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Classe moyenne : Serrés, stressés et oubliés


ErickMontreal

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Sondage - Classe moyenne

Classe moyenne : Serrés, stressés et oubliés

 

Fabrice de Pierrebourg et Louis-Mathieu Gagné

Le Journal de Montréal

09/09/2008 04h53

 

Les explications de Christian Bourque, de Léger Marketing

Elles se disent étranglées financièrement, stressées par les fins de mois et pire encore, elles se sentent abandonnées par les politiciens. Les familles de la classe moyenne n'ont pas le coeur à la fête.

 

Elles se trouvent à ce point serrées dans leurs finances que 75% d'entre elles ont l'impression d'être à sec en fin de mois, révèle un sondage réalisé pour Le Journal de Montréal, TVA et 98,5 FM par Léger Marketing.

 

C'est un véritable cri du coeur que lancent les familles de la classe moyenne aux politiciens qui pourraient risquer gros en pleine campagne électorale en ignorant leur malheur.

 

«Elles nous disent qu'elles en arrachent et que la classe politique ne fait rien pour les aider», explique Christian Bourque, de Léger Marketing.

 

«Le sondage montre donc que le sort financier des familles de la classe moyenne devrait être le principal enjeu de la campagne électorale», ajoute-t-il.

 

Les hausses de tarifs de services publics, du prix de l'essence et de l'épicerie des derniers mois ont trop réduit leur pouvoir d'achat, dit le sondage.

 

L'indice des prix à la consommation a en effet crû de 3,4% entre juillet 2007 et juillet 2008, selon Statistique Canada. L'inflation a d'ailleurs atteint cette année son plus haut niveau en cinq ans.

 

Les dernières années ont pourtant donné lieu à des baisses de taxes et d'impôts. Les Québécois ont profité de cet argent neuf pour dépenser davantage et accroître leur train de vie.

 

Accès facile au crédit aidant, ils ont multiplié les bagnoles neuves, ordinateurs, iPod et autres luxes. Cette hausse de l'inflation est donc dure à encaisser chez ceux vivant au-dessus de leurs moyens.

 

«Les gens vivent souvent à la limite de leur revenu en surconsommant. S'il y a des imprévus, ils ont peu de marge de manoeuvre et se sentent vite coincés», dit Charles Tanguay, de l'Union des consommateurs.

 

«Avant, l'élément central des gens était l'église. Là, c'est les magasins. Ils ont de la difficulté à trouver le bonheur et prouver leur valeur autrement qu'en consommant», déplore Jean-Marc Fontan, sociologue à l'UQAM.

 

La situation financière des familles a pourtant progressé depuis les 10 dernières années.

 

Leur fardeau fiscal s'est allégé de plusieurs milliers de dollars depuis 2000, même en considérant l'inflation et la hausse des tarifs d'Hydro-Québec, dit Luc Godbout, professeur en fiscalité à l'Université de Sherbrooke.

 

«Il est faux de dire que l'État ne fait rien. Mais les gens semblent consommer tout ce qu'ils ont dans leurs poches», dit-il. Quant au revenu médian, il a augmenté de 22% de plus que l'inflation, selon Pierre Fortin, professeur à l'UQAM.

 

# Près de la moitié des ménages (44 %) ont vécu des tensions dans leur famille causées par l'argent

 

# 68 % des gens appartenant à la classe moyenne se trouvent serrés financièrement (dont 74 % qui ont un revenu entre 40 000 $ et 60 000 $)

 

# 41 % pensent que les choses n'iront pas en s'améliorant au cours de la prochaine année

 

# 75% trouvent qu'il ne reste plus rien à la fin du mois

 

# 59% disent que l'argent est une source de stress !

 

# 94% estiment que les gouvernements n'en font pas assez pour la classe moyenne

 

# 80 % trouvent maintenant difficile d'assumer la hausse des tarifs gouvernementaux, surtout que seulement 65% estiment que les allègements fiscaux et autres programmes sociaux axés sur la famille n'ont pas eu un impact positif sur leurs finances.

 

# 81% ont dû renoncer à un achat récemment faute de moyens

 

# 69% ont reporté des projets importants

________________________________________________________________________________

 

Le mur porteur

Richard Martineau

09/09/2008 05h14

 

Vous souvenez-vous du film Falling Down, sorti il y a 15 ans ? Michael Douglas interprétait un ingénieur divorcé qui en avait ras le bol.

 

Ras le bol des taxes, ras le bol de la récession, ras le bol des criminels qui brandissent la Charte des droits, ras le bol du prix de l'essence, ras le bol de l'inflation...

 

Pris dans un étau, écoeuré de vivre sous pression, le bonhomme finissait par péter les plombs.

 

Eh bien, si ça continue, les membres de la classe moyenne québécoise risquent d'imiter le héros de Falling Down.

 

Parce qu'eux aussi en ont jusque-là.

 

CITRON PRESSÉ

 

La classe moyenne est le coeur et les poumons de nos sociétés. Vous voulez savoir comment se porte un pays ? Regardez sa classe moyenne. Si elle va bien, le pays va bien. Si elle va mal, le pays va mal. C'est aussi simple que ça.

 

Qui «casque» pour les pauvres qui n'ont pas les moyens de payer leurs impôts ? La classe moyenne. Qui paie pour les riches qui ont les moyens d'échapper à l'impôt ? La classe moyenne.

 

La classe moyenne est la forêt amazonienne de notre économie, c'est elle qui permet au système de respirer.

 

Or, actuellement, la classe moyenne québécoise traverse une période de grande sécheresse. Elle étouffe, elle suffoque.

 

Elle s'assèche.

 

LA CLASSE SOUFFRE-DOULEUR

 

Et le pire, c'est que tout le monde semble s'en foutre.

 

Regardez ce qu'on dit à la télé et à la radio. Chaque fois qu'on parle de la classe moyenne, c'est pour la ridiculiser.

 

Les membres de la classe moyenne sont conformistes, ennuyants, ignorants. Ils ne pensent qu'à leur tondeuse ou au PH de leur piscine. Ils n'ont pas de goût ni de conversation. Ils courent les buffets et les marchés aux puces. Ils passent leur week-end à vernir leur patio et croient que passer un après-midi dans un centre commercial est une sortie culturelle. Bref, ce sont des twits finis.

 

La classe moyenne est en train de couler, et on est là, sur le quai, à s'esclaffer comme des dingues à ses dépens. Vous ne trouvez pas ça inconscient, vous ?

 

LA MAJORITÉ «SILENCIEUSE»

 

C'est quand même incroyable, ce mépris que nous avons pour la classe moyenne. Comme si seuls les pauvres ou les riches étaient intéressants ! Comme si les membres de la classe moyenne n'avaient rien à dire !

 

Comme s'ils n'étaient rien d'autre que des consommateurs ou des contribuables !

 

Qui entendez-vous quand vous ouvrez la télé ? Des porte-parole d'organismes communautaires, ou des magnats de la culture et de la finance. Entre les deux, rien.

 

On a l'impression que seuls les pauvres ou les riches ont accès au micro. On dit de la classe moyenne qu'elle est la «majorité silencieuse».

 

Faux : elle n'est pas silencieuse. C'est juste qu'on ne lui demande jamais de parler. On veut qu'elle paie et qu'elle ferme sa gueule, c'est tout.

 

On ne lui demande jamais comment elle va, ce qu'elle pense, comment elle se sent.

ÇA CRAQUE DE PARTOUT

 

La classe moyenne est le mur porteur de notre société. Celui qui tient toute la structure.

 

Or, le mur porteur du Québec est en train de s'effriter. Il s'enfonce, il craque de partout.

 

Le temps est venu de le solidifier. Sinon, toute la baraque va s'effondrer.

 

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Comptez quand même sur Pauline et les autres socialistes du même style pour taxer davantage la classe moyenne pour nous payer encore plus de nouveaux programmes sociaux. Les québecois ( dont je fais partie en passant ) me font rire. Ils croulent sous les taxes mais en reviennent toujours au même foutu réflexe de demander à l'état de tout payer pour eux. On a ce qu'on mérite.

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Ils croulent sous les taxes mais en reviennent toujours au même foutu réflexe de demander à l'état de tout payer pour eux. On a ce qu'on mérite.

 

:D:rotfl::thumbsup::sarcastic::thumbsup::applause: :applause:

 

Dommage qu'il n'y a pas un seul politicien qui a les couilles pour dire ça bien clairement à la population Québecoise. Peut être que ça réveillerais notre société amorphe?

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^^ le probleme c'est que plusieurs s'imaginent que qqn d'autre va finir par payer a leur place, ou que l'on peut tout simplement continuer a taxer plus ceux qui sont dans les echelons superieurs en termes de revenus.

 

Et ca va bien ajouter des dépenses quand l'économie est en croissance, les salaires aussi, heureusement on a reussi a eviter jusqu'a date une grosse recession, mais si ca devait arriver, bonjour le retour aux deficits ou au coupures de service massives

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Une chose est sûr, les salaires de la classe moyenne montent moins vite que l'inflation et d'une année à l'autre le pouvoir d'achat semble diminuer, Les employeurs ont de la misère à donner 2% par année, alors que l'inflation semble supérieure à ça.

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