencé à apparaître il y a un an. Et «il n'y a aucun problème international sérieux avec les réserves d'or, simplement parce que les prêts des banques n'ont plus de rapport avec celles-ci».

 

En fait, la «Panique de 1873», comme on l'a appelée, aurait beaucoup plus de similitudes avec les perturbations actuelles. «Les similitudes avec ce qui se passe actuellement me bouleversent», écrit Nelson. Nos malheurs ressemblent à ce que sa «grand-mère de 96 ans appelle encore la vraie grande dépression», celle que ses propres grands-parents avaient eu à affronter, écrit cet universitaire du collège William & Mary en Virginie.

 

Tout a commencé autour de 1870, en Europe, avec... des prêts hypothécaires très faciles à obtenir. Dans l'Empire austro-hongrois, en Prusse et en France, les empereurs avaient appuyé «une série de nouvelles institutions qui se sont mises à émettre des prêts hypothécaires dans les domaines de la construction municipale et résidentielle». Le secteur du bâtiment explose à Vienne, à Paris et à Berlin. La valeur des terrains croît rapidement et donne l'impression d'une pente de croissance pour toujours ascendante. «Les emprunteurs cupides accumulent les emprunts, se servant d'édifices non construits ou non achevés comme garanties», note Nelson.

 

Mais les éléments fondamentaux de l'économie sont peu solides. Entre autres parce que l'«invasion commerciale américaine», comme on l'a appelée en Europe, se préparait à menacer la «European way of life» (selon l'expression rigolote de Nelson). Les producteurs de blé américains, par exemple, grâce à des innovations technologiques comme des élévateurs à grains, des trains et des navires géants, font chuter les prix. Au XIXe siècle, «les producteurs agricoles du Midwest», dit Scott Reynolds Nelson, sont un peu comme les Chinois de notre époque, eux qui fournissent les Wal-Mart. L'historien Jean-Claude Robert, de l'UQAM, trouve la thèse de Nelson intéressante mais s'inscrit toutefois en faux ici: «Les États-Unis, à l'époque, font chuter les prix en raison de leurs innovations technologiques et non, comme la Chine actuelle, parce qu'ils paient des petits salaires.»

 

Toujours est-il qu'en 1871, l'Angleterre, principal importateur de l'époque, décide subitement de s'approvisionner en blé américain. La Russie et l'Europe centrale en pâtissent. Les prix de la farine, du colza et du boeuf en subissent des contrecoups. En mai 1873, c'est le krach en Europe centrale. Les mauvais prêts hypothécaires coulent les banques continentales. Les banques britanniques retiennent leur capital. Le prêt entre les banques devient prohibitif et la crise frappe les banques américaines à l'automne de 1873. Nelson raconte que «les compagnies ferroviaires tombent en premier» puisqu'elles avaient inventé... devinez quoi: «De nouveaux instruments financiers qui garantissaient des rendements constants, bien que peu de gens comprenaient exactement ce qui était garanti aux investisseurs en cas de problème.» En fait, rien, aucun actif. Le prix de ces bons s'effondre. Les compagnies contractent des prêts à court terme pour se financer, mais rapidement les taux explosent, ce qui en contraint plusieurs à la faillite. En septembre 1873, quand un grand financier du domaine ferroviaire, Jay Cooke, se déclara incapable de payer ses dettes, ce fut le krach dans les Bourses. «La panique dura pendant quatre ans aux États-Unis et pendant six ans en Europe», écrit Nelson.

 

Conséquences au Québec

 

Au Canada et au Québec, la crise de 1873 a eu plusieurs conséquences. «C'est la première vraie crise du capitalisme moderne», rappelle Jean-Claude Robert. La croissance économique du Québec en est affectée. Des Québécois immigrent aux États-Unis en masse, car malgré la crise, il y a des emplois dans les manufactures. En réaction, le gouvernement du Québec lance des projets de colonisation et accélère l'ouverture de paroisses (sorte de «plan Nord» de l'époque?). En 1879, le gouvernement fédéral adopte la Politique nationale, qui vise à hausser radicalement les tarifs douaniers pour les produits fabriqués au Canada. Aux yeux des historiens, cela contribue grandement à l'essor de la révolution industrielle au Canada, «notamment de Montréal», note Éric Bédard, de la Téluq.

 

Aujourd'hui, c'est surtout aux États-Unis que le protectionnisme risque de faire un retour en force. Déjà, note Jean-Claude Robert, Barack Obama et Hillary Clinton ont évoqué la «nécessité» de revoir l'ALENA. 2008, comme 1873, pourrait bien déboucher sur une de ces périodes où «tout le monde veut vendre à tout le monde, mais où personne ne veut acheter», dit Jean-Claude Robert. «L'échec en juillet de la ronde de Doha de l'OMC, qui a commencé il y a sept ans, indique qu'une ère de protectionnisme pourrait pointer à l'horizon», écrit Scott Reynolds Nelson.

 

Au Québec, le premier ministre Jean Charest mise sur une ouverture des marchés. L'idée est bonne, croit l'économiste Pierre Fortin. Charest aurait raison de voir l'échec des négociations multilatérales (Doha) comme une occasion de se tourner vers des ententes bilatérales. Mais la crise actuelle, si elle s'avère effectivement une resucée de 1873, pourrait bien nuire à ses nombreux projets de libre-échange, notamment celui avec l'Europe, dont les négociations doivent être lancées officiellement la semaine prochaine à Québec.

 

 

http://www.ledevoir.com/2008/10/09/209839.html (9/10/2008 10H18)

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Wall Street

Les marchés craquent: le Dow perd 679 points

Mise en ligne 09/10/2008 15h08

Mise à jour 09/10/2008 16h26

 

http://argent.canoe.com/lca/infos/etatsunis/archives/2008/10/20081009-150807.html

 

ARGENT

 

Un an après avoir atteint son sommet de tous les temps, le Dow Jones est passé sous la barre des 9000 points mercredi pour la première fois depuis juin 2003.

 

L'indice baromètre a plongé de 679 points ou 7,3%, pour clôturer à 8579 points. Le S&P 500 a perdu 7,6% et le Nasdaq est tombé de 5,5%.

 

Le 9 octobre 2007, le Dow Jones avait touché un plafond de 14 164,53 points. Il a depuis reculé de 39%.

 

À Toronto, après avoir connu un bon début de séance, le TSX a terminé la journée à 9600 points, un recul de 456 points ou 4,5%.

 

La chute survient alors que le marché semble redouter que des coûts d'emprunt à la hausse et un ralentissement des dépenses des consommateurs n'aient des effets négatifs sur les fabricants d'automobiles, les assureurs et les compagnies du secteur énergétique.

 

General Motors, sous le coup d'une révision de crédit par Standard & Poor's, tombe de 31%, sa plus basse fermeture depuis 58 ans, Ford perd 20%. L'assureur XL Capital laisse aller 54%, alors que Exxon Mobil chute de 10%. Nouveau texte et nouveau titre ARGENT

 

Un an après avoir atteint son sommet de tous les temps, le Dow Jones est passé sous la barre des 9000 points mercredi pour la première fois depuis juin 2003.

 

L'indice baromètre a plongé de 679 points ou 7,3%, pour clôturer à 8579 points. Le S&P 500 a perdu 7,6% et le Nasdaq recule de 5,5%.

 

Le 9 octobre 2007, le Dow Jones avait touché un plafond de 14 164,53 points. Il a depuis reculé de 39%.

 

À Toronto, après avoir connu un bon début de séance, le TSX a terminé la séance à 9600 points, un recul de 456 points ou 4,5%.

 

La chute survient alors que le marché semble redouter que des coûts d'emprunt à la hausse et un ralentissement des dépenses des consommateurs n'aient des effets négatifs sur les fabricants d'automobiles, les assureurs et les compagnies du secteur énergétique.

 

General Motors, sous le coup d'une révision de crédit par Standard & Poor's, tombe de 31%, sa plus basse fermeture depuis 58 ans, Ford a perdu 20%. L'assureur XL Capital laisse aller 54%, alors que Exxon Mobil chute de 10%.

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Je viens de remarquer ça, General Motors vaut moins en capitalisation boursière que CGI!!

 

Ford ne vaut plus que 4.7 G$ en tout et pour tout!!!

 

Ces des colosses qui emploient des centaines de milliers de gens!!

 

Ça va vraiment mal.

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Stocks Plunge Again; Dow Under 8,600

 

api.asp?sym=$DJI&duration=1&chartstyle=Home&w=600&h=220&display=lineclip&topLabel=Dow%20industrials

 

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By VIKAS BAJAJ

Published: October 9, 2008

 

Stocks fell sharply in late afternoon trading in New York on Thursday as concerns about the global financial system mounted and investors priced in a deep recession.

 

The Standard & Poor’s 500 stock index was down nearly 7.6 percent and the Dow Jones industrial average was down 678.91 points, or about 7.3 percent, both posting one of their worst days in post-war history. The Nasdaq composite was down 5.4 percent.

 

Wells Fargo, Morgan Stanley and other bank stocks were among the biggest losers and the financial sector as a whole was down nearly 11 percent in late afternoon trading. But the major indexes were also pulled down by big drops in stocks like Exxon Mobil, General Electric and Chevron.

 

The sell-off suggests investors are pricing in a much deeper recession than the markets had previously thought was likely. New data released on Thursday also showed that retail investors were withdrawing tens of billions of dollars from stock mutual funds — a sign that the panic on Wall Street was spreading.

 

Thursday’s decline came after the Treasury Department signaled that it would move quickly to inject money directly into big financial firms in addition to buying up to $700 billion in troubled loans and securities from the companies.

 

“There is a downward spiral of fear still about whether the measures put in place will be enough,” Richard Sparks, senior equities analyst at Schaeffer’s Investment Research, said. “You continue to see selling into any strength.”

 

On Wednesday, the Federal Reserve, the European Central Bank, the Bank of England and other central banks moved to jointly cut their benchmark interest rates by half a point, seeking to renew confidence in an increasingly panicked international financial community.

 

But financial stocks continued to struggle Thursday. Shares of Morgan Stanley were down about 22 percent on more speculation about the status of a planned $9 billion investment by Japan’s top bank, Mitsubishi UFJ Financial Group. Morgan Stanley, as it did earlier this week, denied the speculation and again said that the deal was on track.

 

Wells Fargo shares were down about 16.9 percent, Citigroup was down 7 percent, Bank of America 9 percent and JPMorgan Chase 3.7 percent.

 

Shares in the insurance giant, American International Group, declined almost 21 percent, after the Federal Reserve Board said that it would provide up to $37.8 billion to the company to help it deal with a rapidly dwindling supply of cash.

 

Shares of the automaker, General Motors, fell 31 percent, to $4.76, after the company said its European sales declined through the first three quarters. Ford shares were down 21.8 percent, to $2.08.Some analysts said that the end of a ban on short-sellers may have played a part in Thursday’s falls, contributing in particular to the sharp declines in some bank share prices, such as that of Morgan Stanley.

 

But Mr. Sparks said the sharp declines were occurring even when the ban was in place.

 

Oil prices continued to decline, falling $1.97 to $86.98 a barrel as inventories at wholesalers rose twice as much as forecast in August.

 

he economy.”

 

In European trading, the DJ Euro Stoxx 50 index, a barometer of euro zone blue chips, closed down 2.4 percent, while the FTSE 100 index in London declined 1.2 percent. The CAC-40 in Paris fell 1.5 percent, and the DAX in Frankfurt 2.5 percent.

 

A day after interest rate cuts elsewhere in the world, central banks in Taiwan and South Korea both cut their main rates by a quarter-point. The Hong Kong Monetary Authority also cut its base rate by a half-point to 2 percent.

 

Meanwhile in Iceland, the government seized Kaupthing Bank, the country’s largest lender, effectively completing the nationalization of its banking system.

 

In Asia, the Nikkei 225 stock average fell 0.5 percent, after a rout Wednesday wiped 9.4 percent off the index.

 

In Hong Kong, the Hang Seng index was up 3.3 percent, after an 8.2 percent slump Wednesday. The S.&P./ASX 200 index in Sydney fell 1.5 percent.

 

In spite of the central bank moves this week, which have included a flood of liquidity into the markets, the strains in the credit market showed little sign of easing.

 

Banks in Hong Kong left their main lending rates unchanged, even after the central bank’s move, as the rates lenders must pay to borrow in the interbank market remained prohibitive.

 

Michael T. Darda, chief economist at the research firm MKM Partners, said spreads in short-term funding markets had hit a record high Thursday morning.

 

He said “corporate and high-yield markets remain under incredible stress, meaning long-term funding markets are dislocated as well. In sum, it is still too soon to call for a lasting bottom in stocks or t

 

The three-month London interbank offered rate, or Libor, rose to 4.75 percent, according to the British Banking Association.

 

The spread, or gap, between the yield on safe three-month United States government securities and the rate that banks charge one another for dollar loans of the same duration rose slightly, to 4.11 percentage points, suggesting that banks remain extremely reluctant to lend to one another.

 

“To see little or no reaction in the fixings is very disappointing and reinforces the fact that Libor is broken and that the transmission mechanism from central banks isn’t working,” Barry Moran, a Dublin-based currency trader at Bank of Ireland, told Bloomberg News. “Things are still very stressed and we don’t know what’s going to fix it in the short term.”

 

In a research note, Dariusz Kowalczyk, chief investment strategist at CFC Symour in Hong Kong, said: “Lower policy rates did little to diminish market rates and failed to restore confidence in the banking system. In fact, using up of monetary ammunition with such little effect may hurt sentiment by highlighting the severity of the crisis.”

 

“Deep recession in all major developed economies and many others is still looming,” he said.

 

David Jolly, Bettina Wassener and Graham Bowley contributed reporting

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U.S. Considers Cash Injections Into Banks

 

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By EDMUND L. ANDREWS and MARK LANDLER

Published: October 9, 2008

 

WASHINGTON — Having tried without success to unlock frozen credit markets, the Treasury Department is considering taking ownership stakes in many United States banks to try to restore confidence in the financial system, the White House said on Thursday.

 

Acknowledging that such steps would not seem to fit into President Bush’s free-market philosophy, the president’s chief spokeswoman, Dana Perino, said taking partial ownership of banks and other moves associated with the financial rescue plan would not be “part of his natural instincts.”

 

“But when presented with the evidence that the financial crisis about to hit the United States would affect every single American up and down the economic food chain, this president decided that it was important that the government take robust action. That’s why we worked with Congress to establish the rescue package.”

 

Ms. Perino said the “capital injections” into the banks would involve “an equity stake” for the federal government but would not amount to a takeover.

 

“Secretary Paulson is looking at all the different tools to figure out which ones should be used at what time and how robustly and how much money to put into each,” Ms. Perino said, referring to Treasury Secretary Henry M. Paulson Jr.

 

Treasury officials say the just-passed $700 billion bailout bill gives them the authority to inject cash directly into banks that request it. Such a move would quickly strengthen banks’ balance sheets and, officials hope, persuade them to resume lending. In return, the law gives the Treasury the right to take ownership positions in banks, including healthy ones. The Treasury plan was still preliminary and it was unclear how the process would work, but it appeared that it would be voluntary for banks.

 

Ms. Perino said questions about the timetable should really be asked of the Treasury Department. At that agency, an official close to Mr. Paulson said the injections of capital into the banks could begin by the end of the month, Reuters reported.

 

The proposal resembles one announced on Wednesday in Britain. Under that plan, the British government would offer banks like the Royal Bank of Scotland, Barclays and HSBC Holdings up to $87 billion to shore up their capital in exchange for preference shares. It also would provide a guarantee of about $430 billion to help banks refinance debt.

 

The American recapitalization plan, officials say, has emerged as one of the most favored new options being discussed in Washington and on Wall Street. The appeal is that it would directly address the worries that banks have about lending to one another and to other customers.

 

This new interest in direct investment in banks comes after yet another tumultuous day in which the Federal Reserve and five other central banks marshaled their combined firepower to cut interest rates but failed to stanch the global financial panic.

 

In a coordinated action, the central banks reduced their benchmark interest rates by one-half percentage point. On top of that, the Bank of England announced its plan to nationalize part of the British banking system and devote almost $500 billion to guarantee financial transactions between banks.

 

The coordinated rate cut was unprecedented and surprising. Never before has the Fed issued an announcement on interest rates jointly with another central bank, let alone five other central banks, including the People’s Bank of China.

 

Yet the world’s markets hardly seemed comforted. Credit markets on Wednesday remained almost as stalled as the day before. Stock prices, which had plunged in Europe and Asia before the announcement, continued to plummet afterward. And stock prices in the United States went on a roller-coaster ride, at the end of which the Dow Jones industrial average was down 189 points, or 2 percent.

 

The gloomy market response sent policy makers and outside experts on a scramble for additional remedies to stabilize the banks and reassure investors.

 

There is no shortage of ideas, ranging from the partial nationalization proposal to a guarantee by the Fed of all lending between banks.

 

Senator John McCain, the Republican presidential candidate, on Wednesday refined his proposal — revealed in a debate with the Democratic nominee, Senator Barack Obama, the night before — to allow millions of Americans to refinance their mortgages with government assistance.

 

As Washington casts about for Plan B, investors are clamoring for the Fed to lower interest rates to nearly zero. Some are also calling for governments worldwide to provide another round of economic stimulus through expensive public works projects.

 

Yet behind the scramble for solutions lies a hard reality: the financial crisis has mutated into a global downturn that economists warn will be painful and protracted, and for which there is no quick cure.

 

“Everyone is conditioned to getting instant relief from the medicine, and that is unrealistic,” said Allen Sinai, president of Decision Economics, a forecasting firm in Lexington, Mass. “As hard as it is for investors and jobholders and politicians in an election year, this crisis will not end without a lot more pain.”

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La peur s'empare des Bourses

 

10 octobre 2008 - 14h11

LaPresseAffaires.com

Michel Munger

 

Le quotidien londonien Evening Standard n'hésite pas à qualifier la réaction boursière de «panique aveugle».

 

Prises de panique, les places boursières mondiales ont continué leur plongeon vendredi, dans un scénario qui ressemble déjà à un krach en Europe et en Asie.

 

À 14h, l'indice torontois S&P/TSX se trouvait sous la barre des 9000 points. Il perdait 679,78 points ou 7,08% à 8920,40 points.

 

Aux États-Unis, le Dow Jones perdait 4,32% à 8208,9 points. Le NASDAQ reculait de 4,82% à 1565,8 points et le S&P 500 perdait 5,27% à 862 points.

 

Les marchés européens ont terminé la semaine en broyant du noir.

 

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Le Footsie de Londres a perdu 8,85% à 3932,06 points, sa plus forte baisse depuis le krach d'octobre 1987.

 

Le CAC 40 de la Bourse de Paris a perdu 7,7% à 3176,49 points. Sur une semaine, c'est une baisse de 22,16%, la pire semaine en une vingtaine d'année

 

Le Dax, à Francfort, a terminé la semaine avec un recul de 7,01% à 4544,31 points. En une semaine, l'indice a lâché 15,6%.

 

La journée a été très sombre en Asie. Le Nikkei a perdu 9,62% à 8276 points à Tokyo. Hong Kong a reculé de 7,19% à 14 796,87 points et Shanghai de 3,57% à 2000,57 points.

 

Cette chute en bloc des principaux marchés européens et asiatiques fait suite aux pertes de 7,33% enregistrées par le Dow Jones jeudi. Cet indice est tombé à un creux de cinq ans. Le NASDAQ avait perdu 5,47%.

 

Surtout, plusieurs de ces baisses successives s'apparentent à la définition technique du krach, soit une baisse de 20% en quelques jours. C'est ce que les marchés ont connu en 1929 et 1987.

 

Tokyo a effectué un plongeon de 24,33% en sept séances. Depuis son sommet de juillet 2007, l'écroulement se chiffre à 54,68%.

 

Rien ne semble rassurer les investisseurs, que ce soit l'adoption du plan Paulson, l'action concertée des banques centrales pour renflouer les marchés ou les appels au calme des gouvernements.

 

«C'est la panique totale, il n'y a pas d'autre mot», commente Gregori Volokhine, analyste de la firme Meeschaert. «On est au-delà de la panique», renchérissait à Tokyo Oh Hyun-Seok, de Samsung Securities.

 

Et la menace d'une contagion de la crise financière à «l'économie réelle» se fait plus pressante à l'aube d'une réunion du G7 sur la question.

 

Selon des analystes, la paralysie du marché interbancaire met des entreprises en faillite potentielle. Par extension, les banques ne peuvent plus prêter aux particuliers et aux entreprises, déprimant la consommation, le marché immobilier et l'investissement.

 

«Si les banquiers sont absents, (...) les fonds de roulement des entreprises sont directement menacés et on va aux faillites en chaîne», redoute Jean-Paul Pierret, directeur de la stratégie de Dexia.

 

Avec Agence France-Presse

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C'est vraiment ridicule cette panique, le pire c'est comment tous les gouvernements en rajoutent avec leur annonces à gauche et droite... juste fermez votre gueule et parlez de météo pour empirer les choses.

 

Les crétins des médias qui disent sans cessent que les politiciens ne font rien, sont complètement dans le champs.

 

Harper faisait bien de pas trop embarquer, mais là il vient de se faire embarquer dans ce jeu.

 

Les gens ont peur et retirent leur billes de la bourse, la verbosité des gouvernements ne fait qu'empirer la chose.

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Je regarde ça, la banque nationale est rendue a 40.75$, il y a peine quelques semaines on en a vendu pour 54$!! La banque est en bonne santé et n'as rien faits de mauvais et bing, dans la gueule... une débarque de 25%.

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Question aux gens qui sont dans l'industrie de la construction (ou ailleurs si vous voulez commenter), ne trouvez-vous pas que cette panique médiatique commence à se faire sentir dans le réel ? On observe depuis 1 mois, à la compagnie pour laquelle je travaille actuellement, une baisse assez importante de demande de renseignements venant de nouveaux clients. Je ne peux pas encore mettre le doigt sur la cause de ce problème, mais je crois que le robinet du crédit a réellement commencé à se refermer au Canada.

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